LIBERTALIA
L'auteur décrit, par l'intermédiaire de son double, le narrateur-personnage Gerard Gale, la vie des ouvriers agricoles. L'histoire se passe au début des années 1920, quelques années après la révolution mexicaine. Le livre s'ouvre par le Chant des cueilleurs de coton. Cette chanson exprime d'emblée l'idée déterminante de l'oeuvre : la solidarité prolétarienne. Gale vagabonde et arrive dans une ferme modeste où l'on s'apprête à récolter le coton. Il touche un salaire plus élevé que les cueilleurs noirs. Une grève de solidarité éclate, de sorte que le propriétaire doit augmenter de deux centavos les travailleurs noirs, indiens et asiatiques. Cette action solidaire annonce la grève victorieuse que mènent, dans la seconde partie du livre, les garçons de café d'une ville plus importante. B. Traven (1882-1969) est un romancier révolutionnaire d'expression allemande. Condamné pour sa participation à la République des conseils de Bavière, il trouve refuge au Mexique et embrasse la cause indienne. Il est l'auteur d'une douzaine de récits sociaux saisissants que Libertalia s'emploie à rééditer.
L'espoir réside dans notre richesse, la joie de notre créativité collective. Mais dans le monde tel qu'il va, la richesse n'existe que sous la forme spécifique de l'argent. Nous sommes reliés et connectés les un·es aux autres par la monnaie, et cette relation sociale nous mène droit vers l'extinction - exploitation, frustration, misère, violence, guerre et destruction de la planète. Dans le troisième volet d'une trilogie qui refonde la théorie des luttes sociales (après Changer le monde sans prendre le pouvoir et Crack capitalism), John Holloway place la notion d'espoir au centre de la critique de l'économie politique et de la pensée révolutionnaire. Il nous lance le défi de penser l'espoir en des temps incertains et à nous en servir pour alimenter une rage digne et révolutionnaire. John Holloway est un philosophe et sociologue irlandais installé au Mexique. Il est l'auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir (Lux, 2008), Crack Capitalism (Libertalia, 2012), Lire la première phrase du Capital (Libertalia, 2015) et La Rage contre le règne de l'argent (2019).
Anthropologie de notre temps, Dévier d'un monde abîmé relate le parcours de quelques dizaines d'actifs qui choisissent de rompre avec la logique effrénée de la société de consommation pour redonner du sens collectif au quotidien. Ferme autogérée, atelier de réparation de vélo, épicerie ambulante, les expériences sont multiples et poursuivent un credo : vivre mieux, avec moins, en se souciant des autres. Guillaume Sabin est ethnologue, investi dans différentes expériences autogérées. Il est l'auteur de La Joie du dehors, essai de pédagogie sociale (Libertalia, 2019) et de L'Archipel des égaux, luttes en terre argentine (PUR, 2014).
Un nouveau titre dans la collection « 10 questions sur ». Daria Marx s'attaque au sujet de la grossophobie qu'elle a contribué à faire émerger et pour lequel elle milite activement depuis de nombreuses années. En 10 chapitres, elle revient sur les origines de la discrimination des gros·ses, sur les mouvements de lutte qui se sont mis en place, sur l'illusion de la révolution body-positive et les grandes figures de la lutte contre la grossophobie. Plusieurs chapitres abordent la question médicale, qui est centrale, notamment l'accès aux soins et le business juteux de l'amaigrissement. 20 % de la population française est en surpoids, mais tout le monde veut cacher les gros dans l'espace public. Le gras est acceptable seulement quand il est contrôlé. Daria Marx est une écrivaine et une militante féministe. Elle a fondé le collectif Gras politique afin de dénoncer la grossophobie ambiante. Elle est l'autrice de Gros n'est pas un gros mot : chroniques d'une discrimination ordinaire (Flammarion, 2018). Un documentaire diffusé sur France 2 lui est consacré, Daria Marx, ma vie en gros (2020).
