Manitoba / Entreprises et société
Et si l’Europe perdait son âme en cherchant l’unité ? L’Europe sans corps interroge le grand paradoxe de notre époque : comment concilier démocratie et intégration européenne quand la légitimité politique s’efface face à la technocratie ?
La clé pour faire réussir son entreprise dans un monde ultra-concurrentiel porte un nom : la stratégie. Avec l'aide de Pierre Pupier, Xavier Fontanet a conçu ce livre pour la rendre passionnante et compréhensible par tous. Pierre Pupier, entrepreneur et investisseur issu du private equity, spécialiste de la PME, interviewe Xavier Fontanet, ancien dirigeant du groupe Essilor dont le chiffre d'affaires est passé de 500 millions à 5 milliards sous sa direction, avec dans le même temps un centuplement de la valeur boursière. L'ouvrage est totalement inédit : il se lit comme un roman et permet au lecteur de devenir stratège au fur et à mesure qu'il avance dans sa lecture. Xavier a commencé sa carrière en 1973 au BCG. Il a été ensuite directeur général des Chantiers BÉNÉTEAU, à l'époque encore petite PME, puis directeur central du groupe EUREST, une entreprise de restauration collective. Il a enfin présidé le groupe ESSILOR jusqu'en 2013. En suivant la vie professionnelle de Xavier à chacune de ses étapes, le lecteur découvre la stratégie, celle qui s'applique sur le terrain en situation réelle et permet de maîtriser des situations variées et complexes. Les concepts stratégiques utilisés et décrits dans ce livre sont universels et s'appliquent aussi bien aux PME, aux ETI qu'aux grands groupes. En répondant aux questions de Pierre, Xavier explique d'où vient la rentabilité, où trouver la croissance et, évidemment, comment motiver les équipes. Cet ouvrage concret donne les clés de la stratégie aux cadres et dirigeants des entreprises françaises afin qu'ils puissent s'en inspirer dans leur travail quotidien.
Pour tous ceux qui aiment les belles histoires, en voilà une exceptionnelle, celle d'Essilor, une entreprise provinciale qui, sans aucune aide et dans un secteur très technique, a réussi en une cinquantaine d'années à devenir leader mondial face aux champions japonais, allemands et américains. Cette entreprise pionnière de l'actionnariat salarié est entrée au CAC 40, sans l'avoir recherché : preuve qu'en économie concurrentielle, le jeu est beaucoup plus ouvert qu'on ne le croit. Xavier Fontanet vous fait vivre cette aventure unique et retrace toutes les étapes stratégiques et humaines d'une exceptionnelle conquête. À l'origine de ce succès, deux inventions géniales : le verre organique et le verre progressif qui ont servi de leviers pour entrer sur tous les marchés de la planète. La confrontation qui en a résulté avec les meilleurs acteurs du secteur a permis aux équipes de grandir en jouant constamment sur de nouveaux terrains géographiques : Chine, Inde, Corée, Japon, aussi bien qu'États-Unis, Brésil, Australie et bien sûr Europe. L'entreprise a démontré une capacité peu commune à allier recherche, finance, commerce et industrie. La différence avec ses concurrents s'est aussi faite par sa capacité à nouer des alliances fructueuses avec des partenaires locaux. Créer et faire durer ainsi un climat de confiance a procuré à tous un cadre de travail agréable qui s'est avéré une approche managériale d'une redoutable efficacité. Les clés du succès d'Essilor résident en ces savoir-faire « maison ». Les connaître, c'est, pour qui s'intéresse au développement de son entreprise, une formidable leçon entrepreneuriale.
