FeniXX réédition numérique (Éditions sociales)
Qu’est-ce qu’une organisation syndicale de masse et de classe ? Dans ce texte fondateur, Henri Krasucki, figure historique de la CGT, décrypte les enjeux de la lutte des classes et propose une réflexion toujours actuelle sur le pouvoir ouvrier.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La France vient de vivre quatre mois d'une histoire chargée de mythes. Depuis le 13 mai, l'histoire s'est divisée en deux ; sur le devant de la scène, une histoire apparente, présentée avec les moyens massifs dont dispose l'État ; cette histoire a ressemblé à un rêve ; une série d'images ont défilé devant les yeux des Français : les émeutes du 13 mai, les déclarations de De Gaulle, les cérémonies de la fraternisation, le grand thème de l'intégration, etc., jusqu'aux 80 % du 28 septembre. Mais qu'y avait-il derrière ces images ? La mystification est un essai pour confronter chaque fois la réalité et la fiction ; leur contrepoint fait le pamphlet ; chaque fois que l'Histoire se dissimule dans des mythes, le pamphlet redevient un genre vivant. Pourtant, on donnerait du livre une idée aussi fausse qu'incomplète, en le réduisant aux dimensions d'un pamphlet politique. Plus, en effet, qu'une chronique linéaire des événements, l'ouvrage de Maurice Mouillaud est une descente dans les profondeurs du 13 mai : quel était le rôle réel de De Gaulle derrière le mythe ? qu'y a-t-il derrière la « guerre révolutionnaire » ? quelle est la réalité des colonels ? sont-ils vraiment les auteurs du 13 mai ? le nouveau « système » est-il vraiment l'ennemi de l'ancien et quel est le sens réel de la critique du « système
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Cet ouvrage ne s'adresse pas uniquement aux juristes, mais il intéresse un public beaucoup plus large. Sur la base de problèmes quotidiens, qui peuvent se poser partout, Monique et Roland Weyl comparent la légalité bourgeoise française et la légalité socialiste tchèque. Le manque de garanties qu'offre la première, apparaît avec évidence, tandis que la loi et l'organisation de la justice - en pays socialiste - protègent les droits des citoyens. À cet égard, on trouvera - dans cet ouvrage - une critique de la réforme de la Justice réalisée - en 1956 - par le gouvernement gaulliste : elle en dégage le caractère autoritaire, et en montre les dangers. En opposition, on verra sur quelle base supérieure s'appuie la légalité en Tchécoslovaquie, en s'exerçant en contact de plus en plus étroit avec le peuple. La Justice et les hommes est une contribution importante à l'étude comparée du droit bourgeois et du droit socialiste, qui éclaire certains aspects de la supériorité démocratique de la société socialiste sur la société bourgeoise.
L'histoire d'un pays, c'est aussi l'aventure de ses hommes. L'histoire des Alpes-de-Haute-Provence, c'est aussi la mémoire de Pierre Girardot. Son chemin nous entraîne sur les pentes du département, au long des routes odorantes, sur les places où les gens se rassemblent les jours de colère... Gassendi, un alpin de lumière - la riposte au coup d'état de Napoléon III - un zeppelin à Laragne - quand la Durance était un fléau - la tuberculose dans une famille - la sélection de la lavande - écologie dans les années 30 - les Camps de concentration français - la Résistance et les Maquis en Savoie et en Auvergne - rencontre avec Eisenhower - cinq fois député - l'électricité nationale - pour l'Indochine et l'Algérie - à travers le monde de Stalingrad à Mexico et Pékin - la "Marido herbo". Quelque soixantes années d'une vie, d'un itinéraire consciemment suivi et que l'homme, le militant, peut évoquer avec fierté.
Au coeur de la Résistance en France, mêlés aux Patriotes français, partageant dans la lutte leurs dangers et leurs peines, les joies des succès remportés, admis par eux comme des frères d'armes, affrontant, comme eux, mille morts pour que vive l'humanité, des Antifascistes allemands étaient intégrés à la rigoureuse clandestinité des Résistants français. Jamais documents aussi véridiques, aussi bouleversants et irrécusables n'ont été portés à la connaissance du public français. C'est un livre unique, une contribution importante - et inédite - à l'histoire de la Résistance française. C'est aussi - et surtout - un hommage mérité à tous les Démocrates et Antifascistes allemands, tombés sur notre sol et ailleurs dans la lutte contre la barbarie hitlérienne, et ceci depuis 1933.
