Science
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le catalogue officiel de l'exposition Darwin l'original, à la Cité des sciences et de l'industrie. Qui est vraiment Charles Darwin (1809-1882), fondateur de la science de l'évolution ? Quelles sont ses origines sociales ? Quelles influences a-t-il subies ? Comment a-t-il construit, pas à pas, sa fameuse théorie de l'évolution exposée en 1859 dans l'Origine des espèces ? Comment ses idées furent-elles accueillies ?
Les errements de la Nature sont à l'origine des milliers de maladies rares. 5 % d'entre nous en sont atteints un jour ou l'autre. De la maladie d'Elephant Man popularisée par David Lynch, à l'hémophilie, en passant par les multiples formes de myopathie, ces injustices de la naissance nous apprennent beaucoup sur notre destin biologique et soulignent les limites de nos sociétés développées. C'est à ce monde que nous introduit Ségolène Aymé. Elle nous invite à une découverte émouvante du monde vivant dans ce qu'il a de fascinant et de complexe, tel que nous le révèlent les dernières recherches, sources d'espoir de la génétique. Ecrit dans un style clair, nourri d'exemples concrets et d'expériences vécues, c'est un voyage initiatique parmi les mutations du génome, ces mutations dont nous sommes tous porteurs. C'est aussi le récit de la mobilisation des chercheurs pour résoudre ces énigmes de la nature et y trouver des remèdes et l'exploration des solidarités à mettre en place pour réparer les injustices de la naissance. Un livre très riche, passionnant, humain, qui démythifie la génétique et révèle toute la plasticité du monde biologique et l'énorme hasard qui a présidé à notre naissance Ségolène Aymé est médecin et généticienne, spécialiste des anomalies du développement et des maladres rares. Elle est actuellement Directrice de Recherche à l'INSERM et préside la Fédération lnternationale des Sociétés de Génétique humaine.
Lamarck est le premier à avoir formulé une théorie du transformisme, mais c'est Darwin qui a donné à la théorie de l'évolution un mécanisme explicatif de la sélection naturelle. Les recherches en génétique, biologie et paléontologie ont abouti dans les années quarante à la théorie synthétique de l'évolution. Mais de nombreuses découvertes ont remis en cause les idées principales de ce stade synthétique : la molécule d'ADN, les décalages de la chronologie et de la vitesse du développement contrôlés par des gènes de régulation. Tous les cinquante ans la théorie de l'évolution est soumise à rénovation ; Les Horloges du vivant tentent d'en définir les grandes lignes révolutionnaires et les enjeux. JEAN CHALINE, paléontologue, est spécialiste des rongeurs et des hominidés. Directeur de recherche au CNRS au Laboratoire des Biogéosciences de l'Université de Bourgogne, il dirige le Laboratoire de Paléobiodiversité et Préhistoire de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes.
Il y a 25 ans, en lançant le projet exclusif de la Navette spatiale, les Etats-Unis commettaient une erreur stratégique majeure dans la course à la maîtrise de l'espace. Aujourd'hui, Ariane, lanceur jugé obsolète à l'époque, détient environ 60 % des parts du marché mondial des lancements commerciaux, plaçant l'Europe au premier rang, cependant que la concurrence américaine qui s'organise, s'appuie sur une technologie d'origine soviétique !... Les enjeux de la maîtrise de l'espace demeurent largement méconnus. Le tapage politico-médiatique qui entoure le vol des astronautes et la prétendue conquête de l'espace, renouvelée de la conquête de l'Ouest, en occulte la nature profonde : celle d'un puissant outil d'hégémonie dans une société mondiale que domine la montée des technologies de l'information. Faire la part du mythe, mesurer la réalité des enjeux, en apprécier l'importance dans la préservation des intérêts économiques, des identités culturelles et de l'autonomie stratégique, tel est l'objet de ce livre. Cette réflexion sur la politique spatiale s'inscrit nécessairement dans une certaine idée de l'Europe, seul ensemble qui possède la dimension nécessaire pour établir avec les Etats-Unis une relation d'équilibre et pour héberger des structures industrielles capables de s'imposer sur la scène mondiale. André Lebeau, physicien, a été directeur général adjoint au Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), puis membre de l'Agence Spatiale Européenne et enfin, président du CNES.