FeniXX réédition numérique (Éditeurs français réunis)
Trop pris par son activité militante à la C.G.T., Gabriel n'a plus le temps d'écrire, mais il a toujours celui de rêver. Alors, il imagine qu'il pourrait écrire l'histoire de Louis, écrivant le roman de Claude en train d'écrire, Robert écrivant l'arrivée d'André à Bologne. Parcourant ainsi en tous sens les cercles de l'imaginaire en compagnie de femmes, qui ne sont jamais ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, il finit par mettre à jour les véritables raisons qu'il a de ne plus écrire. Réflexion sur la littérature, mais aussi sur l'amour, l'érotisme, la politique, le communisme, la peinture italienne du Quattrocento, le livre pourrait n'être qu'un jeu intellectuel si, parmi les drôleries, les jeux de mots, les perspectives en trompe-l'oeil et en trompe-l'esprit, ne finissait par se dessiner l'inquiétude d'un homme qui cherche passionnément les réponses honnêtes aux questions qu'il se pose. Au bout du parcours, Gabriel renonce à écrire...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pour quelle raison Bernard a-t-il été appelé par Gaven dans cette ville ouvrière dominée par une grande usine de métallurgie ? Là, les militants syndicaux servent de cibles aux nervis du patronat local, qui réclame des bonnes volontés pour donner un tour de vis supplémentaire. Afin d'instaurer cet ordre nouveau et d'empêcher à tout prix l'unité des travailleurs, avec l'appui d'un syndicat créé de toutes pièces et d'une milice de choc, Bernard va se lancer dans l'escalade de la provocation et de la peur, tout en ménageant ses propres intérêts. Mais, pour détruire la liberté, existe-t-il vraiment une méthode infaillible ? Le rythme accéléré de ce roman, où se mélangent violence, drogue, amours, en fait un récit passionnant qu'on ne peut quitter avant la dernière page.
C'est un ouvrage qui ne ressemble à aucun autre. Paris, débarrassé de ses voitures grâce à l'étrange pouvoir du troisième Nocturne de Chopin, joué à la flûte par un silenciologue ; dès les premières notes, les voitures s'animent. D'abord incrédules, la science officielle et les autorités décident de faire appel à ce professeur, pour sauver Paris bloqué par un monstrueux embouteillage. D'un style frais, ce récit mousseux et léger, délirant et fou, est raconté avec sérieux ; l'auteur est un pince-sans-rire. L'épisode du jugement est un morceau de bravoure ; juges, avocats et procureurs généraux s'expriment dans un langage on ne peut plus judiciaire, mais relevant de la plus haute fantaisie. Des problèmes graves sont traités, comme dans les bandes dessinées, avec drôlerie, et aussi avec émotion.
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Personnage central de l'oeuvre, Sylvain, journaliste, a atteint la cinquantaine quand commence Le Voyage. Au cours d'une croisière en URSS, il retrouve Tania, qu'il y a connue dix-huit ans avant. Il découvre que son attirance pour elle était alors nourrie par la fascination qu'exerçait sur lui une Russie idéalisée. Les deux images, celle de la jeune fille et celle de sa ville, de son univers, se fondaient dans l'esprit de Sylvain. Moscou avait pris le visage de Tania. D'autres destins interfèrent, celui de Marc et de Fabienne, de Régis, des Robillard, des autres voyageurs qui, tout en éclairant les multiples facettes de l'homme, permettent la confrontation de deux mondes et éclairent pour le « héros » sa véritable raison de vivre. Intervient aussi un insolite personnage pour « casser » le récit, à intervalles : le narrateur lui-même, dont la confidence à une femme aimée traverse en contrepoint le roman et lui donne une autre dimension. Le Voyage, c'est le chant et le contre-chant, rudes, ironiques, sensuels, cruels parfois, d'un être lucide et tourmenté. Tendre aussi. Au bout du compte, un chant d'amour, et les problèmes qui nous concernent tous.
C'est à dix-sept ans, que Mikis reçoit la confidence de celui qui est son vrai père, le Docteur Tellier. Ce nouveau roman d'Adèle Fernandez se situe dans un milieu d'artistes et de médecins, entre Versailles, Athènes et Montréal. Plein de rebondissements, d'aventures et d'histoires d'amour, il se lit avec passion, et il ne s'oublie pas.
« Dans ce livre, Wanda Kérien ne parle pas une seule fois d'elle-même ; elle ne s'écarte pas une seconde du sujet qu'elle a choisi : le patron. Avec passion, nous le voyons surgir, vivant, je serais presque tenté d'écrire : démasqué ! Wanda Kérien a vécu les classes de Jouvet au Conservatoire. Grâce à elle, les jeunes comédiens d'aujourd'hui - et les futurs comédiens - pourront profiter de ces cours, tant elle les projette dans toute leur authenticité. C'est saisissant. » François Périer
Voici un livre que j'ai vu naître, page à page, au fil des jours - heureux ou difficiles - que nous avons vécus ensemble, André Wurmser, moi-même et tous nos camarades de l'Humanité. Rien ne vieillit plus vite, assure-t-on communément, que les articles d'actualité, écrits au fil de la plume sur un coin de table, dans l'atmosphère affolante des salles de rédaction. Et c'est vrai. Pourtant, relisez ces chroniques, vous vous apercevrez non seulement qu'elles résistent à l'usure du temps, mais encore qu'elles sont capables de convaincre des gens de bonne foi, qui s'étaient longtemps laissés tromper par les apparences. Vous y découvrirez même - en filigrane - une constance, une solidité de l'analyse, qui procède sans doute d'une certaine idée que l'auteur se fait non seulement de la France, mais aussi - au delà des frontières - de la fraternité des hommes. Ce n'est pas que les Communistes lisent l'avenir dans le marc de café, ou qu'ils soient dotés de l'infaillibilité pontificale ! Comme le dit quelque part André Wurmser, ce n'est pas « parce que nous avons toujours raison, mais parce que nous avons fondamentalement raison ».