La présente édition comprend d'abord une notice sur la genèse de l'essai de Simone Weil. Suit le texte intégral des Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale (1934), établi et révisé à partir de la dactylographie originale déposée à la BnF. Enfin, une étude intitulée «Transposer la pensée de Simone Weil», par Robert Chenavier, permet au lecteur de poursuivre la réflexion en donnant à la fois un commentaire de la structure du texte et en faisant ressortir l'originalité des thèses de Simone Weil. Le but de cet essai est de mettre en évidence que les analyses de la philosophe peuvent être transposées aujourd'hui, afin de mieux comprendre le désarroi de notre époque et d'aider à trouver une sortie qui soit à la fois possible et souhaitable à la crise que nous vivons. Simone Weil est une philosophe humaniste française (1909-1943). Libertalia a publié son essai Grèves et joie pure. Agrégé et docteur en philosophie, Robert Chenavier est l'auteur de Simone Weil. Une philosophie du travail (Cerf, 2001) et de Simone Weil, l'attention au réel (Michalon, 2009). Il vient de publier Simone Weil, une Juive antisémite? Éteindre les polémiques (Gallimard, 2021). Il dirige l'équipe éditoriale chargée de l'établissement des OEuvres complètes de Simone Weil (Gallimard).
Elsa Dorlin fait appel à une soixantaine d'autrices pour revenir sur la période 2000-2020, période au cours de laquelle le mouvement féministe a connu un renouveau, une accélération, de nouveaux canaux de diffusion. Nous avons choisi de laisser la parole aux autrices avec des textes longs, pour prendre le temps d'expliciter leurs travaux et de creuser des problématiques qui nous sont chères. Les autrices (universitaires, associatives, écrivaines, agitatrices...) ont participé à cette nouvelle vague, à sa politisation, et dénoncent la violence structurelle de la domination masculine dans la société, au coeur du néolibéralisme, à l'encontre des femmes et des minorités sexuelles et de genre. Elsa Dorlin est professeure des universités, elle enseigne la philosophie sociale et politique à l'université Paris-8-Vincennes/Saint-Denis. Elle a publié et dirigé plusieurs ouvrages, parmi lesquels La Matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la nation française, La Découverte, 2006 (poche, 2009) ; Se Défendre. Une philosophie de la violence, Zones, 2017 (poche, 2019).
En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.En un an, la cause des femmes a considérablement avancé: mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert: Le Sexisme, une affaire d'hommes? Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019 ; édition actualisée, mars 2020) et de Le Sexisme, une affaire d'hommes ? (Libertalia, mars 2020).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.
La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris, accompagnée, dès son début, par des exécutions de prisonniers le 3 avril 1871, s'est conclue, avant les condamnations à mort, à la prison ou à la déportation, par les massacres de la « Semaine sanglante » du 2 au 28 mai. Paradoxalement, cet événement a été peu étudié en lui-même, depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880). C'est cette étude qui est entreprise dans ce livre. Michèle Audin est mathématicienne, romancière et spécialiste de la Commune de Paris. Elle a notamment coordonné deux livres avec Libertalia, l'un sur Eugène Varlin (2019), l'autre sur Alix Payen (2020).
À travers trois contributions majeures, ce livre revient sur la répression sanglante des mobilisations populaires, syndicales et politiques survenues au printemps 1967 en Guadeloupe et dont le massacre de mai constitue un événement historique encore peu connu du grand public. Elsa Dorlin est philosophe et sociologue ; Mathieu Rigouste est sociologue ; Jean-Pierre Sainton est historien.
Detransition, Baby est l'histoire de Ames, Katrina et Reese, qui vivent à New York. Les chapitres du roman sont situés dans le temps par rapport à la conception d'un enfant (trois mois après la conception, huit ans avant, etc.). Ames est en couple avec Katrina, la directrice de l'agence où il travaille. Il tombe des nues lorsqu'elle lui annonce sa grossesse, car il pensait être devenu stérile à la suite de sa prise d'hormones quand il était une femme trans. Il a beaucoup de mal à accepter de devenir père et pense pouvoir le faire à une condition : impliquer son ex, Reese, qui a toujours rêvé d'avoir un enfant mais n'a jamais pu en tant que femme trans. . Torrey Peters est une écrivaine trans américaine née à Chicago en 1981. Detransition, Baby est son premier roman, publié par Random House en 2021. Après sa sélection pour le Woman Booker Prize for Fiction qui a fait polémique, elle a été la cible d'une violente campagne transphobe. Elle vient du milieu queer underground et a accepté de publier dans une grande maison d'édition américaine pour faire évoluer les mentalités sur la question trans.
