FeniXX réédition numérique (Olivier Perrin)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Aux nombreux ouvrages qui, dans le monde, paraissent sur les destinées de la France, plus précisément sur la faillite du régime, viennent s'ajouter ces notes, dont le mérite est de ne pas se soucier de plaire ou de déplaire, mais de refléter l'angoisse de l'homme de la rue, et de traiter la question monarchique sans le recours aux imageries d'Épinal qu'on avait l'habitude de nous présenter. La monarchie sauverait-elle la démocratie française ? À la révolution marxiste, la France peut-elle répondre par la révolution monarchique ? L'Europe demande-t-elle une Révolution française, pour poursuivre librement son destin ? Ces questions sont éclairées avec objectivité et indépendance. Elles provoquent de larges commentaires sur l'esprit de la monarchie française moderne, son contenu spirituel, sa position au-dessus « des politiques ». Une définition du Prince par rapport à sa fonction, à l'État et au peuple monarchique, permet d'envisager l'esprit même de la révolution proposée. Le pays hésite entre un nihilisme plus profond qu'on ne croit, et un espoir confus dont il se méfie. Cet ouvrage, qui cite cette phrase de Malraux, refuse ce nihilisme et s'emploie à détruire toutes les barrières qui séparent cet espoir confus des réalités monarchiques.
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Cette exposition s'est tenue à la Bibliothèque de l'Arsenal de Paris, du 8 décembre 1969 au 2 février 1970. À l'initiative et sous l'égide de l'Association qui porte son nom, Charles Dullin y fut donc présenté au grand public, sous ses divers aspects : l'homme, l'acteur, le metteur en scène, l'écrivain... d'après des documents que l'amitié et la fidélité dans le souvenir ont permis de rassembler.
Dans cette troisième partie de "De l'art, du parfum et des hommes », Edmond Roudnitska souhaite remonter aux causes de la condition humaine actuelle, il les analyse sans complaisance et envisage sans lâcheté les décisions qu'impose pareille situation dramatique.
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L'opéra a-t-il seulement un avenir ? Pour les uns c'est, par son ridicule, le plus discrédité des spectacles, pour les autres, dont Jean Vilar : « C'est le théâtre d'opéra qui prendra la primauté sur le théâtre dramatique de l'avenir. » L'opéra, spectacle total, l'opéra, spectacle intégral ? Effectivement, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en U.R.S.S., Pologne, Tchécoslovaquie... l'opéra prospère. Il a son public enthousiaste de jeunes et de moins jeunes, qui remplit les salles. En France, l'opéra périclite. Il périclite, colporte-t-on, parce que le Français n'est pas musicien, il périclite aussi parce que la France n'a pas de grands compositeurs lyriques, et cela malgré Rameau, Berlioz, Bizet, Chabrier, Gounod, Massenet... Debussy, Ravel... Milhaud, Poulenc, Sauguet... pour n'en citer que quelques-uns. Non, l'art lyrique périclite en France en raison de la carence d'un État qui se désintéresse de la question, en raison de l'incurie de ce même État qui laisse se scléroser les théâtres lyriques qu'il subventionne à grands frais, et qui laisse s'installer, avec une sereine indifférence, l'anarchie dans la gestion et l'exploitation des théâtres municipaux, qu'il aide, il est vrai, du bout des doigts. Déceler le mal est une chose ; y remédier en est une autre. Aussi après une critique ironiquement féroce du gâchis actuel, l'auteur propose un certain nombre de réformes qui, si elles étaient appliquées, réussiraient à sortir l'art lyrique français de l'ornière dans laquelle il s'enlise, et cela au profit du renom musical de la France.
Le récit de voyage ne s'élève au niveau de la littérature que s'il porte en lui-même un enseignement. Héritier en cela des Custine, des Gobineau, des Prince de Ligne, le Duc de Brissac met à la disposition des paysages qu'il rencontre, outre le style si naturellement élégant qui lui est propre, une culture d'une incroyable variété. Économiste, ingénieur, musicien, peintre aussi, homme des bois autant que des villes, des lettres autant que des machines, il sait, à l'occasion, devenir le poète de l'économie politique. Si cet ouvrage part à la vitesse de l'avion, s'il quitte le Mexique pour Moscou, l'Afrique équatoriale pour Corfou ou la Crète, le Pérou et le pays des Incas pour la Sicile, l'auteur, qui, à chaque parallèle, se fait historien autant que philosophe, demeure ce qu'il est en lui-même, « l'honnête homme » du XVIIIe siècle.