Nouvelle Cité
Et si l'existence humaine se révélait avant tout comme une aventure relationnelle ?À la suite de François d'Assise, l'auteur propose un chemin intérieur où chaque rencontre devient dévoilement : rencontre de Dieu, de l'autre, de soi. Autant de seuils à franchir où la vie consent à être travaillée, en profondeur, par la grâce.François se dessine comme un homme brûlé par le désir d'aimer, éprouvé par les fractures de son époque violence, guerre, soif de reconnaissance , mais constamment attiré vers une autre façon de vivre. En renonçant aux apparences, il entre dans la simplicité, découvre la fraternité et reçoit la paix. Il apprend que la relation vraie s'enracine dans l'humilité et trouve son accomplissement dans l'amour.Au-delà d'une biographie spirituelle, cet ouvrage offre une méditation profonde et résolument actuelle sur notre manière d'être en lien aujourd'hui, dans un monde en quête de sens. Une invitation à tisser, avec des cordages d'amour, des liens nouveaux d'humanité. Franciscaine séculière, Suzanne Giuseppi Testut est l'auteur de plusieurs ouvrages sur saint François d'Assise. Conférencière, elle anime des retraites en France et à l'étranger pour les laïcs, les fraternités franciscaines et communautés religieuses. Elle se consacre aussi à l'accompagnement spirituel.
Le vin qui réjouit le coeur de l'homme. Ps 103, 15 Parle-t-on beaucoup de vin dans la Bible ? Les auteurs bibliques nous en servent très souvent au fil des pages. Le vin est mentionné souvent dans l'Ancien Testament et il est aussi très présent dans le Nouveau Testament où il culmine, avec le pain, dans le geste eucharistique du Christ. Que ce soit dans des textes législatifs, poétiques, liturgiques, dans des récits ou dans des chants, partout dans la Bible le vin est évoqué. Mais il ne figure pas seulement dans la Bible comme un élément du décor qui contribuerait à la couleur locale. Le vin et tout le monde dont il est l'avènement (la culture de la vigne, le travail des vignerons, les fêtes des vendanges...) constituent des lieux d'expérience, de pensée, de symbolisation, d'images... La substance « vin » donne l'occasion de se poser concrètement bien des questions essentielles auxquelles répond avec passion, clarté et érudition Philippe Lefebvre, bibliste et amateur de bons vins ! Philippe Lefebvre est un dominicain enseignant l'Ancien Testament à la faculté de théologie catholique de l'Université de Fribourg (Suisse).
Après les abus, il y a eu le silence. Puis, la parole s'est peu à peu frayée un passage. Comment se reconstruire lorsque l'enfance a été brisée ?Dans ce livre intime, Jérôme Guillement explore les traces laissées par le traumatisme mais aussi les possibles qui se dessinent au fil des années : la thérapie, l'amour, l'amitié, la spiritualité, la parole retrouvée, le désir d'habiter pleinement son existence.À la croisée du témoignage personnel et du cheminement spirituel, ce parcours est porté par des rencontres marquantes ainsi que par l'accompagnement de personnes blessées. Il conduit également à interroger la place de l'homosexualité, de la foi et du désir d'appartenance dans la société comme dans l'Église.De ces pages émergent des questions qui touchent à l'universel : le rapport au corps, l'identité, la quête de sens, le besoin d'être aimé sans devoir se renier.Sans chercher à délivrer de leçon ni à proposer une guérison idéale, Consentir à la vie est le récit d'un homme qui apprend peu à peu à vivre avec ses fragilités. Jérôme Guillement est psychopraticien d'inspiration jungienne. Chrétien engagé dans la vie de l'Église, il accompagne des personnes confrontées aux blessures de vie et aux questions de sens. Il participe également à des espaces de réflexion autour des abus et de leurs conséquences. Il est l'auteur de En mon corps meurtri (Nouvelle Cité, 2023).
Et si la nature devenait notre plus beau lieu de prière ? Une alliée pour notre vie spirituelle ?À travers la contemplation de tout ce qui nous entoure, ce livre invite à vivre une expérience spirituelle simple, profonde et accessible à tous. Guidé pas à pas à l'école de Jésus Christ, apprenons à prier autrement : de tout notre être, en lien vivant avec la Création.Une démarche concrète et nourrissante est proposée pour chaque jour : un texte biblique , un commentaire introductif et une manière de prier en laissant résonner en nous la Parole de Dieu. Chaque journée se termine par un exercice écospirituel, intérieur et pratique.Un guide inspirant pour renouer avec Dieu, notre Créateur, goûter la beauté du monde et transformer son quotidien en chemin de foi et de joie. Nwowe Wanfeo et Xavier de Bénazé sont deux prêtres jésuites en mission à l'écocentre spirituel du Châtelard près de Lyon.
