FeniXX réédition numérique (Hors Collection)
Les mots de François Mitterrand à propos de la France, l'Europe, la vie, la politique, les socialistes et les autres... Plusieurs centaines de citations de première main, tirées des écrits du Président, d'interventions télévisées, de conférences de presse ou d'entretiens privés de M. Martin-Roland, journaliste à l'Agence France presse, avec François Mitterrand. Le classement par chapitre permet de noter l'évolution des propos du Président tout au long de son parcours. «Copyright Electre»
On vous a dit que l'hypocrisie était un vilain défaut ? C'est faux ! Si votre épouse vous demande ce que vous pensez de sa nouvelle coiffure, allez-vous lui répondre : " Absolument atroce, ma chérie. On dirait que tu as passé la nuit dans un moule à gauffres " ? Ne vaudrait-il pas mieux, pour la paix de votre ménage, vous contenter de dire : " Très chouette " ? Si votre patron vous soumet sa dernière trouvaille pour dynamiser les ventes, allez-vous ricaner en lui décochant un regard plein de mépris, ou allez-vous prudemment opiner du bonnet ? Dans notre effroyable monde de Tartuffes, la vie conjugale, la vie professionnelle, les relations humaines dans leur ensemble nécessitent à l'évidence un brin de diplomatie, un soupçon de tact, deux doigts de prévenance. Voilà pourquoi nous vous conseillons d'être plus hypocrites que les autres. Ils vous en seront reconnaissants. Ce livre extraordinaire vous apprendra à affronter au jour le jour les situations les plus embarrassantes en parfait sournois. Il vous hissera sur les sommets de la réussite sentimentale, professionnelle, publique. Il fera de vous un ami recherché, une collaboratrice écoutée, un conjoint exemplaire, un présidentiable adulé des foules, bref, un type formidable. Dites, dans ces conditions, serait-il raisonnable de se passer d'un tel ouvrage ? Franchement ?
Vingt-cinq ou trente ans après l'ère féministe, qu'en est-il de la situation des femmes dans la société en général, et dans le couple en particulier ? Vingt-cinq ou trente ans, c'est une nouvelle génération qui a grandi sur des bases que l'on croyait nouvelles. Mais le nombre des mariages ne cesse de diminuer et celui des divorces d'augmenter, de plus en plus de femmes vivent seules et continuent, dans le cadre professionnel, à être globalement moins payées que leurs confrères masculins. Alors ? S'agit-il d'une « génération sacrifiées » ? Que reste-t-il vraiment des aspirations féministes ? Sans complexe et sans ménagement, Monique Carras et Brigitte Hemmerlin font le point sur la situation des femmes dans notre pays et dans le monde, face aux rapports de couple, à l'éducation des enfants, à la vie professionnelle, aux lois et à la vie politique, mais aussi face au retour des intégrismes de tout bord.
- L'opération au cerveau du commandant Cousteau s'est bien déroulée. Le plus dur a été de recoudre le bonnet. - Le directeur d'un centre culturel supplie Guy Béart de lâcher son rideau de scène. Le spectacle ayant eu lieu il y a trois semaines, au fil des jours l'espoir d'obtenir un rappel s'amenuise ! - Georges Marchais va tourner un remake de Walt Disney : « Liliane, j'ai rétréci le Parti » ! - La passion de Pascal Sevran pour les meubles frise l'hystérie. Trois fois par jour, il astique son secrétaire. Le meilleur - ou le pire - d'Olivier Lejeune, ou comment massacrer à bout portant tout ce que notre pays compte de personnalités à coups de petites phrases. Vous voulez qu'on vous dise ? Ça devrait être interdit.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, notre vénéré Premier ministre Lionel Jospin aurait, dit-on, coutume de se « lâcher » en privé. D'être un type poilant. Une sorte de luron particulièrement joyeux. Imaginez un peu : derrière l'image austère du surdoué de Cintegabelle se cacherait en fait une nature de plaisantin, ignorée de tous ! C'est ainsi qu'entre deux dossiers pénibles, comme pour circonscrire cet air chagrin qu'on lui connaît, le chef du gouvernement aime à plaisanter, à faire le pitre, à péter les plombs quelques instants. On dit d'ailleurs qu'il aime plus que tout railler ses opposants politiques, ses amis ou même ses ministres les plus fidèles ! C'est ainsi qu'un proche de Lionel Jospin, dont nul ne se méfiait dans les hautes sphères du pouvoir, a pu discrètement recueillir ce florilège surprenant des meilleures histoires drôles du frisé de Matignon.
On ne badine plus avec l'amour. À l'ère du Sida, les nouveaux libertins se sont réfugiés dans un monde de fantasmes, de rites, où l'imagination a pris le pas sur l'acte sexuel proprement dit. Fétichistes, sadomasos, échangistes, travestis, exhibitionnistes, ils se sont créé de véritables univers parallèles, avec leurs codes, leurs rites, leur langage, leurs secrets. Des univers fascinants, surprenants, parfois effrayants, dont Véronique Lesueur a ramené ce document exceptionnel basé sur plusieurs années d'enquêtes, de rencontres, d'interviews. Elle restitue ici, sans juger, les témoignages ou les professions de foi de quelques-uns de ces nouveaux libertins qui ont été jusqu'au bout de leurs fantasmes. Une enquête choc au coeur d'un univers insoupçonné.
Il se trouve que c'est mon premier roman et qu'il est érotique... Est-ce ma faute, à moi, si les dix manuscrits entrepris depuis trente ans ont fini dans ma corbeille ? Alors que celui-ci, étrangement, s'est laissé faire... porté par les trois mots de son titre - gonflés comme des voiles - vers son achèvement. Me croira-t-on, si je m'affirme le premier surpris, et si je me déclare à peu près aussi innocent que mes personnages, Alexandre et Bérénice, lorsqu'ils s'abandonnent aux délices de l'imagination brûlante, de la rêverie éhontée, de la confidence voluptueuse et du trouble équitablement partagé ? J'ai l'impression d'avoir volé ces lettres qu'ils échangent le temps d'un été, et de les avoir lues en rougissant... de plaisir... ou bien alors, de les avoir écrites à leur place, de manière à vivre avec eux la fiction d'une connivence parvenue à son plus chaud degré de confiance, d'intimité et de gloire sensuelle. Et comment rougiraient-ils eux, Alexandre et Bérénice, de leurs égarements charnels qui les conduisent, immanquablement, vers ces moments de gratitude dont nous avons tous éprouvé le miracle, de l'autre côté du vertige ? Claude-Jean PHILIPPE