Presses universitaires de Namur
La Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (Namur) possède une prestigieuse collection d'ouvrages anciens de botanique. Des éditions rares, voire uniques, la plupart finement illustrées, couvrent toutes les périodes importantes de l'histoire de l'illustration botanique depuis le xvie siècle. Ce livre rend un vibrant hommage au talent de leurs auteurs, ces "artistes sur papier". Du dessin à la gravure, jusqu'à la photo, il retrace l'histoire de l'illustration botanique du xvie au xxe siècle. Quelques thèmes complètent ce parcours : la tulipe, l'orchidée et la fougère, qui éveillèrent toutes trois de vives passions à l'un ou l'autre moment du temps passé. Les techniques de gravure et d'impression utilisées au cours des âges sont expliquées à travers la tulipe et ses représentations. Paru pour la première fois en 1984, cet ouvrage totalement novateur à l'époque reste une référence en français sur le sujet. Avec cette nouvelle édition enrichie de nombreuses reproductions en couleur, la Bibliothèque a la chance de pouvoir à nouveau mettre en valeur quelques-unes des nombreuses merveilles conservées en ses Réserves précieuses. Pour le plaisir des yeux et de la découverte, un livre qui s'adresse à tous, de l'expert en botanique au lecteur passionné.
Parce que la didactique de la littérature est un champ de recherche jeune, la diversité et la vitalité des travaux récents qui la concernent posent la question des approches et des méthodes de recherche en jeu. C'est au coeur de ce questionnement que s'inscrit cet ouvrage. Penser la didactique de la littérature comme un contenu spécifique conduit à penser la littérature comme un (méta) contenu de la discipline français, qu'il est possible de questionner à l'aide des concepts élaborés en didactique du français et dans d'autres didactiques. Approches didactiques de la littérature doit ainsi s'entendre comme une question ouverte, portant autant sur la nature de ces approches, leur histoire, que sur les notions et concepts qu'elles privilégient ou qu'elles négligent et les méthodologies qu'elles convoquent. Conformément à l'esprit de la collection « Recherches en didactique du français » de l'AIRDF, il s'agit ici de rassembler des éléments de synthèse produits par différents auteurs pour faire un bilan d'étape, forcément provisoire, mais indispensable, de ce champ de recherches. À cette fin, un premier axe de l'ouvrage est consacré à l'histoire et à la définition du champ des approches didactiques de la littérature, tandis qu'un deuxième axe s'intéresse aux notions et aux concepts travaillés dans et par les recherches de ce champ et qu'un troisième axe interroge les approches et les méthodes mises en oeuvre dans ces travaux.
Le lecteur est invité à une balade patrimoniale à la découverte d'ouvrages anciens et précieux couvrant les domaines de la médecine, de la pharmacie et des sciences biomédicales. Parmi ces trésors, on peut pointer une édition grecque de 1538 d'Hippocrate, un ouvrage d'exception en couleurs de 1549 de Dioscoride, deux atlas d'anatomie à feuillets mobiles, de très beaux ouvrages de botanique médicale, etc. Grâce à une iconographie variée et grâce aux commentaires rédigés pour la plupart par des membres de la Faculté de Médecine, le lecteur pourra notamment se rendre compte des progrès considérables qui ont été réalisés dans divers secteurs de la santé. Un beau livre richement illustré, pour toute personne désireuse de s'informer sur la médecine d'autrefois. Ce catalogue, complément à l'exposition Quand la médecine rencontre son patrimoine (18 novembre 2017 - 31 janvier 2018) est le fruit d'une collaboration entre la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (BUMP) et la Faculté de Médecine de l'Université de Namur.
L'ouvrage Incunabula Namurcensia est le premier catalogue à décrire, sous un seul volume, les 108 incunables conservés à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin de l'Université de Namur et à la Bibliothèque jésuite du Centre de Documentation et de Recherche Religieuses (Namur). Ces précieux témoins des débuts de l'ère typographique - dont une pièce unique au monde - sont décrits par ordre alphabétique avec une attention particulière aux anciennes marques de provenance, à la présence d'illustrations et d'enluminures ou de reliures exceptionnelles. Le catalogue est précédé par une introduction revenant sur les origines de l'imprimerie, sur un historique des deux fonds ainsi que sur le contenu du fonds abordé du point de vue des textes, mais aussi pour son importance dans l'histoire du livre au xve siècle et des pratiques de lectures à cette époque. Il est complété par deux index (typographique et des noms), des tables de concordances et une bibliographie. Ce volume intéressera les historiens du livre, les chercheurs travaillant sur la fin de l'époque médiévale et les débuts de l'époque moderne, les professionnels du livre (bibliothécaires et libraires), les bibliographes ainsi que les bibliophiles.
