FeniXX réédition numérique (Golias)
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Messes noires, profanations de cimetière, meurtres rituels, rock et BD sataniques : les sectes sataniques se développent de façon préoccupante. Elles constituent un véritable laboratoire du futur dans la mesure où le satanisme gagne du terrain lorsque les hommes sont affaiblis, humiliés, niés dans leur humanité. Ce néosatanisme se présente comme la religion du XXIe siècle, au nom du droit du plus fort, du mépris des pauvres et de l'élimination des faibles. L'auteur dénonce avec un style vif, dans un livre très documenté, la collusion qui s'accomplit entre certains courants conservateurs de l'Église catholique et une extrême droite néofasciste et néonazie avec la bénédiction d'une partie du monde universitaire. Il démontre, preuves à l'appui, la responsabilité des États-Unis dans cette nouvelle croisade contre les organisations antisectes. Un appel vibrant à tous les citoyens, croyants ou athées, pour défendre les valeurs de la République.
Depuis quelques années le nom d'Alexis Carrel est au centre d'une polémique récurrente. En effet, les thèses eugénistes, et notamment leur version vulgarisée par Carrel, sont en passe de toucher un plus large public en raison de la conjonction de deux phénomènes nouveaux : d'une part le développement des recherches en génétique qui réactive dans une certaine mesure les fantasmes eugénistes et d'autre part la montée d'une extrême droite, favorable à l'eugénisme, en France, comme ailleurs, en Europe ou aux États-Unis. Dans de nombreuses villes les municipalités ont décidé de débaptiser les rues ou les places portant son nom. Le 10 mai 1995, un collectif d'associations donnait au Palais du commerce de Lyon une conférence « Alexis Carrel, cet inconnu : quand la science prétend justifier le racisme » et réclamait au nom de la déontologie scientifique et du respect des valeurs démocratiques, la « débaptisation » de la faculté de médecine portant son nom. Le 1er octobre 1995 le collectif d'associations, dans une conférence de presse, révélait, documents à l'appui, l'appartenance de Carrel au parti fasciste de Jacques Doriot dans les années trente. Cet ouvrage brosse le portrait d'Alexis Carrel et retrace le combat nécessaire contre les idées qu'il professait. Faire reculer ce nom est une victoire sur l'extrême droite et ses théories racistes.
Pourquoi Laurent-Désiré Kabila et ses anciens alliés rwandais et ougandais sont-ils aujourd'hui en guerre ? Par quel curieux retournement Kabila a-t-il pu reprendre à son compte l'idéologie qui conduisit au génocide rwandais de 1994 ? Comment l'idéal panafricain qui présida à la prise de pouvoir du « Mzee », en mai 1997, s'est-il progressivement transformé en une guerre africaine impliquant pas moins de sept armées ? L'auteur, qui fut correspondant de presse à Kinshasa de l'automne 1997 jusqu'au début de la Seconde Guerre du Congo, à l'été 1998, s'efforce de répondre à ces questions. Il retranscrit l'atmosphère « révolutionnaire » qui régnait à Kinshasa au début du règne de Kabila, et produit un témoignage inédit sur la répression anti-Tutsis qui allait y sévir quelques mois plus tard. Ce récit tragicomique où s'enchaînent à vive allure arnaques gouvernementales et luttes politico-ethniques, sur fond de Primus (la bière) et de ndumbolo (la danse), retrace la période la plus récente de l'histoire mouvementée du Congo démocratique.