Pédagogie d'aujourd'hui
Il arrive toujours un moment où enseignants, formateurs, examinateurs doivent décider si la compétence, la qualification, atteignent le minimum acceptable. Comment agir avec discernement ? Paradoxalement, il n'existait pas encore de traité sur cette question cruciale. Or, elle est plus actuelle que jamais, à un moment où l'on affirme que beaucoup d'élèves n'apprennent plus le minimum essentiel. Le problème de la conception et de l'évaluation de la compétence minimale est d'abord situé dans son contexte politique, social, économique et pédagogique. L'auteur présente ensuite, de façon simple, la méthodologie de la construction des épreuves de compétences minimales : cette évaluation des compétences minimales constitue la base même du pilotage scolaire. Un phénomène épineux est évoqué : les actions en justice déjà intentées dans divers pays en cas d'échec estimé inéquitable. Le principe de la responsabilité civile en matière d'enseignement se précise... L'auteur, bien connue pour son ouvrage Définir les objectifs de l'éducation, réussit une fois encore la gageure de mettre à la disposition des praticiens et des responsables de l'éducation et de la formation une étude d'ensemble cohérente et limpide sur un problème d'une grande complexité.
La formation psychologique des enseignants est une pierre manquante dans la construction de leur professionnalité : celle-ci est autre chose qu'une somme de compétences disciplinaires et didactiques, car le métier est d'abord d'ordre relationnel. « Copyright Electre »
Au cœur d’un manoir libertin du XVIIIe siècle, Florence, jeune cavalière ingénue, découvre les plaisirs interdits sous la houlette de Bertrand, son professeur d’équitation aussi charismatique que sulfureux.
L'éducation est l'un des plus fréquentés des lieux communs autour desquels s'agite une société : peut-on insinuer que, finalement, l'éducation est, aussi, quand même, affaire d'enseignant. « Copyright Electre »
L'évolution des sociétés occidentales tend aujourd'hui à rapprocher les nouvelles formes d'organisation du travail, les nouvelles formes de la formation et les nouvelles formes de la recherche. « Copyright Electre »
En France, aujourd'hui, un pourcentage important d'enfants éprouve des difficultés à apprendre à lire. A l'entrée du secondaire, les enseignants se plaignent : « ils ne savent pas lire ». A tous les niveaux on invoque des difficultés dans l'apprentissage de la lecture. Ces difficultés ne sont pas nouvelles. Depuis près de cent ans toutes sortes d'explications ont été avancées et des milliers de recherches ont été conduites, mais le praticien ou le chercheur spécialisé dans un champ d'intervention ne possède qu'une infime partie de ce capital d'information : des travaux réalisés dans les domaines autres que le sien, il n'a qu'une vague idée. La confrontation engendre alors perplexité - sinon malaise - lorsque les disparités - voire les contradictions - apparaissent. Ce caractère foisonnant et hétéroclite de l'information, ainsi que les insuffisances de sa distribution et de son organisation sont à l'origine de ce livre. Celui-ci se veut en effet une réponse à ce besoin d'information et de cohérence latent dans les milieux de la Santé, de l'Éducation ou du Travail social qui se préoccupent de savoir pourquoi tant d'enfants ont de telles difficultés à apprendre à lire.
Et si la qualité devenait le moteur d’une école plus efficace et plus humaine ? Le facteur qualité dans l’école de l’an deux mille propose un modèle innovant pour repenser l’éducation.
Les amitiés enfantines sont une réalité familière aux éducateurs, particulièrement aux parents. On en sait l'importance dans la vie collective des enfants. Pourtant, la tonalité exclusive de leur attachement n'est pas toujours approuvée et, dans certaines classes, on sépare les trop bons amis suspects de moins bien travailler quand ils sont ensemble. Peu d'études ont cherché à analyser le fonctionnement du couple amical ; dans cet ouvrage préfacé par René Zazzo, Claude Toussaint-Marc, maître-assistante à l'Université de Paris X - Nanterre, observe précisément les formes et les modifications chez les filles et les garçons de 5-6 ans et de 8-9 ans.