Aujourd'hui la politique est déconsidérée, elle s'affaisse à défaut de penser et le débat d'idées se tarit. À l'encontre de cet effondrement, dont on a bâti le déclinisme, il est néanmoins possible de garder l'espoir. L'opinion en France, et plus largement en Europe, reste largement attachée, parfois sans en avoir conscience, à des formes variées du conservatisme libéral. Pourtant celui-ci, dans son expression politique, n'est plus audible, parce que les conservateurs et les libéraux se dispersent et s'épuisent en anathèmes réciproques, souvent infondés, sans aller à l'essentiel. Leurs héritages et leurs fondements communs sont plus importants que ce qui peut les diviser. Le prouver est justement l'objet de ce livre. Le libéralisme classique et le conservatisme se rejoignent pour considérer que notre humanité s'appauvrit en rejetant l'histoire dont elle s'est forgée. Ils admettent que chaque personne est unique, non pas égale aux autres, mais différente. Ils savent que la passion exclusive de l'égalité ouvre la porte du totalitarisme. Ils se méfient de toute tentative de dissoudre l'individu dans la collectivité qui doit toujours rester ordonnée aux personnes qui la composent. Libéraux et conservateurs sont ouverts à la réalité du monde et à sa diversité, sans être relativistes. Ils discernent et combattent l'erreur que risque de recéler toute pensée unidimensionnelle. Ils ne résument pas la politique à une solution unique, simpliste et magique, mais prennent en compte la complexité de nos sociétés autant que de l'esprit humain. De leurs liens amicaux ou tumultueux selon les époques, ils sont capables de tisser une vision forte, de redonner envie de politique en offrant à chacun les moyens de s'accomplir.
Cela pourrait se produire cet hiver. Un jour prochain, la France va se trouver dans le noir ; au sens propre du terme. Il n'y aura pas assez d'electricite pour faire rouler les trains, tourner les usines, chauffer les maisons, allumer les televisions et les ordinateurs, recharger les telephones portables Chacun realisera a quel point l'electricite est un bien vital necessaire a l'autonomie individuelle, a la securite collective et a l'economie tout entiere. Le développement incontrôlé d'energies eoliennes et solaires massivement subventionnees et la fermeture tout aussi incontrôlée de moyens de production pilotables que la crise du gaz aggravée par la guerre en Ukraine a révélée, ont conduit à la pénurie et au rationnement que nous allons connaître ! En Europe, la réglementation des domaines de l'environnement et de la concurrence tient lieu de politique energetique. En Allemagne et en France, c'est la peur du nucleaire et le mirage des energies renouvelables qui guide la fameuse transition energetique. Au fantasme du « tout renouvelable » s'ajoute, celui aussi pernicieux, du « tout marché». L'electricite est un bien de premiere necessite. Quelle nouvelle forme de service public faut-il mettre en place pour donner a tous les Francais acces a une electricite stable et bon marche dans la duree ? C'est a cette question que ce livre tente de repondre.
Et si la réussite de votre entreprise tenait en un seul mot : stratégie ? Corporate Strategy révèle, à travers le dialogue entre Xavier Fontanet et Pierre Pupier.
La crise du Covid-19 a donné corps à l'idée d'une génération sacrifiée au bénéfice des plus âgés. Pour discutable qu'elle soit, cette opinion a trouvé en France un terrain propice. Victime de la paresse réformatrice des gouvernements successifs, la jeunesse pourrait-elle faire sécession ? Cette question n'est pas purement rhétorique : elle a d'ores et déjà des effets tangibles. Les jeunes se détournent des formes classiques de participation politique. Aux élections locales de 2021, près de neuf jeunes sur dix ne sont pas allés voter. Ce record d'abstention montre que le suffrage universel est en réalité de moins en moins... universel. Mais il n'y a pas de fatalité à ce qu'une population vieillissante surdétermine les grandes orientations du pays. Pour Frédéric Monlouis-Félicité, il est temps d'accorder aux jeunes, qui ont par nature plus de droits sur l'avenir, l'attention qu'ils méritent. La guerre des générations n'est pas inéluctable pour autant qu'une politique de la jeunesse soit assumée. Éducation, enseignement supérieur, emploi, logement... il y a urgence. Ces politiques doivent être repensées pour permettre aux jeunes de se construire un destin aussi heureux que les générations précédentes. Mais il faut aussi changer les règles du jeu en conférant un poids supérieur au vote des jeunes électeurs. Le vote générationnel est une réponse inédite à la crise démocratique et permet de mobiliser une jeunesse qui ne demande qu'à retrouver le goût de l'avenir.