Et vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, le Père est avec moi. Jn 16,32 Le monde occidental, depuis les Lumières, développe à l'envi le primat de l'individu. Il finit par perdre de vue que l'homme ne vient pas au monde de façon solitaire. La société moderne isole les hommes les uns des autres et le vivre ensemble est de plus en plus difficile. Comment en sortir ? La Bible nous apprend qu'auprès de Dieu le solitaire trouve sa joie, car le Seigneur entend sa prière, son cri, et parce qu'il a ouvert son coeur, il a retrouvé l'espérance. À travers ses versants positifs comme ceux plus obscurs, la solitude telle que la Bible nous l'enseigne peut être le lieu d'un réapprentissage de la relation, de la vie commune et du vivre ensemble. Par une vie intérieure cultivée et féconde, la voix de l'Esprit qui demeure en nous peut se renforcer et donner sens à notre intimité, familière ou non de la solitude, où la Parole divine oeuvre silencieusement en notre terre intérieure. Sandrine Caneri est bibliste orthodoxe. Elle enseigne à l'institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (Paris) et auprès des paroisses orthodoxes, et en ligne. Elle est engagée dans le dialogue judéo-chrétien depuis plus de 30 ans.
Saint Antoine de Padoue (1195-1231) est surtout invoqué pour retrouver des objets égarés... Une image populaire qui cache sa riche figure de théologien formé à l'école de saint Augustin, de profond connaisseur des Écritures, amoureux du Christ et de la Vierge, de contemplatif en quête de silence et de prière, d'apôtre prêchant l'Évangile sur les routes du monde, à la suite de François d'Assise, de défenseur des pauvres face aux grands de ce monde. Ces méditations, inspirées de ses Sermons, ouvrent nos coeurs à la foi, à la confiance, aux chemins vers la sainteté. Pio Murat est capucin, prédicateur de retraites, spécialisé dans la spiritualité d'auteurs franciscains.Valentin Strappazzon était frère mineur conventuel. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la vie et les écrits de saint Antoine de Padoue. Il est décédé en 2022.
Et si réussir son couple et préserver la planète allaient de pair ?Aujourd'hui, de plus en plus de femmes et d'hommes veulent construire une relation fondée sur le respect, la liberté et un projet de vie partagé. Un couple qui choisit de durer, non par contrainte, mais par conscience commune. Dans le même temps, une autre alliance s'impose : celle du vivant et de la Terre, où nos choix quotidiens pèsent sur l'avenir collectif. Sylvie Barth propose ici de relier ces deux défis : aimer en conscience et vivre en accord avec son environnement. Une réflexion inspirante, nourrie de son expérience de vie et de son travail auprès des couples, pour inventer ensemble des pratiques plus justes, à la fois intimes et planétaires. Formée en sciences humaines, autrice et conférencière, active au sein de Fondacio (mouvement chrétien international ouvert à un public très large), Sylvie Barth est une spécialiste du couple. Attentive à l'expérience des duos et familles actuels, avertie des défis écologiques du temps présent, elle espère ouvrir des voies neuves à la vie partagée, pour tous les habitants de la Terre.
La vieillesse aujourd'hui, dans les sociétés occidentales, est une saison de la vie souvent mal aimée et qui fait peur. Or savez-vous que dans la Bible, le grand âge est aussi un signe de bénédiction ? Ainsi, il est écrit que Mathusalem vécut jusqu'à 969 ans ! La Bible ne nie pas la faiblesse physique, la maladie, la tristesse, voire l'angoisse que vivent certaines personnes dans le grand âge. Mais comme le montre l'auteur de Ce que dit la Bible sur la vieillesse à travers quelques exemples, tels Abraham et Sara appelés par Dieu à un âge très avancé, les personnes âgées sont aussi appelées à une profonde fécondité spirituelle. Loïc Gicquel des Touches, prêtre du Diocèse de Séez (Orne) est diplômé de l'Institut Biblique Pontifical de Rome. Tout en étant curé de paroisse (Alençon), il enseignait l'écriture Sainte au Centre d'Etudes théologiques et au Séminaire Saint-Jean Eudes de Caen. Il est maintenant Curé de l'Aigle.
