Témoignage
Qui n'a pas déjà rêvé de tout abandonner pour partir à la découverte de nouveaux horizons ? En janvier 1985, la vie de Louise Brassard bascule. À la suite d'un grave accident de travail, son mari doit prendre sa retraite prématurément à l'âge de seulement trente-cinq ans. Même si les finances tiennent bon, le moral de la famille flanche. Souhaitant retrouver leur joie d'antan et tisser des liens serrés avec leurs enfants, Louise et son conjoint organisent un voyage en motorisé. Le temps de rassembler le nécessaire, de faire les bagages et de préparer un peu les enfants, et les voilà qui sillonnent bientôt les routes à la poursuite de territoires inconnus. Ces quelques semaines permettront à la mère de se reconnecter avec le moment présent et de mieux se connaître comme femme. Les défis du quotidien la rapprocheront de sa fille, de son fils et de l'homme avec qui elle partage cette folle aventure. Inspirés par ce périple inoubliable, Louise et les siens tenteront l'expérience une deuxième, puis une troisième fois... jusqu'à ce que la van life devienne une seconde nature, un mode de vie qu'ils épouseront pendant près de trente ans !
Ils sont 400 000 en France, 400 000 personnes qui ont sacrifié leur liberté, pour suivre aveuglément les ordres d'un gourou. Un jour, la fille de Charline, elle aussi, a tout quitté pour devenir témoin de Jéhovah, renonçant à ses études, à ses rêves, à sa famille, à sa personnalité. Alors, Charline a tout tenté pour retrouver sa fille...
Ce livre est un cri. Un cri pour dire la misère de ceux qui sont contraints de vivre sans logement ou dans des habitations insalubres et délabrées. Un cri pour dire le danger que représentent de telles conditions d'existence pour le développement des enfants. Un cri pour dire la responsabilité des hommes politiques. Chargées fréquemment par leurs institutions - employeurs d'assurer un minimum de paix sociale, les assistantes sociales se retrouvent en première ligne pour affronter chaque jour le flot de la « misère du monde », flot d'autant plus violent qu'elles n'ont que peu de réponses à apporter. Pourtant, celles qui ont une analyse critique et politique de leur métier ou même simplement qui osent témoigner sont rares.
En écrivant cet essai, je ne règle aucun compte avec quiconque sinon avec moi-même en ce qu'a pu faire de moi la société jusqu'ici. Si je parle de l'Algérie, c'est parce que j'y suis né et non parce que ce qui s'y passe n'aurait pu se dérouler ailleurs. Si les évènements effroyables qui s'y déroulent sont le fait des intégristes, c'est que tous les intégrismes de toutes les religions en sont capables. S'ils sont attribués au pouvoir, le despotisme et l'avidité sont, hélas, également répandus sur notre globe, et les sociétés les plus raffinées et les plus avancées ne sont pas à l'abri de telles folies. Ce qui se passe en Algérie, nous en sommes tous responsables et le discours le plus dangereux consisterait à tenter d'expliquer ces horreurs de manières historico-socio-politique, de les attribuer à la « religiosité profonde de l'algérien » ou à n'importe quelle autre ineptie rassurante faisant accroire que cela ne peut pas arriver chez nous, et que l'algérien était prédéterminé, par son histoire ou sa mentalité propres, à connaître inévitablement ce qu'il vit aujourd'hui.
On parle du malaise des profs, de la violence à l'école, des diverses réformes mises en route... Mais que sait-on, exactement, de la vie, au jour le jour, au sein des collèges ? Que sait-on des tâches imparties à un prof, de ses joies, de ses difficultés, de ses questionnements ? Professeur d'histoire-géo, Anne-Marie Vaillé a de l'énergie et de l'enthousiasme à revendre. Même après plus de vingt ans de carrière ! Et pourtant, elle n'a jamais opté pour la facilité. C'est en banlieue, auprès des jeunes les plus difficiles, qu'elle a choisi d'exercer son métier. Laissant de côté la langue de bois, Anne-Marie Vaillé témoigne. Son combat de tous les jours est guidé par un seul et même objectif : le bien-être, l'épanouissement et le respect de l'enfant. Ce qu'elle fait, d'autres enseignants, beaucoup d'autres, le font aussi. Il fallait seulement le raconter.
