Vie Chrétienne
« Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j'ai dit : « Voici, je viens ». C'est la prière que Jésus a faite sienne, c'est notre prière encore aujourd'hui. Pourtant le nouvel missel romain, met en honneur le vocabulaire « sacrificiel », il veut souligner le côté onéreux de la Passion. Mais dans la Bible les sacrifices sont toujours offerts à Dieu. Faut-il entendre que Jésus s'est offert en sacrifice à Dieu pour obtenir le pardon de nos fautes ? Dans cet ouvrage, Martin Pochon affronte ces questions. Face aux déclarations du Concile de Trente qui définissent la messe comme « un saint sacrifice » offert à Dieu, il nous propose de relire la Cène qui est le Testament spirituel de Jésus. A qui Jésus offre-t-il son corps et son sang ? Aux hommes ou à Dieu ? Du sens de la Cène découle le sens de la Croix, de notre pardon et de notre libération. C'est le visage de Dieu qui se dévoile. Ce parcours déroulé avec précision, a bien sûr des incidences liturgiques, il nous invite à aller de l'avant... pour passer le gué dans lequel le Concile Vatican II nous a engagés.
Bien des chrétiens désirent préparer ou prolonger l'écoute de la Parole de Dieu entendue lors d'une messe dominicale ou d'une fête religieuse. Méditer l'homélie ou lire un commentaire biblique est nourrissant pour la foi. Mais sentir la Parole prendre Vie au plus intime de soi-même n'est possible que dans le dialogue confiant avec le Seigneur. Et pourtant, beaucoup se trouvent encore bien démunis pour prier à partir des textes de l'Écriture Sainte. Ignace de Loyola a expérimenté une façon de procéder qui porte de nombreux fruits et que Jean-Claude Sailly reprend dans cet ouvrage. Il offre au lecteur, pour chaque dimanche et fête de l'année liturgique de l'année « A », des pistes pour prier sur les textes du jour, relire sa vie et l'offrir à Dieu. Dans chacun des trois livres consacrés respectivement à chaque année liturgique, les indications de l'auteur sont simples mais essentielles, faciles à mettre en oeuvre mais engageantes. Les portes d'entrée qu'il propose laissent toute la place à l'oeuvre de l'Esprit Saint, qui « intercède pour nous par des gémissements inexprimables » (Romains 8, 26). Cette invitation à la prière est à suivre à son propre rythme, avec « un coeur large et généreux » désireux de se laisser transformer par l'amour du Seigneur.
Bien des chrétiens désirent préparer ou prolonger l'écoute de la Parole de Dieu entendue lors d'une messe dominicale ou d'une fête religieuse. Méditer l'homélie ou lire un commentaire biblique est nourrissant pour la foi. Mais sentir la Parole prendre Vie au plus intime de soi-même n'est possible que dans le dialogue confiant avec le Seigneur. Et pourtant, beaucoup se trouvent encore bien démunis pour prier à partir des textes de l'Écriture Sainte. Ignace de Loyola a expérimenté une façon de procéder qui porte beaucoup de fruit et que Jean-Claude Sailly reprend dans cet ouvrage. Il offre au lecteur, pour chaque dimanche et fête de l'année liturgique, des pistes pour prier sur les textes du jour, relire sa vie et l'offrir à Dieu. Les indications sont simples mais essentielles, faciles à mettre en oeuvre mais engageantes. Les portes d'entrée proposées par l'auteur laissent toute la place à l'oeuvre de l'Esprit Saint, qui « intercède pour nous par des gémissements inexprimables » (Romains 8, 26). Cette invitation à la prière est à suivre à son propre rythme, avec « un coeur large et généreux » désireux de se laisser transformer par l'amour du Seigneur. Un livre indispensable pour vous accompagner au long de l'année liturgique.
Cet ouvrage est né d'une pratique quotidienne de formation au discernement. L'auteur travaille depuis des années en Afrique, mais ces pages ont aidé bien des personnes sur d'autres continents. Elles permettent de commencer un chemin d'intériorité, d'écouter ce qui se passe en nous. Elles creusent une ouverture et l'Esprit peut alors se mettre au travail. Il ne s'agit en aucun cas de recettes à appliquer les yeux fermés, mais d'expériences qui font toucher du doigt que Dieu est à l'oeuvre en chaque vie et qu'il appelle à être libre en aimant la simplicité et la clarté. Ce livret propose un chemin qui fait rencontrer sa propre vie pour l'ordonner, une voie qui mène à Dieu et à la rencontre de toute personne. C'est un souffle qui donne envie d'être vivant.