Une recherche menée à partir d'observation de classes permettant de mieux comprendre les contradictions dans lesquelles les instituteurs construisent leur action. « Copyright Electre »
Dans une approche sociologique, l'auteur s'efforce de saisir la genèse et les caractéristiques majeures de ce processus de formation du corps enseignant, de 1945 à 1990, à travers : une intention politique de démocratisation, les institutions et dispositifs de formation mis en place, les savoirs de référence jugés garants de la professionnalité en gestation : pédagogie, psycho-pédagogie... « Copyright Electre »
La pensée économique en éducation mérite une analyse qui précise les liens réciproques entre l'économique et l'éducatif. Il ne s'agit pas d'exposer une histoire, mais de saisir selon quels processus les points de vue se sont mis en place, du moins dans l'ensemble des pays industrialisés. Quelques moyens pour s'orienter dans le paysage éducatif en train de se transformer. « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Comment se construisent les représentations entre enseignants et élèves ? Maître-Élève de Michel Gilly explore cette dynamique essentielle à la réussite scolaire.
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Cet ouvrage a pour objectif de faire découvrir l'action de formation. Il traite essentiellement de méthode, mais présente néanmoins des exemples de déroulement d'actions de formation à partir desquels sont introduits les concepts propres à l'étude systémique. Il présente des guides d'observation, les fondements philosophiques de la conception systémique et les études disponibles ayant utilisé cette forme d'approche.
La question de l'égalité des sexes dans le travail et la politique est à l'ordre du jour. Mais on ne s'avise pas assez que tout commence avec l'éducation et la formation, et qu'il est essentiel de poser aussi cette question dans ce domaine. Cet ouvrage a pour but de faire un premier bilan des recherches francophones et européennes sur la différence des sexes et les rapports sociaux de sexe en éducation et formation, en rassemblant les contributions, conférences et tables rondes d'une des Rencontres de la troisième biennale de l'éducation et de la formation (1996). Une fois situé, dans une première partie, le contexte philosophique, social, économique et politique de la question de l'égalité des sexes et de l'équité, deux questions centrales sont abordées, celle de la mixité scolaire et celle de l'égalité des sexes dans la formation tout au long de la vie. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux, administrateurs, enseignants, formateurs, éducateurs, que les questions de l'éducation des filles et des garçons, de la formation des hommes et des femmes, interrogent et préoccupent et qui cherchent, sur ce thème, informations, réflexions et suggestions.
Aujourd'hui, le terme de compétences s'impose partout. Les systèmes éducatifs des pays industrialisés s'y réfèrent. Est-ce une mode ? Est-ce le signe d'une évolution profonde de nos dispositifs éducatifs ? L'examen de la majorité des pays du G7 et de l'Australie, offre un éclairage international et une base de référence pour nos interrogations en France. Nos économies ont besoin d'une population active toujours plus performante, et capable d'anticiper l'évolution de ses compétences. Que proposent les systèmes éducatifs ? Comment se positionnent-ils dans ces débats ? Quelles sont les approches utilisées pour évaluer les compétences nécessaires et celles pour reconnaître les compétences acquises ? Quels sont les partenaires impliqués ? L'ouvrage souligne les progrès en matière de transférabilité des compétences et d'amélioration de leur visibilité pour les partenaires sociaux. Il montre aussi les efforts qu'il reste à poursuivre pour assurer davantage de portabilité des compétences sur le marché du travail. La gestion des compétences, tentée en réponse aux questions qui surgissent dans les pays retenus, cache une diversité de sens. Celle-ci est une source de richesse pour alimenter nos réflexions de citoyens, d'enseignants et de chercheurs, de responsables politiques quant aux choix de société pour le futur millénaire.
