FeniXX réédition numérique (Charles Léopold Mayer)
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Au cours des six dernières années, Noël Cannat, sociologue, auteur de La force des peuples, ancien expert des Nations Unies et de la Banque mondiale, a parcouru le monde en quête de signes d'éveil chez les plus démunis. En 1990 et 1991, il a séjourné au Caire pour la fondation Charles Léopold Mayer, puis en Haïti pour l'évaluation de Centres artisanaux ruraux et de petits projets urbains auto-gérés. En 1992, il a pris contact - pour le Réseau Sud-Nord cultures et développement de Bruxelles - avec des associations de favelados au Brésil, des groupes d'Indiens mapuches au Chili, des paysans andins au Pérou, des habitants des barriadas en Colombie, au Venezuela. Il est retourné au Pérou et au Venezuela en 1995. La même année et en 1996, il a parcouru le sous-continent indien, du Sri Lanka au Rajasthan, du Bengale au Tamil Nadou.
Les chômeurs ont besoin de nous, et nous pouvons les aider. Voilà le message que l'association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) voudrait faire passer. À la culture de lutte contre l'exploitation, Jean-Baptiste de Foucauld, un de ses fondateurs, a souhaité ajouter - non substituer - une nouvelle culture de lutte contre l'exclusion, fondée sur l'initiative, l'écoute de l'autre, la coopération, la définition en commun de nouvelles règles du jeu. C'est tout un travail que la société doit faire, un rapport à l'autre à inventer. La question de l'emploi nous concerne tous, et nous devons nous en sentir responsables, là où nous sommes et agir avec nos amis, voisins, collègues. Ce dossier rend compte de quatorze années de l'expérience originale d'une association, qui lie chômeurs et non-chômeurs dans un travail de reconquête de l'emploi, dans lequel la personne et le lien social ont une importance primordiale.
Réduire de moitié, à l'horizon 2015, le nombre des 800 millions de personnes sous-alimentées, tel a été l'engagement pris par les dirigeants politiques, lors du Sommet mondial de l'alimentation, organisé sous l'égide de la FAO en novembre 1996. En admettant que l'objectif soit réaliste, la question est de savoir qui approvisionnera ces 400 millions de personnes : les producteurs des pays concernés ou le marché mondial ? La première voie a la faveur des organisations non gouvernementales. Elle s'inscrit dans la logique du droit et du devoir des peuples à se nourrir eux-mêmes. Pourtant... Au Nord, les agricultures, hautement productives et fortement subvenventionnées, mettent à la disposition des pays pauvres des produits à bas prix. Au Sud, il faut se rendre à l'évidence : les risques d'explosion sociale, liés à la crise économique, disloquent le sentiment de souveraineté nationale et de fierté qu'affichent les peuples qui peuvent assurer leur alimentation... Et les frontières s'ouvrent. Dans ces conditions, que faire avec les paysans du Sud ? Des leçons tirées de ce dossier, on en retiendra une : l'aide aux cultures vivrières n'est pas toujours un acte de solidarité pertinent... Démonstration.
Alice (Agence de liaison pour l'insertion, la création et l'échange) accompagne, depuis 1992, des chômeurs dans leur retour vers l'emploi. Environ 400 personnes par an sont suivies par cette association, dont le siège est à Cergy-Pontoise. L'originalité de cette démarche d'accompagnement d'insertion tient dans le double souci de prendre en compte l'identité de la personne, et de pousser à un engagement concret et solidaire de nombreux partenaires locaux, bénévoles, associations, entreprises. Avec Alice, les parcours d'insertion suivent deux démarches. L'une, individuelle, se structure autour de l'écoute, de suivis personnalisés, d'accompagnement à la création d'activité. L'autre, collective, se traduit par de nombreux ateliers de recherche d'emploi, d'apprentissage de la citoyenneté, de partage d'expériences, de découverte de soi et de l'environnement social et économique. Le récit de l'expérience d'Alice, proposé dans ce dossier, pourrait permettre d'imaginer des aventures similaires dans d'autres régions. L'enjeu est important : remettre - au coeur des dispositifs d'insertion - la personne, et concevoir la lutte contre l'exclusion dans un développement local solidaire.
Depuis vingt ans, nous assistons à l'échec de toutes les politiques qui ont pour priorité la lutte contre le chômage. Et c'est différemment, que ce dossier pose la question de la réduction du temps de travail, tant d'un point de vue culturel, qu'économique. Son auteur s'appuie pour cela sur une expérience, réalisée par des citoyens sur le partage du travail, en utilisant - de manière originale - les allocations du chômage. La crise cache notre incapacité à faire le deuil de nos anciens repères. Nous tardons ainsi à dépasser une société, où la passion des hommes était accaparée par une production d'objets que nous avions confondus avec le bonheur. La richesse matérielle étant produite avec de moins en moins de travail, notre activité devrait être orientée vers un bien de plus en plus rare : le lien social. Pour aider à un tel changement, François Plassard nous invite à nous ressourcer dans les valeurs qui fondent notre culture européenne. L'idée de démocratie, de nos origines grecques, antérieure à celle de la croissance, est gravement mise en danger aujourd'hui par les processus d'exclusion. Réinventer la démocratie dans une société en dérive, c'est aussi explorer un nouveau temps social : le temps choisi. Un temps pour devenir auteur de sa vie.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les pays vainqueurs ont créé un édifice institutionnel basé sur une logique simple : recherche scientifique -> innovation technologique -> augmentation de la production industrielle -> croissance économique -> création d'emplois et redistribution des richesses. Mais l'industrialisation oblige les sociétés à dépenser des quantités massives d'énergie - alors que les réserves en énergie non renouvelable sont limitées - et à utiliser d'immenses masses de matière, dont les rebuts perturbent désormais le fonctionnement de la biosphère. Or, loin de pacifier le monde, la planétarisation de ce mode de développement induit, tout au contraire, des déséquilibres humains de plus en plus déconcertants. Face à de tels enjeux, quelle réponse apportent les sociétés contemporaines ? Celle de miser toujours plus dans l'innovation technologique. Mais cette solution crée, à la racine des sociétés industrielles, un profond paradoxe : leur option la plus fondatrice - investir dans la recherche technologique qui sous-tend la croissance des richesses et les solutions techniques aux maux que génère le système industriel - est aussi la tâche aveugle des institutions démocratiques : celles dont elles débattent sans doute le plus mal. Le but de ce dossier est double. Il est de décrire l'investissement des pouvoirs publics dans la recherche scientifique à partir du lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il est de s'interroger sur les obstacles qui s'opposent, cinquante-cinq ans plus tard, à l'instauration d'une démocratie des choix scientifiques et technologiques, qui puisse amener à mieux tenir compte des limites physiques qu'impose la biosphère, et contribuer à infléchir l'accentuation des déséquilibres humains à l'échelle de la planète.