Le Psychologue
Si l'agressivité destructrice n'est pas absente du monde animal, elle s'y présente toujours plus ou moins comme une déviance, la norme étant au contraire une combativité adaptative qui structure les territoires, les groupes, les éthogrammes, et surtout les systèmes de communication entre étrangers. En va-t-il autrement pour notre espèce ? Cet ouvrage essaie de répondre, en ordonnant les résultats les plus récents de la biologie, de l'éthologie, de l'anthropologie, de la psychologie et en jetant, par-delà l'opposition désuète entre innéisme et environnementalisme, les bases d'une agressologie générale (interactionniste) encore dans les limbes. On y découvre que le mouvement qui va de l'auto-agression psychosomatique au discours vrai, passe par l'hétéro-agression et ses organiseurs symboliques que sont le rêve, le sourire, le miroir, l'OEdipe, le complexe d'Atropos, non sans blocages anxiogènes qui suscitent des défenses passionnelles, névrotiques ou psychotiques incluant toujours la violence. On y découvre aussi qu'au plan des relations inter-groupes, si mille séances à l'ONU n'ont pas suffi pour définir les notions d'agresseur et d'agression, c'est que la confrontation risquée des narcissismes de groupe et les échanges stochastiques de coups de poker sont plus importants, dans l'amorçage de la dynamique de la paix, que le contenu scientifique des discours. Arrive cependant un moment, où ce contenu scientifique n'est plus une variable négligeable dans le développement de cette dynamique, et où seule la connaissance que l'homme aura de sa propre dangerosité en toute situation, l'aidera à la contrôler et, surtout, à la faire évoluer de façon calculée, en combativité biophile.
Dès la naissance, les enfants présentent déjà l'ébauche d'une personnalité. Certains sont plus « nerveux », pleurent beaucoup, d'autres sont plus « calmes ». Mais l'ensemble des traits congénitaux ne suffit pas pour affirmer qu'il existe d'emblée une organisation de la personne, un moi authentique. Tout est à construire. C'est tout l'intérêt de l'étude de la première année de la vie au cours de laquelle se forment les fondements et la structure de base de cette personnalité du sujet. Cet ouvrage a pour objectif d'offrir au lecteur une information sur le développement psychologique au cours de cette phase de la vie. On souhaite simplement fournir un instrument de travail pour les étudiants, destiné à donner des connaissances, faciliter les lectures ou y introduire, ou permettre l'accès à ces connaissances à toute personne intéressée par le développement du jeune enfant et qui souhaite trouver autre chose que des spéculations hasardeuses.
Qu'il s'agisse des facteurs responsables des maladies - aujourd'hui les dix principales causes de décès sont partiellement dépendantes des comportements -, des défenses vis-à-vis d'elles, de l'ensemble des relations avec le praticien, de la poursuite et de l'observation du traitement comme des conduites quotidiennes, la psychologie est partie intégrante de la médecine. Trop longtemps vouée aux maladies mentales et aux maladies imaginaires, la psychologie, se tient au coeur de la pathologie générale pour réduire ses risques, la souffrance, la détresse et préparer le malade à franchir toutes les étapes indispensables à sa réhabilitation alors que les progrès de la technique éloignent de plus en plus tous les facteurs humains. Ce livre fait le point sur l'ensemble de ces questions, couvertes aujourd'hui par des disciplines qui convergent : médecine psychosomatique, psychologie de la santé, santé comportementale, médecine comportementale, comportements de maladie. Il prépare le psychologue à s'ouvrir à un champ considérable d'activités et les professionnels de la santé à participer à la transformation du modèle biomédical en un modèle biopsychosocial conforme au corps actuel de nos connaissances.
Quinze nouvelles percutantes, inspirées de faits réels, où Jeffrey Archer joue avec brio du destin, de l'amour et du hasard. Chaque histoire, aussi surprenante qu'inoubliable, se conclut par un coup de théâtre qui vous laissera sans voix.
Pourquoi le vêtement, les voitures ou même l’alimentation deviennent-ils des objets de mode ? Psychosociologie de la mode décode ce phénomène social omniprésent, entre imitation et distinction, pression et liberté.
Cassie achève son parcours initiatique avec S.E.C.R.E.T. - 7e épisode, où elle réalise son ultime fantasme.