On ne le sait que trop, on a déshumanisé l'enseignement en l'industrialisant, en l'encadrant dans des structures administratives, qui occultent souvent les situations et les réalités vécues dans et pour l'apprentissage des connaissances. Aussi, ce livre, aride mais nécessaire pour qui veut comprendre ce qui ne marche pas dans nos écoles, devient précieux pour tous ceux qui peuvent et veulent encore réfléchir pour mieux administrer, pour mieux enseigner : ce qu'il dit de la formation continue vaut pour toutes les autres. Ce livre leur fera entendre une voix singulière, celle d'un homme qui, patiemment, avec rigueur et objectivité, se livre à une micro-analyse de nos façons d'évaluer les apprentissages. Peu à peu, cette voix nous redonne l'ouverture d'esprit nécessaire par le rappel, ou la redécouverte, des aspects situationnels et communicationnels de l'évaluation pédagogique. Triste bilan de toutes ces années de pseudo-réforme, on a oublié la réalité profonde et complexe de cette évaluation : on a faussé le rôle des enseignants et des enseignés, en mettant, ailleurs et en d'autres mains, l'évaluation des apprentissages. Par ce livre, la réalité éducative finit par nous rattraper dans toute sa complexité, car son auteur nous redonne l'empan de regard pour voir qu'au coeur de toute situation éducative, en tant qu'analyse interactive, délimitée mais diverse, l'évaluation pédagogique est dialogique, ou n'est pas. Toujours au coeur d'une brûlante actualité, il faut vite retrouver ces acteurs premiers : enseignants et enseignés en dialogie d'apprentissage et d'évaluation.
Avant l'entrée à l'école primaire, le cursus scolaire des enfants est hypothéqué par l'influence qu'exercent, sur leur développement, de multiples facteurs sociologiques, psychologiques et pédagogiques du milieu familial. En vue d'établir un bilan de ces influences, l'auteur se demande quel peut être le rôle de la mère dans l'éducation du jeune enfant, quels sont les éléments d'épanouissement que lui offre sa famille, comment on peut rendre les parents plus conscients de leur pouvoir créateur, plus attentifs à l'éveil et au développement des potentialités de leur enfant. L'analyse multivariée des données montre que l'environnement familial représente 70 % de la variance du développement de l'enfant. De plus, à elle seule, la famille prépare la réussite scolaire à raison de 14 % de la variance des performances. Ainsi, via le développement de l'enfant, l'éducation familiale engage quelque 84 % de la variance des résultats scolaires observés à la fin de la première année primaire. L'auteur développe des propositions originales qui sont actuellement à la base d'essais contrôlés. Le métier de parents n'étant appris nulle part, il considère que la formation des parents à leurs tâches éducatives constitue, à l'heure présente, une des préoccupations essentielles de notre société.
La discipline et les punitions font partie intégrante de la vie scolaire, elles n'avaient pourtant jamais fait l'objet d'une enquête précise ni d'une réflexion approfondie et objective. C'est ce que propose ce travail qui, en interrogeant maîtres et élèves, fournit une description détaillée des pratiques actuelles. Mais, au-delà, c'est aussi un ouvrage qui veut poser des questions sur les causes profondes du phénomène. Pourquoi le sujet a-t-il toujours été si mal vu, c'est-à-dire à la fois peu étudié et mal considéré ? Pourquoi les punitions, pratiquement abolies par les textes officiels, se perpétuent-elles toujours à l'école ? Pour l'auteur, c'est que discipline et punitions scolaires sont des indices révélateurs qu'il va utiliser pour aborder ce qu'il nomme l'implicite scolaire, ensemble de facteurs qu'il se propose d'explorer ici et qui, pour lui, sont à la base même du fonctionnement institutionnel de l'école actuelle.
