Publications du Centre Jean Bérard
On associe exclusivement le nom de Volaire, du chevalier Volaire comme on l'appelait de son temps, aux représentations des éruptions du Vésuve, de nuit de préférence, ce qui permettait de beaux effets d'éclairage pittoresques. C'est, comme le prouve la monographie d'Émilie Beck, ne pas rendre justice à un artiste dont l'oeuvre est bien plus varié qu'on ne le croit communément. Fruit de patientes recherches entreprises depuis plusieurs années, cette monographie nous restitue la vie et la carrière d'un artiste qui, de Toulon à Naples en passant par Rome, se consacra essentiellement au paysage. Grâce aux nombreux documents retrouvés par l'auteur, aux oeuvres de Volaire dispersées dans les collections du monde entier et enfin réunies, on peut rendre sa place à un artiste qui, entre Vernet et Wright of Derby, eut une importance non négligeable dans l'histoire de la peinture européenne de la seconde moitié du dix-huitième siècle.
Il y a 4000 ans, une éruption du Vésuve a figé dans le temps un village de l’âge du Bronze. Nola - Croce del Papa révèle, grâce aux fouilles archéologiques, la vie quotidienne.
Les textes rassemblés dans ce Cahier du Centre Jean Bérard de Naples sont le produit d'une journée d'étude organisée en conclusion d'un programme de recherche sur le périurbain dans les centres urbains de l'Italie méridionale conduits par le Centre Jean Bérard et le CeTHiS de l'université de Tours. À travers une approche multiculturelle et diachronique, divers cas d'étude grecs, italiques, étrusques et romains permettent d'appréhender les différentes attestations de pratiques funéraires, artisanales, commerciales, religieuses et leurs interconnexions, dans le périurbain de plusieurs cités d'Italie méridionale entre le viiie siècle avant notre ère et le ier siècle de notre ère. Cette étude exploratoire, qui se situe dans le sillage de travaux français novateurs sur le périurbain antique, vise à proposer de nouvelles approches, en termes de vocabulaire et d'interprétation, pour la prise en compte de cette zone géographique, très dense en vestiges archéologiques, à la périphérie des cités antiques de l'Italie méridionale.
Depuis que son statut scientifique a été établi à la fin du XIIIe siècle, l'archéologie funéraire se trouve au coeur des recherches menées sur les sociétés antiques d'Italie du Sud. Suscitant comme les vases l'admiration des élites culturelles, les marqueurs de tombe des nécropoles de la région se sont très tôt retrouvés dans les collections européennes, privés de contexte, et ont été étudiés par les historiens de l'art avant d'attirer l'attention des archéologues. En prenant en compte les questions de terminologie - bien qu'il soit moderne, le mot « marqueur » est pertinent - et sur la base d'un corpus d'environ huit cents éléments réunis dans une base de données en ligne, ce volume démontre qu'une étude minutieuse et méthodique des marqueurs enrichit la connaissance historique et ouvre de nouvelles perspectives. Ces édifices et objets installés dans les nécropoles avaient pour fonctions de signaler les tombes, de définir le nouveau statut du mort et de lui rendre hommage ainsi que de célébrer sa famille aux yeux des vivants, véritables acteurs de performances au sein des nécropoles. Du Ve - quand les échanges s'intensifient entre les populations implantées dans la région - au IIIe siècle avant notre ère - quand les Romains y prennent pied -, ils donnent donc à voir des pans entiers et méconnus des sociétés grecques et non grecques d'Italie du Sud et de leur genèse. Cette étude, confrontant l'ensemble des sources disponibles, aborde des aspects variés des sociétés : mutations sociales, hiérarchisation des communautés et affirmation de pouvoir, relations entre Grecs et non-Grecs, phénomènes d'acculturation, rites funéraires et croyances eschatologiques, paysages funéraires.
Le fait urbain en Sicile hellénistique s'insère entre les grandes cités siciliennes d'époque classique, elles-mêmes héritières des expériences coloniales archaïques, et la mainmise de Rome, avènement d'un gouvernement centralisé de l'île. Son étude a souvent été l'objet de vives polémiques dans la communauté scientifique à propos de la chronologie et des implications socioculturelles de certains éléments marquants du paysage urbain : édifices, plans d'urbanisme et aménagements privés. Le but de ce livre est d'en proposer une synthèse en le considérant dans son ensemble et en versant au débat des données inédites provenant de la Mégara Hyblaea hellénistique. L'enquête montre notamment comment les populations de Sicile hellénistique ont amélioré leur confort et leur bien-être domestiques, au regard d'autres endroits de la Méditerranée. Cette tendance de fond se perçoit avec l'apparition dans les habitations siciliennes des premières latrines et salles de bains ainsi que par une ornementation croissante des salles dites « de réception ». Les plans des habitations ont évolué de pair avec ces nouveaux aménagements : ainsi voit-on apparaître à côté des habitats traditionnels « à cour centrale » de nouvelles planimétries telles que les cours à péristyle et les plans « à deux cours ». L'urbanisme des villes de Sicile hellénistique, c'est-à-dire l'organisation planifiée de l'espace urbain, a moins connu ces innovations et présente le plus souvent une nette continuité avec des principes édictés à l'époque classique, voire archaïque. L'ensemble des données archéologiques ainsi revues et remises en perspectives permet de réfléchir à une nouvelle approche de la Sicile aux IVe et IIIe siècles av. J.-C. C'est par cet état des connaissances et ces réflexions que le présent livre entend proposer sa contribution à l'étude du fait urbain en Sicile hellénistique.