Cet essai s'adresse à toute personne, civile ou militaire, désirant comprendre les circonstances entourant la commission des crimes de guerre. Il décrit le cadre général dans lequel le combattant évolue durant un conflit armé et décortique les facteurs pouvant le pousser à commettre ou non l'irréparable. Si la guerre est brutale et criminogène, des causes internes et externes au combattant influencent en effet son comportement. Un bref aperçu historique des violations les plus graves du droit des conflits armés éclairera ainsi le lecteur sur leur dure réalité. Qui sont ces combattants ? Des hommes ordinaires ? À quelle discipline sont-ils soumis ? L'obéissance aux ordres connaît-elle des limites ? Quels sont les principaux facteurs fauteurs de crimes de guerre ? Jugement ou impunité ? Comment ont été sanctionnés les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité dès la seconde moitié du xxe siècle ? Quelle est l'origine des principaux tribunaux pénaux internationaux et ont-ils un avenir ? Autant de questions auxquelles le présent ouvrage tente d'apporter des réponses claires et pragmatiques.
En s'affranchissant de la tutelle divine, le droit nous a permis de conquérir les libertés, la tolérance et l'égalité, qui sont des biens irremplaçables de la modernité juridique. Mais en donnant à l'individu la place désertée par la divinité, en laissant les idéologies meurtrières puis l'anomie du marché régler nos existences, n'avons-nous pas précipité l'homme dans une solitude qui risque de ruiner les biens de l'autonomie ? Serait-il possible de retrouver une ferveur de substitution sans retomber dans les aberrations totalitaires ou nationalistes ? Pouvons nous, pour ce faire, réinventer une éthique de la sollicitude et demander au droit de l'intégrer à ses catégories alors qu'il s'est efforcé, depuis deux cents ans, de s'en affranchir ? Les six leçons données aux Facultés Notre-Dame de la Paix en 2005, dans le cadre de la Chaire Francqui, sont consacrées à ces questions. Elles analysent six moments de la production juridictionnelle, précisent comment ils ont bouleversé nos routines et tentent de découvrir en quoi ils pourraient inspirer nos pratiques.
L'influence grandissante du monde économique sur l'école occidentale a favorisé la création d'une multitude d'indicateurs et d'évaluations censés rendre compte de l'efficacité des systèmes éducatifs. Les résultats des épreuves internationales comme PISA ainsi que les classements internationaux qu'ils entraînent influencent les politiques éducatives et les pratiques enseignantes. En français, discipline scolaire particulièrement sensible politiquement, les pratiques d'évaluation sommative prennent ainsi souvent le pas sur les évaluations formatives, davantage centrées sur les apprentissages des élèves et sur les indices de leur progression. Les contributeurs de cet ouvrage mettent en tension ces différents volets de l'évaluation en français, étudiant à travers les tâches langagières spécifiques à cette discipline la façon dont les enseignants et les institutions interprètent leur mandat d'évaluation. Deux ensembles de travaux structurent cet ouvrage : ceux portant sur les pratiques d'évaluation en classe et ceux qui abordent les tests d'évaluation certificative, dans une perspective nationale ou internationale.
Pénalité, management et innovation forment ensemble l'objet et la perspective de ce livre. Sa matière est la pénalité, son problème le management et son espoir l'innovation. L'exercice du droit de punir mobilise un enchevêtrement de discours, d'organisations, d'activités et d'outils. Cet ensemble hétéroclite, que l'on nommera pénalité, subit des transformations dont la représentation et l'évaluation sont complexes. L'analyse de ces transformations trouve souvent son origine dans un déficit de légitimité et de sérieux problèmes de gestion. La pénalité a vu évoluer ses légitimations sociales de la rétribution la plus archaïque à la très moderne réparation, en passant par la resocialisation. Souvent contestées politiquement, parfois disqualifiées scientifiquement, ces légitimations semblent aujourd'hui s'évanouir au profit d'une orientation managériale qui traduit une préoccupation pour le fonctionnement interne du système pénal. Ce livre est consacré à cette singulière substitution : la légitimité politique de l'exercice du droit de punir est escamotée par ses objectifs gestionnaires de productivité, d'efficience et de service à la clientèle. Il examine les mécanismes idéologiques de cette substitution. Il observe quelques-unes de ses réalisations (parmi lesquelles la surveillance électronique des condamnés). Il dessine encore la silhouette des justiciables que la pénalité contemporaine présuppose. Il s'intéresse enfin aux possibilités d'émergence d'heureuses surprises dans les marges du programme managérial. Sous le nom d'innovation, l'analyse fait place à l'observation d'usages inattendus, d'options politiques ou de dispositifs juridiques contribuant à la réduction de l'empire de la pénalité.