David Graeber séjourna à Madagascar de 1989 à 1991 et y découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants des pirates qui s'y étaient installées au début du XVIIIe siècle. Il a rédigé sur le sujet un essai, où il entreprend, entre autres, de faire la lumière sur l'utopie pirate connue sous le nom de « Libertalia ». Décryptant les légendes pirates et analysant la documentation disponible, l'auteur explore l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur l'histoire malgache au siècle des Lumières - mais aussi l'influence qu'eurent les récits de pirates et leurs pratiques proto-démocratiques sur les penseurs de l'époque. Il en résulte un récit passionnant, doublé d'une réflexion lumineuse sur la nature et les origines de l'idéologie marchande. L'anthropologue américain David Graeber, né en 1961, évincé de l'université Yale, figure de proue du mouvement Occupy Wall Street, est considéré par le New York Times comme "l'un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon". Il est l'auteur de Bullshit Jobs (LLL); Dette, 5000 ans d'histoire (LLL), Bureaucratie (LLL), Comme si nous étions déjà libres (Lux).
Après des décennies de militantisme vasectomiste, la stérilisation et la contraception masculines apparaissent toujours comme des sujets d'actualité et suscitent un intérêt croissant. Alors que la libéralisation et la médicalisation de la contraception laissent de plus en plus poindre les contreparties pour les femmes, le partage des responsabilités contraceptives questionne la relation des hommes à leur masculinité et à la virilité.Au-delà des questions de genre, réintégrer la vasectomie dans l'histoire et l'actualité de la contraception permet de décaler le regard sur les enjeux politiques de la procréation. Et de finalement poser une question toute simple : alors les gars, quand est-ce que vous vous y mettez ? Élodie Serna est docteure en histoire contemporaine. En 2018, elle a soutenu à l'université de Genève sa thèse Faire et défaire la virilité. Les stérilisations masculines volontaires en Europe dans l'entre-deux-guerres (à paraître, PUR). Chercheuse indépendante associée à l'université de Lille, elle poursuit ses travaux de recherche, notamment au croisement de l'histoire de la médecine et de la sexualité.
Vers la plus queer des insurrections est la traduction en français d'une anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back. Les textes ont été écrits par une constellation d'individus et de groupes et adoptent une multitude d'approches pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l'intégration aux normes hétérosexuelles, l'usage des identités, l'attaque du christianisme puritain, l'action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l'esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme. Les auteur-e-s : Fray Baroque et Tegan Eanelli sont deux anarchistes queers, participant-e-s à Bash Back ! et vivant aujourd'hui à Oakland et San Francisco. Ielles sont né-e-s dans les années 1980 et 1990.
"On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, paragon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.Nulle doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés. Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.
Là où le feu et l'ours est l'histoire de la rencontre entre une jeune femme et un ourson que l'on suit dans une steppe traversée d'incendies, puis dans une oasis où se pratiquent d'autres manières de vivre.Ce texte empreint d'imaginaire, romanesque et intemporel, se teinte en filigrane de thématiques actuelles liées au climat, à la gestion des communs et au rapport au vivant - sans sombrer dans le didactisme.Là où le feu et l'ours est un texte empli de sensations et d'émotions, qui emporte loin et déploie un univers singulier, attachant et extrêmement vivant. Une fiction qui, sans être naïve, dégage beaucoup de douceur, loin des violences que l'on retrouve trop souvent dans certains romans jeunesse et récits dits « post-apocalyptiques ». Corinne Morel Darleux est l'autrice de Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce.
Bob Coates est un sale type. Fils du peuple, bigot, sexiste et raciste, il aime l'ordre et l'autorité. En cette année 1877 qui marque le début du récit, son pays est en proie à l'agitation ouvrière. Cet Américain moyen choisit de se ranger du côté du manche, il devient un nervi au service de la fameuse agence Pinkerton, qui donnera plus tard naissance à la CIA. Pendant cinquante ans, l'homme infiltre des luttes, attise les tensions internes, passe à tabac les grévistes, nulle abjection ne l'arrête. Dans ce roman inspiré de faits réels, troisième volet de la trilogie américaine (après Anthraciteet Nous ne sommes rien soyons tout), Valerio Evangelisti donne à voir les heurs et malheurs de la classe ouvrière américaine organisée du début du siècle XX. Valério Evangelisti, auteur italien né en 1952 à Bologne, est l'auteur de nombreux romans parmi lesquels tout le cycle SF Nicolas Eymerich.
