FeniXX réédition numérique (Éditions Albin Michel)
Un milliardaire blasé croise la route d’un jeune homme en larmes dans un bistrot parisien. Entre adoption inattendue et voyages extraordinaires, Le jeune homme Annibal de Franz Hellens explore l’aventure humaine et ses paradoxes.
Découvrez comment les plus grands noms de la littérature française ont façonné notre langue. Grammairiens et amateurs de beau langage de Maurice Rat révèle l’influence méconnue des écrivains, grammairiens et salons sur l’évolution du français.
Un haut fonctionnaire, entre Paris et sa province, scrute dans Le miroir d’étain les reflets de sa vie d’homme d’action. Ce dialogue intime et sans concession avec son ombre révèle les secrets que l’on craint de savoir.
1900, Paris. Quand un scandale politique éclate autour des décorations honorifiques, c’est toute la République qui tremble. Le scandale de Maurice Toesca plonge le lecteur dans les coulisses du pouvoir, où intrigues et trahisons se mêlent.
Chaque existence, même la plus solitaire, est un maillon invisible mais essentiel. Les maillons de la chaîne de Claudine Chonez explore ces liens fragiles et profonds qui unissent les êtres, au-delà des mots et des apparences.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un pamphlet tonitruant où Jean Lartéguy dénonce, avec ironie et provocation, le féminisme radical des années 1970 et son projet de renversement des rôles. Une plongée dans les débats sociétaux qui ont marqué toute une époque.
Il n'est pas facile, par les temps qui courent, de se faire l'esprit libre et la voix claire. Naguère, les impostures de l'intelligence et les sottises du coeur pouvaient être facilement démasquées. Elles ne s'enveloppaient pas des nuages philosophiques et politiques que dégage la logorrhée contemporaine. Je dis que nous vivons, à gauche, une sorte de terreur intellectuelle (à-bas les profs !) faite d'un subtil mélange de pathos humaniste, de dévergondage philosophique, de moraliste rengorgé, d'avant-gardiste sourcilleux et de passéisme répugnant. Je dis que l'intellectuel de gauche est terrorisé. Il a peur de tout : du fascisme, de Roland Barthes, des sous-développés, de Lacan, de Maurice Duverger, des femmes, des ouvriers, des jeunes, de tout et de son ombre. Il a peur d'être pris en flagrant délit de pensée libre et claire et comme sa lucidité devrait payer le prix de quelque solitude il veut bien risquer une idée mais à condition de la truffer d'abord des conformismes, des timidités et des conforts intellectuels de l'heure ! J'ai voulu, dans cette « Lettre Ouverte » essayer de prouver qu'on pouvait écrire en liberté. Je ne doute pas d'être mal lu par certains. Qu'ils soient assurés, en tout cas, de ma bonne foi. Je leur souhaite la même. Jean Cau
Et si la santé des femmes dépendait avant tout de leur épanouissement intérieur ? À travers le récit de Lise, André Soubiran explore le lien profond entre mal-être psychique et maladies physiques.
Découvrez Quelques aspects d'une Sâdhanâ, un témoignage rare et profond sur la quête spirituelle et les expériences mystiques vécues par Ma Suryananda Lakshmi.