Comment classer et comprendre les maladies mentales sans tomber dans le dogmatisme ? Les maladies mentales de Jacques Corraze offre une synthèse unique entre rigueur scientifique et approche humaniste.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Analyse, sous l'angle de la psychologie sociale, la manière dont se développent les affinités, et passe en revue les fondements théoriques du développement et du maintien des différentes formes de relations interpersonnelles. « Copyright Electre »
La science cognitive est un domaine de recherche en plein développement, qui se nourrit des apports convergents de l'intelligence artificielle, de la psychologie cognitive, de la linguistique, de la logique, de la philosophie de l'esprit. « Copyright Electre »
Nous vivons dans un monde de choses et de mots : notre action présente et future dépend de leur identification, mais celle-ci doit être rapide, étant donné leur multiplicité. En empruntant à la théorie de l'information la phase capitale de la prise d'information, l'auteur essaie de dégager les nombreux facteurs qui y jouent un rôle significatif. Les choses et les mots les plus familiers et les plus simples sont appréhendés plus rapidement. Mais tout ne dépend pas de la nature des stimulus. Les attitudes, les motivations, les mémoires jouent aussi leur rôle. L'ouvrage se préoccupe aussi du nombre de stimulations qui sollicitent la perception dans un court instant et aussi des différences qui existent entre lecture et dénomination. A travers tout cet effort pour suivre la prise d'information chez les normaux comme chez les malades mentaux, c'est toute la perception qui s'en trouve éclairée.
Les émotions et l'affectivité ont été assez souvent conceptualisées indépendamment de la pensée. Le point de vue soutenu ici, est que les phénomènes affectifs sont en relation avec les mécanismes sous-jacents au fonctionnement de la pensée, à savoir : l'activation de représentations mentales, la comparaison entre les représentations mentales anciennes et les informations nouvelles et, de manière générale, avec le mécanisme de traitement de l'information. L'ouvrage montre que les informations émouvantes tendent, dans certains cas, à être mieux mémorisées que les informations neutres, et que l'intérêt pour le contenu d'un texte, est en relation avec la quantité de connaissances dont dispose le lecteur, dans le domaine sur lequel porte le contenu du texte. Enfin, les déficits de la mémoire observés dans les états dépressifs, anxieux ou d'intensité émotionnelle forte, sont interprétés dans le cadre de la psychologie cognitive. Les phénomènes affectifs deviennent ainsi plus intelligibles.
Les recherches sur la sémantique sont en développement rapide dans les domaines de la logique ou de la philosophie du langage, de la linguistique, de l'informatique (intelligence artificielle), de la psychologie expérimentale. Le présent ouvrage vise à donner une vue d'ensemble de la situation théorique et empirique en cette matière, telle que la psychologie peut l'appréhender. Il repose sur l'idée générale que toute sémantique doit nécessairement adopter, à un moment ou à un autre, une vue psychologique des problèmes, en raison même du fait que le sens, ou la signification, ne peuvent être mis en oeuvre que par un esprit humain. L'ouvrage présente, pour l'essentiel, une description systématique d'un certain nombre de structures sémantiques fondamentales, dont la connaissance peut permettre d'analyser de façon féconde des énoncés ou des textes. Il fournit en outre quelques indications sur les modes de fonctionnement sémantiques auxquels donne lieu la parole. Les notions ainsi exposées devraient permettre de pousser plus avant les recherches dans un large faisceau de domaines ou de disciplines.
Bien des bouleversements ont affecté la psychologie à visée scientifique au cours des dernières décennies. Il est d'autant plus remarquable que les faits recueillis et analysés, au début du siècle et plus tard, et qui ont constitué le domaine du conditionnement, soient demeurés aussi solides. Même si leur éclairage a partiellement changé, si les rapports du conditionnement et des apprentissages se sont modifiés, si le rôle attribué à ceux-ci dans l'ensemble de la psychologie a évolué, les données fondamentales relatives au conditionnement restent un acquis dont la connaissance est indispensable à toute personne soucieuse de psychologie objective.