La classe ouvrière supporte le poids de la crise. Sous des formes et à des degrés en partie différents, les cadres aussi. La classe ouvrière est vitalement intéressée au changement démocratique. Pour les mêmes raisons - et pour d'autres plus spécifiques - les cadres aussi. Ce livre n'est pas une étude catégorielle de plus sur les cadres. Attentif à tous les problèmes qui leur sont propres, il les situe dans leur vraie perspective d'ensemble : celle de l'action, pour en finir avec une politique mettant à mal la nation tout entière, pour une nouvelle majorité démocratique et pluraliste, dont le Programme commun de la Gauche définit les objectifs. Dans une telle perspective, quelle peut être la place des cadres, la solution des problèmes qui les concernent ? Avec les nationalisations prévues par le Programme commun, qu'en sera-t-il de l'entreprise publique et privée, de l'informatique, de l'aéronautique, de la production énergétique, de la machine outil... ? Avec la politique sociale du Programme commun, qu'en sera-t-il de la formation professionnelle, de la hiérarchie des salaires, de la fiscalité, de l'emploi ? Qu'en sera-t-il de la démocratie, des libertés, de la science et de la culture, de l'indépendance nationale ? Un livre pour tous ceux qui veulent, par-delà les propagandes, réfléchir eux-mêmes aux enjeux politiques à venir - à commencer par les cadres.
Revendiquer trop, c'est créer de l'inflation car, tôt ou tard, les hausses de salaires amènent la hausse des prix ! L'argumentation est courante. Plus ou moins élaborée, ouvertement réactionnaire ou d'allure réformiste, cette "analyse" se résume en une seule thèse : l'inflation a pour cause les revendications excessives des travailleurs. Point par point, Paul Bourguès fait la démonstration que c'est faux. Pour cela, il examine et critique les trois grandes versions de cette théorie de l'inflation : "l'inflation par les coûts", "l'inflation par la demande", "l'inflation sociologique". Avant tout, ces théories sont des tentatives de justification des politiques d'austérité. Bénéficiant d'une longue expérience du mouvement syndical, l'auteur a réalisé ici un livre rigoureux sur le plan scientifique, et accessible à un large public.
On sait que l'entreprise Simca-Chrysler s'est hissée au niveau des toutes premiers places du palmarès de la lutte antisyndicale. C'est dire l'intérêt du récit d'Henri Rollin. A travers la relation vivante, directe, de ses vingt années de travail et de syndicalisme chez Simca, il nous livre un tableau détaillé du dispositif mis en place par les patrons de cette grande entreprise pour briser les luttes des travailleurs. Henri Rollin a travaillé plus de 16 ans dans l'industrie automobile : dès l'âge de 14 ans, il est embauché chez Ford à Poissy. En 1958, il devient secrétaire du syndicat CGT. Cela durera 7 ans et demi. Depuis 1966, il est secrétaire général de l'Union départementale CGT des Yvelines.
Lucien Sève, ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de philosophie, a 33 ans. Il a publié de nombreux articles, notamment dans La Raison, La Pensée, La Nouvelle Critique, et une Anthologie commentée des grands textes laïques, aux éditions EDSCO. Actuellement professeur dans un lycée de Marseille, il prépare une thèse de Doctorat et un livre sur la dialectique marxiste. En réunissant sous le titre : « La différence », deux essais respectivement consacrés à Matérialisme et empiriocriticisme de Lénine (1909) et La somme et le reste, d'Henri Lefebvre (1959), il a voulu procéder à une étude de philosophie marxiste comparée, à la fois théorique et polémique. Après avoir souligné le contraste qui existe entre le livre de Lénine - qui défendait le matérialisme dialectique à un moment où bien des choses paraissaient l'infirmer - et celui de Lefebvre - qui le remet en question à un moment où tout le confirme -, Lucien Sève cherche, à travers l'analyse de ces deux oeuvres, la source de leur saisissante disparité. Il la trouve dans la différence fondamentale des méthodes de pensée, et des attitudes politiques qui les sous-tendent. Tout entier animé par l'esprit de parti prolétarien, Matérialisme et empiriocriticisme est un jalon essentiel sur le chemin historique qui conduit à la révolution victorieuse de 1917, et à l'essor du socialisme dans le monde contemporain. Vicié par l'attitude petite-bourgeoise, « La somme et le reste » débouche au contraire sur les illusions spéculatives et l'individualisme pratique et, par conséquent, retombe en dehors de l'histoire. Fidèle à ce qui constitue un aspect essentiel de son orientation, La Nouvelle Critique entend maintenir - dans sa collection d'« Essais » - le caractère polémique qui lui a déjà assuré - en tant que revue - une place si importante dans la vie culturelle, en France et à l'étranger. Dans le même temps, elle manifeste son éloignement de tout dogmatisme, en donnant aux chercheurs marxistes la possibilité d'essayer leurs forces, et celles du marxisme lui-même, les questions que l'actualité met au premier plan de la vie des idées.