Le jour où Jésus marche vers la croix, deux autres destins basculent dans l'ombre : celui de Ruben, envoyé par son père à Jérusalem pour retrouver son frère Judas, disparu sans laisser de trace, et celui de Barabbas condamné à mort puis gracié alors qu'un autre prend sa place.D'un côté, Ruben, prisonnier de ses certitudes, se confronte aux disciples, incapable de comprendre les choix et la disparition de son frère. De l'autre, Barabbas, hanté par ce destin échangé, puis dérouté par sa rencontre avec l'étonnante Magda et les premières chrétiennes, découvre peu à peu le message de vie porté par celui qui est mort pour lui.Commence alors, pour chacun, un bouleversant voyage intérieur.À travers ces deux trajectoires qui se croisent et se répondent, ce roman, d'une sensibilité rare, nous plonge au coeur du mystère chrétien, celui d'une parole vivante et contagieuse.Un récit inspirant, humain et profondément émouvant, porté par une écriture lumineuse et accessible, qui invite chaque lecteur à entreprendre son propre chemin vers la lumière. Xavier Hurbin est coach professionnel. Faisant à son tour acte d'apôtre, il livre ici son premier roman.
Le 19 septembre 1846, dans les Alpes dauphinoises, en bordure du massif des Écrins, une « belle dame » apparaît à deux bergers, sur les alpages de La Salette. Cinq ans plus tard, après une minutieuse enquête et d'étonnants rebondissements, Mgr Philibert de Bruillard, alors évêque de Grenoble, reconnaît le caractère surnaturel de cette apparition : tout en pleurs, c'est la Vierge Marie qui interpelle chaque pèlerin pour l'orienter vers la lumière pascale. Initié dès les premiers jours par la foi populaire, un pèlerinage s'est peu à peu développé : il porte l'empreinte d'un message exigeant tout autant que de la tendresse dont Notre-Dame fit preuve avec Maximin et de Mélanie. En les suivant pas à pas, nous pourrons nous abreuver à la source de la réconciliation, dont l'écoulement d'une fontaine - asséchée avant l'apparition - est le signe le plus éloquent. Emmanuel Decaux est prêtre et vicaire général du diocèse de Grenoble-Vienne.
Celui qui ouvre la Bible pour la première fois ressent souvent l'impression pénible que ce texte sacré regorge de textes violents. Il est vrai que l'on peut comptabiliser pas moins de six cents passages violents dans l'Ancien Testament où l'on voit se détruire et s'exterminer des peuples, des rois et des individus... Refuser à la Bible tout rapport à la violence au nom d'une sainteté rêvée du texte, n'est-ce pas oublier que ce livre parle avant tout d'hommes réels avec leurs passions et leurs contradictions ? Avec Ce que dit la Bible sur la violence l'objectif de l'auteur, Philippe Abadie, n'est pas d'absoudre la Bible de toute violence, et encore moins de l'y enfermer mais de voir en quoi elle propose une réflexion sur la violence, opérant une sorte de catharsis qui permet à chacun de relire sa propre violence et propose des chemins de sortie. Philippe Abadie, prêtre et exégète de renom, docteur en théologie et en histoire des religions, professeur à l'université de Lyon de 1986 à 2020. À la retraite il est chanoine titulaire du chapitre primatial de Lyon depuis 2024.
Pour offrir une spiritualité au troisième millénaire, il fallait un saint du XXIe siècle, et l'Église nous le donne en la personne de Carlo Acutis. Que peut nous dire un jeune adolescent millennial ? Que peut-il nous apprendre ? Carlo Acutis nous fait comprendre que toute figure de sainteté est une leçon de spiritualité. Cheminer quinze jours avec lui, c'est non seulement apprendre de son témoignage mais aussi permettre aux jeunes de ce siècle de s'ouvrir, à son exemple, à la vie dans l'Esprit. Ce livre fait résonner les différentes notes de sa spiritualité au travers de quinze des miracles eucharistiques qu'il a présentés dans l'exposition qui fut l'oeuvre de sa vie. Chacun pourra y trouver un guide de prière et un appel à la sainteté ordinaire. Le père Will Conquer est prêtre de l'archidiocèse de Monaco pour les Missions étrangères de Paris. Depuis 2019, il est en mission au Cambodge. Auteur de plusieurs livres sur Carlo Acutis, il participe à la diffusion internationale de sa dévotion, par la vénération de ses reliques ainsi que l'installation de son exposition sur les miracles eucharistiques.
