Poésie actuelle
Marcel Bénézit nous offre ici tous les trésors d'amitié d'un poète, qui croit que le malheur n'est pas invincible quand on veut se donner la main, une amitié dont la source claire coule « au-delà des océans de boue, des tempêtes de haine ». Il nous veut tous comme « des amis rencontrés aux détours du chemin », car son coeur « partout où il s'attache - donne son amitié sans jamais la ternir », au ramoneur dont les yeux lancent des étincelles dans un visage tout noirci et qui oublie sa destinée en dormant dans un lit de foin, comme à l'aveugle qui sourit en écoutant le concert des oiseaux. Il voudrait ouvrir son coeur au moment du réveil, confier au bel oiseau si sage son amitié pour tous. Et s'il nous quitte sur un dernier poème ; ce n'est qu'un au revoir... pas un adieu.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Dans Fleurs de cactus, Raoul Corbin déploie une poésie où la rudesse du désert côtoie la délicatesse des fleurs, offrant une méditation sur la résilience et la beauté cachée.
Un moineau, symbole de liberté et de fragilité, devient sous la plume de Robert Chobriat le prétexte à une méditation poétique sur la condition humaine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Classique, mais non sans imagination ni sans lyrisme, Paul du Mail nous livre - en ce second recueil - ses méditations sur l'évolution de l'idée de la mort, à travers les différents âges de l'homme. Par l'accord de sa pensée et de son expression, il parvient à rendre auditives ou visuelles les plus secrètes sensations, avec une science confirmée des rythmes et des sonorités, dans une langue claire et précise. Son style, sobre et ordonné, subit l'influence de la raison, sans nous priver cependant du chatoiement des images ou du feu roulant des métaphores, et son inspiration se plie aux lois d'une versification, dont le goût et l'exigence sont les gages d'un sûr métier.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un recueil de poésie intime et intemporel, où chaque vers devient un fragment de mémoire. Je me souviens invite à une méditation sur le temps, l’absence et la persistance des émotions, dans une langue à la fois épurée et puissante.
Une plongée dans l’âme slave à travers des vers oubliés du XXe siècle. Poèmes russes de Nette, réédition numérique rare, offre une fenêtre sur la poésie russe méconnue, entre lyrisme et mélancolie.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
« Liberté, mon amour, vers toi je tends les bras. Viens calmer les tourments de mon âme en détresse. Que de vies, que d'espoirs, exigeante maîtresse, ont péri pour ta gloire et ton règne ici-bas ! » Dans la collection "Poésie actuelle", un recueil d'Henriette Brondani publié en 1962 : 12 poèmes en prose marqués par la violence de la guerre.
Sensible et indifférente à ce qui la réveille au passé, cherchant à se guérir des souvenirs moroses, évoquant - tour à tour - les printemps révolus à l'ombre d'un jardin public, les errances dans des villes étrangères, la lourdeur des silences incommunicables, les tristesses de mai et la solitude cosmique de l'homme, Claire Mercier regarde sa vie et s'ennuit. Cependant, qu'elle ne parvienne pas à fuir ce qui la hante, chevauchant le ciel de son désir au galop, et même si la barque du passé chavire dans l'océan vert de (son) long fou rire, et qu'elle donne son squelette formel engorgé du temps à l'enfer abstrait des vivants, elle reste le Christ anonyme cloué sur le réel, qui nous fait part des vieilles légendes qui dorment dans les méandres de son cerveau. Voici une poésie où les images font l'amour à la lumière de candélabres noirs, orgiaques - mais pures.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'Afrique et le soleil ont hanté tant l'imagination d'Yvonne Belval Buirette, au cours de son enfance et de son adolescence, qu'il fallait qu'elle en foulât un jour le sol et qu'elle en subît les brûlures. Brûlure et poussière se sont vite transformées en amour pour ce continent aux paysages si divers, aux contrastes si prenants, et pour ceux qui l'habitent. Amour pour l'amour, amour pour la vie. Ardente, éprise de simplicité, fuyant le superficiel et l'intellectualisme desséchant, elle veut atteindre à l'amitié profonde et à la fraternité qui doivent unir les hommes, quelle que soit leur race, au-delà des contingences stériles, réaliser les véritables contacts humains. Ces sentiments qu'elle éprouve, elle les exprime avec un don inné de poète conscient de sa personnalité, qui connaît le prix de la liberté et de l'indépendance pour en avoir fait un long apprentissage.
