Coup de gueule
Nous sommes tous complices et victimes, rentrons en résistance ! N'acceptons pas les yeux fermés les fausses promesses d'un avenir de la technologie où nous conduisent les NBIC : Nanotechnologies, biologies, intelligence artificielle et sciences cognitives désormais entre les mains de quelques têtes brûlées ? qu'ont fait de nous les GAFA en une décennie ? Quel est cet humain 3.0 qu'ils nous promettent ? Sommes nous désormais enfermés dans un monde virtuel loin de tout principe de réalité? plus du tout sujet mais assujettis. Quelle destiné nous promet l'intelligence artificielle ? Va t-elle nous considérer comme inaptes ? les algorythmes vont ils procéder à une réorganisation mécanicienne du vivant et faire de nous des humains machinisés ?
1989, Berlin : la chute du Mur marque-t-elle vraiment la fin des idéologies ? À demain Karl ! interroge notre rapport au marxisme, à l’histoire et à l’espoir.
1991, guerre du Golfe : et si les victimes n’étaient pas celles qu’on croit ? La Partie de Golfe dépeint une guerre asymétrique où la technologie occidentale affronte des populations civiles irakiennes, transformées en cibles invisibles.
Anne Zamberlan "pète" la forme et les formes. A 44 ans, elle pèse 130 kg et a réussi sa vie et sa carrière. Et pourtant elle a subi trente ans de quolibets et d'injures, a voulu en mourir et a finalement choisi la vie. Aujourd'hui, elle pousse un cri de colère, mais aussi un appel au secours pour tous ses frères et soeurs de misère. Des millions de personnes se sentent rejetées depuis que le muscle a été érigé en valeur suprême, depuis qu'être gros est une tare. Les gros sont exclus du travail leur vie quotidienne est semée d'embûches, ils n'obtiennent qu'avec difficulté tout ce qui est dû à chaque citoyen. Un coup de gueule nécessaire pour nous pousser au respect et à la tolérance vis à vis de chaque être humain, quel que soit son aspect physique.
Le trou de la sécu est le gouffre naturel le plus connu de l'Hexagone. Mais il est rarement exploré. Dommage. Car cette institution au look poussiéreux, à la fois pingre et dispendieuse, est un pur produit de la société française. Si la sécurité sociale nous balance un SOS (Save Our Sécu) tous les dix-huit mois et fait des tours de prestidigitation avec les déficits, c'est qu'elle est mal gérée, dit-on au Café du Commerce. Erreur : elle n'est pas gérée du tout ! Depuis quinze ans, personne n'a osé toucher à la tuyauterie de cette usine à gaz de la solidarité alors que la France, elle, changeait profondément. Du coup, certains prennent cet irremplaçable filet de sécurité pour un insupportable fil à la patte. Mais chacun tire gaillardement sur la ficelle. La sécu, agent bien connu du collectivisme, assure - quoique de moins en moins bien - le casse-croûte libéral des toubibs et tolère, magnanime, le zapping médical des assujettis sociaux. Le problème, c'est que l'âge d'or est révolu. Sans oublier que, si rien n'est fait, les générations montantes devront payer l'addition du feu d'artifice que nous prépare l'explosion des régimes de retraite. Le moteur de la sécu chauffe dans les embouteillages de la crise. Mais ni les gouvernements, ni les syndicats, ni les patrons n'osent encore vraiment soulever le capot. Le temps est pourtant venu de mettre les mains dans le cambouis.
