Jean-Georges Samacoitz
Jean-Georges Samacoitz
1939, Strasbourg. Emma, neuf ans, voit sa vie basculer avec la guerre. Des décennies plus tard, elle se confie sans fard : amours adolescentes, fidélité à son Alsace natale, et la quête acharnée d’une liberté d’être.
Jean-Georges Samacoitz livre, avec sa pièce de théâtre « Mais où est donc passée Denise », pièce créée en 1986 par la troupe du Théâtre de Poche de Mulhouse dirigée par Paulette Schlegel, une sorte de légende aux accents d'alsatique. Magie, surréalisme, translations subtiles entre la Zorn, le Rhin et le Nil, ici la réalité se mêle à l'imaginaire. Des ruines de Thèbes aux donjons détruits du château des seigneurs d'Ixheim, Denise a fait un étrange voyage, qui jumelle Mulhouse et Deir el-Médineh, le mur païen du nord rhénan et l'enceinte de Thoutmosis. Cette pièce, grâce au style et au verbe de Jean-Georges Samacoitz, se lit comme un conte.
Au dictionnaire des idées reçues, l'Alsace et les Alsaciens n'ont - sans doute - pas la place que mériteraient les grossières erreurs qu'on colporte à leur propos. Le temps est venu de dire que - dans l'Europe en gésine - l'Alsace, par sa personnalité, ses dons, ses atouts, sa verve dialectale, ses plats et ses vins, son passé historié, est la tête de pont bicéphale idéale. « Du bon usage de l'Alsace et des Alsaciens » n'est ni un guide, ni un pense-bête, tout au plus un mémento sans boussole ni circuit touristique apte à faire mieux connaître et aimer cette province, que Voltaire - vivant à Colmar - décrivait, en 1753, comme le lieu où hommes et fruits sont merveilleux. En concluant : « J'ai envie de me faire Alsacien ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.