Marcel Willard est avocat, et militant, depuis trente-cinq ans. C'est en effet à sa démobilisation, en octobre 1919, qu'il entre à la fois au Barreau de Paris, et au Comité pour la IIIe Internationale, en attendant d'adhérer, dès le Congrès de Tours, au Parti communiste français. Cela fait, pour Marcel Willard, trente-cinq années chargées de lourdes responsabilités, qui lui ont permis d'accumuler une expérience considérable dans le domaine qui est le sien, celui de la défense de militants ouvriers tombées aux mains de l'ennemi.
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Pourquoi et comment la classe ouvrière fut elle "seule dans sa masse fidèle à la patrie profanée", selon l'appréciation de François Mauriac ? Pourquoi les militants ouvriers purent-ils résister à l'assaut des forces réactionnaires qui gouvernaient la France dès le début de la "Drôle de guerre", et maintenir leur organisation vaille que vaille, malgré les arrestations, les internements qui se chiffrèrent par milliers, avant même l'occupation hitlérienne...
Le Parti communiste français existe. On s'en inquiète, on s'en félicite. Depuis soixante ans, le Parti communiste chemine avec la société française. Leurs rapports sont complexes, et il n'est donc pas question, en choisissant la facilité, de nous offrir LA définition du PCF. La démarche originale de Jean Burles, associe donc l'étude de la société et celle du parti révolutionnaire. La fécondité de cette démarche se mesure aux réponses qu'elle nous propose sur les problèmes de la stratégie, des activités théoriques du PCF, du rôle des intellectuels communistes, et de la raison d'être du centralisme démocratique. À travers ces réponses, ce sont les mythes du parti-greffon, de l'interprétation fonctionnaliste, mais aussi d'une vision idyllique de l'histoire du PCF, qui volent en éclats. Un livre pour comprendre la présence et l'importance du Parti communiste dans la société française ! Jean Burles, membre du Comité central du PCF, a déjà publié "L'histoire du réformisme en France" avec des historiens de l'Institut Maurice-Thorez, dont il est directeur.
L'artisanat, le commerce indépendant, la petite et moyenne industrie, sont à la « Une » de l'actualité. Trois constatations guident les auteurs de ce livre : l'importance relative des PME dans l'appareil économique, l'importance de l'emploi salarié dans les PME, les possibilités d'alliance entre la classe ouvrière et les couches moyennes, elles aussi victimes du régime actuel. Des possibilités de convergence des revendications avec les moyens entrepreneurs existent aussi, dans la mesure où ceux-ci prennent de plus en plus conscience du pillage dont ils sont globalement victimes. C'est donc à l'union, que les auteurs appellent les PME. À ce rassemblement ouvrant la possibilité du changement démocratique, les artisans, commerçants, petits et moyens entrepreneurs doivent être partie prenante, eux dont la seule perspective est, dans le contexte actuel, l'élimination, l'absorption ou l'asservissement par les monopoles.
Sortir de la crise et de l'injustice, vivre mieux, vivre libre : c'est l'aspiration générale. En 1972, le Programme commun en a défini les moyens indispensables et cohérents. Il a engagé sans équivoque les partis de Gauche devant la nation, scellé l'Union pour le changement. Un immense espoir est né. Et voici qu'à l'approche de l'échéance, des reculs sur des questions essentielles remettent tout en cause. Chacun s'interroge avec inquiétude : comment les choses en sont-elles venues là ? Pourquoi l'actualisation du Programme commun n'a-t-elle pu aboutir ? Que faire pour que le peuple gagne vraiment en 1978 ? Pierre Juquin, l'un des négociateurs du Parti communiste en 1972 et en 1977, membre du Comité central, répond à ces interrogations capitales. Parce qu'il s'agit de vos affaires, et non d'intérêts d'états-majors, parce que votre liberté de jugement et de choix suppose une information claire et détaillée, ce livre met cartes sur table. Loin de toute polémique, il fait le récit véridique de la négociation, et ouvre les dossiers de l'actualisation du Programme commun. L'union pour le changement ? Comme le montre Georges Marchais, c'est des travailleurs, maintenant, que tout dépend.