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, la nécessité est apparue d'une réflexion collective sur l'éthique des sciences. En 1955, le manifeste Russell-Einstein donna naissance au mouvement Pugwash, dont les "Conférences sur la science et les affaires mondiales " ont voulu être "la conscience morale des scientifiques". Elles ont constitué un forum régulier, tolérant, ouvert aux savants et aux citoyens concernés, et contribué à écarter le spectre de l'apocalypse nucléaire. Elles ont bien mérité leur prix Nobel de la paix (1995). De nos jours, l'éthique des sciences, c'est d'abord la bioéthique. Les progrès de la médecine et de la biologie offrent une capacité croissante de manipulation du vivant. Le corps peut être démembré, traité comme un matériau. Le génie génétique se révèle capable de fabriquer du vivant, quasiment à façon. Aucune barrière technique ne protège plus l'intimité du corps et la dignité de la personne humaine. Il est devenu urgent de maîtriser le savoir en édifiant des bornes juridiques ou éthiques. D'autres préoccupations sous-tendent le mouvement éthique dans les sciences, qui concernent la déontologie du chercheur. Des cas d'inconduite pendables (fraude, plagiat) ont donné l'alarme quant à la possible détérioration des normes de la profession. Ils ont aussi attiré l'attention sur des "pratiques douteuses ". Comme la plupart des grands pays, la France a mis en place divers comités d'éthique. Quel doit être leur rôle aujourd'hui ? Plus concrètement, comment définir une voie moyenne et raisonnable, entre deux écueils : le danger d'en faire trop (dérive "éthiquement correcte") et le risque de n'en faire pas assez (comité alibi, décoratif) ? Sur ce sujet important, Gérard Toulouse a écrit un livre riche de réflexion et d'anecdotes, plein d'humour, qui donne un aperçu très vivant de la recherche. Il s'appuie aussi sur des documents essentiels. Gérard Toulouse, physicien, directeur de recherche à l'ENS-Ulm, fut parmi les premiers membres du Comité d'éthique pour les sciences (CNRS), créé en 1994. Ses thèmes de recherche ont été variés, depuis la physique de la matière condensée jusqu'aux études du cerveau et de la cognition, et ses travaux lui ont valu une notoriété internationale.
De tous les progrès récents de la biologie, ceux qui concernent le cerveau de l'homme comptent parmi les plus fascinants car il en dépend maintes attitudes philosophiques, éthiques et psychologiques. Ce livre s'adresse aux étudiants comme à tous ceux qui aspirent à connaître la véritable portée des progrès neuroscientifiques. La signification du libre arbitre a-t-elle évolué depuis qu'il est établi que l'activité mentale procède à la fois de l'hérédité et de l'apprentissage ? La douleur doit-elle être considérée comme une réaction de défense ou comme une sensation influencée par la culture ? La découverte de l'activité synthétique cérébrale en manière de réception sensorielle représente-t-elle un argument pour proclamer que la perception sensorielle diffère d'un individu à l'autre ? L'éthique en général, l'éthique médicale en particulier, n'échappent pas au débat philosophique qui cherche à reconnaître la part des mécanismes naturels et culturels. Cette "avant médecine du cerveau" peut être considérée comme un complément des Leçons sur la vie, la mort et la maladie (Hachette Littératures, 1998). PHILIPPE MEYER est professeur à l'Université René Descartes, directeur de l'enseignement des sciences humaines et sociales à la faculté de médecine de Necker et médecin à l'hôpital Necker.
La médecine du XXe siècle a accédé au rang d'une science. Sa démarche met en jeu des pensées et des gestes uniformes dont l'efficacité a été démontrée expérimentalement. L'art d'un médecin tend à être remplacé par des études cliniques systématiques, des examens physico-chimiques standard du corps humain et des prescriptions informatisées. Cette évolution victorieuse ne cesse de s'amplifier, mais le paradoxe d'une médecine qui se retourne contre elle-même à mesure qu'elle avance est moins bien connu. L'intense et absolu réductionnisme qui l'atteint, réductionnisme tissulaire et moléculaire, comporte un risque majeur d' "irresponsabilité médicale". Qu'est-ce que la vie ? Comment appréhender la maladie et la mort ? Ecrit pour des étudiants, cet ouvrage intéressera également tous ceux qui se passionnent pour la biologie et pour la médecine mais que gêne une technicité excessive. PHILIPPE MEYER est professeur à l'Université René-Descartes, directeur de l'enseignement des sciences humaines et sociales à la facutté de médecine de Necker et médecin à l'hôpital Necker. Il a publié dernièrement chez Hachette Littératures De la douleur à l'éthique, 1998.