Ce livre est le fruit de la recherche opiniâtre de deux hommes passionnés. Mettant en contact avec les écrits et avec de nombreux témoignages, il renouvelle en profondeur la connaissance que l'on avait de Madeleine Delbrêl. Son itinéraire, de l'athéisme à l'éblouissement de la foi et à l'engagement, se dessine avec netteté au fil d'un récit qui parcourt ses soixante années de vie, dont plus de la moitié à Ivry-sur-Seine, près de Paris, là où, dit-elle, se trouvait une population « incroyante et pauvre ».Tour à tour poète, assistante sociale et mystique, femme de prière et d'action, Madeleine Delbrêl (1904-1964) offre à notre société sécularisée et à l'Eglise un beau visage, riche d'inspiration pour une vie chrétienne en dialogue avec l'athéisme et la misère sous toutes ses formes. Son procès en béatification est engagé et sa réputation de sainteté ne cesse de croître. Madeleine Delbrêl est vénérable depuis 26 janvier 2018. Gilles François est prêtre du diocèse de Créteil, historien et postulateur de la cause de béatification de Madeleine Delbrêl.Bernard Pitaud est prêtre de Saint-Sulpice et spécialiste des écrits de Madeline Delbrêl.
Ce que je sais de Christian Bobin (1951-2022), je le tiens de nos rencontres trop brèves, de nos échanges épistolaires, trop peu nombreux, par pudeur, par retenue, de part et d'autre, car l'homme de silence et de solitude ne cherche pas à emmagasiner. Journaliste, j'ai beaucoup reçu à rencontrer ce journalier des mots, cette vigie de l'invisible. Chaque échange était fait d'instants qui, tout à coup, prenaient l'éclat d'un diamant dur, ciselé de mots choisis.Il faudrait plus de quinze jours pour moissonner les mots du poète qui se cache derrière la fenêtre et continue, c'est certain, de cueillir les petits riens qui font la vie même. Et la mort aussi. Plus que prier, les écrits de Christian Bobin nous invitent à méditer. La vie, la mort, l'amour, mais aussi la nature, Dieu, la maladie, l'Église... Tout ce qui vit et donne sens à l'existence est proposé avec sérieux et dans un grand éclat de rire. Christophe Henning est journaliste à La Croix et animateur sur RCF. Ancien président de l'Association des écrivains croyants d'expression française, il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à des figures spirituelles et à la poésie.
Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir. Mc 10,45 Cette affirmation de Jésus suggère à elle seule l'importance du service dans la vie des disciples. Dès l'Ancien Testament la Bible montre que le service a une place essentielle dans la vie des créatures spirituelles de Dieu : les anges sont les premiers serviteurs de Dieu. Les Hébreux, quant à eux, font l'expérience de l'esclavage en Égypte avant d'être libérés par le Seigneur pour être attachés à son service ; mais ils renâclent à servir Dieu et préfèrent souvent servir des idoles, ce qui les conduit alors à retomber dans l'esclavage. Dans la Nouvelle Alliance, le Christ, Serviteur de Dieu par excellence, délivre les hommes de l'esclavage terrible du péché. Il enseigne ses disciples, tant par le geste que par la parole, à devenir d'authentiques serviteurs de Dieu et de leurs frères. La voie du service à la suite de Jésus, propose aux chrétiens de faire l'expérience de la joie qu'il y a à servir le Dieu vivant. Le père Alain-Marie de Lassus est prêtre de la Communauté Saint-Jean. Docteur en théologie, il enseigne l'Écriture Sainte et la théologie dans la maison de formation de la Communauté à Rimont (Saône-et-Loire) et donne souvent des sessions et prédications à l'étranger.
Comment saisir l'unité d'une oeuvre qui embrasse en un même souffle la mystique juive, les Évangiles, l'exégèse biblique, les sagesses orientales et la poésie, tout en façonnant une « pensée du dialogue » dont l'influence continue de marquer la philosophie d'aujourd'hui ?C'est d'abord à cette question que, chacune à sa manière, les quinze méditations réunies dans ce volume cherchent à répondre, en suivant le fil qui relie les principales dimensions de cet immense édifice.Mort en 1965, Buber reste l'une des figures intellectuelles les plus marquantes du xxe siècle. Il a fait de la Rencontre le coeur d'un humanisme où l'altérité devient le principe même d'une communion universelle. Laurent Cohen est traducteur, essayiste et romancier. Il collabore également à des projets mêlant musique et poésie. Ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues et il a déjà publié, chez Nouvelle Cité, dans la même collection, Leonard Cohen, poète mystique (2023).
Et si Marie précédait son Fils dans certains coeurs ? Et si des faits anciens traversaient l'oubli pour se rappeler à nous, comme une prévenance maternelle, une tendresse plus forte que l'orgueil, un silence attirant vers ce que Dieu murmure au fond du coeur ?L'itinéraire de Madeleine Delbrêl n'a pas fini de nous étonner et de nous livrer ses encouragements à vivre dans la foi. Depuis sa tendre enfance et l'inquiétude de ses parents jusqu'à son testament spirituel, sa vie est jalonnée par une forte relation à la Vierge Marie, ainsi que cela transparaît dans ses lettres, ses réflexions et ses prières.Ici, Madeleine Delbrêl réjouira et surprendra, à commencer par ses poèmes de jeunesse dédiés à Notre-Dame de Chartres, de Paris, de Reims, mais aussi par son bouleversant Notre-Dame des Missions. Gilles François est prêtre du diocèse de Créteil, historien et postulateur de la cause de béatification de Madeleine Delbrêl.Bernard Pitaud est prêtre de Saint-Sulpice et spécialiste des écrits de Madeleine Delbrêl et de l'École française de spiritualité.