Sur la base d'un précédent ouvrage : "Plus-value et salaire", depuis longtemps épuisé, André Barjonet, membre du Conseil économique et social, et auteur de "Qu'est-ce que la paupérisation ?", publie ici une étude remarquable et pleine d'actualité. Il soumet à l'analyse scientifique et à la vérification des faits, certains problèmes importants - et souvent controversés - que pose le capitalisme. C'est ainsi qu'il apporte une réponse claire, argumentée aux questions suivantes : qu'est-ce que le capitalisme ? Sur quelle base se réalise le profit ? Le salaire représente-t-il la valeur du travail de l'ouvrier ? L'harmonie entre le Capital et le Travail est-elle possible ? Peut-on augmenter les salaires sans augmenter les prix ? Il étudie également les diverses formes de salaires appliquées dans différentes entreprises et dans différents pays, pour en dégager les mobiles et les buts. Ce livre, par son sérieux et sa qualité, ne peut laisser indifférent aucun économiste. La nature, l'actualité des problèmes qu'il analyse, le rendent précieux pour tous les travailleurs. Ils y puiseront une documentation, des enseignements, qui répondent à leurs préoccupations quotidiennes.
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La musette de Gaston Monmousseau est un recueil de textes que celui-ci a écrits et publiés, notamment dans "La vie ouvrière", soit signés de son nom, soit sous le pseudonyme de Jean Brécot, personnage imaginaire dans lequel il a incarné le bon sens malicieux des travailleurs, de toutes les petites gens.
Au cours de la récente campagne de l'élection présidentielle, Georges Marchais a prononcé quatre grands discours, dans lesquels il a exposé les idées et les propositions des Communistes pour l'avenir du pays. Ces idées et propositions conservent toute leur actualité, car la question de parvenir à un changement politique réel, se trouve plus que jamais à l'ordre du jour. C'est pourquoi nous avons jugé utile de les rassembler dans ce livre, sous une forme remaniée, aisément accessible. Le lecteur y trouvera - non pas une rétrospective de la campagne électorale - mais un exposé de ce qu'est, aujourd'hui, la politique du Parti communiste français.
Partant des besoins mêmes du petit enfant, de ses caractéristiques biologiques, de son développement affectif, sensoriel et intellectuel, le Docteur Françoise Lazard-Levaillant s'attache à montrer combien l'insertion sociale - et la promotion des femmes - sont bénéfiques à l'enfant. De plus en plus jeunes, de plus en plus nombreux, de plus en plus longtemps, les enfants se voient confiés aux crèches, aux maternelles ou, trop souvent, à des nourrices dont l'agrément rare, ne signifie pas pour autant la compétence. La lecture de l'ouvrage de Françoise Lazard-Levaillant donnera les moyens - à tous les parents et éducateurs - d'envisager la possibilité d'une action conjuguée et complémentaire de la famille et des milieux d'accueil collectifs du petit enfant.
La politique du capitalisme monopoliste d'État n'épargne pas la paysannerie : pression sur les prix agricoles à la production, prolétarisation d'une partie de la paysannerie, concentration agraire... L'ouvrage aborde les questions du Marché commun, de cette forme nouvelle de la concentration qu'est l'intégration capitaliste, de l'évolution des couches sociales à la campagne... Une place importante est réservée au programme et aux solutions que propose le Parti communiste français. L'avenir des paysans travailleurs est étroitement lié à celui de la classe ouvrière, et des autres couches laborieuses de la ville et de la campagne, d'où la nécessité de contribuer au resserrement de leur alliance.
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Les États-Unis comptent 83 millions d'hommes et de femmes - « blancs » et « non-blancs » - qui participent à l'activité économique. Dont on parle peu. Et moins encore de la majorité d'entre eux - les ouvriers - si ce n'est pour affirmer qu'ils constituent, aux États-Unis, une catégorie sociale « conservatrice »... C'est d'eux dont ce livre traite. D'après quoi on verra qu'il reste une Amérique à découvrir...
