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Anna, Yaye Rama, Fatou, Ngoné : quatre femmes de générations et de statuts sociaux différents. Elles partagent cependant une histoire commune, celle de leur lutte pour se trouver une place, s'affirmer et obtenir le respect dans une société marquée par le patriarcat, où tradition et modernité s'opposent. Leurs rêves sont étouffés et leurs souffrances affectent l'équilibre familial au point d'entrainer des conséquences désastreuses aussi bien dans leur vie que dans la société dont elles sont censées représenter le socle. Tourments des fleurs décrit l'évolution de ces femmes en proie avec des relations familiales influencées par la polygamie, les mariages arrangés, les blessures émotionnelles et les désillusions. Chaque récit évoque leur recherche de paix, de justice et d'équilibre entre deux mondes qu'elles doivent tenter d'apprivoiser.
Trente ans après le génocide, Lulu et Salif osent défier l’interdit : porter les cendres des victimes vers la hutte des ancêtres.
L'humain, quel qu'il soit, évolue dans un monde sans pitié, où tous les coups sont permis. Il se trouve de ce fait confronté à des choix, imposés ou assumés. Puis, la vie lui enseigne que toute décision peut radicalement changer le cours de son destin. Avec beaucoup de sagesse et d'humour, Melchior Mbonimpa met en scène des personnages, expatriés pour la plupart, qui se sont laissé conduire et éconduire par la vie. En lisant Les zigzags du destin, vous comprendrez rapidement que la gestion de conflits générationnels, la cohabitation entre traditions ancestrales et modernité, l'avidité ou la cupidité ne trouvent pas toujours un consensus sous l'arbre à palabres.
Jikonsaseh Dahwah est une écrivaine d'origine iroquoise. À la suite de la publication de son livre consacré au rôle primordial qu'ont joué les femmes des Premières Nations depuis des dizaines de millénaires et à leur condition féminine évoluée au regard de celle de leurs homologues occidentales, elle tombe sous le charme de Pierre Dumont, journaliste et chroniqueur culturel somme toute assez ordinaire, mais en qui une profonde métamorphose intérieure se produit à l'occasion d'un voyage en Chine.
Raymond quitte le Bénin et arrive à Toronto, la ville reine, avec pour seul contact un ami d'enfance. Il y rencontre des « frères » de circonstance, pour qui les rapports à l'intégration et l'adaptation sont très nuancés. Heureusement qu'il y a Toronto, qu'il aime, cette ville aux parfums qui lui sont si familiers, mais si lointains par moments aussi. Toronto, je t'aime, est un magnifique roman aux accents et aux couleurs diversifiés, à l'image de cette ville dont l'auteur a su, dans une langue et un style bien ficelés, en tracer les contours physiques et sociologiques.
Dans ce recueil de 15 nouvelles, Guy Bélizaire fait appel à sa mémoire pour nous raconter des histoires qui nous transportent dans différentes villes à travers le monde. Les personnages de Mémoire vagabonde traversent des situations qui nous obligent à nous pencher sur la condition humaine et les vicissitudes de la vie tout en nous invitant à repenser l'humain au coeur de la société.
Au hasard d'un arrêt d'autobus, Anna retrouve Christopher, « l'être de son coeur qu'elle croyait perdu. » Ils reprennent les choses là où ils les avaient laissées, sauf que cette fois, c'est un voyage de vie aux ramifications socio-politico-religieuses qui va être tout le contraire d'un long fleuve tranquille pour le couple recomposé qui a décidé de lier son destin. Bien qu'inspiré d'événements réels, Le déchirement : l'office funèbre n'aura pas lieu va à la rencontre de deux mondes, de deux réalités : d'un côté le Canada où vit désormais le personnage principal et de l'autre la République démocratique du Congo (RDC) d'où elle est originaire. L'intrigue se construit autour des assassinats, de la trahison, des affres de la guerre et d'une quête permanente de justice. Avec ce roman de style épistolaire, l'auteur a pensé rejoindre les lecteurs du Nord et du Sud et faire du déchirement une réalité fondamentalement humaine qui nécessite un ajustement permanent.