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C'est la prodigieuse ascension d'un gentilhomme breton du XIVe siècle que nous conte l'illustre auteur de Batouala et du Livre de la Brousse. Poète, romancier, conteur, René Maran a déjà donné à l'Histoire de très remarquables ouvrages sur Les Pionniers de l'Empire. Comme les fruits de l'arrière-saison, ce Bertrand du Guesclin, qu'il a mûri au cours de longues années d'études patientes et réfléchies, est une oeuvre des plus savoureuses. « Pour qu'un livre sue la vérité, disait Flaubert, à propos de Salammbô, il faut être bourré de son sujet par-dessus les oreilles. Alors la couleur vient tout naturellement. » Il en est ainsi pour le présent volume. Car René Maran possède les dons du peintre. Tous ses portraits, notamment celui de son héros, type du chevalier breton, brave loyal et pieux, ceux de Jeanne de Malemains, sa mère, et de la devineresse qui annonce la gloire à venir de ce mal aimé sont brossés par larges touches et dotés d'une vie singulièrement prenante. Jamais René Maran ne s'est montré plus maître de sa langue, de ce langage français que le Florentin Brunetto Latini déclarait, jadis, être « le plus délectable ». Avec cette prose limpide, ferme et colorée, harmonieusement cadencée, René Maran a su faire grand et vrai en ressuscitant un monde depuis longtemps évanoui. Un beau, un maître livre dont la lecture berce et enchante l'esprit... Charles Kunstler
Dans les premiers mois de 1942, au plus sombre des jours de la sinistre occupation, au moment des persécutions raciales et des arrestations arbitraires, Henri Berr sentit la nécessité d'un retour sur lui-même, sur son passé, sur son oeuvre. Cependant, Henri Berr garda toujours sa sérénité et son optimisme fonciers, confiant dans la victoire de l'esprit sur les forces du mal. La Libération lui fit retrouver des ardeurs de jeunesse pour relancer revues, collections, Semaines de Synthèse, et reprendre ses propres travaux. Victime d'un accident à quatre-vingt-trois ans, il surmonta cet handicap physique et, toujours avec la même lucidité, il poursuivit son oeuvre, jusqu'au soir du 19 novembre 1954, où il s'éteignit doucement... comme une chandelle.
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Au lieu de passer ses vacances au bord de la mer, à la montagne ou à l'étranger, comme tout le monde, Paul Étienne a préféré les passer à Paris. Et il s'est mis à écrire, sans prévoir ce qu'il allait écrire. Décisions anodines, en apparence. Mais en les prenant, il vient de choisir - contre les habitudes, opinions et réactions communes auxquelles il s'était toujours conformé - son propre jugement, ses propres évidences, sa propre volonté. Le présent récit est la chronique, aussi fidèle que possible, de cette découverte. Au départ, rien de sûr, rien de prouvé. Il suffira d'un voisin de palier, indiscret et brouillon, d'une soirée à Montparnasse, d'une marche forcenée en pleine nuit, pour que Paul en vienne à douter de son nom, de son visage, et de son existence même. L'hiver fini, pour que vienne le soleil de Pâques, et le temps de vivre, il suffira, cette fois encore, d'une occasion minime : un jeune médecin, maladroit mais de bonne volonté, une conversation de café, un instant de vrai dialogue... Ce livre est un premier roman. Écrit simplement, mais avec une émotion partout sensible, c'est une méditation en acte sur l'existence et le mal de vivre.
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« Jeunes gens qui hésitez sur le choix d'une carrière, entrez en technocratie ! Tout le reste vous sera donné de surcroît. Tout le reste : standing et respectabilité, comportement et environnement, foi et philosophie, goûts et dégoûts. A quoi s'ajoutera la morale par-dessus le marché ; car bientôt, vous ne badinerez plus avec la morale. Profitez-en, avant de glacer vos cols, de figer vos sourires, d'empeser vos attitudes. O, grandissants dadais : en ces temps de dirigisme grandissant votre ambition doit aller grandissante. Ne balançons pas : il y va du salut de la France, de l'Europe, de l'humanité. Et incidemment, du vôtre. N'ayons pas peur des mots... » La « Lettre ouverte à un jeune technocrate », de Georges ELGOZY est aussi une « Lettre ouverte à un esprit fermé ». De là vient sa portée générale. Il faut que les esprits les plus ouverts la lisent car ils y découvriront, dans un style incomparable, mille formules percutantes, l'humour pointant dans chaque phrase, la critique la plus féconde et la plus dynamique de la société nouvelle, des diplominets et des parcheminets aux Enanistes et aux technocrates.