N'y a-t-il pas contradiction, à proposer un ensemble de Jalons pour prier tout en affirmant la non suprématie de la prière sur l'action, la relation aux autres comme premier rendez-vous de l'amour ? Eh non ! Ces jalons à la suite d'Ignace de Loyola font expérimenter, selon la dynamique des Exercices d'où ils sont tirés, un chemin à faire, une Parole qui nous travaille, une conversion de nos images et de notre relation à Dieu, Mais au coeur de ces moyens se vit déjà un amour en actes, une fidélité amoureuse, un dialogue intime : de notre part mais aussi de Dieu. Au cours de cette route dans la foi, permettant de « sentir et goûter intérieurement les choses par soi-même », une douce transformation s'opère : la relation à Dieu se fait plus personnelle, et nous ouvre un quotidien où l'on peut « trouver Dieu en toute chose ». Dans un langage clair et structuré, l'auteur livre d'abord les aspects essentiels de la prière ignatienne explicités dans leur sens et dans la manière de s'y prendre, ainsi que des points d'attention que son expérience personnelle et ses accompagnements ont mis en relief. Chacun peut ainsi se mettre lui-même à l'ouvrage, prier, s'exercer... Puis, elle propose un itinéraire avec quelques textes bibliques. La prière progressive sur ces textes, la relecture de ce qu'ils ont fait éprouver, et la relecture du quotidien peuvent faire l'objet d'un cheminement chez soi, ou en groupe.
Lecture exégétique de la parabole du jugement dernier
S'il est un sacrement délaissé, c'est bien celui du Pardon. Même si le concile Vatican II a initié une réécriture des rituels, peu de catholiques semblent comprendre ce sacrement Et si l'on regardait le pardon du point de vue de Dieu lui-même. Le pardon est originel, il est don de Dieu. Dieu nous veut en capacité de devenir libres mais nos échecs, nos refus notre aveuglement nous font esclaves. Seul son amour fait de nous des pécheurs pardonnés. Alors, il faut comprendre le pardon comme un travail, comme ce don à recevoir chaque jour. C'est ce que se propose de faire ce texte, issu d'une réflexion sur le pardon liée à une pratique du sacrement et donc à une expérience. Proposant une relecture du rituel francophone de la réconciliation, et notamment de son projet « Confesser l'amour de Dieu en même temps que notre péché pour en devenir les témoins », l'auteur pose les bases d'un renouvellement en profondeur de nos conceptions et de nos pratiques.
Tout comme la souffrance de Job, la mort de Jésus sur la croix est un scandale pour notre intelligence et notre coeur, même si la résurrection vient la transfigurer. Comment le Père a-t-il pu accepter ou même vouloir la mort de son Fils ? A qui le Christ offre-t-il sa vie ? Pourquoi le père aurait-il eu besoin de la mort de son Fils ? Nous l'a-t-il donnée ? Mais en quoi cette offrande nous libère-t-elle ? Questions difficiles ! Ne nous suffit-il pas de savoir que Dieu nous aime et nous l'a manifesté en Jésus-Christ ? Pourtant, selon les réponses que nous donnons, le visage de Dieu change. La figure du Père qui exige la mort de son Fils pour solder les dettes d'une humanité pécheresse n'est pas celle d'un Dieu qui préfère mourir plutôt que d'attenter à la vie des hommes, fussent-ils ses ennemis. Nous adoptons alors des manières d'être au monde qui ne sont pas les mêmes. Dieu n'est-il pas, de manière consciente ou inconsciente, le référent de notre agir ? L'auteur reprend successivement les passages et les expressions des évangiles qui nous posent des questions et nous invite à entrer dans l'offrande que Dieu nous fait de sa vie en son Fils.
Les paraboles du chapitre 15 de l'évangile selon saint Luc (la brebis et la drachme perdues, puis le retour de l'enfant prodigue) laissent découvrir le visage d'un Dieu, père miséricordieux. Or juste après, le chapitre 16 semble venir contredire ce message : que penser de la moralité du gérant infidèle, pourtant proposé en exemple par Jésus ? Comment accueillir les menaces qui planent sur le riche qui fait fi du pauvre Lazare ? Bien plus : quel rapport trouver entre ces deux paraboles et les avertissements de Jésus à propos de l'argent, de l'adultère et de la Loi au coeur de ce chapitre 16 ? Une clé de lecture pourrait être décelée au début du chapitre 17, qui introduit la question : comment vivre en véritable serviteur du Royaume de Dieu ? Comme dans son précédent livre Deux fils. Quel père ?, dans lequel il étudie de manière renouvelée le chapitre 15 de l'évangile de Luc et qui forme une unité avec le présent ouvrage, Bruno Régent se tient au plus près du texte grec pour le questionner, l'analyser et en proposer une lecture libre et engagée. Au-delà d'un simple commentaire biblique, il dégage de ce champ de la Parole de Dieu des trésors insoupçonnés, qu'il reprend sous forme de fiches thématiques en fin de livre. Le lecteur qui accepte d'entrer pas à pas dans l'intelligence et la contemplation de ces paraboles évangéliques y redécouvrira des enjeux spirituels primordiaux pour sa vie.