Comment sont fixées les rémunérations des grands patrons ? Pourquoi ces retraites chapeau et ces indemnités de départ qui ont tant choqué l'opinion publique ? Au cours des trente dernières années les grands patrons ont-ils mérité leur salaire ? A-t-on réellement rémunéré les grands dirigeants selon leurs performances, leurs retraites sont-elles trop généreuses ? les actions qu'ils ont perçues sont-elles méritées ? les a-t-on indemnisés trop « grassement » lorsqu'il leur a été demandé de partir ? C'est à ces questions que Charles Henri Le Chevalier tente de répondre en s'appuyant sur des exemples vécus, en distinguant les performances et les rémunérations justifiées de certains grands patrons (Essilor International, SEB...) de toutes les dérives auxquelles on a assisté : la rémunération stratosphérique de Carlos Ghosn, les indemnités de Patrick Kron lors de son départ d'Alstom, la retraite chapeau annuelle de Lindsay Owen-Jones de 3,4 millions d'euros ! Ces rémunérations sont-elles légitimes par rapport aux collaborateurs dans l'entreprise à l'heure d'internet où la transparence est de règle ? Au « pas vu, pas pris, pas grave », succède désormais le « vu, pris, très grave », surtout lorsque le Patron part avec un pactole alors que des plans sociaux se mettent en place dans le groupe. Et pourtant comment ne pas souligner la difficulté de sélectionner le bon dirigeant, celui qui a en main l'avenir de plusieurs dizaines de milliers de salariés ? Comment ne pas reconnaître qu'il doit avoir une rémunération élevée conforme à sa fonction et à ses résultats ? Comment ne pas rappeler que la plupart ont des exigences vis-à-vis d'eux-mêmes et de leurs proches collaborateurs ! Comparées à des stars du ballon rond, à des traders souvent bons mais parfois sans scrupules, au show business, les rémunérations des grands patrons font parfois pâle figure ! Est-ce si normal ?
Ce livre est le témoignage d'un cadre dirigeant qui a relevé le défi industriel de Lafarge en Algérie sous le mandat Bouteflika. Le contexte : une filiale récemment achetée, mais brutalement désertée par ses cadres pour des raisons de sûreté, une culture nationale et professionnelle très éloignée de l'Europe, une entreprise qui se trouve être alors le plus important investissement français dans un pays, l'Algérie, où le contentieux avec la France en général et avec ce groupe en particulier est très sensible et porté sur la place publique par les plus hautes autorités. Le défi : transformer et intégrer cette entreprise dans un groupe mondial dont les standards humains et industriels sont particulièrement élevés. Les résultats : cinq ans plus tard, l'entreprise est devenue un acteur dynamique, innovant, reconnu comme un employeur, et digne de confiance, suscitant la fierté de ses employés et plus largement le respect de ses parties-prenantes algériennes. Le témoignage de Luc Callebat, distancié et néanmoins souvent empreint d'émotion, mêle drames humains, anecdotes piquantes, confidences, moments de solitude, apprentissage des relations politiques entre deux pays qui ont une relation si unique, rencontres profondément marquantes, découverte interculturelle, réflexions sur l'action et la responsabilité du dirigeant et de l'entreprise. Témoignage privilégié sur le monde des affaires en Algérie qui, s'il se réfère à un environnement maintenant en évolution, est riche d'enseignements pour ceux qui entreprennent ou désirent entreprendre en Algérie.
