Mémoires de la section d'histoire moder
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Le Vigneron Citoyen fait partie de ces livres rares qui donnent à sentir le climat social d'une région, à une époque de forte mutation. Ici, le cadre est le vignoble du Mâconnais et du Chalonnais, de l'instauration du suffrage universel en 1848 à la Première Guerre mondiale. L'auteur nous plonge au coeur de la vie de relations des villages, où s'invente peu à peu la modernité républicaine : les associations se multiplient, trouvent des formes nouvelles, reflètent les clivages locaux ; dans leur sillage s'affirme une vie municipale de plus en plus politique, bientôt marquée par le clivage gauche/droite, qui gagne le coeur de la société rurale. La matière de ce Vigneron Citoyen est foisonnante ; elle fournit à l'auteur des exemples nombreux, détaillés et parfois savoureux. À terme, elle permet de mieux comprendre la naissance d'une tradition politique régionale, ici ancrée à gauche. Le suffrage universel a donné aux paysans du Mâconnais et du Chalonnais l'occasion de substituer progressivement aux notables traditionnels une nouvelle classe d'intermédiaires politiques : médecins, négociants, commerçants, vignerons, etc., cette bourgeoisie rurale qui a fait les beaux jours de la Troisième République radicale.
Chartres connaît au XVIIIe siècle un profond déclin : la population baisse, les activités textiles s'effondrent. La cohésion sociale, qui se faisait au XVIIe siècle autour du chapitre cathédrale, se remodèle contre lui, derrière la bourgeoisie des hommes de loi et des officiers. Les mentalités et les genres de vie changent profondément. Chartres passe à côté de l'expansion qui caractérise alors la plupart des autres cités du royaume, pour devenir une ville de petits rentiers et d'artisans, au rayonnement limité, vivant du travail de ses campagnes. Il faudra attendre la deuxième moitié du XXe siècle pour que la capitale du pays chartrain sorte enfin de son long engourdissement. De la « ville sainte », de la cité des chanoines et des rentiers, de la basse ville artisanale, des vignerons des faubourgs, il ne reste plus, pour se souvenir aujourd'hui, que les noms de certaines rues et de quelques quartiers, et, évidemment, indifférente aux bouleversements sociaux et économiques comme au temps qui passe, la cathédrale. Version considérablement allégée et remaniée d'une thèse de doctorat d'État rendue ainsi accessible aux non-spécialistes, cet ouvrage fait revivre avec finesse, chaleur et rigueur scientifique, un passé aujourd'hui révolu.