Tout a commencé par un choc : l'annonce de la maladie, être gagnée par l'inquiétude et sentir soudain la fragilité de son propre souffle. De cette expérience intime surgit une autre question, plus vaste : et si l'essoufflement de notre planète disait aussi quelque chose de nos épuisements intérieurs ?Ce livre explore ce parallélisme troublant et propose une piste inattendue : notre guérison collective implique-t-elle aussi une dimension spirituelle ?Porté par cette intuition, le récit s'ouvre au grand imaginaire biblique de la fin des temps non comme une menace, mais comme une ressource pour penser l'avenir.Un même fil d'or fragile traverse les pages : le souffle. Celui qui nous manque et celui qui nous porte. Ancienne rédactrice en chef de journaux pour la jeunesse du groupe Bayard puis éditrice en charge du secteur des religions, Claude Plettner est aussi théologienne.
Au coeur du XXe siècle émerge, autour de Chiara Lubich, une expérience spirituelle appelée à rayonner bien au-delà de son contexte d'origine : vivre l'Évangile au quotidien et en partager les fruits, jusqu'à faire de la communion fraternelle le lieu même de la présence du Christ.Reconnue par les papes comme un don au service de l'unité, sa démarche anticipe les grandes intuitions du concile Vatican II et ouvre une compréhension de l'Église non plus comme « société inégale », comme on le disait encore à l'époque, mais comme communion vivante.À l'heure où l'Église affronte des défis majeurs de gouvernance, de coresponsabilité et de participation des laïcs, cet ouvrage met en lumière l'actualité de cette vision. Entre analyse théologique et attention à l'expérience spirituelle, il montre que l'amour réciproque n'est pas un idéal abstrait, mais une manière concrète de « faire Église » : un chemin où chaque relation peut devenir espace de présence divine et de fécondité ecclésiale. Gérard Rossé est professeur émérite de théologie biblique. Sa réflexion porte sur l'Écriture, la prière, l'Église comme corps, la communion fraternelle, ce qui en fait un auteur de référence dans les milieux de spiritualité communautaire. Son implication auprès de Chiara Lubich pendant de longues années, a inspiré ses approches.
Et si le dialogue était un art de vivre ? Dialogue avec le monde et ce qui nous arrive, dialogue des êtres humains entre eux, hommes et femmes, juifs et non juifs, pauvres et riches. Dialogue du croyant avec ses Écritures et ses rites sacrés. Et en filigrane, dans le clair-obscur de toutes ces rencontres, Dieu lui-même s'adresse aux hommes « comme à des amis ». Il noue « une conversation variée et étonnante » et les appelle à la vie en plénitude. Le plus humble des dialogues de la vie est potentiellement le dialogue de salut.Cette notion théologique, qui peut paraître obscure, éclaire en fait le sens de tout dialogue, des résistances rencontrées, de la conversion tant personnelle qu'ecclésiale qu'il permet. Elle offre un renouvellement à la réflexion théologique elle-même, pourvu que l'on garde cette conviction au coeur : On ne perd rien avec le dialogue ! On gagne toujours ! (Pape François) Christian Salenson est prêtre du diocèse de Nîmes. Membre de l'équipe de fondation de l'Institut de Sciences et de Théologie des Religions de Marseille, sous la responsabilité de Jean-Marc Aveline, en 1992. Actuellement il dirige au sein de l'ISTR un département d'Etudes et de Recherches sur les Religions à l'Ecole (DERRE) avec Mme Dominique Santelli. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages autour de Christian de Chergé, et de questions théologiques variées.
« Pour que le Christ habite à Pigalle » : en 1953, l'intention du curé est claire quand la paroisse de la Trinité achète un hôtel particulier en face du Moulin-Rouge pour y créer une chapelle, dédiée à sainte Rita, la sainte des causes désespérées. Dans un quartier où les âmes semblent parfois en errance, ce modeste sanctuaire parisien devient rapidement un lieu de pèlerinage où de nombreuses grâces sont accordées.De l'intuition à la concrétisation, découvrons ici l'histoire de cette chapelle insolite et de la « mission Pigalle », témoignage vivant de la miséricorde de Dieu et visage d'une Église qui se penche sur ses enfants les plus vulnérables : une expérience de proximité paroissiale vécue aux périphéries. Monique Plassard est une fidèle de la chapelle Sainte-Rita depuis 2012. De formation littéraire, elle met sa plume au service de l'Évangile : vies de saints pour les enfants, biographies, témoignages.