79 après J.-C. : le temps s'arrête à Pompéi. Quelques heures suffisent à figer l'activité humaine sous plusieurs mètres de cendres qui assureront la parfaite conservation des vestiges pour les siècles à venir. Bien représentée au travers des éléments d'architecture encore en place dans la ville (ateliers de teinture, fullonicae), par les peintures et les textes, la production textile occupait une place importante dans l'économie urbaine. Une campagne d'étude menée durant trois ans débouche ici sur une réflexion approfondie à propos de cet artisanat. Elle se fonde sur l'analyse d'une remarquable collection de tissus, en grande partie inédite. Plus de deux cents pièces, diverses et exceptionnellement conservées, ont été systématiquement étudiées du point de vue des techniques et des matériaux. Les procédés de fabrication et la qualité des réalisations ne sont pleinement appréciables que par une analyse et une relecture critique de tous les instruments nécessaires au travail du textile. Cet axe de recherche remet ainsi en perspective les textiles et les outils de production. Indissociables et complémentaires, les fusaïoles, fuseaux, quenouilles, pesons de tisserand, peignes, grilles de tissage sont pris en considération individuellement ou en série selon la richesse des collections. L'acte technique du travailleur du textile, significatif en termes d'innovation, de tradition et de savoir-faire, nous fait entrer dans l'organisation de la production, dans l'économie, dans la société et dans la culture des artisans. Au-delà des nécessaires descriptions techniques, ce livre tente une approche socio-économique de l'activité textile au sein de la cité de Pompéi.
Ce volume constitue les actes d'un colloque organisé à l'ENS de Lyon (19-20 janvier 2012) pour mettre à l'honneur ce poète oublié, dans des échanges pluridisciplinaires autour de cette oeuvre très peu lue en dehors d'un cercle restreint de spécialistes. En réunissant les contributions de philologues, historiens de l'art et historiens des idées, ce volume s'efforce d'enrichir le commentaire des fragments et tente de comprendre les usages que ce poète a faits de la matière mythologique dans une perspective politique ou pour rendre compte du monde dans lequel il évoluait. La première partie de l'ouvrage propose deux parcours géographiques pour donner une idée du traitement du mythe par Euphorion, allant d'abord au sein de la Grèce traditionnelle d'Eubée en Béotie et de l'Attique en Corinthie, puis parcourant l'Asie mineure et le Proche-Orient où Euphorion a fait lui-même une partie de sa carrière. La seconde partie plus littéraire essaie de mettre en lumière certains aspects propres de la poétique d'Euphorion au sein d'un ensemble de poètes qui recherchent l'obscurité, l'étrange ou la rareté et dans l'art spécifique de la malédiction.
André Tchernia a été un pionnier de l'archéologie sous-marine, il a contribué à l'émergence des amphores comme source de l'histoire économique et approfondi la connaissance du vin romain. Mais il a aussi publié plusieurs articles sur le fonctionnement du commerce dans le monde romain. On en trouvera ici une douzaine, précédés d'un texte de synthèse qui dessine les caractères originaux du commerce romain et traite de quelques questions débattues : les rapports entre propriétaires et commerçants, la condition des marchands, l'étendue du marché et l'imbrication privé/public.
Quand les collègues de Michel Bats ont commencé à réfléchir à la façon de rendre hommage à sa carrière de chercheur, plusieurs projets ont vu le jour. À l'initiative d'Alain Bouet et de Florence Verdin, l'idée d'un ouvrage collectif a rapidement été lancée ; puis l'équipe de Lattes, à laquelle Michel était rattaché, a proposé de transformer ce projet d'ouvrage en colloque, réunissant toutes les personnes liées au parcours de Michel, collègues et élèves devenus des collègues, autour de la thématique des contacts et de l'acculturation en Méditerranée occidentale.
Les nouvelles fondations en Italie méridionale constituent un contexte privilégié pour étudier l'organisation des espaces des cités grecques, tant urbains que ruraux. La question de la frontière est ainsi un sujet qui permet d'analyser les différents défis auxquels les citoyens grecs ont été confrontés. Quelle pouvait être la conception des limites de l'occupation des terres par les Grecs dans un contexte colonial ? Y a-t-il une différence de perception de la frontière selon que l'on s'oppose à une autre cité grecque, à une communauté italique organisée en cité comme les Étrusques ou aux populations indigènes d'Italie ayant d'autres formes d'organisation ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage tente d'apporter des réponses en examinant les sources écrites, archéologiques et iconographiques. Hérodote, Diodore et Strabon permettent d'appréhender les conceptions intellectuelles de la frontière et d'analyser un imaginaire où le relief naturel est investi de légendes et de créatures fantastiques. Sont aussi pris en compte les vestiges archéologiques provenant de la campagne de trois cités achéennes : Sybaris, Métaponte et Poseidonia-Paestum, une place d'exception étant réservée au sanctuaire d'Héra de l'embouchure du Sele. La culture matérielle permet de suivre les évolutions et les interactions entre les Grecs et les autres populations, aboutissant à des frontières dynamiques et plurielles.