Février 1964. Alors qu'il est missionnaire enseignant au Congo, au collège Saint-Louis-de-Makungika, Jean-Guy Bruneau est victime d'une attaque de rebelles, alors opposés au gouvernement en place. Gravement blessé, il est témoin de l'assassinat de deux confrères, avant d'être sauvé d'une mort certaine par les soldats du Royal 22e Régiment. De retour au Québec dans une vie qu'il croyait normale, - il oeuvre alors dans le milieu de la psychologie auprès de divers types de clientèles - des incidents inattendus lui font revivre les événements dramatiques qu'il a vécus au Congo comme s'il y était encore. Ces scènes envahissantes s'accompagnent d'un sentiment de danger quasi permanent. Or, au fil du temps, sa volonté de surmonter ces réactions post-traumatiques sera telle qu'elle le guidera lentement, mais sûrement, vers le rétablissement. À la lecture de La Vie après une attaque armée, on ne peut qu'être captivé par le souffle qui anime le récit de ce conteur extraordinaire que l'on suit avec grand intérêt à partir de son enfance jusqu'à aujourd'hui, via un drame épouvantable qui aurait détruit à jamais plus d'un d'entre nous. Ce livre unique saura redonner espoir aux personnes non seulement victimes d'agression, mais aussi d'un accident, d'un deuil ou d'une maladie. Nul doute, les réactions post-traumatiques peuvent être vaincues. Bien traitées, elles peuvent même amener un individu à un niveau de réalisation personnelle qu'il n'aurait jamais espéré atteindre.
Dix ans de vie avec un mari incarcéré, six enfants à élever, et une société qui juge : Un foyer derrière les grilles est le récit brut et poignant de Monique, femme de détenu.
Marie-Josée Enard y raconte son combat pour être reconnue comme femme, mère et transsexuelle dans une société qui rejette les différences. Un récit poignant, sans concession, sur l’identité, la maternité et la quête de dignité face à l’intolérance.
Parmi les Mosellans, Ardennais et Alsaciens évacués dans le Centre Ouest dès septembre 1939, se trouvent des communautés israélites qui ont à leur tête un jeune rabbin de 30 ans, Élie Bloch. Paul Lévy retrace la tragédie qui a conduit à la mort les trois quarts des protégés d'Élie Bloch : assignations à résidence, spoliations, arrestations puis concentration dans des camps d'internement, précèdent la déportation vers les camps d'extermination. Contrairement aux idées reçues, les Juifs ne se laissent pas entraîner passivement vers la mort. Grâce aux réseaux d'entraide et d'assistance créés et animés par Élie Bloch, ils conservent jusqu'au bout leur dignité d'hommes et de femmes. Paul Lévy souligne aussi la solidarité de la population française. Il souligne le rôle capital des communautés religieuses et des chrétiens, en évoquant l'oeuvre courageuse des amis du père Jean Fleury du Témoignagne chrétien, et celle de la « filière pastorale » protestante, qui sauvent de la mort des centaines de Juifs. En faisant revivre une multiplicité de destinées individuelles, Paul Lévy nous fait partager les angoisses et les souffrances quotidiennes ainsi que les espoirs des membres de ces communautés persécutées, à Tours, Angers, Poitiers, Angoulême, Niort, La Rochelle et Bordeaux.
Quatre ans dans la rue, entre le froid, la violence et l’alcool : André raconte son combat pour s’en sortir. Un témoignage brut et poignant, porteur d’un message d’espoir pour tous ceux que la vie a mis à l’écart.
Novembre 1979. Linda Goyette, une jeune mariée de 18 ans, vit dans la région de l'Estrie avec son conjoint. Un soir, alors qu'elle est seule dans son appartement, elle est victime d'enlèvement, de séquestration, de menaces de mort et d'agression sexuelle. Heureusement, son assaillant est arrêté et jugé coupable. Or, neuf mois après cette dure épreuve, elle donne naissance à un premier enfant dont elle doutera longtemps de la paternité; ce n'est qu'une des difficiles épreuves que traversera cette famille au fil des ans. Dans ce témoignage bouleversant, madame Goyette relate également les obstacles rencontrés lors du procès largement médiatisé, décrit ses diverses thérapies entreprises au fil des ans, ainsi que le processus médiatique survenu après l'événement. Après la disparition tragique de sa mère, madame Goyette entreprend de patiemment rédiger ce témoignage, avec délicatesse et honnêteté. Car cette mère de cinq enfants a découvert qu'il est important de parler, de partager cette dure expérience qu'est l'abus sexuel. Sinon, ce fardeau devient de plus en plus lourd, causant de nombreuses séquelles. Pour sa part, c'est de cette façon que Linda Goyette réussira à mater sa colère, sa frustration, son désespoir et sa honte. Avec l'écriture, elle trouvera alors la paix et le courage de faire face à cette nuit qui a bouleversé sa vie et celle de ses proches.