De nombreux jeunes enfants n'apprennent pas à lire au cours préparatoire (plus de 25 %). Cet échec frappe massivement les enfants de milieux socio-économiques défavorisés. Ce double constat a incité les auteurs à rechercher, du côté de l'école maternelle, une explication à cette fatalité. Puisque toutes les expériences entreprises un peu partout dans le monde mettent en évidence la fabuleuse richesse des cerveaux enfantins, l'étendue des possibilités des jeunes enfants, n'est-ce pas la pédagogie pratiquée à l'école maternelle qui est à réviser ? Les instructions officielles réservent au cours préparatoire, voire même au cours élémentaire, l'apprentissage de la lecture. L'école maternelle n'est chargée que de la sensibilisation au langage écrit. Et pourtant... une équipe d'enseignantes vient de démontrer que de tout jeunes enfants pouvaient découvrir avec plaisir le langage écrit et que cet apprentissage pouvait et devait commencer dès la petite section de maternelle, surtout si la population scolaire est constituée de jeunes enfants qui, plus que d'autres, pourraient être candidats à l'échec scolaire. En dépit des difficultés rencontrées par l'équipe de recherche, les résultats obtenus sont extrêmement encourageants, et tous les espoirs sont permis si l'école élémentaire poursuit l'effort entrepris au niveau maternel. Mais, au-delà des résultats eux-mêmes, c'est une nouvelle approche méthodologique de la lecture par de jeunes enfants qui est ici proposée aux enseignants, aux chercheurs, aux parents, afin de gagner la bataille de la démocratisation du savoir.
C'est à partir d'une double expérience d'enseignant et de chercheur en psychopédagogie et en histoire de l'éducation que l'auteur s'efforce de répondre, dans une perspective interdisciplinaire, aux questions que se posent ceux - enseignants, psychologues, responsables et agents du système éducatif - qui se proposent d'apporter un éclairage historique aux problèmes pédagogiques d'aujourd'hui. Dans une première partie, théorique et méthodologique, l'auteur aborde la question délicate des origines d'une notion ou d'une institution éducative et précise les étapes de la construction du fait en histoire de l'éducation. Il est ainsi amené à analyser la démarche de l'historien dans ses aspects scientifiques et idéologiques. Dans la deuxième et la troisième parties, cette démarche est appliquée à l'approfondissement de certains thèmes controversés comme ceux de la formation des maîtres et de l'utilisation des notions de don et d'aptitude en milieu éducatif.
Le repérage est une activité fondamentale, d'apparition relativement tardive, car elle dépend de la liaison de facteurs posturaux et sémantiques. Dans une expression aussi banale que vous trouverez ce livre à gauche dans la bibliothèque se cache un aspect essentiel de la réalité psychologique. Cette réalité résulte de la liaison entre des facteurs différents, les uns de nature biologique comme la forme de notre corps, les autres de nature sociale comme les objets fabriqués. En étudiant le repérage chez l'enfant, principalement à l'âge préscolaire, ce livre montre qu'il procède d'une projection du schéma corporel dans l'objet, d'abord littérale et plus tard transposée. L'application pédagogique est importante. La projection du schéma corporel, base du repérage et de l'orientation dans l'espace, débouche sur des activités humaines fondamentales : 1) la projection par réflexion (reflet au miroir) et ses rapports avec la connaissance de soi ; 2) la maîtrise de l'espace interobjets et ses rapports avec l'abstraction des propriétés de l'espace ; 3) la projection anthropomorphique et ses rapports avec la fiction et l'activité symbolique.
L'abondance des fautes d'orthographe, le style relâché des rédactions désespèrent de nombreux enseignants qui rêvent encore aux belles dissertations des élèves d'antan. Pourtant, la langue française ne s'est-elle pas transformée au fil du temps, en particulier sous l'influence des mass média ? Dans toutes les activités sociales, le discours oral prend désormais une importance accrue, les règles du discours oral et écrit s'en trouvent modifiées. L'école ne doit-elle pas, elle aussi, s'adapter aux exigences nouvelles de la communication sociale ? Au cours des années 60, l'institution scolaire admet l'idée d'une réforme de l'enseignement du français, réforme du contenu, des méthodes et de la relation maître-élèves. Mais la réforme pénètre difficilement à travers les brèches du système scolaire français, système hiérarchisé et bureaucratique, soumis aux aléas du pouvoir politique. Cet ouvrage révèle l'histoire de la réforme de l'enseignement du français à l'école élémentaire. Il en montre, de façon nuancée et pertinente, les prudences et les vicissitudes. Dans une analyse rigoureuse, les auteurs dévoilent les mécanismes institutionnels, sociaux et politiques qui freinent ou impulsent le lent processus de changement de l'enseignement du français.