Prima di diventare una città sepolta sotto alle ceneri, Pompei è stata una città di macerie, dopo un forte terremoto, seguito da altre scosse fino al 79 d.C. Come è stata ricostruita Pompei dopo questi episodi? Secondo quali strategie e con quali tecniche? Questo libro, frutto di un programma di ricerca collettivo condotto dal 2015 al 2019, esplora questa cultura della ricostruzione a fronte del rischio sismico. Archeologia dell'architettura, ingegneria strutturale, scienze della terra, banche dati e cartografia sono tutte incrociate fra loro a questo scopo. Lo studio si è concentrato su dieci isolati della Regio VII , che costituiscono un insieme rappresentativo del tessuto urbano. Nei vari edifici sono state individuate 266 riparazioni post-sismiche ed è stata stabilita una tipologia di tecniche utilizzate per il ripristino degli elevati, estendendo l'approccio ai rivestimenti. La quantificazione e la distribuzione spaziale di queste numerose riparazioni rivelano le modalità di ricostruzione secondo le diverse categorie di edifici. Si arriva anche a una valutazione dei danni e della variabilità della risposta sismica in questo settore della città. Lo sviluppo di un caso di studio, quello delle Terme Stabiane, permette di approfondire l'analisi alla scala di un grande edificio pubblico.Tutti i dati raccolti evidenziano una città molto danneggiata dai terremoti, in gran parte ricostruita e, in alcuni casi, ancora in cantiere. Una dinamica edilizia su larga scala, brutalmente interrotta dall'eruzione del Vesuvio.
Emanuele Greco, dans ces quatre conférences au Collège de France, prend position dans les grands débats historiographiques concernant la place publique dans la ville antique, Athènes et son Agora, Sparte, l'apoikismos et Sybaris-Thourioi. Il souligne l'importance de l'archéologie non seulement comme méthode historique, mais surtout en tant que seul moyen de compléter ou contredire les sources littéraires. Les fouilleurs ont souvent adapté leurs lectures des vestiges aux attentes socio-politiques de leur époque: ainsi, dans l'imaginaire collectif, les Américains étaient les seuls vrais héritiers de la démocratie athénienne, tandis que Sparte était mise en rapport avec les Nazis. L'aspect physique d'une cité, la ville, met en relief la façon dont le politique est reflété dans l'urbanisation; les colonies grecques en donnent les indices. La ville comporte des vides et son histoire aussi. L'archéologue doit accepter ces hiatus dans le temps et l'espace pour éviter les fausses interprétations des systèmes topographiques. Emanuele Greco nous offre une lecture actuelle et éclairante des ensembles urbains à l'époque archaïque.
Quelle place occupe l'Occident dans les exportations attiques à figures rouges au IVe siècle av. J.-C. ? [...] Ce qui rend d'abord plus difficile l'étude des vases attiques à figures rouges du IVe siècle par rapport à ceux du Ve, c'est l'aspect beaucoup moins structuré d'une bonne partie de la production. Certes il existe encore, au début du IVe siècle, conformément à la tradition plus ancienne, des ateliers aux pièces abondantes et de niveaux variés, et qui sont clairement identifiables : c'est le cas par exemple des Peintres de Méléagre et de Iéna. Mais, par la suite, les personnalités artistiques de valeur se font plus rares, et sont plus difficiles à appréhender dans des oeuvres qui deviennent d'ailleurs moins nombreuses [...] On reste en revanche frappé par la place importante qu'occupent des groupes de pièces, souvent plus que médiocres et qui constituent cependant de gros ateliers, dont les produits paraissent en quelque sorte standardisés, aussi bien dans leurs formes, devenues on le sait très peu nombreuses, que dans leur décor [...]. Un autre type de différence entre le Ve et le IVe siècle tient au caractère beaucoup plus vague de la chronologie : l'évolution stylistique est bien moins évidente que pour le siècle précédent, et on ne peut a priori supposer, par exemple, que les produits les plus médiocres et les plus hâtifs soient nécessairement les plus tardifs. Par ailleurs, la transformation de certaines formes de vases, qui tendent à s'étirer en hauteur, pourrait fournir des indices d'une chronologie relative ; mais cette évolution ne se constate malheureusement que sur des types de vases qui sont à peu près absents de l'Occident, c'est-à-dire la pélikè, l'hydrie ou le cratère en calice ; seul le skyphos, dont la forme se modifie assez sensiblement dans le cours du IVe siècle, est bien représenté dans l'Ouest.
L'edizione della monografía sulla necropoli di Cassibile a cura di Maria Turco segue, a pochi mesi di distanza, la pubblicazione del lavoro di Marco Pacciarelli sulla necropoli di Torre Galli (Torre Galli. La necropoli della prima età del ferro: scavi Paolo Orsi 1922-23, Soveria Mannelli, 1999 [IRACEB]). Questi due lavori, nati come tesi di laurea e successivamente approfonditi presso l'Università di Roma "La Sapienza", ripropongono importanti complessi funerari esplorati all'inizio del secolo da Paolo Orsi, l'eminente archeologo trentino cui si devono innumerevoli scoperte tuttora fondamentali nel campo dell'archeologia siciliana e calabrese. L'impegno sul campo profuso dall'Orsi, allora Soprintendente alie Antichità per la Sicilia e il Bruzio, si evidenzia anche nell'osservare la coincidenza dei due periodi di scavo; è addirittura nello stesso anno (il 1923) che l'Orsi completò l'esplorazione delle tombe di Cassibile e fini di indagare il sepolcreto di Torre Galli. Le esplorazioni in questi due siti, tranne un brevissimo intervento di scavo da parte di Claudio Sabbione nell'area del sepolcreto e nell'abitato a Torre Galli nel 1976, da allora non sono state mai più riprese. Compito di ambedue i giovani studiosi è stato di ricostruire filologicamente, per quanta hanno potato, la ricomposizione dei corredí anche awalendosi di documenti inediti; da questo compito, indubbiamente ingrato quando si tratta di complessi di vecchia acquisizione, sono venuti fuori dati importanti per la definizione di un quadro più compiuto delle società della prima età del Ferró nel Meridione italiano.