L'épreuve de dessins multiples : Maison - Arbre - Deux Personnes est une technique d'investigation de la personnalité ayant l'avantage de regrouper, en une seule passation, les thèmes jusque-là pris individuellement. L'ensemble de ces dessins constitue une création projective reflétant, non seulement, les traits caractéristiques d'une personnalité, mais aussi l'évolution d'un vécu affectif contenu dans un ici et maintenant. Dérivé du test House - Tree - Person créé en 1947 par J.N. Buck, cette version française cherche à le compléter par le souci de mieux explorer les sentiments d'un individu en tant qu'être sexué et socialisé, d'une part et, d'autre part, de mieux suivre l'évolution de la représentation graphique de chacun de ces thèmes chez l'enfant. Conçu dans l'optique d'une analyse méthodique des dessins, cet ouvrage expose dans les détails les différentes étapes de l'administration du test, ainsi que celles de l'interprétation des données recueillies. Psychologues cliniciens et étudiants en psychologie intéressés par le dessin pourront y trouver les explications nécessaires.
Et si les différences culturelles n’empêchaient pas l’existence de mécanismes psychologiques universels ? *Le Développement psychologique est-il universel ?
Alors qu'il existe un nombre considérable de publications concernant la lecture et son acquisition ou la compréhension du langage, très peu d'ouvrages abordent les problèmes soulevés par la production verbale. Le présent ouvrage cherche à combler partiellement ce manque. Il présente un panorama des méthodes, des données, des orientations issues des principaux courants de recherche traitant de la production verbale, selon une approche de psychologie cognitive. Il s'attache à la production verbale écrite et orale. Il aborde les différents niveaux de cette production : le mot, la phrase, le texte. L'objectif poursuivi est beaucoup plus de fournir une vue d'ensemble du domaine que de défendre une thèse. En conséquence, l'ouvrage se présente d'abord comme un outil de travail destiné aux étudiants avancés, aux enseignants des universités et IUFM, aux formateurs et aux pédagogues avertis.
Examen psychologique en milieu professionnel pour recruter, orienter, promouvoir, reclasser. Variété des buts, mais identité de la démarche : examiner un sujet conduit, nolens volens, à examiner au préalable la demande de cet examen (comprendre le problème qui se pose derrière le problème posé), puis à reconsidérer les pratiques habituelles. Plutôt que de les protéger à tout prix, à l'ombre du secret professionnel par exemple, le psychologue du travail doit expliciter ses techniques à toutes les parties intéressées. Chacun pourra de la sorte juger en toute connaissance de cause, en comparant la démarche proposée - de l'analyse de la situation de travail dans toutes ses dimensions, à la validation des pronostics - à celles des bateleurs et magiciens du choix des personnes, qui clament leurs certitudes et proclament leur infaillibilité. L'éclipse partielle qu'a connue en France l'examen psychologique, pendant les vingt dernières années, est en train de se terminer, mais la reprise ne pourra être totale que lorsque les méthodes d'intervention auront toutes été revues et améliorées. Cela implique une très sérieuse relance de la recherche appliquée, à la fois par les chercheurs, actuellement plus orientés vers les aspects théoriques que vers les possibilités d'application, et par les praticiens, confinés dans leurs tâches quotidiennes. À la veille du grand marché commun européen, chacun d'eux est concerné au premier chef.
Les recherches en psychologie sur les différences individuelles, connaissent actuellement un véritable renouveau. Ce mouvement est si fort, qu'il atteint même des modèles très généraux qu'on croyait à l'abri de ce questionnement différentiel, comme le schéma narratif. Cet ouvrage est le fruit de ce questionnement différentiel, et il participe d'un effort d'intégration multidisciplinaire. Il s'ouvre sur une recension historique et critique des travaux sur le schéma narratif en psychologie cognitive, en intelligence artificielle, en linguistique et en sémiotique. Puis, des résultats empiriques obtenus à partir d'une nouvelle grille d'analyse du texte narratif sont présentés. Ces résultats montrent que, même si le schéma narratif correspond à la structure canonique du récit, et même s'il constitue une structure universelle de communication, cela n'empêche pas qu'il recèle bel et bien des marques individuelles, qui ont un rôle déterminant dans le traitement cognitif.