Ce livre est une brève histoire du travail. Du néolithique à l'algorithme, Bernard Abate y analyse les révolutions qui ont transformé le quotidien de l'humanité. Il interroge particulièrement l'impact du numérique sur le travail humain. Enseignement contre-intuitif : ces nouvelles technologies ne se substituent pas à l'intelligence humaine. Elles pourraient au contraire remettre l'humain au centre du jeu. La technique avait progressivement séparé le travailleur de l'intelligence de son travail. La révolution numérique, elle, est ambivalente. En un sens, elle concentre toujours plus de connaissances et de pouvoir d'organisation du travail entre les mains de ces nouveaux maîtres que sont les systèmes d'intelligence artificielle et les plates-formes numériques. À l'inverse, en rendant plus accessible à tous le capital technique, elle permet à chacun de se réapproprier l'intelligence de la production et elle facilite la coopération entre individus autonomes et interconnectés. Assiste-t-on à une lutte à l'issue de laquelle le modèle décentralisé et collaboratif l'emportera sur le précédent, centralisé et hiérarchique ? À une coexistence durable ? À une fusion vers quelque chose de différent ? Et, déjà, un nouvel enjeu majeur apparaît : cette nouvelle façon de travailler va-t-elle permettre à l'homme de se réconcilier avec la nature ? En éclairant le présent du numérique par l'histoire du travail et de la technique, ce livre propose des réponses aux questions actuelles.
En seulement dix-huit mois, une commune rurale des Ardennes a réussi l’impossible : attirer et fidéliser des médecins en plein désert médical.
For everyone who loves a good story, that of Essilor is exceptional: from provincial company to world leader in just fifty years, without help and in an extremely technical sector, despite competition from top Japanese, German and American companies. This pioneer of employee share ownership entered the CAC 40 without having looked to it - proving that in a competitive economy, the field is considerably more open than it appears. Xavier Fontanet leads us through this unique adventure and recounts all the strategic and human stages of an outstanding conquest. Two ingenious inventions lay behind this success: the organic lens and the progressive lens, levers used to enter every market around the world. The resulting confrontation with the top players in the sector allowed the teams to grow through constant competition in fresh geographical territories: China, India, Korea, Japan, as well as the USA, Brazil, Australia and of course Europe. The company has demonstrated an uncommon ability to combine research, finance, commerce and industry. It was also set apart by its talent for forging successful alliances with local partners. Creating and maintaining a climate of trust in this way provided a pleasant working environment for everyone and proved to be a highly effective managerial approach. The keys to Essilor's success lie in these "in-house" skills. Knowing them is an invaluable entrepreneurial lesson for anyone interested in developing their business.
Au Moyen Âge, le Saint Empire - le Reich - est un ensemble de territoires gérés par des feudataires. L'Empereur y représente l'autorité ultime. S'il n'exerce pas de pouvoir direct hors son domaine propre, il impose indirectement sa vision dans l'Empire. Rien n'a changé aujourd'hui : en s'appuyant sur le cercle des pays proches, Berlin parvient à imposer son consensus interne en Europe et à l'Europe. On ne peut comprendre l'Allemagne actuelle sans connaître son passé. Ne perdant jamais de vue l'influence des mythes fondateurs de l'Empire sur la vie germanique, Jean-Pierre Fiquet retrace deux mille ans d'histoire allemande et européenne. Ses analyses économiques, toujours pertinentes, viennent éclairer les actions humaines qu'il juge à l'aune de la Real Politik. Ce biais original de lecture des événements et des hommes donne un sel tout particulier à cette histoire nationale qui, en Europe, ordonne notre histoire commune. Tout en voyant dans l'Union Européenne une impérieuse nécessité dictée par les exigences des temps, Jean-Pierre Fiquet est sans illusions : « Faute de s'entendre, la France et l'Allemagne ne gouverneront pas le monde et ce sera la Chine. » La citation de Jacques Chardonne, placée en exergue du livre, dit tout.