Non è un caso che, a breve distanza di tempo, la bibliografia su Siris e Metaponto si arricchisca, con questo volume, di nuovi contributi ancora una volta sortiti da un convegno internazionale di studi. I Convegni tarantini del 1973 e del 1980, discutendo, il primo di Metaponto, il secondo di Siris, avevano aperto la strada sia al convegno di Policoro del 1984 su Siris-Polieion sia alla miscellanea di Studi su Siris-Eraclea (1989) curata da M. Torelli e frutto in gran parte del lavoro seminariale dell'Istituto di Archeologia dell'Università di Perugia. Senza contare la vasta ed anche importante bibliografia precedente [...] anche solo alla luce della produzione più recente la Siritide ed il Metapontino risultano le aree verso le quali negli ultimi anni si è diretta l'attenzione maggiore da parte degli studiosi della colonizzazione greca in Occidente. Vediamo di indagarme le ragioni, al di là della ovvia constatazione che si tratta di una regione dove si è scavato moltissimo (in gran parte per tutela e, come sappiamo bene, in condizioni difficilissime, ciò che ci obbliga ad esprimere la nostra gratitudine ai colleghi della Soprintendenza della Basilicata).L'attrazione maggiore (con l'ovvio corollario del merito di chi, effettuando le scoperte, ha saputo prontamente valorizzarle) sta nelle specificità di questa regione antica, nella somma delle sue esperienze e nel fatto di conservare documentazione pressocché unica (penso alla chora di Metaponto ed alle Tavole di Herakleia per fare solo due esempi) relativa a problemi di storia antica difficilmente reperibile altrove ad un simile livello.
Au départ, il s'agit de céramiques, à définir, à distinguer, dont il convient de faire un inventaire et dont notamment il faudrait dresser la carte de diffusion en Occident. On voit tout de suite les deux niveaux auxquels se situe l'enquête ; pour paraphraser un titre de L. Breglia, notre thème, c'est « le ceramiche della Grecia dell'Est e il loro valore documentario per la presenza ionica in occidente » ; mais, dans l'étude de L. Breglia, il s'agissait en fait d'un type monétaire précis (« la monetazione tipo Auriol »), d'une ville précise (Phocée) et d'un phénomène historique déterminé (la colonisation de Phocée dans l'Ouest), alors que, pour nous, il s'agit d'un ensemble de séries, de provenance trop souvent indéterminée, et de phénomènes historiques qui peuvent prendre des formes bien différentes (colonisation, contacts commerciaux, directs ou indirects, etc....). C'est dire que ce colloque en recouvre au moins deux. Je le dis tout de suite, et clairement, nous l'avons voulu tel : plutôt que d'aborder dans deux démarches séparées, ici avec des spécialistes plus orientés vers la céramologie, là avec des archéologues plus tournés vers l'histoire, d'un côté le problème de la définition de ces céramiques et de l'autre celui de leur inventaire (ou de l'inventaire d'une partie d'entre elles) en Occident, il était souhaitable de provoquer, avec des risques inévitables de confusion, une rencontre unique de tous ceux qui travaillent, fût-ce avec des perspectives diverses, sur un même matériel archéologique, qu'il faudra d'abord préciser. Laissant de côté provisoirement les articulations de mon propre rapport qui ont été indiquées de façon un peu schématique dans le programme, je dirai d'abord que nous avons voulu - pour l'étude de ces céramiques - partir des données fournies par les recherches effectuées sur les sites où elles ont pu être fabriquées. Autrement dit, même si un certain souci de symétrie a donné aux regroupements des rapports l'apparence d'une répartition purement géographique, l'idée essentielle est de partir des lieux possibles de production pour passer ensuite aux lieux de diffusion, de la Mer Noire au lointain Occident. Le point de départ, c'est donc le Nord de l'Ionie, l'Ionie du Sud, les îles et, en conséquence, les informations que nous attendons des recherches conduites récemment dans ces régions sont fondamentales ; cela d'autant plus que ces recherches ont été assez nombreuses, bien menées et que des publications essentielles et récentes nous montrent tout ce que nous pouvons en attendre. Il est certain que, au cours des dernières années, notre connaissance de ces céramiques s'est considérablement enrichie.