Les recherches psychologiques et psychophysiologiques des vingt dernières années ont renouvelé complètement la problématique de l'attention qui a mis longtemps à acquérir un statut scientifique. L'étude de l'attention tend de plus en plus à s'identifier à l'étude des conditions de fonctionnement de l'activité cognitive. Celle-ci varie considérablement en efficience : ces variations ne sont pas aléatoires et ne dépendent pas seulement du bon vouloir de l'individu. Pourquoi, dans certaines conditions, ne peut-on faire certaines choses dont pourtant on est capable et, si on peut les faire, pourquoi les fait-on moins vite ou moins bien ? L'étude de l'attention est en grande part l'étude des limitations liées aux conditions d'exercice de l'activité cognitive : nécessité de limiter la dépense énergétique, saturation de certains systèmes, nécessité d'opérer une sélection sévère dans l'action, comme dans la prise d'information, pour maintenir un niveau d'efficience satisfaisant. Ce livre, qui fait le point de la recherche fondamentale en ce domaine, intéresse également les praticiens, médecins, éducateurs, pédagogues.
Pour comprendre l'acquisition du langage par l'enfant, il importe d'aborder les problèmes généraux qu'elle pose, de même que les modèles qui visent à systématiser certains de ses aspects. C'est ce que s'est proposé le présent ouvrage. Ainsi, pour éclairer la nature du langage et les modalités de son apprentissage, un chapitre étudie en détail les expériences maintenant célèbres d'entraînement à l'usage des langages humains (ou leur équivalent) par les chimpanzés. Par ailleurs, une place centrale est accordée à l'acquisition des significations, une attention particulière étant réservée, pour l'explorer et le discuter, au modèle des traits sémantiques, sans omettre cependant les implications relatives au contexte et à la communication. Les rapports entre cognition et langage, sans être traités dans leur ensemble, sont mentionnés dans un chapitre final qui illustre les modalités cognitives de l'acquisition par des exemples de stratégies en matière de syntaxe, de constitution de systèmes de concepts à travers le langage, et aborde la question des conditions intellectuelles de l'accès à celui-ci.
Les dimensions de la famille dans le monde occidental se restreignent de la famille élargie à la famille nucléaire, jusqu'à ne plus comporter qu'un unique parent. Si nombre de familles méritent d'être dites à risque, il est pire encore de n'avoir pas de famille. L'enfant du monde occidental est un écolier, il fréquente l'école, avant même l'âge de l'obligation scolaire et pendant de longues années, sans toujours en tirer le bénéfice souhaité. Divers aspects de la vie de l'enfant, dans sa famille et à l'école dans notre monde en changement, sont abordés, avec le regard particulier que donne l'expérience psychanalytique et, autant que faire se peut, avec humour : le désir ardent ou l'inadvertance qui a présidé à la naissance de l'enfant, les nouveaux rôles du père et de la mère, les différences entre les sexes tout au long d'un destin inévitablement sexué, etc.
Comment expliquer la formation des projets d'avenir des adolescents ? Les chercheurs comme Krumboltz, Ginzberg, Erikson ou Gottfredson, mettent en avant les expériences familiales et sociales. Les résultats de leurs travaux sont rappelés dans ce livre. Cependant, les adolescents vivent d'autres expériences qui contribuent à la construction de leurs projets. Aujourd'hui, leur longue fréquentation de l'école, joue un rôle fondamental dans ce domaine. Le système des qualités, au travers desquelles les jeunes construisent leur image d'eux-mêmes et se représentent leur avenir, est le reflet de l'organisation scolaire. Cette force des catégorisations scolaires se manifeste d'une manière particulièrement nette quand on rapproche les attentes d'adolescents en difficulté et celles de bons élèves. L'échec scolaire est associé à une identité d'homme sans qualité. Les jeunes qui délaissent l'école (ou que l'école délaisse...), en fin de scolarité obligatoire, ne se perçoivent pas comme sujets porteurs de compétences. Dans le même temps, ils ne conçoivent pas les professions en termes de qualifications. Leur avenir se réduira-t-il à n'être qu'une succession de plus ou moins bonnes places ? Pour ceux qui réussissent en classe, les visions d'avenir se réduisent, le plus souvent, à des intentions d'études. Leur image de soi s'ancre essentiellement sur des qualités scolaires, dont la structure constitue une transposition de l'actuel agencement des filières et des disciplines. Quant aux professions, elles sont, avant tout, évaluées en fonction de leur degré de prestige, c'est-à-dire de la sélectivité des études qui sont censées y conduire.
