Épistémologie et philosophie des scien
L'ouvrage étudie la place de la "double contrainte" (double bind) dans la théorie de l'école de Palo Alto et, parallèlement, dans l'univers des Cahiers valéryens. Il se concentre sur trois paradoxes autoritaires - "soyez spontanés", "soyez libres" et "désobéissez" -, dont le dénominateur commun serait une "servitude volontaire" d'autant plus difficile à assumer.
L'étendue spatiale et temporelle de l'art arabo-islamique a toujours constitué la principale difficulté pour les chercheurs, tant historiens de l'art que philosophes esthéticiens. L'art arabo-islamique s'est développé dans un grand ensemble qui s'étend de l'Espagne, vers les pays d'Afrique du nord (Maghreb), l'Asie Mineure. Si la peinture arabo-islamique est non figurative dans sa quasi-totalité et si la sculpture y est presque inexistante, c'est surtout pour des raisons épistémiques. L'épistémé arabe, entre le VII° et le XIV° siècle, n'a pas ouvert une enquête systématique sur l'homme et la nature.
Relativité générale, modèles d'univers courbes et dynamiques, explosion primordiale, mécanique de l'atome, physique quantique, trous noirs: pour dialoguer avec l'Univers, la pensée humaine emprunte la parole scientifique. La science est-elle pour autant capable de maîtriser le réel en l'enfermant dans ses équations ? Le monde n'est-il pas au contraire pleinement autonome ? Ce livre célèbre les triomphes de la science physique du XX° siècle en en présentant les aspects les plus significatifs, mais s'interroge aussi sur le rôle des concepts théoriques dans notre conception de la réalité.
Ce livre est né d'un mouvement de colère en entendant certains astrophysiciens s'exprimer comme si leurs modèles théoriques étaient capables de faire naître l'Univers, de reproduire la totalité de l'histoire cosmique et enfin d'engendrer la vie. Or le pouvoir quasi divin dont ces savants se prévalent ainsi est largement usurpé. Ils travestissent la vérité en interprétant des faits de façon tendancieuse et en arrivent à énoncer des contrevérités. Ainsi pervertie, la science dérive vers un spiritualisme malsain propre à créer la confusion entre physique des astres et métaphysique.
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La conscience, si elle se regarde dans un miroir de mots, c'est pour scruter ses limites. Elle va ainsi de pair avec un compagnonnage souvent paradoxal avec l'une de ses figures : l'inconscient. Si celui-ci multiplie les tours de passe-passe, elle essaie de le remettre à sa place de subordonné, et tout recommence. C'est donc l'existence théorique d'un ménage que certains prétendent mal assorti qui est l'objet de ce livre. Leur conflit traverse les scènes psychanalytique, scientifique, philosophique, neurobiologique.
La conscience n'a cessé d'être au coeur des préoccupations de Monsieur Teste. Et qui dit conscience, dit aussi son contraire. Les Cahiers de Valéry sont une suite de scènes multiformes de leur conflit incessant. Valéry fut un lecteur attentif de Descartes et suivit les inflexions de toutes sortes à la fin du XIXe et dans la première moitié du XXe siècle : philosophie, neurobiologie, linguistique, etc., dans les jaillissements créatifs de ce que l'on peut appeler une "belle époque intellective". Nous exposons ici sa réflexion.
Dans une proximité questionnante à l'épistémologie des normes qui court de Georges Canguilhem à Michel Foucault et Pierre Bourdieu, en passant notamment par Gilbert Simondon, la thèse ici défendue est que le doublet "épistémologie-transculturalité" nous met sur la voie d'une alternative réellement forte pour résister au "complexe de culture de l'occident".
Le deuxième volume de Variations sur le paradoxe - III propose une sorte de ronde des menteurs et de leurs ennemis qui les devancent avec prudence, les suivent avec opiniâtreté. Les menteurs sont multiples, en foisonnant de stratagèmes pour atteindre leur but, affermir leur plaisir, consolider leurs positions. Le mensonge se conjugue ici selon un mode politique, psychologique, historique, philosophique, économique, artistique, éthique, esthétique. Les principaux intervenants sont ceux qui le dénoncent ou qui l'assument pour mille et une (fausses et vraies) raisons.
Les Paradoxes dzes menteurs I et II sont les deux volumes de Variations sur le paradoxe - III. Ce premier volume porte sur la logique, la littérature et les théories du paradoxe. Si le mensonge était comparé à un pays plein de marécages et de sables mouvants, certains voyageurs réclameraient une carte sûre à 100 % pour le traverser, tandis que d'autres se contenteraient d'une représentation fiable à 30 ou 60 %, ou déclareraient toutes les cartes menteuses. Représentées par les deux pôles incarnant une "pureté" inversée -la logique pure et la littérature pure", ces deux options représentées dans ce texte sont l'oeuvre de figures comme Tarski, Valéry, O. Wilde, René Girard, Chateaubriand, Manganelli, Vargas Llosa... Ce parcours finit sous la double rencontre de G. Deleuze et M. Blanchot autour de la rencontre du paradoxe et de la contradiction.
Comment Foucault pense-t-il la naissance de la biopolitique ? La réponse à cette question est cherchée à partir du rapport avec Georges Canguilhem, dont les travaux sur le concept de vie ont eu une influence indiscutable sur Foucault. A travers la reconstruction de la ligne bio-épistémologique, le noeud biopolitique est défait par l'articulation de la relation entre technique et vie.
Les considérations relatives à la coexistence avérée des cultures font désormais partie intégrante des questions essentielles à l'ère de la mondialisation. Cependant, le contenu auquel renvoient les concepts qui y sont relatifs n'est guère évident. L'un de ces concepts est celui de "transculturalité". Ce premier volume étudie les tenants et les aboutissants du "mouvement transdisciplinaire" qui, de Stéphane Lupasco à Edgar Morin, fondent une perception singulière des rapports entre cultures.