L'esplorazione sistematica del sito di Roccagloriosa intrapresa nel 1976 si poneva corne obbiettivo fondamentale lo studio della cinta fortificata e la effettuazione di saggi di scavo che permettessero di determinare la cronologia e la consistenza dei nuclei abitativi sia all'esterno che all'interno del muro di fortificazione. I dati ceramici e l'evidenza strutturale ben presto confermarono l'esistenza di un esteso agglomerato, in parte fortificato ed organizzato in vari nuclei abitativi, inquadrabile nel corso del IV secolo a.C. Inoltre, la scoperta di un'area di necropoli "monumentale" in località La Scala, di cui la fascia superiore è stata esplorata "a tappeto" nella campagna del 1978, documentandone la pianta e la varietà dei tipi di sepolture, rimuoveva ogni dubbio circa l'appartenenza dell'insediamento ad una comunità lucana. A tale ricerca fu pure affiancata l'esplorazione sistematica del territorio circostante mediante ricognizione di superficie con lo scopo preciso di ricostruire il "paesaggio agrario" dell'area circostante il sito agglomerato. Dopo uno studio topografico delle aree abitative poste immediatamente a ridosso della cresta dei Capitenali, effettuato nelle campagne 1982 e 1983, le operazioni di scavo sono State concentrate sul c.d. pianoro centrale, dove i primi saggi di scavo effettuati nel 1982 segnalavano l'esistenza di un nucleo abitativo includente edifici di notevole consistenza ed in ottimo stato di conservazione. Gli aspetti salienti del complesso di edifici sul pianoro centrale sono atti ad illustrare in dettaglio l'organizzazione ed il livello di strutturazione di un insediamento lucano in un momento cruciale del suo sviluppo. A parte i dati fondamentali, e sostanzialmente nuovi, sulle strutture di abitazione e materiali associati, la metodologia di scavo che ha posto fra gli obbiettivi fondamentali anche la raccolta dei dati relativi alle attività economiche primarie, ha permesso di studiare aspetti della cultura materiale solo episodicamente o assai sommariamente documentati in siti coevi.
L'histoire des techniques et des artisanats de la Grèce antique a laissé jusqu'ici peu de place à un matériau comme le cuir, sous prétexte du manque de sources textuelles et iconographiques ou de leur caractère trop allusif, et parce que les objets réalisés en peau, fourrure et cuir n'ont que trop rarement été retrouvés en fouille. Pourtant, la collecte des sources testimoniales (images, textes littéraires, épigraphiques, papyrologiques) - menée non sans élargir le champ de la recherche à certains auteurs latins et tardifs, comme les lexicographes - et, dans une proportion bien moindre, des don- nées de terrain, articulée à une modélisation technique de la fabrication du matériau, permet de renouveler quelque peu l'approche et de préciser ce que furent cet artisanat et les usages des peaux et du cuir en Grèce antique, bien que la somme réunie ici suscite également un grand nombre de questions et de pistes qui restent non résolues. Notre enquête tente ainsi, avec toute la prudence et la modestie que doit garder le chercheur qui travaille sur les mondes antiques, de dresser le bilan de nos connaissances quant aux étapes de fabrication de la matière première en matériau, fabrication relevant d'un savoir spécifique mais qui devait trouver des degrés de réalisation très variables. Nous passons ensuite en revue l'utilisation des peaux, fourrures et cuir, des emplois quotidiens les plus attendus aux cas les plus particuliers. Nous envisageons enfin l'organisation des « métiers du cuir », depuis l'approvisionnement en peaux brutes jusqu'aux opérations de cordonnerie, et le jugement porté sur ces activités au IVe siècle av. J.-C. à Athènes, période la mieux documentée sur la question.
L'histoire des hommes en Campanie est indissociable des manifestations d'une terre toujours en travail. Ici, l'archéologue et l'historien doivent collaborer étroitement avec le volcanologue et le géophysicien pour reconstruire un passé sur lequel les phénomènes naturels - éruptions, séismes, bradysisme - ont imprimé leur marque indélébile. C'est un premier bilan de cette entreprise pluridisciplinaire que dresse ce volume : des chercheurs en Sciences Humaines du CNRS et des Surintendances Archéologiques Campaniennes, des spécialistes des Sciences de la Terre des Universités de Naples et de Pise se penchent, en une série d'enquêtes complémentaires, sur la zone vésuvienne et les Champs Phlégréens (Ischia comprise). La documentation archéologique et l'analyse géophysique se confortent mutuellement pour permettre de dater un certain nombre d'événements éruptifs et telluriques, depuis la Préhistoire jusqu'à l'Antiquité tardive (et, au-delà, jusqu'au seuil de l'époque moderne), d'évaluer l'ampleur et la périodicité de ceux-ci, d'en mesurer les conséquences sur les populations lorsque leur économie, leurs conditions de vie, leur culture, se trouvent, à l'improviste, ruinées par la catastrophe.
L'étude des pratiques religieuses des Pompéiens démontre la permanence des cultes domestiques, locaux, et des rites, parfois très anciens, que nous aurions pu croire oubliés. Que ce soit au sein de la maison, dans le cadre du uicus ou des associations, ces pratiques se manifestent par un grand attachement aux dieux et coutumes religieuses. La maison reste le lieu privilégié de la pratique cultuelle romaine, quelle que soit la localisation géographique. Avantd'honorer les dieux dans les temples publics, le pater familias s'acquitte de ses devoirs envers ceux de sa famille.