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Un navigateur solitaire fait naufrage : son voilier est jeté sur un récif de la mer de Corail, l'île Surprise, éloignée de toutes lignes de navigation. Le dernier geste consacré à l'aménagement d'une case le laisse à l'inaction dans une solitude que seule peut compenser la compagnie des crabes, des pagures, des oiseaux, des tortues de mer et des serpents amphibies qui infestent les rivages. Le contenu du cotre comptait un équipement de chasse sous-marine, dont l'homme ne s'était pas encore servi. L'instinct de la chasse l'entraîne à la poursuite d'une tortue sous l'eau d'un vaste lagon qui communique avec l'océan par une passe. Dès cet instant, le principe de sa misérable condition est transformé : il peut à volonté quitter l'île pour se plonger dans un univers d'une beauté incomparable. Mais cet univers est peuplé d'êtres effrayants réputés s'attaquer à l'homme. Ainsi se noue le drame de l'homme nu, faible, inexpérimenté face aux monstres marins. L'émerveillement, toutefois, est plus fort que la peur : l'homme fasciné est pris d'une passion pour la mer telle qu'il se sent devenir créature marine. Prolongée à la limite de la résistance parmi les requins, les murènes, les barracudas, les raies ou les mérous géants dominent la jungle sous-marine, chaque immersion est la plus totale des évasions. Avec le temps, l'île se réduit à une sorte d'abstraction : grâce à la mer, l'homme lui a échappé ainsi qu'à l'inévitable dégradation qui l'y attendait. On ne peut éviter de faire le rapprochement avec Robinson Crusoé, mais, aujourd'hui, Robinson est évidemment sous-marin. C'est là sa modernité : Vendredi disparaît, remplacé par la mer tropicale. Roman ou récit ? Alors qu'il accomplissait le tour du monde de l'exploration sous-marine avec ses trois compagnons sur le yacht Moana, l'auteur se trouva devant l'île Surprise dont les fonds coralliens venaient de révéler une prodigieuse richesse animale. Un cyclone menaçait. « Quel serait le sort d'un naufragé solitaire, ici ? » songea Bernard Gorsky, qui aussitôt transposa « Quel serait MON sort ? ». Ainsi naquit le concept de Robinson sous-marin, oeuvre de fiction inspirée par la puissante réalité que vivait son auteur et un amour de la mer dont la ferveur n'a peut-être jamais été traduite avec autant d'intensité et de profondeur.
Il y a plusieurs manières de parler d'Un Témoin : en dire les personnages : Jean Dauvray, le poète, pour qui la poésie est bien autre chose qu'un art des vers, étant un art de vivre, si dangereux qu'on peut en mourir ; Lévy-Fuchs, un juif qui a cessé de songer à l'assimilation pour accepter sa pleine vocation ; sa fille Françoise-Sarah ; Longueil, médecin bafoué, fort quand rien ne l'exige et faible quand le bon sens est justifié de s'en étonner ; Ida sa femme, bourgeoise ambitieuse, pitoyable aventurière de la chair ; quelques autres, tous nécessaires. On peut en dire l'action : un poète vit son dernier poème, c'est-à-dire accomplit ses derniers mois avant de libérer le mot-clef de son message, et pour ce faire demande à son ami juif, à son médecin, à la petite Françoise, à Ida - à ses souvenirs - à tous et à tout, de lui fournir les matériaux de l'oeuvre ultime qui le justifiera. Et puis, on peut en dire que les apparences n'en sont pas l'essentiel, que si ces pages font une oeuvre où tout est lié, les êtres entre eux, les êtres avec les choses, elles le doivent à un courant mystérieux qui a nom Poésie pour l'un, Rêve pour l'autre, Religion pour un troisième, mais n'a peut-être qu'un nom : Amour. Il y a vraiment plusieurs manières de parler d'Un Témoin.
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Devenir député ? C'est le désir le plus ardent de quelque deux à trois mille Français qui posent leur candidature aux élections législatives. Ce titre de député, un journaliste de province l'a pourtant décroché, pratiquement sans l'avoir voulu, en 1958, à l'aube de la Ve République. Grand reporter au Méridional de Marseille, Gabriel Domenech est appelé, en 1952, à suivre l'enquête de Lurs. Ce sera pour lui l'occasion de découvrir les Alpes de Haute-Provence. Mais l'affaire se prolonge, s'obscurcit, se complique et finit par devenir si mystérieuse que ce journaliste passe, pendant quatre ans, le plus clair de son temps dans ce merveilleux département, se faisant de très nombreux amis. Si bien qu'un jour on lui propose de se présenter aux élections cantonales. N'ayant jamais fait de politique, Domenech accepte, plus par goût de l'inédit que par ambition. Il est battu au bénéfice de l'âge, ayant obtenu le même nombre de voix que son concurrent. Celui-ci a triché. Les élections sont cassées. Quelques mois plus tard, Gabriel Domenech est élu. Cela se passe en septembre 1958. Beaucoup de choses viennent de se produire en France, à commencer par l'effondrement de la IVe République. Les Bas-Alpins demandent à l'auteur de continuer sur sa lancée et de poser sa candidature à la députation. Contre Marcel-Edmond Naegelen... C'est cette extraordinaire aventure d'un reporter de province devenant député malgré lui qui est racontée dans ce livre. Un livre que Gabriel Domenech a écrit avec le sourire, sans épargner personne, pas même lui : ce n'est pas de devenir député qui est difficile, mais de le rester.
