Littérature étrangère Viviane Hamy
Trois hommes, une femme : Kahnnak, Maria Llurbai, Albert Mulder et Vassliss Rânia. Quatre âmes en perdition - l'assassin, la femme adultère, le voyeur, le viandard - que nous rencontrons ici à un moment clé de leur existence : lorsque la violence prend le pas sur la raison, lorsque les pulsions l'emportent sur la morale. Leurs trajectoires semblent scellées par la peur, la solitude, la primauté de la force, les obsessions mortifères. Dans cette cité désolée qui n'aura pas tenu ses promesses, le corps est avant tout un instrument, un matériau dont il faut faire bon usage pour assurer sa survie. Et le désir, assouvi dans tout son déchaînement, pourra lui aussi provoquer le pire. Dès lors, que reste-t-il de la beauté, de l'humanité ? Avec son style coupant comme un tranchoir, son ironie noire, son anti-lyrisme sec et sa philosophie brutale, Gonçalo M. Tavares poursuit l'exploration des contrées sombres de son Royaume et enfonce le clou : qu'on soit proie ou prédateur, "être vivant, c'est ne pas connaître la solution". MARE NOSTRUM article de Jean-Jacques Bedu « À travers une écriture précise et une structure narrative complexe, Tavares nous livre une méditation troublante [...] Un roman qui résonne de manière particulièrement forte avec les tensions qui traversent nos sociétés contemporaines. »
Trois hommes, une femme : Kahnnak, Maria Llurbai, Albert Mulder et Vassliss Rânia. Quatre âmes en perdition - l'assassin, la femme adultère, le voyeur, le viandard - que nous rencontrons ici à un moment clé de leur existence : lorsque la violence prend le pas sur la raison, lorsque les pulsions l'emportent sur la morale. Leurs trajectoires semblent scellées par la peur, la solitude, la primauté de la force, les obsessions mortifères. Dans cette cité désolée qui n'aura pas tenu ses promesses, le corps est avant tout un instrument, un matériau dont il faut faire bon usage pour assurer sa survie. Et le désir, assouvi dans tout son déchaînement, pourra lui aussi provoquer le pire. Dès lors, que reste-t-il de la beauté, de l'humanité ? Avec son style coupant comme un tranchoir, son ironie noire, son anti-lyrisme sec et sa philosophie brutale, Gonçalo M. Tavares poursuit l'exploration des contrées sombres de son Royaume et enfonce le clou : qu'on soit proie ou prédateur, "être vivant, c'est ne pas connaître la solution". MARE NOSTRUM article de Jean-Jacques Bedu « À travers une écriture précise et une structure narrative complexe, Tavares nous livre une méditation troublante [...] Un roman qui résonne de manière particulièrement forte avec les tensions qui traversent nos sociétés contemporaines. »
Berlin, République de Weimar, 1926. Walter a hérité de la prestigieuse bibliothèque de son grand-père, dont certains des volumes sont reliés avec la peau d'un animal en accord avec leur contenu. Tous sauf un, auquel Walter voue une véritable fascination : une première édition du marquis de Sade, recouverte de l'épiderme d'une aristocrate guillotinée ; une merveille de bibliopégie anthropodermique. Sa demi-soeur, Lotta, jalouse de cet héritage, est une femme trompée et blessée, en quête de moralité et de vertu dans ce Berlin décadent. Quant à Maus, tanneur sourd-muet et ami d'enfance de Walter, il ne voit le monde que par les Dix Commandements. Leur destin va basculer lorsqu'un étudiant éconduit par sa fiancée et à la peau irrésistiblement diaphane se jette sous les roues de la Mercedes de Walter. Parfois, des