Atteinte d’un cancer du sein à la cinquantaine, Dany Tremblay transforme l’épreuve en une métamorphose intime et puissante.
Comme enfant du peuple allemand, Günter Gallisch a été un témoin privilégié de la progression politique d'Adolf Hitler et des conséquences de sa dictature pour son pays, le fameux IIIe Reich. Prétextant dès 1933 que le Traité de Versailles et ses conditions trop sévères interdisait à l'Allemagne toute renaissance, le Führer mettra en oeuvre des mesures qui promettaient au peuple un avenir meilleur. Or, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, le régime qui devait durer mille ans connaît des ratés. Discipline, obéissance et par la suite brutalité, peur et mouchardage deviennent la norme tant en campagne que dans les villes. La débâcle qui s'en suivra frappera les Allemands de plein fouet et causera leur défaite aux mains des Alliés. Tout ce temps, Günter Galisch était aux premières loges. Pour une des premières fois, un témoin privilégié de cette fascinante époque raconte ce qui se passait vraiment en Allemagne, non pas parmi les bonzes militaires ou les classes politiques dominantes, mais au niveau de la rue, chez une population qui a longtemps cru que l'avenir passait par le nazisme.
Cette histoire remarquable est celle de deux femmes nommées Nazanin, - l'une, Canadienne au sommet de sa carrière et l'autre, une adolescente iranienne incarcérée dans le couloir de la mort -, mais surtout d'un courriel qui a transformé leurs vies à jamais. Nazanin Afshin-Jam s'était hissée au sommet. En 2006, elle venait de signer un premier contrat d'enregistrement de disque, avait été élue première dauphine au concours Miss Monde trois ans plus tôt, poursuivait une carrière florissante de mannequin et était devenue une véritable icône de la communauté internationale des dissidents iraniens. Mais un après-midi, elle reçut un courriel qui allait bouleverser son existence. Elle apprend alors qu'une adolescente kurde nommée Nazanin Fatehi risque la peine de mort en Iran, suite à une condamnation pour avoir poignardé un homme qui voulait la violer. Peu de temps après, madame Afshin-Jam s'engage à prendre sa défense. Cette décision l`amène à plonger dans le monde de la diplomatie internationale et à affronter le côté sombre du pays qui l'a vue naître, avec ses crimes d'honneur, la violence faite aux femmes et l'exécution d'enfants, sanctionnée par l'État. Pendant que Nazanin Fatehi dépérit en prison, dans des conditions si atroces qu'elle tente de mettre fin à ses jours, madame Afshin-Jam travaille sans relâche à mettre en oeuvre une campagne visant à lui sauver la vie.
Algérie, années 2000 : Samia ose l’impensable. Sous le poids des traditions et de la peur, elle brise ses chaînes pour sauver ses enfants, surtout ses deux filles.
Norah, enfant, grandit dans l’ombre d’un père violent et d’une famille déchirée entre traditions oppressantes et quête de liberté.
Responsable du Bureau des Constatations médicales du Sanctuaire pendant 12 ans, le docteur Patrick Theillier a pu constater l'incroyable : des malades guérissent régulièrement de maladies physiques, psychiques ou spirituelles.Certes, toutes les guérisons ne sont pas reconnues comme des miracles, l'Église étant extrêmement prudente pour les admettre après une étude médicale implacable. Mais beaucoup parmi elles peuvent être qualifiées « de nature miraculeuse » à travers le changement de vie qui transforme ceux qui en bénéficient parce qu'ils ont été touchés au coeur.À partir des nombreux témoignages reçus et d'une recherche patiente, Patrick Theillier livre un magnifique récit des plus belles guérisons en lien avec Notre-Dame de Lourdes depuis les Apparitions. Actuellement membre du Comité médical international de Lourdes (CMIL), le docteur Patrick Theillier a été directeur du Bureau des Constatations médicales du Sanctuaire de Lourdes de 1998 jusqu'à sa retraite en 2009.