Camille Costa de Beauregard naît, à Chambéry, le 17 février 1841. Ordonné prêtre à Saint-Jean-de-Latran, le 26 mai 1866, il refuse tout poste honorifique auquel il pouvait prétendre et rentre dans son diocèse. Son souci premier est de se tourner vers le monde ouvrier, la classe la plus pauvre de la société. À l'automne 1867, le choléra fait de nombreuses victimes dans la ville. Des enfants se trouvent abandonnés. Camille en recueille quelques-uns et c'est ainsi que naîtra l'orphelinat du Bocage, oeuvre où il passera toute sa vie au service exclusif des enfants et des jeunes. Après avoir usé ses forces auprès des plus petits, il décède le 25 mars 1910.Il y a deux façons de devenir saint, disait-il, soit donner sa vie d'un seul coup, comme les martyrs, soit la donner au jour le jour, petit à petit, c'est la façon que j'ai choisie. Saint Jean-Paul II l'a déclaré vénérable en 1991 et l'Église, après reconnaissance d'un miracle, le déclare officiellement bienheureux le 17 mai 2025. Paul Ripaud, prêtre salésien de Don Bosco au service de la cause de béatification de Camille Costa de Beauregard en tant que membre du comité depuis 2012.
Thomas d'Aquin (1225-1274) est un des plus grands contemplatifs du Moyen Âge. Appelé le Docteur angélique, il reste le compagnon des théologiens, encore et trop souvent ignoré du chrétien fidèle. Albert le Grand, qui sera son Maître, dira de lui à ses élèves : « Un jour sa doctrine fera un bruit tel qu'il retentira par tout l'univers. » Paroles prophétiques ! 800 ans plus tard nous le célébrons et nous nous inspirons encore de sa pensée. C'est en débutant le parcours des 15 jours par l'humilité que nous essaierons de le suivre en son ascension doctrinale et spirituelle. Saint Thomas d'Aquin nous confirme que nous ne sommes pas la proie d'une pieuse rêverie, mais que le dessein du Salut est génialement divin. Seul l'Amour Infini pouvait le concevoir et le réaliser. Suzanne Vrai, laïque oblate auprès du monastère de Fleury à Saint Benoît sur Loire.André Pinet, moine bénédictin, théologien, décédé en 2023.
Le volume IV de la Correspondance de Madeleine Delbrêl couvre les années 1959 et 1960, marquées par le nouveau déploiement du groupe de La Charité, à Pâques 1958. L'accompagnement de personnalités fragiles demeure en toile de fond de leurs volontés d'« appartenir uniquement et définitivement à Jésus-Christ ».Les échanges avec Mgr Veuillot y sont intenses. De nombreuses lettres témoignent de la capacité de rendre compte d'un engagement et d'une qualité de discernement où Madeleine, loin de trancher seule, aide chaque personne. Elle y est à la fois précise et discrète, mais aussi incisive et amicale, avec ses équipières, avec le jésuite Gaston Fessard ou avec des personnalités communistes.Influencée par la rencontre avec Mgr Bernardin Gantin, tout jeune évêque auxiliaire de Cotonou, mais aussi par la lecture de Fidei donum, Madeleine et La Charité se tournent progressivement vers l'Afrique, par l'aide à la paroisse de Tenkodogo (Burkina Faso) puis par la possibilité d'un départ missionnaire de certaines équipières. Parallèlement, de grandes amitiés polonaises commencent. Poète, promise à une carrière littéraire, Madeleine Delbrêl (1904-1964) se convertit à l'âge de 19 ans. Son parcours la mena, en 1933, avec d'autres femmes, à Ivry-sur-Seine, banlieue industrielle et communiste du sud de Paris. Exerçant le métier d'assistante sociale, elle fut, par son union à Jésus-Christ, pionnière d'une mission renouvelée, menant dans l'action une authentique vie mystique. Le pape François l'a déclarée vénérable le 26 janvier 2018.