Le présent ouvrage relate une étude longitudinale, qui prend appui sur une recherche antérieure menée il y a quinze ans et intitulée Comment les mères enseignent à leur enfant (PUF, 1979). Celle-ci fournit un ensemble de variables psychosociales et pédagogiques mesurées lorsque l'enfant avait 5-7 ans. La connaissance de ces caractéristiques précoces permet-elle de prédire l'itinéraire scolaire de ces enfants devenus de jeunes adultes ? Dans quelle mesure ? Quelles sont les variables les plus discriminantes de cette trajectoire ? Par ailleurs, par quels processus celle-ci se construit-elle ? Ainsi, à l'aide d'une démarche quantitative, les auteurs se penchent sur l'existence et la puissance du déterminisme psychosocial. Ils montrent, entre autres, que cinq variables mesurées à 5-7 ans sont aptes à prédire, pour sept sujets sur dix, la filière scolaire qu'ils fréquenteront. Au moyen d'une approche qualitative, ils tentent de comprendre comment se dessine le cursus scolaire des individus sous-scolarisés, conformes à la prédiction ou sur-scolarisés.
Comment l'enfant apprend-il ? Que se passe-t-il dans son cerveau lorsqu'il apprend ? Quel est l'impact de l'attention, des motivations, des émotions, des rythmes biologiques sur les apprentissages ? Autant de questions que l'on se pose, nous, enseignants, éducateurs, parents. L'auteur, dans ce livre, nous donne une image psychobiologique de l'enfant en milieu scolaire, image le plus souvent mal connue du public plus au fait des approches psychologique, psychosociologique, sociologique ou psychanalytique. Les données psychophysiologiques présentées dans cet ouvrage ne peuvent être ignorées lorsqu'on souhaite s'interroger sur le comportement de l'enfant à l'école. Elles apportent des éléments de réflexion permettant d'être mieux armé pour tenter de prévenir ce qu'il est coutume de nommer l'échec scolaire.
On connaît bien comment se passe la vie en classe, et le type d'échanges qui s'instaurent entre l'enseignant et ses élèves : les structures de la communication, les modalités d'action et de contrôle de l'enseignant, les types de heurts ou de conflits qui surviennent. L'élève peut exprimer à ses parents, ou à ses copains, ce qu'il ressent directement au moment d'une réprimande, ou à la suite d'une mauvaise note. Il peut dire ce qui l'encourage ou le détourne du travail scolaire. Mais comment savoir pourquoi l'enfant est attiré par tel professeur, et pourquoi il rejette tel autre ? S'il donne des raisons apparentes, d'autres interviennent à son insu. C'est toute sa vie personnelle, avec ses racines familiales, avec son histoire, qui est présente en classe. Des forces inconscientes le mènent, le tiraillent. Par quelles voies secrètes appréhende-t-il la situation scolaire ? Qu'est-ce qui le gouverne d'une façon cachée ? Pour tenter de répondre à ces questions, il faut amener l'enfant à exprimer ses désirs, ses luttes, ses angoisses, sous une forme symbolique, qui puisse libérer son imagination. Alors que l'acte d'écrire est souvent contraignant en classe, l'enfant trouve une forme spontanée d'expression de soi dans l'épreuve des allégories animales. Par le choix d'animaux, la dramatisation du récit, il projette hors de lui le conflit qu'il vit et il énonce sa façon de le résoudre.
À un moment où l'on parle d'unification de la profession enseignante, la question d'une formation pédagogique systématique pour tous les enseignants est plus que jamais à l'ordre du jour. Tout métier s'apprend mais comment, pour celui d'enseignant, éviter de développer la pratique en prenant en mains une vraie classe ? Le micro-enseignement (M-E), stratégie rationnelle et active de formation, permet cette pratique sans risques. Née en 1963 aux États-Unis, cette méthode s'est répandue partout dans le monde et a considérablement évolué depuis sa parution. Dans les pays anglo-saxons la littérature sur le M-E abonde ; pas en France où le M-E, d'inspiration behavioriste, reçut un accueil d'abord mitigé puis se développa selon certains modes que ce livre résumera. Cet ouvrage se veut, avant tout, le compte-rendu d'une pratique quotidienne de la méthode et des conclusions qui ont été tirées de cette expérience par deux collègues formateurs d'enseignants du second degré. Pour ces praticiens, les apports du M-E à la formation traditionnelle sont indéniables au niveau de l'apprentissage de la pratique - aptitudes, modification de comportements, d'attitudes des formés - et de l'analyse et de l'auto-évaluation de leurs prestations. Les auteurs présentent donc la méthode, ses fondements théoriques, sa place en formation initiale et en recyclage et recensent d'autres possibilités d'utilisation du M-E. L'objectif de ce livre, c'est de montrer que le M-E permet d'apprendre à enseigner tout en développant le style pédagogique personnel de chaque enseignant.
