FeniXX réédition numérique (Terre de brume)
Quand, en janvier 1998, une de ses étudiantes disparaît à Belfast, Hippolyte Braquemare s'envole pour la capitale de l'Irlande du Nord. Le professeur de civilisation irlandaise de l'université de Rennes 2 connaît bien le monde tourmenté de l'Ulster. Mais, quand il arrive sur place, il trouve une effervescence anormale : la paix se prépare. Aussi les paramilitaires catholiques et protestants s'emploient à se reconvertir dans des activités aussi lucratives que celles exercées pendant les trente années des « Troubles ». Braquemare retrouve ses amis loyalistes et républicains et navigue en eaux troubles. Accompagné de son ami le journaliste Lebovers, maître redoutable du jeu de mots, Hippolyte (« H » pour les intimes) tente d'échapper aux services spéciaux britanniques et irlandais ainsi qu'aux maffias de tous bords. Trouver la jeune étudiante se révèle difficile et dangereux. Alors que bombes et voitures piégées ne cessent d'exploser, le professeur, lui, n'a pour seule arme que son téléphone portable. Mais H porte bien ses cinquante ans et se remet de ses émotions avec un Black Bush, son whiskey favori, que sa compagne, la belle Irlandaise nationaliste Eileen, déguste d'une bien étrange façon. Le retour à la paix en Irlande sert de décor à ce polar différent où la réalité dépasse systématiquement la fiction mais où l'humour nord-irlandais ne perd jamais ses droits. Belfast Blues est le premier roman d'une trilogie celtique, « Du sang sur la paix », qui emmènera H d'Ulster en Écosse, puis en Bretagne.
Hors-d'oeuvre de martégalades, aventures comiques en gelée, contes farcis, bouillabaisse de galéjades et de menteries, civets et rôtis à la sauce mauvaise foi joyeuse, c'est le menu du chef qui rassemble ici, sur une même carte, les plus savoureux et les plus fumants récits de Paul Arène, de Frédéric Mistral, de Joseph Roumanille et de quelques autres trouvères moins célèbres. Certainement, le menu saura convaincre, outre les Méridionaux du pur Midi, les exagérateurs diplômés de tous les pays, que le mensonge est un art raffiné qui trouve en lui-même sa récompense et son plaisir. « C'est un lys qui ne file point, disait maître Arène, une flamme heureuse de briller sans qu'elle éprouve le besoin d'éclairer personne... » Personne, sinon l'heureux lecteur !
Dahut, la fille du roi Gradlon, règne en souveraine absolue sur la puissante et prospère cité d'Ys. Elle y vit dans le luxe et la débauche tout en vénérant des dieux que réprouvent Gwennolé et Corentin, proches conseillers du roi et tenants de la nouvelle religion. Mais le doigt de Dieu pointe vers Ker-Ys et déclenche le châtiment ultime, la submersion et l'engloutissement de la cité auxquels ne survivront que peu d'élus... Cette légende appartient à l'imaginaire de la Bretagne autant et peut-être plus que celle du roi Arthur ou de l'Ankou. Nombre de villes bretonnes se réclament de l'antique cité du roi Gradlon, mais les plus anciennes traditions la situent dans la baie de Douarnenez où les pêcheurs, dit-on, entendent quelquefois tinter les cloches des églises de la ville engloutie. L'histoire de la Ville d'Ys, c'est celle de l'éternel combat du Bien et du Mal, de Dieu et du Diable et peut-être aussi celui du Christianisme contre l'antique religion... Mais la légende reste et toujours l'imaginaire et le rêve triomphent.
Le Mont Saint-Michel, un des monuments les plus visités du monde, a connu une histoire riche en rebondissements. Sa situation géographique, aux frontières de la Bretagne et de la Normandie, a fait de lui, de tout temps, le sujet de discordes, de convoitises et de guerres. Mais la beauté exceptionnelle de ce site et son caractère mystique ont donné naissance, depuis la nuit des temps, à nombre de traditions et de légendes plus fantastiques les unes que les autres. Ce sont quelques-unes de ces légendes, d'hier à aujourd'hui, que nous conte ici Édouard Le Rossignol.
Alors que l'Empire romain sombre dans le chaos, les Celtes donnent le ton à l'Europe chrétienne des temps barbares ; l'Irlande et le Pays de Galles déversent sur les côtes du continent, retombé dans un état de paganisme larvé, tout un flot de missionnaires qui y resèment les grains d'un christianisme pur. Plus tard, aux VIe et VIIe siècles, les monastères celtes seront des écoles renommées où l'on accourra d'Angleterre, et même du continent. Plus tard encore, les moines irlandais joueront un rôle essentiel dans la renaissance carolingienne. Mais Rome décide que les Celtes doivent reconnaître son autorité et s'aligner sur les usages romains. Ils refusent. C'est le début d'une querelle qui atteindra bientôt un degré d'une extrême violence. L'Église celte - église monacale - est très différente, à la fois dans son organisation et dans son esprit, de l'Église romaine. Deux conceptions du monde et du christianisme, deux "cultures" vont s'affronter... De cette opposition et de ses conséquences naîtra la synthèse qui prépare le Moyen Age et, par là-même, les origines du monde moderne.
Les traditions populaires, coutumes, croyances et superstitions ont été longtemps regardées par beaucoup comme des radotages de bonnes gens d'autrefois, de paysans « arriérés et incultes » et leurs manifestations comme des scènes pittoresques et bizarres. On ne pensait pas que ces croyances et ces gestes souvent quotidiens avaient un sens caché, révélateur d'un passé lointain et étaient des survivances de rites forts anciens. Le folklore et la mythologie sont, en Bretagne, particulièrement riches, originaux et variés grâce à une situation géographique exceptionnelle, à la fois terrestre et maritime. Cet ouvrage présente un tableau d'ensemble sur ce vaste sujet, une somme sur plus d'un siècle d'enquêtes et de « collectages », d'articles et de livres... Fées, sirènes et Mary-morgans ; lutins, korrigans et géants ; êtres fantastiques de la nuit et « ménagerie » du Diable sont quelques-uns des thèmes abordés ici. « Mythologie et Folklore de Bretagne » nous fait plonger dans un monde fabuleux fait de nos plus ancestrales et souvent terrifiantes croyances...
Minorité, ethnie, région, nation, peuple... autant de mots pour traduire des options idéologiques opposées. La Bretagne possède une langue originale dont l'avenir dépend étroitement de son utilisation médiatique. Moyen de communication sociale, la langue bretonne peut-elle survivre, quand le peuple qui la parle subit chaque jour une assimilation progressive. L'exemple breton est abordé sans détours : aspect conceptuel, explication historique, approche sociologique angle politique... Ce livre souligne le rôle fondamental des médias dans le processus de changement culturel : de l'agression au renouveau. Marginalisée dans les systèmes médiatiques et scolaires, la langue bretonne a-t-elle un avenir ? Ce livre propose la seule voie qui paraisse acceptable pour l'existence du breton : la reconnaissance d'un statut d'égalité avec le français.