Pier Giorgio Frassati (1901-1925) est de ces âmes de feu, passionnées, qui vont droit au but. Né dans une famille de grand renom, il a tout pour s'installer dans une vie confortable et mondaine. Pourtant il choisit une autre voie, celle du service des plus pauvres, dans les faubourgs de Turin.Alpiniste de haut niveau, il parcourt les montagnes, où il découvre la joie du dépassement de soi. Investi dans les mouvements étudiants, Pier Giorgio s'engage contre le fascisme naissant. La lecture de ses lettres nous révèle son amour profond pour ceux qui sont délaissés, mais aussi les luttes qu'il doit mener pour persévérer dans son désir de servir ses frères. Sa vie est le rappel qu'on ne naît pas saint mais qu'on le devient par grâce et par persévérance.À l'âge de 24 ans, Pier Giorgio, sur le point de terminer ses études d'ingénieur, contracte la poliomyélite et meurt soudainement le 4 juillet 1925.Béatifié en 1990, il est le saint patron des sportifs. Charles Desjobert, frère dominicain et architecte du patrimoine, vit au couvent de La Tourette, près de Lyon, et enseigne à l'École de Chaillot. Il a publié l'intégralité des lettres de Pier Giorgio en français (Cerf).
Le coeur, la croix et l'inscription JESUS-CARITAS, tels sont les maîtres mots de l'emblème écarlate du Petit Frère de Tamanrasset, béatifié le 13 novembre 2005. Chez frère Charles, le verbe aimer est conjugué sous toutes ses formes, charité vécue dans la fraternité.N'est-ce pas ce qui unifie la vie de celui qui, d'après l'abbé Huvelin « fait de la religion un amour » ? Sa vie humble dans la prière auprès de ses frères musulmans, le silence qui l'entoure et le « saint travail des mains » crient l'Évangile dans la joie et la pauvreté.Très imprégné des textes et du mode de vie de Charles de Foucauld (1858-1916), l'auteur a choisi de prolonger, en s'impliquant personnellement, la prière et la méditation de son maître spirituel. Michel Lafon est le successeur d'un des premiers disciples du Père de Foucauld, Albert Peyriguère, à El Kbab (Maroc). Il y a vécu pendant 41 ans, prolongeant son oeuvre de compréhension et d'amitié entre chrétiens et musulmans. Il est décédé en 2023.
Saint Augustin (354-430) est un des plus grands docteurs de l'Église, auteur de l'oeuvre considérable La Cité de Dieu et grand maître de prière. Il ne cesse pas de nous dire : « Sois un orant avant d'être un orateur. » Pour lui la contemplation de Dieu commence par le retour à notre coeur : « Reviens à ton coeur, et de là à Dieu car le chemin n'est pas long de ton coeur à Dieu. » Or la vie de notre coeur est l'amour. Et l'amour nous introduit dans le mystère même de Dieu, mystère de Trinité : « Si tu vois la charité, tu vois la Trinité » ; l'amour nous fait entrer aussi dans le vrai sens de l'Écriture, dans le mystère de l'Incarnation, dans l'Église, « corps mystique du Christ », dans l'Eucharistie et en la Vierge Marie, mère et modèle de l'Église ; plus encore l'amour remplit le coeur de vie, d'espérance car « l'espérance est un amour affamé ». La prière se trouve à la base de toute sa théologie. Prier Dieu, c'est commencer à vivre : la prière est la vie de notre vie, l'âme de notre coeur. Jaime García appartient à l'Ordre de Saint Augustin. Il est professeur à la Faculté de théologie de Burgos (Espagne). Jaime García est connu pour ses publications sur la spiritualité de saint Augustin. Il anime des retraites spirituelles augustiniennes en France, en Belgique et au Canada.
La vie de Madeleine-Sophie Barat exprime tout simplement que « le monde peut changer à partir du coeur ». Cette femme, née en 1779 dans un monde en recherche de repères nouveaux, découvre le Coeur de Jésus comme source de la renaissance spirituelle et sociale. Imprégnée d'un jansénisme austère dans son enfance, elle est séduite par l'amour compatissant de Dieu et se donne entièrement à lui.Parmi les pionnières de l'éducation des filles, elle a l'intuition d'une formation intégrale qui part de l'intériorité pour saisir toute la personne et l'engager dans la transformation du monde.La fécondité apostolique de Madeleine-Sophie se nourrit du feu de l'amour, dans la lignée de ceux et celles qui ont contemplé et rayonné l'amour humain et divin du Coeur de Jésus tout au long de l'histoire de l'Église.Le 8 décembre 2024, ses reliques ont été déposées dans le nouvel autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Marie-Paule Préat est religieuse du Sacré-Coeur de Jésus. Actuellement, elle accompagne des retraites et vit en communauté à Joigny (Yonne) au Centre Sophie Barat, dans la maison natale de la fondatrice.
