FeniXX réédition numérique (Henri Lefebvre)
Par les portes qui s'entrouvrent devant eux, les antiquaires surprennent souvent les secrets d'extravagantes existences... (C'est le pittoresque du métier). Car, dans leur vie nomade, les choses du passé, que côtoie la bizarrerie humaine, sont parfois les témoins d'événements romanesques. Cette histoire le prouve.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Voici un auteur qui met son talent très particulier à imiter les écrivains qu'il a pratiqués, souvent admirés. Je dis imiter, non parodier ni pasticher. Car le pastiche est, quelquefois, une sorte de commedia dell'arte, où il s'agit encore plus d'attirer l'attention sur l'artiste, que sur la fable qu'il est censé représenter. Le pasticheur, par maints clins d'oeil et roulements de hanches, sollicite sans cesse le lecteur (le spectateur) de s'écrier : « Comme il est malin ! ». Silvain Monod, point. Cet homme sérieux, sinon grave, ne prétend pas tant à vous égayer aux dépens de son modèle, qu'à en copier les traits avec une patience, un réalisme, une finesse, qui puisse faire confondre la copie avec l'original. Il n'a d'autre but, comme les peintres en trompe-l'oeil, que de faire ressemblant. Paul Reboux, qui est orfèvre, le souligne dans sa brillante introduction à l'oeuvre d'un cadet qu'il estime. Au fait, c'est aux maîtres du naturalisme baroque qu'il s'apparente ; il y a de l'Arcimboldi dans sa manière égale et minutieuse qui, au troisième coup d'oeil, révèle un visage, une effigie parlante - là où vous n'aviez vu, d'abord, que des rochers ou une botte de légumes. Il n'est pas donné à quiconque d'atteindre, par les voies modestes du dessin d'après nature, à de tels éclairs de découverte. Cela suppose aussi la complicité du lecteur cultivé, qui ne demande pas de farces ni de gauloiseries, mais de retrouver par des moyens difficiles ou faciles (c'est selon) le secret de quelqu'un de ses auteurs familiers. L'exactitude, c'est le but final de Silvain Monod, comme il le fut d'Henri Monnier par exemple et aussi, sur un autre plan, de Vermeer. Il s'est astreint, pour en approcher - et souvent y atteindre - à un travail d'horloger, de bénédictin enlumineur. L'on devrait - pour définir telles de ces miniatures, où se trouve imitée jusqu'à la poussière du temps - inventer un mot nouveau, un vocable qui leur soit propre : par exemple celui de facsimilé. Maximilien Vox
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Un jury composé de : Jacques de Lacretelle, André Maurois, André Chamson, Christian Murciaux, Jacques Duron, André Bay, a décerné pour la première fois le prix Katherine Mansfield à Luce Amy pour son récit : « Françoise ». Luce Amy a débuté dans les lettres avec : « Anna, premier visage, les affections passionnées de l'adolescence » qui obtint le Prix Sévigné. Elle a publié ensuite : « Les voies souterraines », roman sur le couple, la jalousie, dont toute la presse a signalé la résonance proustienne. Il y a dans « Françoise » un accent, une authenticité, qui ne peuvent laisser indifférent. C'est une histoire dramatique qui est contée ici, avec cette « sobriété, cette netteté, cette fermeté viriles », que Henry de Montherlant avait discernées déjà dans le premier livre de Luce Amy : « Anna, premier visage », qu'il a préfacé.
Le héros d'« Un homme comme lui ! » est justement un vieil et illustre écrivain qui, regimbant furieusement contre la « facilité » ou « l'absurdité » du « nouveau roman » et du « théâtre d'avant-garde », perd subitement sa fortune et sa gloire, se sent dépassé, démonétisé, voit se détacher de lui sa jeune femme, se réfugie dans des amours faciles, tombe malade, souhaiterait la mort... - Une poignante dégringolade ! - jusqu'à ce que le hasard d'un amusant fait-divers - signe des temps ! - le projette à nouveau au premier plan, où il essaiera de se montrer totalement compréhensif. Que de choses il y a dans ce livre ! Une peinture qu'on dit féroce du milieu littéraire actuel (tout le monde présenté sous son nom), l'écho des infortunes majeures qui ont assombri la fin de princes de notre littérature, de Corneille à Lamartine, la création d'un personnage qui s'imposera à la mémoire... Surtout l'art puissant, équilibré, empreint d'un humour secret, d'un romancier dont Armand Lanoux vient d'écrire qu'« Un homme comme lui ! » constitue « un extraordinaire tour de force ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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