Dans notre société, où les mutations technologiques sont rapides, où les systèmes de valeurs sont changeants, nous devons nous interroger sur la place et le statut du corps de l'enfant et être vigilants sur sa santé, sur son unité et son intégrité corporelle. La psychologie (mais aussi d'autres disciplines) propose différents savoirs sur ce corps : ceux-ci sont nombreux et hétérogènes. Par ailleurs, il y a diversité et morcellement des pratiques corporelles, éducatives, rééducatives et thérapeutiques. Cet ouvrage, consacré à la genèse de la connaissance du corps chez l'enfant, n'a pas la prétention d'être une synthèse de tous les travaux antérieurs. Du point de vue de l'histoire, il étudie les principales notions concernant le corps, les cadres théoriques où elles ont été élaborées, les méthodes et les instruments d'approche. Il précise l'articulation entre modèles théoriques, méthodes et champs d'application. Du point de vue actuel, il met différentes thèses en présence, et analyse les processus et les facteurs qui concourent à la genèse, et à la structuration de la connaissance du corps chez l'enfant. Définie comme une appropriation cognitive, motrice et affective dans une relation humaine, sociale, cette connaissance est constitutive de la construction de l'identité personnelle et de la représentation de soi. C'est là un aspect essentiel que nous développons dans cet ouvrage, dans nos enseignements et dans nos rencontres, avec les différents spécialistes de l'enfance et avec les parents.
Pourquoi le travail perd-il de son sens ? La Satisfaction dans le travail et l'emploi explore les raisons profondes de la désaffection contemporaine envers le travail.
Les ouvrages sur le langage de l'enfant se multiplient. Simple mode, snobisme, engouement passager ? Certainement pas. Les recherches foisonneront encore dans les années à venir. La clé du langage n'est pas pour demain. Ce vif intérêt s'explique simplement. Le langage de l'enfant exerce une sorte de fascination sur ceux qui l'étudient, quelle que soit leur voie d'approche. Les voies sont en effet multiples : le langage de l'enfant est au carrefour de nombreuses disciplines. Chacune a, du langage, une idée ou une écoute propre. Les progrès accomplis dans chaque discipline donnent l'impression que certains aspects du langage sont désormais bien connus. De grandes plages inexplorées séparent cependant ces îlots de connaissance. Notre savoir sur le langage est comme une mosaïque mal ajustée ; certaines pièces manquent, d'autres sont insoupçonnées ou inadéquates. Ce thème de réflexion est le point de départ de ce livre. Il tente de délimiter un terrain d'échange possible, ouvrir un forum, le lieu d'un débat imaginaire ou de l'impossible dialogue entre les théories et les pratiques. C'est en effet entre les théoriciens - ceux qui étudient le langage en soi, quelle que soit leur discipline - et les praticiens - qui sont en prise avec la réalité du langage - que le dialogue est le plus mal amorcé. Ils ne parlent pas le même langage. Les connaissances sur le fonctionnement du langage ne peuvent évoluer de façon spectaculaire sans cette confrontation d'expériences complémentaires.
Que demande un magistrat à un psychologue expert en justice ? Qu'est-ce qu'un psychologue ? Quels sont ses outils de travail, ses modes d'intervention ? A-t-il une spécificité, par rapport au médecin auprès duquel il est souvent co-expert ou technicien ? Qu'est-ce qu'un justiciable peut attendre d'une expertise psychologique ? Mais, au fait, qu'est-ce donc qu'un expert judiciaire ? Autant de questions - et quelques autres encore - que ce petit livre aborde, sans vouloir les clore : l'expertise y est présentée dans sa vocation essentielle qui est celle d'un dépistage, d'un bilan, d'une analyse, ponctuels, occupant une fonction opératoire à l'intérieur d'une démarche judiciaire. Ni petit juge, ni champion d'une liberté individuelle sans limite, le psychologue doit, comme tout expert judiciaire, trouver son chemin dans les textes officiels, connaître ses pouvoirs et ses devoirs. Mais l'histoire apporte aussi son éclairage particulier aux fonctions de l'expert psychologue, et peut rendre compte de quelques anomalies qui perdurent à son sujet dans les Codes de Procédure.