L'objectif de cet ouvrage est d'approfondir la réflexion sur l'écriture et son évaluation de l'école élémentaire au lycée. Les auteurs abordent plusieurs questions et étudient, pour y répondre, des dispositifs variés, des publics contrastés, des contextes scolaires divers. Quelles ont été et quelles sont les entrées privilégiées et les points aveugles dans les pratiques d'évaluation ? Comment analyser, en recherche, en formation ou en classe, les écrits des élèves ? Comment concevoir des situations d'enseignement qui permettent aux élèves de construire les compétences scripturales attendues ? Au travers d'orientations méthodologiques et théoriques différentes et complémentaires, les travaux de recherche présentés invitent à considérer plusieurs dimensions ou facettes de l'activité scripturale : culturelle, linguistique, métalinguistique, dialogique, temporelle... Au final, cet ouvrage, ancré dans l'observation du terrain et étudiant de façon plurielle l'écriture à l'école, contribue à renouveler la réflexion didactique engagée depuis les années 1980-1990 par nombre de didacticiens ou d'auteurs situés à l'interface entre la didactique et des disciplines contributoires.
L'historien latin Tite-Live est l'auteur d'une monumentale Histoire romaine en 142 livres. Les parties conservées de l'oeuvre furent l'une des principales sources par lesquelles l'Occident médiéval et moderne accéda au récit des premiers temps de Rome et de son expansion à l'époque républicaine. En 2017, pour commémorer le bimillénaire de la mort de cet auteur, s'est tenue à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (Université de Namur) une exposition de livres anciens qui illustrait les facettes variées de la réception de l'oeuvre livienne au cours des cinq derniers siècles. Dans la quarantaine de notices de ce catalogue, le lecteur découvrira des éditions et traductions anciennes de Tite-Live, ainsi que des ouvrages qui participèrent de la redécouverte de l'Antiquité durant la Renaissance. Y sont aussi dévoilés quelques exemples - parfois surprenants - de l'influence que Tite-Live put avoir sur de grands noms de la littérature et de la pensée modernes : Érasme, Montaigne, Machiavel, Shakespeare, Corneille...
Il n'est plus temps aujourd'hui de s'interroger sur la légitimité d'un enseignement de l'oral : tous les programmes et plans d'études actuels des différents pays et régions francophones lui donnent une place conséquente, de la maternelle à la fin du secondaire, des premiers rituels langagiers aux genres les plus complexes. Ce nouvel ouvrage de la collection Recherches en didactique du français a dès lors pour principal objectif - et intérêt - de présenter des pistes et réalisations concrètes, fondées didactiquement. Celles-ci témoignent des avancées dans ce domaine, mais aussi du développement d'une ingénierie didactique solidement argumentée, attentive aux démarches d'élaboration et de validation des dispositifs proposés. Au-delà de certaines convergences, les contributions font apparaitre des manières diversifiées d'envisager l' « oral » comme objet de l'enseignement : des pratiques communicatives larges, multimodales, à des conduites langagières « transversales » telles la justification ou l'argumentation, d'un oral au service de l'écrit à des approches spécifiquement centrées sur des genres oraux tels le débat ou le documentaire, en production ou en compréhension. L'ouvrage aborde ainsi de nombreuses questions, notamment à propos des normes appliquées, ou à appliquer, lorsqu'on enseigne l'oral, de l'évaluation, des relations entre oral et écrit, de la formation, voire de la délimitation même du domaine. Il pointe aussi quelques lacunes qui demeurent, concernant la progression des apprentissages par exemple. Cet ouvrage est de nature à intéresser les enseignant-e-s, qui pourront y trouver diverses pistes, les formateurs et formatrices, les didacticien-ne-s des langues et... tous les adeptes de l'oral, sous toutes ses formes et dans toutes ses variétés !