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Dandy ironique et amer, artiste ardent et généreux ; ami tendre, amant assez indifférent ; épouvantail des bourgeois mais peintre officiel, chef des romantiques mais se voulant plus classique que son ennemi Ingres, cent contradictions se réunissent en Delacroix. Beaucoup viennent de son hérédité, les autres d'une secrète passion que trahit sur la toile un cri, une blessure, passion qui terrassait ou exaltait tour à tour cet homme si complexe. Philippe Jullian, après avoir étudié la formation du peintre, a retrouvé les sources de ce « lac de sang » qui teinte les scènes de rapt et de carnage dans lesquelles s'est complu Delacroix, jusqu'à ce que la volonté d'être un classique sublime cette passion en la seule violence des couleurs et du dessin. Ce sadisme, curieusement allié au patriotisme, fut le grand ressort de cette oeuvre plus aimée des écrivains que des peintres. Cependant Renoir lui emprunta sa palette, Gustave Moreau ses héros et Odilon Redon ses idées ; il est avec Turner le seul peintre romantique. L'auteur qui connaît bien les deux pays qui ont influencé Delacroix, l'Angleterre et le Maroc, a discerné dans l'un, les sources d'inspiration, dans l'autre une vision qui permet à Delacroix de rendre l'Antiquité vivante. Philippe Jullian, chroniqueur de la vie parisienne, nous mène sur les pas de Delacroix dans les ateliers et les salons du Paris romantique. On rencontre Stendhal et Balzac, George Sand et ce cher « petit Chopinski », quelques femmes charmantes : princesses polonaises voluptueuses, mélomanes et parisiennes qui surent contenir la passion de ce fauve délicieux. C'est souvent Delacroix, lui-même, qui prend la parole par son Journal et par ses lettres, déchiré entre le besoin de gloire et la solitude, l'ennui et le plaisir, dernier homme de la Renaissance égaré dans la Comédie humaine.
Voici le document que le monde entier attendait. Si tout a déjà été dit ou presque, du côté israélien, sur cette guerre-éclair de juin 1967, ce qui s'est véritablement passé du côté arabe est resté, jusqu'ici, un mystère. Un an après, le Roi Hussein de Jordanie lève le voile et parle... Seul leader arabe à avoir personnellement participé aux combats, son témoignage est, de ce fait, capital. Il dit tout, absolument tout - même ce qui n'est ni agréable ni avantageux à étaler - avec une franchise et un courage qui font de cet ouvrage une véritable bombe. Il révèle, dans l'ordre chronologique, ce qui s'est passé dans son camp avant, pendant et après cette troisième confrontation militaire israélo-arabe, les causes qui ont conduit les Arabes à la débâcle de juin 1967. Il répond à toutes les questions auxquelles seules des déductions servaient jusqu'ici de réponse. Il donne l'explication de certains gestes arabes qui étaient restés des énigmes pour les observateurs, telle cette fameuse réconciliation inattendue des « frères-ennemis » Hussein-Nasser, une semaine avant le conflit. Cet ouvrage est complété par des documents arabes ultra-secrets d'un intérêt exceptionnel (comme, par exemple, le texte intégral des messages chiffrés échangés, lors du conflit, entre Nasser, le Roi Hussein et les chefs militaires arabes) et aussi par des confidences d'hommes politiques, de responsables, de chefs des commandos palestiniens ou de simples inconnus qui ont vécu cette débâcle traumatisante pour les Arabes. Le lecteur aura une idée précise de ce que l'on pense dans le camp arabe, de ce que veulent et envisagent les uns et les autres pour la solution de cette pustule qu'est la « question palestinienne » et qui, depuis vingt ans déjà, secoue douloureusement le Moyen-Orient. Une page d'histoire délicate. Un ouvrage qui risque d'avoir des répercussions politiques retentissantes au Moyen-Orient.