Choisir d'avoir un enfant quand on le désire, si on le désire, tel est l'enjeu du débat qui vient de se dérouler à l'Assemblée nationale, autour de la reconduction de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (votée en 1975 à titre provisoire). À partir du délicat problème de l'IVG, c'est de la condition de la femme qu'il est question, de sa dignité, de sa liberté ; des rapports du couple ; de la nécessaire information sexuelle dès le plus jeune âge ; des rapports qu'entretiennent science et morale ; de l'attitude de la médecine face à l'avortement ; de la recherche scientifique en matière de contraception féminine et masculine. Ainsi, il apparaît vite que la défense de la loi de 1975 passe par son extension. Ce sont les arguments de cette nécessaire poursuite du combat des femmes, que vous trouverez dans ce recueil.
Sur la base de son livre : La nuit finit à Tours, depuis longtemps épuisé, Jean Fréville a écrit, pour le quarantième anniversaire du Congrès de Tours, un ouvrage qui retrace de façon plus fouillée, mais aussi vivante, les luttes d'où est sorti le Parti communiste français. « Né du feu de la guerre, du feu de la Révolution russe, du feu intérieur qui, depuis Babeuf, a embrasé des milliers de révolutionnaires français, tombés pour l'émancipation des travailleurs, le Parti communiste français répond à une exigeance de l'Histoire. Il a renoué le fil brisé de la grande tradition socialiste. » De la « Belle Époque », où les conditions de vie étaient si dures pour la classe ouvrière, et qui se termine par l'assassinat de Jaurès, et l'effondrement de la IIe Internationale, le récit conduit, à travers les drames de la guerre, jusqu'au réveil du mouvement ouvrier, stimulé par la Révolution d'Octobre. La lutte pour les revendications immédiates se conjugue avec le combat contre l'intervention armée en Russie. Les grèves, la révolte des soldats et des marins de la mer Noire, l'élan qui soulève le peuple de France, ont leur conclusion politique dans le Congrès de Tours. D'une lecture facile et attrayante, plein de faits et d'enseignements, écrit avec une rigueur et une sûreté d'information qui n'exclut pas la passion militante, Né du feu s'adresse non seulement à ceux qu'émeuvent les épisodes tragiques - ou admirables - de cette période de guerres et de révolutions, mais à tous ceux qu'intéressent la politique, et aussi aux hommes de bonne foi qui veulent - à notre époque troublée où se décide l'avenir - se faire une idée exacte du mouvement des idées et des luttes sociales au XXe siècle.
Paru en juin 1981, ce livre retrace les événements de l'été polonais que nous avons vécus au jour le jour. Pour aider à la compréhension de ces événements, il fait retour sur la décennie soixante-dix, et trace le tableau de la société polonaise au seuil des années quatre-vingt. Il entend par là-même donner au lecteur l'éclairage nécessaire à la compréhension des faits, et les matériaux indispensables à une véritable réflexion. Les blocages apparus, tant dans le développement de l'économie polonaise, que dans celui de la démocratie socialiste, l'irruption de la classe ouvrière sur la scène politique, l'ampleur de l'ébranlement social, les rebondissements en chaîne dans une situation fragile et pleine de risques, sont autant de problèmes posés dans une société socialiste qui, faute d'avoir appréhendé à temps les contradictions de son développement, doit désormais les résoudre sous la pression des événements. Au moment de rééditer ce livre, épuisé depuis plusieurs mois, il nous apparaît que ses analyses demeurent en prise sur l'actualité, et continuent d'éclairer la situation actuelle en Pologne. Mais cette situation a, évidemment, profondément évolué depuis l'été 1981. C'est pourquoi nous avons jugé nécessaire d'ajouter, au texte primitif, une postface retraçant à grands traits cette évolution, et s'efforçant d'établir pour quelles raisons ce qui, à l'automne 1980, était le grand espoir d'une avancée démocratique du socialisme, a basculé, à l'automne 1981, dans le risque d'une confrontation, pour déboucher finalement sur le 13 décembre. Cette fois encore, notre souci a été d'aider à la compréhension des événements, et de fournir des éléments de référence sur les problèmes du socialisme.