Mon histoire est simple, claire comme de l'eau de roche. À partir de 2013, j'ai pris 58 kilos. Vous avez bien lu. En quelques mois je suis devenue énorme. 126 kilos, ça pèse. Le 1er mars 2023, j'ai décidé de tout perdre parce que je n'avais pas envie de mourir. Et pour ça, je me suis sevrée du sucre. Je voulais avoir une vie que j'aime, danser, courir, m'habiller... Mais avant tout, je voulais être de nouveau heureuse. L'obésité est une île : j'y ai vécu décentrée du monde, mais surtout de moi-même. Pour moi, la quitter c'était me retrouver, et rejoindre le continent des gens qui vont bien. J'y suis presque, je le touche, pourtant j'ai peur : qu'est-ce que je vais y trouver ? Qu'est-ce que je laisse derrière moi ? Ce livre est le récit d'un exil, et d'un retour.
Théo a commis l'irréparable. Un crime si atroce que l'idée même de pardon semble insoutenable. Pourtant, au fond de sa cellule, il demande à rencontrer un aumônier. Frère Benoît, franciscain et accompagnateur spirituel en milieu carcéral, entre alors dans sa vie.Avec ce dernier, Théo va devoir affronter sa faute, se confronter à lui-même, et découvrir la possibilité, ténue mais réelle, d'un pardon. Y aura-t-il, in fine, un chemin improbable, douloureux et bouleversant pour un être humain brisé, en quête de lumière et responsable d'un acte horrible ?Mais ce récit n'est pas seulement celui d'une rédemption possible. C'est aussi celui d'un homme d'Église confronté à ses propres blessures, à ses limites, à sa foi. Dans le dialogue entre l'aumônier et le détenu se joue une vérité universelle : il n'y a pas de pardon sans vérité, pas de guérison sans courage.Inspiré de faits vécus, ce livre poignant interroge la justice, la grâce, et notre propre capacité à aimer malgré tout. Il s'adresse à tous ceux qui cherchent comment l'humain peut encore se relever, même au fond de l'abîme. Benoît Dubigeon est frère franciscain depuis 43 ans, prêtre en paroisse et secrétaire général du diocèse d'Évry (91). A été 12 ans, depuis 2013, aumônier au centre pénitentiaire de Fleury Mérogis. Ingénieur TP, il est devenu aumônier de lycées et « prof de math », puis maître de formation et provincial des franciscains. Il a créé un studio de numérisation des archives franciscaines et érigé la Fondation François d'Assise qui récolte de l'argent pour les pauvres. Il est également prédicateur à l'émission Le Jour du Seigneur et l'auteur de C'est ton visage que je cherche, paru chez Artège en 2023.
Ce livre rassemble les lettres que Zehra Dogan, durant ses 600 jours d'incarcération, a adressées à Naz Öke, journaliste turque vivant à Paris et animatrice, avec Daniel Fleury, du site d'information Kedistan pour la liberté d'expression. C'est dans le cadre de la grande campagne de solidarité que ces derniers ont mené avec le PEN Club international que Naz Öke a commencé à écrire à la jeune journaliste et artiste kurde, qu'elle n'avait jamais rencontrée auparavant. Au fil de ces lettres se noue une très belle amitié entre deux femmes : « Zehra m'a dit en sortant de prison que nos échanges épistolaires lui avaient procuré des forces, car ils ont tissé un lien avec "la vie qui coule comme une rivière au-delà des murs gris" [...] Pourtant, pour moi, c'est elle qui fut une véritable source d'espoir, un rayon de soleil à travers les nuages sombres qui planent au-dessus du monde, pour préserver la précieuse conviction qui nous anime : "Nous aurons aussi des beaux jours ". » Pendant ces mois de détention, la jeune femme n'a cessé de créer, animant des ateliers de peinture avec ses codétenues dont elle dresse de très beaux portraits. Démunie de tout matériel, elle fabrique des pinceaux avec les plumes d'oiseau ramassées dans la promenade puis avec les cheveux de ses camarades qui les coupent pour elle, et des pigments avec tout ce qui lui tombe sous la main : sauce tomate, marc de café, épluchures de salade et de fruits, bouts de drap, et même du sang menstruel et de la fiente d'oiseau. Ces lettres révèlent une femme d'une générosité et d'une énergie exceptionnelles, une artiste surdouée, une poétesse, une militante pour la liberté des femmes et les droits des kurdes, soucieuse des autres et du monde. On n'a pas fini de parler d'elle... De grands artistes l'ont d'ailleurs soutenue, comme le peintre dissident chinois Ai Weiwei qui lui a écrit une lettre, ou l'artiste américain Bansky qui a créé à Manhattan une fresque en son hommage. Elle vit désormais à Londres où elle va exposer, ainsi qu'en Italie et en France notamment à l'Espace des femmes-Antoinette Fouque, à Paris, au mois de novembre 2019.