L'homme moderne a dévoré l'espace. Mais les limites terrestres qu'il voulait sans cesse repousser, se rappellent à lui de manière fracassante à travers le changement climatique. Face à ce constat, il est souvent question d'accélérer la transition sans remettre en cause le problème central : l'accélération de la technique et des rythmes de vie. L'écologie du temps emprunte une autre voie. Elle cherche un usage du monde qui prenne soin des épaisseurs de temps.Mathieu Yon nous invite à un voyage : sans nostalgie pour le passé ni fascination pour le progrès. Il parle de notre situation présente. Exercer le métier de paysan est pour lui une manière de « réparer le monde » en évitant deux écueils : celui d'un retour en arrière et celui d'une fuite en avant.Il décrit une société en évolution, qui laisse place à de nouveaux modes de vie qui nous font parfois perdre l'essentiel. Et si la réponse au changement climatique ne se trouvait pas dans l'accélération, mais dans l'écologie du temps ? Mathieu Yon, maraîcher bio et philosophe, est également auteur de Notre lien quotidien, Nouvelle Cité, 2023.
Depuis la parution, dans les années 1980, de son journal et de quelques lettres, Etty Hillesum n'a cessé de susciter l'intérêt et la curiosité. Morte en 1943 à Auschwitz à l'âge de 29 ans, cette jeune juive hollandaise a réalisé, l'espace des trois dernières années de sa vie, un parcours saisissant. Vive et douée, mais aussi empêtrée les méandres de sa propre existence, Etty a entrepris avec l'aide d'un thérapeute un authentique travail personnel qui l'a conduite à rencontrer Dieu, ainsi qu'à demeurer présente aux siens, broyés par le régime nazi.À l'école d'Etty, prier sera une aventure, une invitation parfois déroutante à offrir l'espace de tout ce que nous sommes à l'intime Présence, à n'exclure Dieu de rien de ce que nous rencontrons. Demeurer dans une disposition où la vie tout entière est peu à peu saisie par les mystères qu'elle contemple. On disait autrefois « faire ses prières ». La vie d'Etty nous parle de se faire prière. Pierre Ferrière est prêtre jésuite et historien. Il anime des sessions et des retraites autour d'Etty Hillesum.Isabelle Michiels assure la coordination de la pastorale de la santé du diocèse de Namur, en Belgique.
Le dimanche qui précède son arrestation, l'humaniste saint Thomas More (1478-1535) se rend en pèlerinage à Willesden, lieu de dévotion mariale. Il y reçoit la grâce de l'abandon et la force de rester fidèle. Méditer le Rosaire avec Thomas More est une invitation à orienter, avec Marie, toute notre vie vers le Christ. Ami de toutes les saisons, si le doute t'assaille, si la croix te pèse, prends chez toi Marie. Laisse-la t'apprendre le doux chemin de l'abandon. Là où elle est, là est le Christ qui te précède sur le chemin. Ouvre-lui la porte. Immerge-toi dans chaque mystère et laisse-toi ainsi conduire chaque jour, le chapelet à la main, dans une douceur maternelle, jusqu'à l'ultime Rencontre avec le Père. François-Daniel Migeon. François-Daniel Migeon a fondé le TMLI (Thomas More Leadership Institute) en 2010 pour permettre à chacun de trouver le chemin d'une vie unifiée, harmonieuse et engagée au service du bien commun. Il est également auteur de Neuf jours avec Thomas More, apôtre de la conscience, Le Laurier (2023) ; Retraite spirituelle avec Thomas More, Editions du Carmel (2024) ; La Passion d'une conscience, huit contemplations avec Thomas More, Salvator (2025).Axelle Bonnard a découvert Thomas More par le TMLI en 2020. Depuis elle se réjouit de son compagnonnage et désire le faire connaître plus largement comme « ami de toutes les saisons » ainsi qu'aimait l'appeler Erasme.
Après son Carnet de tendresse, Bendo nous guide sur un parcours spirituel illustré de ses dessins, jour après jour.Laissez-vous toucher par la tendresse de Dieu révélée par des psaumes, des évangiles, des morceaux de musiques, des oeuvres d'art et littéraires qui ont marqués l'artiste.Chaque étape du chemin est l'occasion de s'arrêter, de réfléchir, et de noter ses pensées dans un espace réservé, pour une expérience personnelle et incarnée.Plus qu'un simple guide, ce cahier est un compagnon de route qui vous permettra de cultiver la tendresse de Dieu au coeur de votre quotidien, et de vivre pleinement un temps de Carême ou de retraite spirituelle. Une invitation à entrer dans le silence, écouter la voix de l'Esprit et découvrir la douceur infinie de l'amour divin. Après des études d'histoire de l'art et de sciences religieuses à l'Institut catholique de Paris, Bendo est aujourd'hui encadreur à Paris. Il est l'auteur de Pape François c'est plus fort que toi (Première Partie, 2018) et Un Carnet de Tendresse (Nouvelle Cité, 2023).