Un jour d'octobre 1881, débarque à Paris un jeune homme bizarre, grand de taille, blond à l'exagération, avec un crâne de mathématicien, des yeux enfoncés dans la tête, une bouche malicieuse, un accent indéfinissable... C'est Jules Renard, 17 ans, venant assouvir la revanche d'un autre lui-même : le malheureux Poil de Carotte, enfin arraché à l'emprise de la famille Lepic, et se lançant à la conquête de la capitale. Serge Zeyons lui emboîte le pas et suit toutes les péripéties pittoresques de sa vie ; il lit, par-dessus son épaule, ses poèmes d'adolescent et le rejoint enfin à Chitry-les-Mines, où Jules Renard, écrivain enfin consacré, membre de l'Académie Goncourt, chevalier de la Légion d'honneur, se repose avec Marinette, son épouse, des mondanités citadines, se fait élire maire de son village, écrit ses meilleures pages, et voit disparaître tragiquement M. et Mme Lepic. Jamais Jules Renard, écrivain racé et inquiet, humoriste redoutable, homme de théâtre sans cesse tendu vers la perfection du style et la sobriété de la phrase, mais aussi républicain convaincu, dreyfusard et socialiste à sa façon, n'avait été raconté de cette manière. Il fut l'ami de Jean Jaurès, Léon Blum, Lucien Guitry, Marcel Schwob, Lucien Descaves, Octave Mirbeau, Edmond Rostand, Tristan Bernard, Courteline. Il connut Alphonse Daudet, Toulouse-Lautrec, Rodin, Verlaine, Alphonse Allais. À travers lui et son oeuvre, nous est révélée la photographie d'une époque charnière et passionnante.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Une destinée exceptionnelle et tragique attend Samia, Algérienne de 18 ans, grandie en France, sous l'autorité inflexible d'un père traditionaliste. Ce livre est son histoire. Littérature au magnétophone ? Non, roman, dans lequel les propos enregistrés ne sont que l'élément de vérité apporté par cette jeune femme, avec son vocabulaire personnel, ses mots propres. Histoire de Samia, certes, mais qui n'est que l'image grossie de ce que ressentent la plupart des jeunes Maghrébines vivant en France, déchirées entre deux cultures et deux modes de vie. Annie Lauran nous a donné de nombreux témoignages, dont "Un noir a quitté le fleuve", "L'âge scandaleux", "La casquette d'Hitler", etc. Romancière, elle nous apporte, en partant de faits vrais, un éclairage sensible, qui permet de mieux comprendre les problèmes de notre époque.
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Avec "Le livre des blessures", la poésie de Jean Marcenac - sous les apparences du lyrisme le plus égoïste - s'offre, tendue comme un miroir, à cette génération qui approche aujourd'hui la soixantaine. On ne trouvera pas ici, à proprement parler, un recueil de poèmes, mais un unique poème, quarante ans continué, dans lequel - autour des thèmes de Lautréamont : le bien, de Don Juan : l'amour, de Rimbaud : la nécessaire transformation du monde - s'agrègent et s'entrelacent, en un foisonnement baroque et rigoureux à la fois, vers, proses, statistiques, récits, réflexions sur l'histoire, la poésie, le langage, autobiographie, parodies, portraits d'amis, chansons, grimaces auxquelles le poète demande de lui révéler, avec son visage, celui des hommes de son temps. Un temps dont ce livre, à sa façon, pourrait bien constituer La Confession d'un adulte du siècle. Le constat est sombre, l'espérance invincible. Et, dans ce poème au ton si souvent désolé, on entend le peuple et la jeunesse qui tapent d'un pied impatient. Tout naturellement, comme un témoignage de fidélité de l'homme vieillissant au jeune poète, s'est intégrée à ces pages La marche de l'homme publiée en 1949, aujourd'hui introuvable, et qui est un des textes importants de la poésie d'après-guerre.
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L'auteur, qui transparaît tout au long des tribulations de cette femme de bonne humeur, tantôt esthéticienne, tantôt céramiste, nous donne elle-même son curriculum vitae : « Âge sentimental : 15 ans. Âge de raison : pas encore 7 ans, selon ma famille. Non-aptitude désolante pour les chiffres (niveau de la huitième). Vie privée : deux fois divorcée. Ce n'est pas donné à tout le monde. J'écris, parce que c'est le plus sûr moyen de se faire entendre, sans risquer d'être interrompue. »
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Sous le soleil de la Camargue, intrigue, amour, aventure ; milieux du cinéma, journaliste à la recherche du sensationnel ; et cette fameuse Cocarde d'or, récompense suprême du « razeteur » affrontant, dans les arènes d'Arles, les plus sauvages taureaux camarguais. Chacun court après sa propre « cocarde d'or » : Mireille, Caron, Fabro, Jojo..., personnages qui se croisent comme étourdis par le mirage d'un delta sans limites.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ce roman est le premier livre d'une jeune femme, dont l'adolescence a été douloureusement marquée, dans ce même petit village du Gers où se situe l'enfance de Bernard et Dominique. Sans Bernard, la vie de Dominique serait un enfer. Leur séparation apprendra, petit à petit, aux deux enfants, que leur tendresse porte un autre nom. Le temps passera, sans apaiser ces amours enfantines et leurs éblouissants souvenirs. Ce roman a une fraîcheur de source, un charme et une force dramatique très captivants. Les personnages vivent si intensément, que le lecteur s'identifie à eux, et s'attache aux péripéties qui les entourent avec anxiété et espoir.