De tous les genres classés en poésie, l'art de la fable est un des plus difficiles, sinon même le plus difficile, et il ne possède qu'un maître incontesté : le bon Jean de La Fontaine. Avant lui, l'hindou Bidpal s'était montré trop prolixe, le grec Ésope et le latin Phèdre d'une sécheresse sans attrait. Depuis, dans le domaine français, on ne peut guère citer que Florian qui se soit à peu près imposé. Roger Cheval n'est donc pas sans mérite d'affronter ce genre difficile, qu'il sait rendre parfois dramatique, prêtant, selon la tradition de la fable, des sentiments humains aux animaux qu'il met en scène et les plaçant dans des situations qui nous sont familières. Non sans habileté et bonhommie, il constate, enseigne, critique et conseille, animant ses personnages dans le cadre varié et pittoresque de la nature.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Jamais titre ne s'adapta mieux aux poèmes qu'il surmonte et Vittorio Fiorucci laisse - dans ce recueil - vraiment chanter son coeur, sans souci des systèmes ni des écoles. Il n'est ni classique ni moderne : il chante avec une simplicité tantôt toute bucolique, tantôt toute humaine. Il chante - pour sa joie et pour sa peine - ce qui l'émeut dans la vie et dans la nature, et ses vers sont comme une jonchée de fleurs cueillies au fil des jours. Il chante Paris qu'il aime, et Florence où dorment ses souvenirs, les saisons et les jours, le soleil comme le ciel gris. Il chante et laisse chanter son coeur.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une sensibilité de plus en plus marquée, un embrassement de plus en plus vaste des mythes éternels, un renouvellement incessant, classent Raymonde Chavanton en bonne place parmi les poètes actuels. De-ci, de-là, piquées dans le flot torrentiel d'un verbe commandé par un coeur douloureux, surgissent d'étranges images. S'y joignent les échos de rappels nostalgiques, auxquels des expressions très simples confèrent curieusement une grandeur certaine. Le lecteur retrouvera, dans ce nouvel ouvrage de Raymonde Chavanton, cette merveilleuse faculté d'émotion, dont témoignait déjà « Les enlacements de la Terre » envers les humains, ses frères, et la nature, sa compagne et amie. Nul doute que « Frissons des nuits » ne conquière à son tour ceux que « Les enlacements de la Terre » avait su toucher.
Il nous fallait cet essai, ce recueil, pour comparer les talents divers de Lucien Delaporte. Poèmes et proses poétiques s'allient pour exprimer la profondeur de tels sentiments à ceux qui risquent de ne les point partager. Parcourir un tel carnet de notes, d'impressions intimes, est d'un enrichissement sans égal. L'auteur s'attriste de la froide réalité de la vie quotidienne, et part au secours de l'homme ; son oeuvre est avant tout une ode à la fraternité. « Lucifer revenu pourrait être banquier-ministre ou vagabond-gangster ou diplomate » et pourtant, il serait vaincu par ce poète maniant un style percutant et ne reculant devant aucune image difficile.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Marc Moulin est un forgeron d'art, qui ne craint pas les audaces et, sur son enclume, il forge les mots, les images et les vers dont il a besoin pour édifier son oeuvre. Cherche-t-il un adjectif pour qualifier l'âme, il trouve stradivariusienne, il la fait courir en galopées terribles et l'amour devient pour lui une clef d'usure ; la pénombre lui apparaît ouateuse et il dote une pianiste de doigts d'aimant. Pour rimer intérieurement, il bouscule la conjugaison et « frémirent », sous sa plume, devient frémissèrent, une plume qu'il veut de miel - un miel élaboré d'absinthe et de colchique - pour séduire ou reproduire un coeur-araignée. Il compose des bouquets de roses écarlates aux jupons touffus, et voit les visages se transformer en mers sensibles où chaque rayon d'instant est pris au piège. Qu'est embrasser ? C'est : écraser une bouche de femme avec un rire sans consonne. Il dit tour à tour bonjour à la mort et bonsoir aux humains qui se débattent avec lui, suffoquant, dans ce sale air de l'enfer que nous respirons à pleins poumons, car c'est là le salaire de la vie moderne.
En nous affirmant que « Les dieux sont fragiles », Raoul Corbin se montre, dans ce recueil, disciple tour à tour, non seulement de Baudelaire et de Verlaine, d'Alfred de Vigny et d'Alfred de Musset, d'André Chénier et de Félix Arvers, de Léon Deubel et de Joséphin Soulary, mais encore, bien qu'il ne le cite, du père Hugo. Sa poésie est empreinte d'une philosophie le plus souvent pessimiste et désabusée, indulgente aux faiblesses humaines : ne te presse pas trop, la vie est assez brève pour que, même sans hâte, on touche au but ; méprise les clairons, les tambours, les obus mais, au fond de beaux yeux, fais des bouquets de rêve ! Ne juge pas les grands avec tes yeux d'enfant, nos jugements sont faux dans nos vertes années. Les remords sont amers comme des fleurs fanées ; tel accuse aujourd'hui qui demain se défend. Fais ce que tu prétends mais gare-toi des sots, fuis-les, ils sont jaloux et, loin d'eux, place haut ta sensibilité comme un vase de Sèvres. Surtout, sois indulgent pour les blessés d'amour, ils en ont tant souffert que, souvent à leurs lèvres, coule un filet de fiel qui creuse leurs contours.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un vrai poète a toujours quelque chose de nouveau à dire. Le champ de sa recherche est infini. Et, tant par l'obligation dans laquelle il se trouve de dire ce qu'il sent, que par sa propre sensibilité, il ne peut, lorsqu'il considère la condition humaine, s'éviter de souffrir. Raymonde Chavanton, en ces poèmes plus âpres que ses précédents, souffre mille morts. Pour les autres et pour elle-même. Pour elle-même surtout dans les lettres qui terminent l'oeuvre, lettres où Béatrice, aimée de Florentin - et qui l'aime - propose à celui-ci, poète et philosophe comme elle, de sacrifier leur amour à leur art, afin de ne pas perdre la précieuse faculté de souffrir. Florentin n'est pas d'accord. Mais que décidera Béatrice ?