Dix ans après l'organisation, à Naples, du colloque sur "Les 'bourgeoisies' municipales italiennes aux IIe et Ier siècles av. J.-C." (publié dans la même collection par le Centre Jean Bérard), les chercheurs qui se sont engagés sur le programme de recherche sur l'Italie non-urbaine ont souhaité faire un bilan après une décennie de travaux et de rencontres ciblés sur des thèmes plus spécifiques. Entre temps, notre groupe s'est ouvert à une dizaine de jeunes scientifiques. L'enjeu, lui, est resté immuable : parvenir à une meilleure connaissance de l'Italie sous tous ses aspects. Désormais, il n'est plus besoin de prouver que l'histoire de Rome est autant celle de l'Urbs que celle de la péninsule ; le rôle des élites locales a été fondamental dans le processus d'unification de l'Italie ; on ne peut plus aujourd'hui en douter. Il ne reste plus qu'à mieux les connaître et c'est à cette fin que nous déployons tous nos efforts. Il nous a semblé important d'élargir notre chronologie à l'époque julio-claudienne. Il fallait faire le lien entre la République et le Principat, dresser un constat des continuités et des ruptures et, à partir de ces données, récuser certains poncifs qui encombrent encore parfois nos manuels.
Il lavoro si articola in quattro parti. La poca familiarità che in genere si ha con la figura di Aristosseno, e nello stesso tempo la mancanza di una sua almeno recente biografia, ha spinto a dedicare la prima parte della ricerca alla vicenda biografica e quindi all'opera del tarantino. Si è tentato, in questa prima parte, in primo luogo di ricostruire, avvalendosi delle fonti che danno informazioni in proposito, la biografia di Aristosseno, per poi passare a una presentazione della sua opera o, per essere più precisi, di quello che resta di un'opera che dovette essere monumentale, comprendendo, stando alla testimonianza della Suda (s.v. 'A, A 3927 Adler), 453 scritti. La seconda parte del lavoro è dedicata agli inizi della formazione di Aristosseno, a quella che si può dunque definire la prima fase della sua biografia spirituale. Un ruolo importante riveste in essa lo stesso padre di Aristosseno, dalla Suda indicato come suo primo maestro e da Aristosseno menzionato più di una volta come sua fonte. Si esaminano pertanto le notizie che la tradizione conserva su questo personaggio, dopo avere affrontato il problema esistente intorno al suo nome, un problema questo che viene posto dalla singolare indicazione fornita al riguardo dalla Suda (Aristosseno era figlio di Mnesias, quello chiamato anche Spintharos) per la quale si propone una nuova interpretazione, non rivelandosi soddisfacenti, una volta sottoposte ad attenta verifica, le spiegazioni datene dal Müller e poi nel nostro secolo dal Wuilleumier e dallo stesso Wehrli. L'esame delle notizie su Spintharos questo il nome reale' del padre di Aristosseno presenti nelle fonti antiche, consente di individuarne gli interessi (primo fra tutti la musica) e l'ambiente in cui era attivo, che è quindi quello in cui la formazione di Aristosseno ha avuto inizio: la Taranto pitagorica di IV secolo a.C. di cui Archita èleader incontrastato. I rapporti tra Aristosseno e Archita e l'immagine di Archita data da Aristosseno nella biografia a lui dedicata (frr. 47-50 Wehrli), verosimilmente una celebrazione di Archita nella veste di filosofo come in quella di politico e di abile stratego, sono l'altro argomento affrontato in questa seconda parte del lavoro. Studiando i rapporti intercorsi fra Archita e Aristosseno, non è parso da trascurare il fatto che Archita è sì filosofo, politico e stratego abile, ma anche conoscitore e studioso di musica, di quella disciplina dunque di cui antichi e moderni, unanimemente, considerano Aristosseno grande autorità e alla quale Aristosseno è introdotto proprio da un personaggio il padre Spintharos dell'entourage di Archita. L'ammirazione manifestata da Aristosseno nei confronti di Archita filosofo e uomo politico (ma anche studioso di musica) ha portato a chiedersi se per Aristosseno esistano ed eventualmente in che termini siano a suo avviso da valutare rapporti fra musica e attività politica, individuando in questo ambito una significativa (ma anche poco studiata) eredità che ad Aristosseno poteva venire dall'ambiente architeo in cui si è compiuta la sua prima formazione, musicale e filosofica. A rispondere affermativamente a questa domanda si è creduto potessero spingere un dato della biografia di Aristosseno (il soggiorno a Mantinea) e una riflessione sulle argomentazioni cui Aristosseno ricorre nella critica da lui rivolta a quel fenomeno, maturato a partire dalla seconda metà del V secolo a.C., noto come musica nuova'. Il soggiorno a Mantinea e l'atteggiamento di Aristosseno verso la musica nuova', sono gli argomenti affrontati, rispettivamente, nella terza e quarta parte del lavoro. Nel terza parte trova così posto un'analisi, condotta con l'ausilio di testimonianze di diversa natura, letterarie e iconografiche, delle tradizioni musicali arcadiche e più in particolare della cultura musicale mantineese. Questa analisi è stata svolta nella convinzione soprattutto a luce di quanto scritto da M.L. West a proposito del region...