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C'est là le fruit d'une documentation unique et d'un demi-siècle d'expérience dans tous les milieux, car si Pierre Andrieu décrit ce que doit être un dîner diplomatique ou une réception de milliardaire, il n'omet pas les repas d'amis, ceux de première communion, d'affaires, d'anniversaires ; les goûters, les apéritifs, les pique-niques, et indique à la maîtresse de maison comment on place ses invités et de quelle manière adroite on guide la conversation. Mille renseignements qu'il faut connaître pour acquérir la réputation d'une maîtresse de maison accomplie et que l'on chercherait en vain ailleurs.
Le précédent roman de Maurice Toesca, SIMONE OU LE BONHEUR CONJUGAL, racontait la vie d'un couple qui était uni par un amour absolument parfait. L'auteur à la fin de son livre, reconnaissait qu'il y avait là un cas exceptionnel. Il semble que ce soit pour renforcer cette idée du caractère rare de la perfection dans l'amour que Maurice Toesca ait tenu à raconter aujourd'hui l'histoire sentimentale d'un homme qui parvient à la fin au bonheur conjugal. C'est le chemin qu'il parcourt pour y arriver qui constitue la trame de L'EXPÉRIENCE AMOUREUSE. Maurice Toesca retrace la vie d'un homme depuis lé jour où il s'éprend d'une première jeune fille jusqu'à l'heure où il apprend, après une série d'expériences, qu'un drame vient de bouleverser le ménage de sa première femme. Celle-ci, depuis longtemps remariée, mère de famille, a, le jour du mariage de sa fille, tué son mari et s'est ensuite suicidée. Comment interpréter ce drame ? Seul le personnage qui raconte son histoire peut en donner une explication logique. C'est une étude psychologique très poussée sur les mésententes du couple, sur la jalousie et cette forme de jalousie particulière qui pourrait s'appeler une "jalousie rétrospective", sur la différence des milieux qui crée les mésalliances, sur l'incompatibilité d'humeur qui rend l'existence des ménages si difficile. C'est aussi un roman sur la force de l'amour, car Maurice Toesca s'est attaché dans L'EXPÉRIENCE AMOUREUSE, à compléter ses remarques toujours si neuves sur le comportement de l'homme et de la femme confrontés dans la passion la plus ardente. Et grâce à un art du style qui lui appartient en propre, il sait toujours s'exprimer dans un langage qui dit tout ce qu'il faut dire sans jamais faire appel à la vulgarité.
Ce roman est l'histoire d'une femme racontée par elle-même, qui eut 20 ans en 1940. A 20 ans de distance, l'occasion s'offrait de mesurer le retentissement exact du drame de l'occupation, de montrer en quoi les Français furent atteints dans leur être intime par les événements d'alors. Le rationnement, la difficulté des transports, le marché noir, la Résistance ne sont là que comme toile de fond. L'intrigue s'attache avant tout au destin de l'héroïne entraînée en une suite d'aventures passionnelles dont sa situation et l'époque où elle vit sont en partie la cause. Le retentissement qu'elles provoquent révèle chez cette fille, entre la vingtième et la vingt-cinquième année une évolution inattendue dont témoigne la confession qu'elle livre ici. Témoignage sur une jeunesse, La colombe du Luxembourg fournit ainsi de surcroît un chapitre singulièrement typique de notre chronique nationale.
Défiant le temps, présent dans les prises de conscience et les conflits idéologiques de notre époque, comme dans l'étonnante renaissance de l'État d'Israël, le Judaïsme, demeuré longtemps mystérieux et méconnu, demande à être présenté dans son contenu authentique, dans ses origines historiques et dans sa portée éternelle. Son originalité réside dans l'idée de l'Unité qui découle de la doctrine du Monothéisme absolu. Cette idée s'applique à tous les domaines de la vie, physique, morale, et sociale, et elle tend à fondre en une unité harmonieuse la pensée rationnelle et la grandeur mystique, l'immanence et la transcendance, le prophétisme et le ritualisme, la justice et la charité. La série « Présences du judaïsme » a pour tâche de mettre en lumière ces différentes composantes de l'âme juive.