La Semaine de Mai, livre paru en 1880, n'a plus été réédité depuis 1889. Ce livre rend compte de l'enquête effectuée par Camille Pelletan, sur la semaine du 21 au 28 mai 1871, la « Semaine sanglante ». Pour cette enquête journalistique, l'auteur a réunis les souvenirs de témoins, pour dresser un tableau saisissant de l'incroyable violence des massacres dont ont été victimes des dizaines de milliers de Parisiens lors de la répression de la Commune de Paris.De même que le livre n'était pas réédité, les recherches sur la Semaine sanglante sont restées sans suite jusqu'au XXIe siècle. La réactivation de ce champ de recherches rend aujourd'hui indispensable cette réédition, annotée et préparée par Michèle Audin, autrice en 2021 de La Semaine sanglante. Mai 1871, légendes et comptes. Camille Pelletan (1846-1915) a été journaliste dès 1869 au journal Le Rappel. À Paris pendant la Commune de 1871, il a été « conciliateur ». C'est lorsque Clemenceau a créé La Justice et lui a demandé d'en être le rédacteur-en-chef qu'il a publié l'enquête La Semaine de Mai.Michèle Audin, publie ses récits littéraires chez Gallimard (Une vie brève; Comme une rivière bleue) et ses travaux sur la Commune chez Libertalia (C'est la nuit surtout que le combat devient furieux; La Semaine sanglante).
En 1922, le poète portugais Fernando Pessoa publiait Le Banquier anarchiste, mettant en scène un personnage surprenant: banquier et anarchiste. La question que tentait de résoudre le banquier reste ouverte: la véritable liberté ne s'obtient-elle qu'au prix de l'individualisme, qui permettrait seul d'échapper à l'argent et l'esprit grégaire? Un siècle plus tard, deux lecteurs de Pessoa, Adeline et Édouard, font la rencontre fortuite à Paris d'un vieillard qui prétend être le fameux banquier du dialogue entamé avec Pessoa. Tout en cherchant à percer le mystère de sa longévité, ils le prennent au mot et renouent le fil de la discussion en passant un pacte: pendant sept jours, ils ont le droit de lui poser toutes les questions et de lui opposer tous les arguments qui leur viennent à l'esprit. Adeline Baldacchino, née en 1982, est écrivain. Elle a publié des recueils de poésie, dont Théorie de l'émerveil, un roman Celui qui disait non (Fayard) et deux essais, La Ferme des énarques (Michalon) et Notre insatiable désir de magie (Fayard). Édouard Jourdain, né en 1981, est docteur en science politique et en philosophie, il est l'auteur de Proudhon, un socialisme libertaire (Michalon), Proudhon contemporain (CNRS Éditions), L'anarchisme (La Découverte).
Au XVIe siècle, l'immense empire inca établi sur les Andes s'effondre sous les coups de l'envahisseur espagnol. Avec la fin de l'hégémonie inca, c'est toute une culture du « bon gouvernement » qui est réduite au silence - silence que Garcilaso tentera d'annuler dans les Commentaires royaux sur le Pérou des Incas. Il y décrit un ensemble de lois et de principes limitant la propriété et favorisant la redistribution des richesses en vue de subvenir aux besoins de chacun - structure socio-politique que d'aucuns considéreront comme un « communisme primitif ». Les écrits de Garcilaso ont eu beaucoup d'influence sur les réformateurs sociaux et révolutionnaires des siècles suivants. Ce livre en propose une synthèse. Alfredo Gomez-Muller est professeur d'Études latino-américaines et de philosophie à l'Université François-Rabelais de Tours. Il est notamment l'auteur de Nihilisme et capitalisme (Kimé, 2017) et Le Post-colonial en Amérique latine (Kimé, 2016).
Des livres de Jack London, il y en a beaucoup. Mais les grands livres de cet auteur se comptent sur les doigts des deux mains. Depuis 1925, personne n'avait jamais retraduit cet immense roman, pas même la Pléiade. Voici enfin la traduction intégrale de ce chef d'oeuvre de la littérature anticarcérale, également roman précurseur des littératures de l'imaginaire. Jack London, rude gaillard californien, littérateur (1876-1916). Compagnon de route, de longue date, des éditions Libertalia.
Blues et féminisme noir s'intéresse à trois chanteuses de blues qui incarnent les racines et l'identité de la culture musicale noire américaine : Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Billie Holiday. Angela Davis, universitaire et féministe, analyse les paroles des chansons pour en extraire la substance revendicative : autonomie - qu'elle soit sexuelle, géographique ou financière - et égalité - de sexe et de race. En croisant contexte historique, social et politique de cette époque, qui va des années 1920 aux années 1940, elle démontre que sous des aspects sous-culturels véhiculés par la culture dominante, le blues reste « la » musique de l'émancipation, des Noirs et, plus encore, des femmes noires. Angela Davis, née en 1944, est une auteure et activiste noire nord-américaine.