Les Actes de ce colloque tenu à Naples les 4-5 Novembre 1988 s'articulent en deux sections. La première, intitulée Les acquis de la recherche archéologique dans le Molise, les provinces d'Avellino et de Bénévent, contient des contributions de Gabriella D'Henry (La romanizzazione del Sannio nel II e I secolo a. C.), Stefania Capini (Venafro), Marcello Gaggiotti (La fase ellenistica di Sepino), Gianfranco de Benedittis (Monte Vairano), Werner Johannowsky (Circello, Casalbore e Flumeri nel quadro della romanizzazione dell'Irpinia), Gabriella Colucci Pescatori (Evidenze archeologiche in Irpinia), Daniela Giampaola (Benevento). La deuxième section, Modes et cadres de la romanisation. Économie, culture et société, regroupe des communications de Michael Crawford (Army and coinage in the late Republic), Rita Compatangelo (Catasti e strutture agrarie regionali del Sannio), Mireille Corbier (La transhumance entre le Samnium et l'Apulie: continuités entre l' époque républicaine et l'époque impériale), Filippo Coarelli (I Sanniti a Fregellae), Jean-Paul Morel (Artisanat, importations et romanisation dans le Samnium aux iie et ier siècles av. J.-C.), Stefania Adamo Muscettola (Appunti sulla culturafigurativa in area irpina), Sylvia Diebner (Testimonianze di arte funeraria: il Sannio nel contes to delle altre regioni dell'Italia Centrale). Une ample discussion précède les conclusions tirées par Ettore Lepore.
Les géants, enfants de la terre qui se rebellent contre le ciel des dieux olympiens et tentent de le conquérir en renversant l'ordre naturel, politique et social, appartiennent à la plus ancienne mythologie grecque. La gigantomachie est le conte de la lutte des dieux contre les géants. Le Centre Jean Bérard et la Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei ont organisé un colloque international sur le thème des « Géants et gigantomachie entre Orient et Occident ». Il s'est conclu par l'inauguration de l'exposition homonyme dans la Sala Farnesina du museo Archeologico Nazionale di Napoli par les deux commissaires, Claude Pouzadoux, directrice du Centre Jean Bérard, et Françoise-Hélène Massa-Pairault, directrice de recherche émérite au CNRS.
Il est plus courant aujourd'hui de souligner les limites de l'approche stylistique que de reconnaître son apport à la connaissance d'une production artistique ou artisanale. Le reproche est d'autant plus accusé qu'elle constitue souvent, faute de données sur le contexte de découverte, le principal, voire le seul, critère de datation. Considérée sous cet angle, cette démarche finit par être considérée comme obsolète et erronée. L'actualisation des grands systèmes de classement a néanmoins ouvert la voie au développement d'une approche historique des styles fondée sur la combinaison d'observations internes et de données externes aux oeuvres. C'est dans cette perspective qu'a travaillé Ágnes Bencze pour répondre à deux questions : retrouver et expliquer, d'une part, ce qui définit le style de la coroplathie votive tarentine à l'époque archaïque, reconstituer, d'autre part, la culture visuelle d'une communauté.
Il volume costituisce la pubblicazione postuma dello studio di un eccezionale nucleo sepolcrale dell'Età del Ferro di Pontecagnano realizzato da Serenella De Natale nell'ambito del programma di edizione delle necropoli del centro etruscocampano.
ll volume raccoglie 11 contributi che da diverse ottiche disciplinari e metodologiche affrontano il tema dell'uso che della scrittura è stato fatto in diverse società e diversi momenti del mondo antico - in particolare nel Mediterraneo orientale - dalla comparsa dei primi documenti cuneiformi, e del complesso problema del rapporto tra lingua, scrittura e immagini, alla diffusione degli alfabeti classici. Che la scrittura, nelle sue diverse manifestazioni, dalle monumentali iscrizioni `ufficiali' alle sue più modeste espressioni quali i graffiti sia uno strumento privilegiato di informazione e conoscenza, è dato più che acquisito. Come si evince dal titolo il focus del volume è posto piuttosto sulla molteplicità dei piani di lettura riconoscibili in ogni tipo di testo considerato in relazione al supporto, e più in generale al contesto di produzione e di uso nelle sue numerose articolazioni, di strumento amministrativo, contabile, politico, propagandistico, la cui efficacia spesso va al di là della stessa comprensione immediata dei testi. Si propongono quindi riflessioni sul rapporto tra segni, lingue e immagini, tra scrittura lingua e identità, tra scrittura, lingua e controllo politico, come spunti per ulteriori riflessioni e approfondimenti.
Au début du XIXe siècle, l'archéologie de la Grande-Grèce a bénéficié d'une attention croissante. Le mirage de la grandeur passée de cette région, suggérée par les sources littéraires, a poussé quelques voyageurs à sortir des sentiers battus du Grand Tour pour visiter des zones moins connues. C'est ce qui arriva au jeune Honoré d'Albert, duc de Luynes (1802-1867). Destiné à devenir un des personnages les plus influents de la vie culturelle française et le protagoniste d'une intense activité d'étude, d'exploration et de mécénat qui culmina, en 1862, avec le don de son extraordinaire collection au Cabinet des Médailles de Paris, il effectua, en 1825 et en 1828, deux voyages le long de la côte ionienne de l'Italie méridionale (une zone du Royaume de Naples rarement visitée par les voyageurs), à la découverte de l'architecture et de la topographie des colonies de la Grande Grèce. Au cours de ces voyages il réalisa deux fouilles, la première à Locres, la seconde à Métaponte : cette dernière fut particulièrement riche de conséquences. Grâce au transfert à Paris d'une partie des éléments d'architecture retrouvés dans le sanctuaire d'Apollon Lycien et à la publication des résultats de ses recherches, de Luynes contribua à éveiller l'intérêt pour les édifices d'ordre dorique de la colonie qui entra, à plein titre, dans le débat sur la polychromie dans l'architecture grecque. Le livre raconte les années de formation du duc de Luynes, marquées par sa participation au projet de création du Musée Charles X et par l'adhésion à l'Institut de correspondance archéologique, en suivant la trame qui noue son existence.