Ce livre rassemble les lettres que Zehra Dogan, durant ses 600 jours d'incarcération, a adressées à Naz Öke, journaliste turque vivant à Paris et animatrice, avec Daniel Fleury, du site d'information Kedistan pour la liberté d'expression. C'est dans le cadre de la grande campagne de solidarité que ces derniers ont mené avec le PEN Club international que Naz Öke a commencé à écrire à la jeune journaliste et artiste kurde, qu'elle n'avait jamais rencontrée auparavant. Au fil de ces lettres se noue une très belle amitié entre deux femmes : « Zehra m'a dit en sortant de prison que nos échanges épistolaires lui avaient procuré des forces, car ils ont tissé un lien avec "la vie qui coule comme une rivière au-delà des murs gris" [...] Pourtant, pour moi, c'est elle qui fut une véritable source d'espoir, un rayon de soleil à travers les nuages sombres qui planent au-dessus du monde, pour préserver la précieuse conviction qui nous anime : "Nous aurons aussi des beaux jours ". » Pendant ces mois de détention, la jeune femme n'a cessé de créer, animant des ateliers de peinture avec ses codétenues dont elle dresse de très beaux portraits. Démunie de tout matériel, elle fabrique des pinceaux avec les plumes d'oiseau ramassées dans la promenade puis avec les cheveux de ses camarades qui les coupent pour elle, et des pigments avec tout ce qui lui tombe sous la main : sauce tomate, marc de café, épluchures de salade et de fruits, bouts de drap, et même du sang menstruel et de la fiente d'oiseau. Ces lettres révèlent une femme d'une générosité et d'une énergie exceptionnelles, une artiste surdouée, une poétesse, une militante pour la liberté des femmes et les droits des kurdes, soucieuse des autres et du monde. On n'a pas fini de parler d'elle... De grands artistes l'ont d'ailleurs soutenue, comme le peintre dissident chinois Ai Weiwei qui lui a écrit une lettre, ou l'artiste américain Bansky qui a créé à Manhattan une fresque en son hommage. Elle vit désormais à Londres où elle va exposer, ainsi qu'en Italie et en France notamment à l'Espace des femmes-Antoinette Fouque, à Paris, au mois de novembre 2019.
« Aux Scouts, au moment du signe de croix, je me suis trompée de main. Pas de bol, j'avais une chance sur deux. Soit personne n'a rien vu, soit ils ont fait semblant. On a bien rigolé le soir, quand j'ai raconté ça à mes parents. Ils m'ont dit « Tu es sûre que tu veux continuer ? » J'ai acquiescé. Bien sûr on ignore, à huit ans, qu'un simple « oui » peut modifier le cours d'une vie. » C'est l'histoire d'Alice, une enfant heureuse, puis une jeune fille enjouée, qui rencontre un homme mystérieux et fascinant, pour qui seul Dieu compte. C'est l'histoire vraie d'une toile qui se tisse, années après années. C'est une maison sans chauffage, sans musique, sans jouets, sans espoir, dans laquelle une femme et ses enfants devront apprendre à survivre.
Le tour du monde d'un navigateur sur un voilier de poche construit de ses propres mains. " L'homme timide qui a fait le tour du monde sur un bateau d'enfant fait partie des grands marins que la vie m'a permis de rencontrer. "Olivier de KersausonMai 2019. Yann Quenet embarque pour un voyage autour du globe à bord de Baluchon, le voilier de quatre mètres qu'il a construit lui-même avec 4 000 euros, un bon couteau suisse, beaucoup de débrouille et de créativité. Ce marin autodidacte se moque de la vitesse, du confort ou des records : à l'instar des grands navigateurs solitaires qu'il admire tant, son but est de prendre le large, de sentir son bateau suivre le mouvement des vagues et de voir reculer sans cesse l'horizon. Bref, de vivre l'ultime rêve d'évasion loin du monde terrestre. Ce livre est le récit de son aventure inouïe de plus de trois ans pendant lesquels il a notamment traversé l'Atlantique, le Pacifique, l'océan Indien, en passant par la Polynésie, l'Afrique du Sud ou encore le Brésil.