choses terribles sont faites au nom de la beauté... Lauréate du prix du Livre européen en 2015, Undine Radzeviciute, dans La Bibliothèque du Beau et du Mal, interroge avec humour et subtilité les contours de la liberté et nous offre une vision surprenante d'une société en crise où se révèle la complexité du monde. LE NOUVEL OBS : le 29/05/2024 par Didier Jacob, Le livre vaut aussi pour la manière dont elle évoque le climat, à la fois fascinant et délétère, de la République de Weimar. Undine Radzeviciute exécute une jolie descente en rappel tout au fond du gouffre immoral où l'humanité s'est enfoncée. Elle n'a surtout pas son pareil pour mettre en scène le diable en personne : son terrifiant Walter. Il est bibliophile comme Umberto Eco et sanguinaire comme Jack l'Eventreur. TELE 7 JOURS : le 17/06/2024, par F.Rapilly, Ce roman bien déjanté aura de quoi vous enchanter et vous faire rire. LEFIGARO : le 20/06/2024, article de Thierry Clermont, étrange et superbe roman, Quelque chose entre Oscar Wilde et Marguerite Yourcenar. OUEST-FRANCE : le 23/06/2024 par Didier Gourin, Il y a quelque chose de malsain dans cette histoire ce qui n'empêche pas l'autrice de la raconter avec légèreté. Et de poser, entre les lignes, la question de savoir si la création artistique, ou ce qui y ressemble, permet toutes les licences.
Berlin, République de Weimar, 1926. Walter a hérité de la prestigieuse bibliothèque de son grand-père, dont certains des volumes sont reliés avec la peau d'un animal en accord avec leur contenu. Tous sauf un, auquel Walter voue une véritable fascination : une première édition du marquis de Sade, recouverte de l'épiderme d'une aristocrate guillotinée ; une merveille de bibliopégie anthropodermique. Sa demi-soeur, Lotta, jalouse de cet héritage, est une femme trompée et blessée, en quête de moralité et de vertu dans ce Berlin décadent. Quant à Maus, tanneur sourd-muet et ami d'enfance de Walter, il ne voit le monde que par les Dix Commandements. Leur destin va basculer lorsqu'un étudiant éconduit par sa fiancée et à la peau irrésistiblement diaphane se jette sous les roues de la Mercedes de Walter. Parfois, des choses terribles sont faites au nom de la beauté... Lauréate du prix du Livre européen en 2015, Undine Radzeviciute, dans La Bibliothèque du Beau et du Mal, interroge avec humour et subtilité les contours de la liberté et nous offre une vision surprenante d'une société en crise où se révèle la complexité du monde. LE NOUVEL OBS : le 29/05/2024 par Didier Jacob, Le livre vaut aussi pour la manière dont elle évoque le climat, à la fois fascinant et délétère, de la République de Weimar. Undine Radzeviciute exécute une jolie descente en rappel tout au fond du gouffre immoral où l'humanité s'est enfoncée. Elle n'a surtout pas son pareil pour mettre en scène le diable en personne : son terrifiant Walter. Il est bibliophile comme Umberto Eco et sanguinaire comme Jack l'Eventreur. TELE 7 JOURS : le 17/06/2024, par F.Rapilly, Ce roman bien déjanté aura de quoi vous enchanter et vous faire rire. LEFIGARO : le 20/06/2024, article de Thierry Clermont, étrange et superbe roman, Quelque chose entre Oscar Wilde et Marguerite Yourcenar. OUEST-FRANCE : le 23/06/2024 par Didier Gourin, Il y a quelque chose de malsain dans cette histoire ce qui n'empêche pas l'autrice de la raconter avec légèreté. Et de poser, entre les lignes, la question de savoir si la création artistique, ou ce qui y ressemble, permet toutes les licences.