Faut-il mettre l'informatique au service des jeunes enfants ? Ne joue-t-on pas aux apprentis sorciers ? Des logiciels appropriés peuvent-ils favoriser la sensibilisation, puis l'apprentissage de la langue écrite chez les 3 à 8 ans ? Comment faciliter l'introduction de ces machines dans les écoles, alors qu'elles attirent tant les jeunes et inquiètent quelque peu les adultes, parents aussi bien qu'enseignants ? Le Groupe Apprentissage du Centre Mondial Informatique, à travers une aventure pédagogique et informatique originale, commencée il y a bientôt trois ans, a tenté d'apporter des réponses à ces questions. L'équipe est pluridisciplinaire. Elle comprend des informaticiens, des pédagogues et des psychologues ; les compétences et les expériences de chacun se sont conjuguées pour réaliser un travail complet de conception, de réalisation, d'expérimentation, de validation et d'évaluation, puis de grande diffusion de logiciels. Un va-et-vient continuel entre le laboratoire et les terrains d'expérimentation, a impliqué les différents acteurs d'une réalisation pédagogique : apprenants, enseignants, chercheurs. L'expérimentation a été très large puisqu'elle a concerné plusieurs centaines d'enfants d'origines socioculturelles diverses, ainsi que des équipes enseignantes aux projets pédagogiques affirmés. Les résultats ont dépassé les attentes des enseignants et des chercheurs, tant dans l'exploration de l'ordinateur, que dans l'appréhension de la langue écrite. L'expérience ainsi acquise s'est étendue dès la première année de diffusion dans près de 2 000 écoles de la francophonie.
À l'école et dans les situations de formation d'adultes, les apprenants sont-ils les seuls à apprendre ? Les enseignants et les formateurs n'apprennent-ils pas, eux aussi, de ceux auxquels ils s'adressent ? Si les écrits pédagogiques abondent sur l'apprentissage des premiers, ils font encore défaut en ce qui concerne les seconds. Le présent ouvrage propose une contribution originale pour y remédier. La problématique part du fait que les pratiques éducatives ont des effets chez ceux qui enseignent. Quels sont ces effets et quelle en est l'origine ? Comment comprendre ce phénomène et en tenir compte dans une stratégie d'enseignement ? Souligner que l'enseignant, ou l'éducateur d'adultes, apprend dans l'exercice de son métier, c'est aussitôt se demander ce qu'il apprend, pourquoi, comment, et à quelles conditions. Se situant à la croisée de l'histoire de l'éducation, de la philosophie et de la didactique, l'auteur répond à ces questions par la création du concept de réciprocité éducative, dont il montre la légitimité, forge la définition et tire des conséquences éthiques et méthodologiques. Ainsi, après l'étude du pourquoi de la réciprocité, le comment de l'action conjointe de l'enseignant et des apprenants est développé sous forme d'une modélisation, dont les nombreux schémas mettent en relief la dimension opératoire. Livre de référence pour penser l'éducation, la pédagogie et l'andragogie, la réciprocité éducative l'est aussi pour l'action quotidienne dans la salle de classe et de formation. Les enseignants, les étudiants de sciences de l'éducation et d'IUFM, les éducateurs d'adultes, tous ceux dont la profession comporte une dimension éducative importante, se reconnaîtront dans ces lignes que l'auteur a écrites, à partir de son expérience avec eux, et pour eux.