Championne de Wimbledon, Marion Bartoli brise le silence sur son combat intime : anorexie, fatigue chronique, et la révélation du régime cétogène qui lui a rendu santé et énergie.
«Mai 68 a cinquante ans et continue d'effrayer les nostalgiques des temps anciens. Catherine et Jean-Pierre ont vécu Mai 68 dans la campagne basque. Sans bruit et sans esbroufe, ils ont été des combattants décidés de leur liberté. Ils ont fait de Mai 68 une belle chose. Catherine était ma maman. Jean-Pierre était mon papa.»
" J'aurais pu en déduire que cet homme, mon père, ne m'aimait pas, et ainsi le laisser anéantir une partie de moi. Mais j'avais compris qu'il m'avait désiré comme rien d'autre au monde, de cet amour et cette fougue sans limites si propres à la jeunesse. "Fils d'un monstre sacré du cinéma et d'une comédienne éprise de liberté, Anthony Delon lève le voile sur sa famille, celle qui se révélait une fois les micros éteints et la porte refermée. Il offre un témoignage bouleversant sur son enfance, ses années de jeunesse, la maladie de sa mère qu'il a accompagnée jusqu'au dernier jour. Son questionnement est universel. Comment dépasser ses peurs, ses blessures, ses déceptions ? Comment ne pas reproduire le schéma imposé par une famille, où l'amour serait la première victime d'une malédiction qui se transmettrait de génération en génération ? Comment, enfin, devenir un homme et rester debout ?
Jusqu'en 2017 en Gambie, un concours national était organisé dans le but de récompenser une jeune femme talentueuse et de soutenir son projet professionnel. En 2015, à l'âge de 19 ans, Toufah Jallow l'emporte. Elle reçoit alors de nombreux cadeaux et la promesse de réaliser son rêve d'études à l'étranger. Mais la victoire est amère. Yahya Jammeh, dictateur au pouvoir en Gambie, loin de l'image protectrice qu'il véhicule auprès de sa population, est un prédateur tout-puissant. Irrité par l'indépendance de Toufah, il l'attire dans un piège et la viole. Craignant pour sa propre sécurité, mais aussi pour celle de sa famille, Toufah prend la fuite en direction du Sénégal, usant de divers stratagèmes afin d'échapper à la surveillance omniprésente des sbires du président. Son parcours vers le Canada est jalonné d'embûches et la vie de réfugiée est loin d'être facile. Un an et demi après la destitution de Jammeh en 2017, Toufah Jallow est la première à accuser frontalement l'ancien dictateur de viol. Dès lors, un élan de solidarité inédit s'engage, notamment sur les réseaux sociaux, porté par le slogan #IAmToufah. Un espoir pour toutes les survivantes de violences sexuelles, en Afrique de l'Ouest et à travers le monde.
Jusqu'en 2017 en Gambie, un concours national était organisé dans le but de récompenser une jeune femme talentueuse et de soutenir son projet professionnel. En 2015, à l'âge de 19 ans, Toufah Jallow l'emporte. Elle reçoit alors de nombreux cadeaux et la promesse de réaliser son rêve d'études à l'étranger. Mais la victoire est amère. Yahya Jammeh, dictateur au pouvoir en Gambie, loin de l'image protectrice qu'il véhicule auprès de sa population, est un prédateur tout-puissant. Irrité par l'indépendance de Toufah, il l'attire dans un piège et la viole. Craignant pour sa propre sécurité, mais aussi pour celle de sa famille, Toufah prend la fuite en direction du Sénégal, usant de divers stratagèmes afin d'échapper à la surveillance omniprésente des sbires du président. Son parcours vers le Canada est jalonné d'embûches et la vie de réfugiée est loin d'être facile. Un an et demi après la destitution de Jammeh en 2017, Toufah Jallow est la première à accuser frontalement l'ancien dictateur de viol. Dès lors, un élan de solidarité inédit s'engage, notamment sur les réseaux sociaux, porté par le slogan #IAmToufah. Un espoir pour toutes les survivantes de violences sexuelles, en Afrique de l'Ouest et à travers le monde.