Que tu aies été au service de la mort n'a pas d'excuse, seulement une explication, mais parfois les circonstances atténuantes ne diffèrent guère des aggravantes. Avoue que tu attendais secrètement ce jour. Maintenant, tu trouveras peut-être la paix. Le châtiment vaut toujours mieux que de vivre pendant des années en tant qu'accusé. Survivant des camps de la mort, Erno Spielmann travaille au Cameri, l'un des plus grands théâtres de Tel Aviv, et est apprécié par ses collègues. Il souffre souvent de migraines, qu'il n'arrive pas à faire passer. À l'image de l'Autriche-Hongrie, sa patrie d'enfance disparue corps et biens, il voudrait voir son passé se dissoudre, aussi n'en souffle-t-il jamais mot. Jusqu'au soir où, lors d'une réunion entre voisins, un incident pousse Nitza, sa femme, à exiger qu'Erno lui raconte son expérience des camps. Tandis que l'État d'Israël fait face aux grandes heures de son histoire - de l'affaire Kasztner au procès Eichmann en passant par la guerre des Six Jours - et que la Hongrie d'après-guerre s'écrit, Erno affronte sa culpabilité d'avoir survécu - dilemme existentiel plus absurde encore quand certains voient en lui un héros. Inspiré de la vie de Zvi Spiegel, Migraine est le roman d'un homme malmené par les rouages de l'histoire, à la recherche de sa juste condition humaine. Radio RCJ chronique de Nathalie Zajde : « Un livre remarquable, d'une belle écriture à la fois profonde et drôle et qui traite d'un sujet important, la culpabilité des survivants » L'HEBDOSCOPE article de Laurent Pfaadt : « passionnant roman du journaliste hongrois Tamás Gyurkovics [...] Migraine pose avec beaucoup de talent et de gravité le problème de la culpabilité » Mare Nostrum article de Jean-Jacques Bedu « Migraine est une oeuvre bouleversante et essentielle, un coup de poing littéraire qui explore les profondeurs de la culpabilité et le poids indélébile du passé, à lire absolument pour la force et la beauté de son récit »
Que tu aies été au service de la mort n'a pas d'excuse, seulement une explication, mais parfois les circonstances atténuantes ne diffèrent guère des aggravantes. Avoue que tu attendais secrètement ce jour. Maintenant, tu trouveras peut-être la paix. Le châtiment vaut toujours mieux que de vivre pendant des années en tant qu'accusé. Survivant des camps de la mort, Erno Spielmann travaille au Cameri, l'un des plus grands théâtres de Tel Aviv, et est apprécié par ses collègues. Il souffre souvent de migraines, qu'il n'arrive pas à faire passer. À l'image de l'Autriche-Hongrie, sa patrie d'enfance disparue corps et biens, il voudrait voir son passé se dissoudre, aussi n'en souffle-t-il jamais mot. Jusqu'au soir où, lors d'une réunion entre voisins, un incident pousse Nitza, sa femme, à exiger qu'Erno lui raconte son expérience des camps. Tandis que l'État d'Israël fait face aux grandes heures de son histoire - de l'affaire Kasztner au procès Eichmann en passant par la guerre des Six Jours - et que la Hongrie d'après-guerre s'écrit, Erno affronte sa culpabilité d'avoir survécu - dilemme existentiel plus absurde encore quand certains voient en lui un héros. Inspiré de la vie de Zvi Spiegel, Migraine est le roman d'un homme malmené par les rouages de l'histoire, à la recherche de sa juste condition humaine. Radio RCJ chronique de Nathalie Zajde : « Un livre remarquable, d'une belle écriture à la fois profonde et drôle et qui traite d'un sujet important, la culpabilité des survivants » L'HEBDOSCOPE article de Laurent Pfaadt : « passionnant roman du journaliste hongrois Tamás Gyurkovics [...] Migraine pose avec beaucoup de talent et de gravité le problème de la culpabilité » Mare Nostrum article de Jean-Jacques Bedu « Migraine est une oeuvre bouleversante et essentielle, un coup de poing littéraire qui explore les profondeurs de la culpabilité et le poids indélébile du passé, à lire absolument pour la force et la beauté de son récit »