Témoignage de la Shoah
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Francfort 1931. Hans Callmann, jeune banquier d'origine juive, mène une agréable vie mondaine quand un rêve prémonitoire le décide à quitter brusquement avec sa famille l'Allemagne dont il devine les noirs desseins. Après quelques années à Paris, la déclaration de guerre l'envoie dans différents camps (camps pour ressortissants étrangers, Légion étrangère...). Après une période de clandestinité, aidé en particulier par l'abbé Glasberg, il est arrêté à Lyon le 16 mai 1944, puis déporté du camp de Drancy à celui d'Auschwitz par le convoi n° 75, le 30 mai 1944. Mais au camp, sous les coups, il découvre aussi la bonté et la générosité. Il y entre athée et en sort profondément croyant. Le chemin dans l'enfer d'Auschwitz I sera pour lui le chemin de la foi. Par son témoignage, Hans Callmann, revenu vivant du camp de concentration nazi, rend grâce à Dieu et tente de ne pas succomber à la tentation de la haine, prônant la sagesse de la tolérance au nom de l'humanité. Hans, pendant ces années de détresse, a gardé en mémoire les mythes allemands qui avaient bercé son enfance et particulièrement celui de la Lorelei qui, aujourd'hui encore, d'après la légende, coiffe ses longs cheveux blonds sur un rocher au-dessus du Rhin. Mais ce n'est plus une fière jeune femme : comme lui, elle a pleuré de voir son pays, sa culture, sa langue avilis par le nazisme.
Nous étions des enfants sages. Nous allions à l'école. Les rues et les jardins publics accueillaient nos jeux. Nous nous croyions comme les autres. Puis la nuit s'est abattue sur nous, une nuit remplie de cauchemars et de frayeurs, d'arrachements et de vides. Nos existences n'étaient plus balisées mais jetées aux quatre vents. Que se passait-il ? Des trains porteurs de mort sillonnaient les pays, des hommes furieux et cruels nous pourchassaient, des inconnus nous prenaient par la main et nous cachaient toujours plus loin de nos foyers déserts. Nos noms changeaient, l'oubli de notre identité, le renoncement et les refuges secrets s'imposaient.
Pourquoi Louis Engelmann, raflé à Paris et interné à Compiègne, a-t-il échappé au premier convoi de Juifs parti de France pour le camp d'extermination d'Auschwitz le 27 mars 1942 ? Comment, le 8 août, a-t-il été libéré du camp de transit de Drancy ? Inédit, le journal intime de cet ingénieur, ancien combattant de 14-18, révèle les terribles conditions d'internement au camp militaire de Royallieu à Compiègne des notables parisiens juifs raflés le 12 décembre 1941. Il témoigne ensuite de celles du camp de Drancy au moment où affluent les victimes de la rafle dite « du Vél' d'Hiv' » (16-17 juillet 1942). En parallèle, le journal tenu par son épouse Mariette nous fait vivre sa détresse et ses démarches insensées pour arracher Louis à la déportation. Longtemps, les journaux de Louis et Mariette ainsi que les lettres qu'ils ont échangées, sont restés au fond d'un tiroir. Philippe Bernard, leur neveu, les a réunis et entrelacés pour transformer ce drame personnel en un récit haletant. Il tente de comprendre les mécanismes qui ont conduit à l'enfouissement de ces événements dans la mémoire familiale, et les raisons de leur redécouverte récente. Préface de Serge Klarsfeld Présenté par Philippe Bernard