Six policiers lanceurs d'alerte prennent la parole à visage découvert.Racisme, violences, harcèlement, corruption, faux en écriture publique... Pour la première fois, six policiers issus de différents services - stups, mineurs, BAC, CRS, police aux frontières - révèlent à visage découvert ce qui depuis trop longtemps gangrène la police. Cette immersion dans leur travail quotidien montre la mécanique froide mise en oeuvre par l'administration pour faire taire les policiers : " Soit tu fermes ta gueule, soit tu fermes ta gueule. " Dans un milieu où l'omerta règne en maître, ces lanceurs d'alerte font le pari courageux de prendre la parole, moins pour dénoncer des coupables que dans l'espoir de voir évoluer leur institution vers davantage de justice et d'avoir ainsi une police irréprochable.
République démocratique du Congo (alors appelée Zaïre), 1996. Une guerre éclate dans les hauts plateaux de l'Est du pays, voisin du Rwanda. La population bascule brutalement dans l'horreur, un cauchemar incessant, fait de conflits armés successifs depuis près de trois décennies. Les habitants, dans leurs villages et sur les routes, subissent frontalement le choc des violences de toutes sortes perpétrées par des rebelles, insurgés de l'armée, militaires, policiers, voleurs..., hommes ivres du pouvoir et de la puissance que leur donnent les armes. Parmi les exactions : les viols et mutilations sexuelles, au pouvoir de destruction ravageur, aggravé pour de nombreuses victimes par une obligation au silence. Mais Tatiana Mukanire parle, en son propre nom et au nom d'autres femmes victimes. « Nous avons en nous cette envie de vivre. Nous l'avons prouvé en nous battant pour notre survie, en nous accrochant à la vie. Nous avons été esclaves sexuelles, nous avons été enterrées vivantes quand nous ne pouvions plus satisfaire les besoins de nos ravisseurs. Nous avons été ligotées à un arbre au fond de la forêt. Nous avons été violées presque chaque heure. Nous avons perdu connaissance. Plusieurs fois, nous nous sommes crues mortes, mais au fond de nous subsistait l'espoir de respirer à nouveau et de revivre. » T. M. B.
République démocratique du Congo (alors appelée Zaïre), 1996. Une guerre éclate dans les hauts plateaux de l'Est du pays, voisin du Rwanda. La population bascule brutalement dans l'horreur, un cauchemar incessant, fait de conflits armés successifs depuis près de trois décennies. Les habitants, dans leurs villages et sur les routes, subissent frontalement le choc des violences de toutes sortes perpétrées par des rebelles, insurgés de l'armée, militaires, policiers, voleurs..., hommes ivres du pouvoir et de la puissance que leur donnent les armes. Parmi les exactions : les viols et mutilations sexuelles, au pouvoir de destruction ravageur, aggravé pour de nombreuses victimes par une obligation au silence. Mais Tatiana Mukanire parle, en son propre nom et au nom d'autres femmes victimes. « Nous avons en nous cette envie de vivre. Nous l'avons prouvé en nous battant pour notre survie, en nous accrochant à la vie. Nous avons été esclaves sexuelles, nous avons été enterrées vivantes quand nous ne pouvions plus satisfaire les besoins de nos ravisseurs. Nous avons été ligotées à un arbre au fond de la forêt. Nous avons été violées presque chaque heure. Nous avons perdu connaissance. Plusieurs fois, nous nous sommes crues mortes, mais au fond de nous subsistait l'espoir de respirer à nouveau et de revivre. » T. M. B.
« Après la parution de mon premier livre, J’avais 15 ans , et les nombreuses réactions qu’il a suscitées, tout comme celles que je constate lorsque j’interviens face à des jeunes pour partager mon expérience, j’ai ressenti la nécessité d’en reprendre certains thèmes, qui me paraissent d’une cruelle actualité. Plus qu’une nécessité, il s’agit d’une urgence à transmettre, pour que les générations d’aujourd'hui deviennent à leur tour des témoins du témoin que je suis. » Un livre-entretiens avec Élie Buzyn, dans lequel il transmet aux jeunes générations la puissance de vie et la force de résistance qui l’ont animé toute sa vie, à Auschwitz et après. Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah. Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités. Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah. Son premier ouvrage, J’avais 15 ans, paru en avril 2018 aux éditions Alisio, s’est déjà vendu à plus de 8 000 exemplaires. « Il faut le lire. » - Anne Sinclair, à propos de J'avais 15 ans