Coédition NENA/Editions Ifrikiya
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Selon certains, les femmes sont porteuses d'identités, de valeurs et d'attentes différentes de celles des hommes. La femme et l'homme ne sont pas égaux, ils sont complémentaires, car chacun a sa façon d'aborder les situations auxquelles il est confronté au quotidien. Que ce soit en entreprise ou dans la société, chacun d'entre eux a son rôle à jouer pour la bonne marche de l'écosystème qui est la société. Donc, ne nous trompons pas, armons-nous plutôt de ce dont on a besoin comme instrument et abordons avec fierté notre part du gâteau, que ce soit en entreprise ou dans l'entreprenariat. Ceci dit, nous ne devons pas nous excuser d'être des femmes ou de nous enorgueillir d'être hommes. Adaptons donc notre quotidien et transformons-le de façon à ce que la question ne se pose plus en termes de genre, mais en termes de valeurs sur lesquelles bâtir notre société au centre des préoccupations. C'est pourquoi nous soutenons que les entreprises gagneraient plus à adopter un autre modèle de management que le modèle masculin.
L'appel au repli dans son terroir apparaît désormais de plus en plus aux yeux d'une frange d'Africains incapables de relever les défis que pose l'altérité, comme solution miracle pour sortir de l'ornière tout en se perdant en conjectures sur les questions d'identité. Car on voit fleurir des concepts et théories de repli identitaire ethnique ou racial - retour aux sources, l'Afrique aux africains, ethnocommunautarisme, etc. - qui sont autant d'idéologies ancrées sur le terroir et qui ne cochent aucune case ni du rêve panafricain des populations pour une Afrique unie et prospère, ni de la communauté de destin de l'espèce humaine. Les mantras quotidiens sur la mauvaiséité de l'Occident ne changeront pas la donne sans une prise de conscience claire par les Africains eux-mêmes des enjeux et défis du monde présent, sans réarmement moral et une vision claire des objectifs futurs à atteindre. L'ouvrage invite les Camerounais en particulier et les Africains en général à revoir leur logiciel en matière de développement et de gestion de la chose publique, à se débarrasser du syndrome africain pour prendre leur responsabilité en main et bâtir une citoyenneté responsable et assumée, ressort indispensable à l'édification d'une Afrique nouvelle.
À partir de cet instant où il avait vu cette fleur, il ne pensait plus à rien ; elle était devenue la gardienne du sommeil de ses nuits et le centre de toutes ses pensées. Il désirait plus que tout la revoir. Il se rendait même au point de la première rencontre juste en espérant qu'elle revienne. Mais elle n'était plus jamais revenue jusqu'à ce qu'il en perde patience, mais pas espoir. Durant ses 23 ans déjà vécu, il n'avait jamais connu l'amour, même pas un brin, parce que son coeur ne battait que pour ses cahiers. Et quand il avait commencé à avoir des sentiments pour quelqu'une, l'élue avait disparu comme une petite fée sans lumière.
La présence des cultures musulmanes (pour qui la tradition onirique est assimilée à la divination) et chrétiennes dans la cour de Foumban, ont renforcé ou révisé deux conceptions du rêve auxquelles s'ajoute la tradition onirique endogène où, augures et songes, relèvent de la parole des morts, des ancêtres. C'est-à-dire du message des bienheureux établis dans l'au-delà qui veillent sur les leurs encore établis dans le monde des vivants. Toutefois, on ne peut éluder l'hypothèse selon laquelle la présence des cultures chrétiennes et musulmanes dans la cour de Foumban aient conforté ou enrichi les traditions oniriques endogènes voire appauvrie celles-ci. Ce n'est qu'à l'épreuve de l'analyse de leurs contenus qu'il a été possible de se faire une appréciation du degré d'influence de l'une ou l'autre culture. Il ressort cependant malgré quelques nuances observées, que les rêves et présages recueillis et interprétés par Njoya, s'inscrivent dans une tradition interprétative essentiellement endogène. Que ce soit sous l'angle des constituants symboliques de leurs contenus ou sur le plan de l'approche interprétative quoiqu'infiltrés de détails exogènes. Avec ce travail, l'on peut constater que le rêve, dans la tradition bamoum, peut, avec le recul, être considéré comme une archive voire, un discours performatif capable de conserver l'imaginaire collectif à partir duquel les individus faisant partie d'une communauté façonnent et entrevoient leur avenir.
Antoine le Vieux savait que son patron mentait. Ce qu'il venait d'entendre confortait ses soupçons sur la relation ténébreuse que son patron et mademoiselle Rhénane entretenaient (...) Lui qui pensait que Rhénane était une menace pour le couple, il comprit maintenant qu'elle était plutôt la bouée de sauvetage qui venait leur éviter le naufrage. La naissance des bébés dans ce foyer changeait tout. La situation semblait tourner en faveur de Rhénane. Antoine le Vieux ne comprenait plus rien du tout. Il était perdu. « Finalement, elle ne s'en tire pas trop mal, la Rhénane! », conclut le Vieux. Un roman plein de secrets familiaux, de suspens et de rebondissements.
Une fois à la maison, Bégoumé vérifia qu'aucun obstacle n'était en travers de son projet secret. Grand-mère était là. Mais elle était loin là-bas, dans la maison de l'oncle, à l'autre bout de la concession. Il pénétra dans la chambre. Le sang familial le fit trébucher. Il sentit une force inqualifiable, une sorte d'énergie de cyclope braquée contre son projet. Mais une contre-force le portait, plus féroce, irrépressible, comme un tsunami... Une écriture qui plonge le lecteur dans les arcanes des intimités familiales africaines où surgissent parfois des situations qui transforment en monstres de braves petits garçons. Des mots poignants, vrais, intempestifs, surgis d'un lieu où les tabous les tiennent captifs depuis si longtemps.