Voici un pamphlet particulièrement virulent contre la technocratie, écrit par quelqu'un qui la connaît bien pour l'avoir combattue. Ancien ministre du Logement du gouvernement Bérégovoy, Marie-Noëlle Lienemann est aujourd'hui maire d'Athis-Mons. Elle met à nu, à partir d'exemples concrets, d'anecdotes authentiques, surprenantes et parfois savoureuses, le système technocratique français, son fonctionnement à l'intérieur de l'État et du gouvernement. Issus du lobby des grandes écoles (ENA, Polytechnique, etc.), les technocrates se cooptent et considèrent qu'ils restent, au-delà des alternances, les garants de la continuité de l'État, de telle sorte qu'ils finissent par croire qu'ils sont l'incarnation naturelle de celui-ci. Évidemment, ce cannibalisme n'épargne pas non plus le monde politique. Ce voyage au coeur de la technocratie est un « état des lieux » lucide, sans complaisance, de ce système parasitaire qui tend de plus en plus à nous phagocyter. Mais, contre ce mal, existe-t-il des solutions ? Dans ce « coup de gueule », l'auteur nous propose de changer nos institutions et de rapprocher l'État du citoyen.
Comment sombre-t-on dans la doltomania ? Au début, on jette un oeilsur un article, sans y prendre garde, on bavarde avec une copine, on écoute une émission à la radio : un petit coup de Dolto par-ci, un petit coup par-là, et l'on s'imprègne doucement. Cette ivresse doltoïenne légère n'entraîne pas encore d'accoutumance. On se croit libre. On lève de plus en plus souvent le coude pour saisir un bouquin de Dolto : c'est le piège qui se referme. Puis, on se surprend à voir double. On regarde son gosse, et on imagine qu'ils sont deux : un dont on s'occupe, et l'autre que l'on étouffe, celui qui est devant soi et un autre derrière, la demande exprimée sous la demande muette. Enfin, il y a perte du sens de la réalité et délire hallucinatoire : on voit des enfants tout roses et des parents tout noirs : l'enfant de chair et de sang est totalement absorbé par l'enfant-Dolto. La conversation devient surréaliste. - Maman, j'ai envie de faire pipi. - Oui, je sais Charles-Édouard, maman a bien compris, tu es un garçon, comme papa et tu as un zizi, comme lui, on appelle ça un « pénis ». La maman, elle, à la place, elle a... - Tu me défais mes bretelles ? - Oui, maman veut bien t'aider à devenir un homme, grand et fort comme papa. - Vite c'est pressé ! - Maman a bien compris ce que tu veux lui dire, et elle est contente que tu veuilles grandir vite.
C'est un cri de révolte que pousse dans ce livre Elula Perrin, révolte contre l'ostracisme, l'injustice dont souffrent les femmes qui veulent s'aimer et vivre entre elles dans le respect et la tolérance d'autrui. Dans un style parfois virulent mais souvent tendre et toujours empreint d'humour, elle évoque ses rencontres avec des femmes de tous âges qui lui ont fait part de leurs souffrances secrètes, de leurs regrets mais aussi de leurs joies et de leurs bonheurs. Elle s'en prend au monde des hommes, bâti comme une citadelle pour mieux exclure celles qui ne se conforment pas aux règles établies. Ce texte est un plaidoyer, violent et émouvant à la fois, pour des femmes qui ne demandent que le droit d'être elles-mêmes.
« À l'heure où j'écris ces lignes, l'offensive musulmane et la contre-offensive serbe se préparent. À l'heure où ces lignes paraîtront, les deux opérations auront ou n'auront pas eu lieu, auront donné l'avantage ou la victoire à l'un ou l'autre camp. Ce qui est certain, c'est qu'il y aura eu des morts des deux côtés... » Depuis les débuts de la guerre en Yougoslavie, désinformations, falsifications, discours simplistes, manichéens se sont succédé dans les médias et parmi les intellectuels. On s'est plu, dans un abus de bonne conscience et souvent dans une ignorance totale des faits, à ne désigner qu'un seul coupable pour tous les crimes perpétrés au cours de ce conflit : les Serbes. Dans ce texte, littéraire, nostalgique, souvent ironique aussi, Patrick Besson évoque la Yougoslavie d'avant les combats et les déchirements, et dénonce l'absurdité du consensus anti-serbe, sans pour autant prendre parti pour l'un ou l'autre camp. Coup de gueule contre les calomniateurs de la Serbie est avant tout un livre clairvoyant en faveur de la paix et la réconciliation.