FeniXX réédition numérique (Griot)
Guido, jeune Florentin de dix-huit ans, voit sa famille et ses amis massacrés par les soldats de l'empereur Charles-Quint lors du Sac de Rome, en mai 1527. Réfugié au château Saint-Ange, auprès de son oncle, le cardinal Orlando, ami du Pape Clément VII, il fuira vers Venise, où de nouveaux drames l'attendent. Au coeur d'un monde de violence et de passions, où Catholiques et Luthériens s'entredéchirent, Guido doit affronter seul les ennemis qui le traquent, mais n'est-il pas lui-même son pire ennemi ? Animé d'une impitoyable volonté de vengeance, entre la haine et le désespoir, il confie à son manuscrit ses "secrets inavouables". Le Seigneur de l'aube retrace - sous forme de mémoires - l'itinéraire intérieur de ce "jeune homme de l'ombre au destin trop lourd".
La Révolution Française ne fut pas qu'une Révolution parisienne. Voisins de la Capitale, les Hauts-de-Seine participèrent aux grands événements qui devaient bouleverser toute une Nation... Fruit de la compilation d'une série d'émissions diffusées sur l'antenne de T.S.F. de janvier à juillet 1989, cet ouvrage est le résultat des recherches des historiens, archivistes, conservateurs de l'actuel département des Hauts-de-Seine. Du déclin de la Monarchie absolue à la chute de Robespierre, ces récits se proposent de raconter la vie quotidienne des citoyens de ce département ; entre la grande et la petite Histoire, ils vécurent à leur manière les événements tragiques ou anecdotiques de la Révolution. Comment fut accueillie une pierre de la Bastille à Clichy, comment furent pourchassés certains nobles, comment d'autres, au contraire, furent protégés par la communauté villageoise, quelles étaient les revendications des villageois au vu des Cahiers de Doléances ? Tous ces thèmes et bien d'autres sont abordés au fil de ces pages. En bref, un ouvrage qui permettra à chacun de mesurer l'impact de la Révolution dans les territoires voisins de la capitale, et aux habitants des Hauts-de-Seine de connaître l'histoire de leur département au temps de la Révolution...
La cinéphilie est par excellence le champ de la mémoire : ce ne sont pas les films que nous vénérons, ce sont les traces qu'ils ont laissées en nous. Or, rien n'est plus aléatoire que le processus du souvenir. Reprenant à son compte le principe du « Je me souviens », Gérard Lenne, journaliste, critique et historien du cinéma, se livre ici à un jeu de l'écriture et du hasard qui reconstitue, en filigrane, sa vie de spectateur. Mais la « règle du je », la singularité délibérée de ces résurgences du passé, renvoie à une pluralité, celle du grand puzzle de la mémoire collective. De sorte que la contagion du souvenir gagnera insidieusement le lecteur. Comme elle a gagné, ici, dix dessinateurs dont la vocation est déjà, à travers la B.D., de jongler avec les phantasmes, et tout simplement avec la nostalgie.
Cette histoire est basée sur un fait réel. En Afrique du Sud, dans les années soixante, les Debeer, famille d'Afrikaners (colons blancs d'origine hollandaise), se trouve brusquement « déclassée », passant du statut de Blancs à celui de Métis. En vertu des lois sur l'apartheid les Debeer doivent changer de domicile pour s'installer dans le ghetto sur les versants de Devil's Peak, non loin du Cap de Bonne Espérance. Ce roman est l'histoire de cette brusque déchirure, de cette nouvelle vie qui commence pour les Debeer. L'autre aspect du roman est la vision de la société sud-africaine, telle que nous la conte Michael le jeune Européen, de cette société où la fameuse Loi sur l'Immoralité ne lui permet pas de rencontrer Prudence Debeer. L'amour de deux jeunes gens de « couleur différente » y est inconcevable. Avec ce roman au style intimiste Albert Russo, (après « Sang-mêlé » ou « Ton fils Léopold »), continue ses chroniques africaines et traite un problème très actuel.
L'Ecole, un jour, on y rentre pour ne jamais plus en sortir. La classe reste synonyme d'un impossible classement, et, de génération en génération, elle répète toujours la même histoire, de solitude et d'isolement pour en arriver... à cette impossibilité de pensée... submergé par la sensation de vertige qui nous accompagne durant la traversée. « Copyright Electre »
Stéphane vient d'entrer en 6e au CES Montaigne : en quittant le monde de la petite enfance, il connaît ses premiers problèmes d'adulte, ses premiers émois amoureux. La brutalité d'Alexandre, l'élève de cinquième, le fait souffrir, mais elle l'aide aussi à prendre conscience de l'amitié, de la solidarité. Autour du thème principal : préparation d'un voyage de fin d'année, Michel Cégretin, avec humour, au gré d'épisodes savoureux, décrit en connaissance de cause (il est lui-même professeur), des situations cocasses ou tendres et nous fait découvrir deux univers avec élèves et professeurs qui cohabitent sans forcement se connaître, avec leurs relations, plus complexes qu'il n'y paraît, où le respect mutuel n'est jamais acquis. Le voyage des sixièmes, roman doux-amer, aussi bien que comique, retiendra les amoureux de l'enfance.
Le corps professoral représentait le bien, les écarts au règlement constituaient le mal, la vie était simple, illuminée par Dieu, assombrie par le diable. J'avais onze ans et je venais d'entrer au petit séminaire, m'éloignant à jamais de ma famille et de ma ville natale. « M'éloignant à jamais », insistait la voix qui m'avait insufflé la vocation... Hubert, le narrateur adulte, nous présente Hubert, l'enfant, protagoniste de l'histoire qui débute sur la vie au petit séminaire. Après ce chapitre inscrit dans la réalité, le rêve surgit. Le voyage d'Hubert avec sa famille chez le vieil oncle, l'abbé Pambre. Un vieux presbytère le long d'un canal, noyé dans la brume, nimbé de mystère aux yeux de l'enfant ; Armand, le sacristain énigmatique ; le suicide de Marie dont Armand se rend responsable ; l'apparition de Sabine : autant de fantômes ou de réalités avec lesquels Hubert, l'enfant, joue, tandis qu'Hubert, adulte, cherche à reconstituer ce qu'il a vécu ou bien rêvé... Roman d'une nostalgie, ou plus exactement, hommage à la nostalgie, Chemin de halage est un livre fascinant qui saisit le lecteur dès la première phrase par le jeu du vécu et du rêve, la charge iconoclaste, l'humour féroce, le romantisme effréné, les personnages étranges. Un livre envoûtant qui nous habite bien après qu'on l'a refermé.