Par cet ouvrage, le rapport des gens de métier aux savoirs est passé au crible d'une analyse croisée, visant à faire se rencontrer deux traditions de recherche : l'archéologie des techniques, d'une part, et l'histoire économique, d'autre part. Ces deux champs scientifiques ont beaucoup évolué durant le dernier demi siècle : les thèses finleyiennes et leur réfutation partielleont d'abord tenu le rôle d'aiguillon. La grande controverse entre les écoles "primitiviste" et "moderniste" a stimulé des réflexions fondées aussi bien sur les sources textuelles que sur les vestiges matériels. Alors que Moses I. Finley recourait peu à l'archéologie, quand elle ne lui inspirait pas une méfiance explicite, les fouilles d'ateliers urbains lancées à partir du début des années 1980 contribuèrent à contrebalancer ses idées. Les chantiers se firent plus nombreux grâce à l'essor des fouilles urbaines, en général, et des opérations de sauvetage, en particulier.Les résultats obtenus invitaient à répondre aux questions soulevées par M. I. Finley et à donner plus d'ampleur à l'histoire des techniques encouragée par Lucien Febvre, puis profondément et durablement théorisée par André Leroy-Gouhran.
Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet ont marqué de leur influence plusieurs générations d'historiens, de philologues, d'archéologues et de philosophes à travers des livres et une action dans le siècle qui sont profondément singuliers. Leur travail intellectuel est inséparable de leur engagement moral et politique qu'il s'agisse de la Résistance, de la guerre d'Algérie, de la lutte contre le négationnisme ou du combat en faveur des dissidents du "socialisme réel". Les journées napolitaines qui leur ont été consacrées les 24-27 novembre 2008 ont cherché à explorer les facettes de deux intellectuels dont la rencontre, à l'issue d'itinéraires personnels très différents, a été fusionnelle. Chacun d'eux avait son style propre, sa façon de parler et d'écrire et, en même temps, leur solidarité et leur collaboration a été totale aussi bien dans les recherches qu'ils ont dirigées ensemble, dans les institutions qu'ils ont créées que dans l'action politique.
Gli atti di questo convegno segnano l'avvio della pubblicazione di una serie di ricerche sistematiche sulla ceramica italiota condotte da un gruppo di specialisti da tempo impegnati ad evidenziare le conoscenze disponibili su questa produzione nella fase "post-Trendall", e accomunati dalla volontà di valorizzare la ceramica figurata come documento capace di contribuire a chiarire aspetti della storia della Magna Grecia di epoca classica ed ellenistica. Partendo dal caso di studio della tomba 100 di Torre di Mare (Metaponto, Matera), i contributi si concentrano sul tema della mobilità dei pittori e del ruolo da essa giocato nella costituzione dell'identità di una produzione. La mobilità degli artigiani, non è, infatti, un tratto esclusivo della ceramica italiota, e l'attenzione riservata dagli studi più recenti alle problematiche legate alla produzione ha permesso di meglio comprendere i fenomeni che presiedono alla diffusione delle tecniche e degli stili e che contribuiscono alla nascita o alla fine delle produzioni nelle differenti regioni del mondo greco, soprattutto in relazione agli spostamenti dei pittori e dei vasai. Resta, tuttavia, da stabilire quali siano gli elementi che consentono di riconoscere questi spostamenti. Nel caso della ceramica della Magna Grecia, la mobilità umana rappresenta una chiave di lettura essenziale a causa dell'unità geografica del territorio, dell'interazione tra le colonie greche che si qualificano come centri di produzione e tra queste e la loro clientela (situata in prossimità o in centri posti a limitata distanza), della molteplicità dei centri di produzione e, infine, del fenomeno dello spostamento delle officine presso nuove committenze. Questo volume è dedicato a Enzo Lippolis che ha accompagnato e ispirato numerosi contributi qui pubblicati.
La tradition du voyage en Italie remonte fort loin : nul n'ignore quel pôle d'attraction ont constitué de bonne heure pour les étrangers des lieux de pèlerinage comme Rome, Lorette ou Bari, les universités de Bologne, de Padoue... Cette tradition a donne naissance à toute une littérature dont la veine n'est pas tarie de nos jours. A cet égard, la seconde moitié du XVIIIe siècle presente un intérêt tout particulier : avec l'apparition d'une mentalité nouvelle, c'est la conception du voyage elle-même qui se modifie, tandis que la relation de voyage, genre aux limites assez imprécises, longtemps proche du guide à l'usage des étrangers, tend à devenir plus personnelle. Désormais, dans la plupart des cas, elle vise moins à donner des informations complètes et précises, valables pour tous, qu'à exprimer les impressions d'un voyageur, se rapprochant ainsi de l'autobiographie.