Ce livre analyse les activités des bébés de 10 mois à 2 ans avec des objets de types différents. Il nous révèle des capacités souvent surprenantes, par rapport à ce qui a été décrit dans la littérature jusqu'ici. Dès cet âge très précoce, on observe des organisations d'actions qui préfigurent les conduites d'expérimentation physique, d'organisation logique et de jeu de fiction décrites chez des enfants plus âgés. De plus, ces très jeunes enfants font preuve d'une grande ténacité et d'une étonnante curiosité dès qu'ils se posent eux-mêmes des problèmes par rapport aux objets qui sont à leur disposition.
Et si notre esprit fabriquait des images aussi réelles que le monde extérieur ? Les Images mentales explore le rôle clé de l'imagerie mentale dans la perception, la mémoire et même l'intelligence.
La propagande et la publicité ont pour rôle de modifier la conduite des personnes et des groupes auxquels elles s'adressent. Un des principaux moyens qu'elles employent pour cela est de leur donner des informations (ou de les en priver). Le problème pratique est donc de savoir dans quelle mesure les informations qui nous sont prodiguées sont vraies ou fausses. Guy Durandin ne prétend pas que la propagande et la publicité se réduisent au mensonge. Mais il a réuni un grand nombre de cas de mensonges, et il en a analysé les procédés à l'aide de deux notions principales : celle de signe et celle d'opération. Et il indique, tout du long, tant les différences que les ressemblances entre la propagande et la publicité. Le meilleur antidote du mensonge est, évidemment, la connaissance de la réalité elle-même. Mais comme on ne peut pas tout savoir, il est peut-être utile, pour détecter le mensonge, d'être informé de ses procédés.
La psychologie scientifique et les démarches expérimentales dans l'étude des conduites humaines n'ont plus à être défendues. En un siècle, elles ont fait leurs preuves en dépit des obscurantismes ou de l'ignorance. L'enjeu est aujourd'hui de former des psychologues qui soient tout simplement à la hauteur de la psychologie. Celle-ci n'est pas une discipline facile. L'outil statistique s'est considérablement sophistiqué. L'informatique, voire le mode de pensée informatique, sont omniprésents dans de nombreux secteurs de la recherche et de l'application. Un psychologue informé doit chercher sa documentation dans plusieurs langues. Mais tout cela ne serait que modes, sans l'évolution des paradigmes théoriques qui sont aujourd'hui très différents de ceux des années cinquante. Ce Manuel a été conçu pour faciliter l'accès des étudiants à la psychologie scientifique telle qu'elle est aujourd'hui. Le premier tome fournissait les bases pour un abord technique, méthodologique et déontologique des pratiques de recherche expérimentale. Ce second présente une série d'études pratiques dans des champs divers de la psychologie scientifique (psychologie dite générale, psychologie sociale, psychologie génétique...), chacune destinée à reproduire, en travaux pratiques, une expérience importante ou pédagogiquement intéressante. Destinés à la formation pratique, méthodologique et théorique des étudiants, les deux tomes de ce manuel devraient permettre une réhabilitation des travaux pratiques dans les études de psychologie.
Les travaux récents sur la mémoire ont conduit, en pratique, à laisser de côté le phénomène de conscience, en se contentant d'étudier les faits de mémoire sous leur aspect inconscient, automatique. Qu'il s'agisse d'étudier l'apprentissage et la rétention chez l'animal, ou de simuler la mémoire humaine par ordinateur, la conscience est, dans ces deux perspectives, quasi totalement ignorée. Or, depuis toujours, la mémoire au sens strict, philosophique, est consciente, d'où la nécessité d'aborder le problème de ce qu'est la conscience et de la façon dont elle particularise tout un pan des phénomènes mnésiques. Sans cette démarche, c'est la spécificité du fonctionnement de l'être humain, par rapport aux autres animaux et par rapport aux machines, qui est ignorée. Cet ouvrage, par une approche nécessairement multidisciplinaire, tente de redonner à l'étude de la mémoire humaine la spécificité de son objet : la conscience. Il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent au vaste champ des sciences cognitives : psychologie, neuropsychologie, neurosciences, intelligence artificielle, etc., et, au-delà, à tous ceux qui se confrontent à la spécificité du fonctionnement psychique humain, singulièrement les médecins, gérontologues, psychiatres, psychanalystes, à tous les travailleurs dans le champ de la santé mentale sur le terrain ou ailleurs.