La Passion et la Résurrection du Christ sont au coeur de la foi. C'est cet événement qui a provoqué la naissance de l'Église et fait travailler la mémoire des chrétiens pour relire et comprendre les temps qui l'ont précédé. Les Évangiles sont écrits à la lumière de la Résurrection. Et pourtant, il existe peu de parcours qui aident à la compréhension de ce mystère central et qui proposent des exercices spirituels pour le méditer. Pour nous faire entrer plus avant dans le mystère pascal, Bruno Régent, s.j., choisit de lire la Passion et la Résurrection selon saint Luc, conviant le lecteur à une véritable retraite spirituelle. L'auteur propose en premier lieu des points de méditation, mais également des axes de réflexion théologique - le péché, le mal, le salut, le sacrifice du Christ, etc. La perspective est celle d'une meilleure intelligence du coeur de la Parole de Dieu, dans un langage clair et accessible. Que le lecteur soit averti : cet ouvrage n'est pas fait pour être lu d'une traite, mais il invite le priant à ruminer, dans l'ordre, en prenant le temps nécessaire, chaque chapitre. C'est tout le livre qui est exercice spirituel. Le parcours proposé demande en effet une implication personnelle. La lenteur de la démarche s'accorde avec la profondeur du mystère à découvrir. Ce beau chemin de prière sera fécond s'il laisse la première place au dialogue avec la Parole de Dieu et au coeur à coeur avec le Seigneur.
Dans la complexité de notre époque actuelle en pleine métamorphose, l'audace prophétique doit permettre de réapprendre à écouter le langage de Dieu dans un monde devenu sourd et individualiste. Car au coeur de l'homme subsiste une quête, celle d'une Parole qui invite à vraiment Vivre. Saint Ignace de Loyola l'avait déjà compris en son temps : le profond désir de l'homme est la rencontre intime avec son Seigneur. Mais pour que ce désir s'éveille, il est nécessaire que des témoins s'expriment. Quel est le contexte dans lequel un chemin d'intériorité peut s'ouvrir ? L'itinéraire d'Ignace peut nous guider, notamment les Exercices spirituels qu'il propose, qui permettent d'engager notre liberté créatrice pour inventer des réponses évangéliques. Léo Scherer, dans un langage simple accessible à tous, veut donner le goût d'entrer dans l'aventure des Exercices en décrivant leurs nombreux fruits. Il évoque des témoins d'hier et d'aujourd'hui, qui ont tous en commun d'avoir puisé leur dynamisme dans ces Exercices. Laissons-les nous éclairer sur nos chemins d'humanisation, afin d'accueillir le Dieu qui vient, dans la foi qui traverse et dépasse l'absence.
Le jésuite Franz Jalics (1927-2021) eut très tôt l'intuition d'une nouvelle forme d'oraison tout intérieure qu'il déploya au cours de sa captivité en Argentine au temps de la dictature : la prière de contemplation, qui oriente l'orant fondamentalement vers Jésus tout en le maintenant ancré dans le concret des relations humaines. L'autrice du présent ouvrage, disciple de Franz Jalics, a déjà publié un guide d'exercices sur la pratique de cette prière contemplative, encore appelée méditation spirituelle (La méditation spirituelle, pour l'harmonie avec Dieu, soi et les autres, Éd. Vie chrétienne, 2018). Elle propose ici un approfondissement des différentes composantes de ce type de prière, avec pour ambition d'éviter certains écueils à ceux qui souhaitent la vivre. En effet, « cette manière de prier ne s'apprend pas par le biais de la raison ni de la théorie, elle ne se dévoile qu'à celui qui la pratique lui-même. C'est une expérience intime et immédiate qui ne se commande pas. » Karin Seethaler montre également combien la prière contemplative correspond aux aspirations de nos contemporains. Elle s'appuie sur des phrases-clés de l'enseignement de Franz Jalics pour développer son propos, tout en l'illustrant par de nombreux exemples tirés de sa propre expérience d'accompagnatrice. Le lecteur sera ainsi conduit pas à pas sur cette voie de la contemplation, d'accès simple, mais qui demande constance et persévérance pour restaurer sa relation à lui-même, à Dieu et aux autres.
Ce livre raconte une histoire d'amour. Ou plus exactement, il relate de nombreuses histoires d'amour. L'amour d'un pays, le Cambodge, dévasté par des années de guerre, depuis les années 1970. L'amour d'un peuple, et particulièrement des personnes les plus fragiles, les handicapés et les pauvres, qui sont légion à cause des mines antipersonnel laissées par les belligérants. L'amour de l'Évangile, de la voix de Dieu qui nous invite à L'aimer à travers les faibles et à tracer notre chemin de vie avec courage et confiance. Ce livre présente des héros ordinaires, qui vivent ces histoires d'amour et que leur lutte quotidienne pour surmonter leurs fragilités rend forts. Le premier de ces héros est Enrique (Kike) Figaredo, un jésuite espagnol qui consacre sa vie au peuple cambodgien, depuis sa première affectation dans un camp de réfugiés à la frontière thaïlandaise en 1985, puis pendant les années de la « Maison de la Colombe » dont il fait un centre fraternel pour personnes handicapées et perdues, jusqu'à sa nomination comme préfet apostolique de Battambang en 2000. L'itinéraire de « l'évêque des fauteuils roulants » devient sous la plume de l'auteur une source d'inspiration et de méditation sur l'altruisme, le refus du désespoir, la grandeur humaine et le dépassement de soi. À côté de Kike, nous rencontrons également des personnes engagées dont la passion et l'amitié deviennent contagieuses : des jésuites et des religieuses, mais surtout des figures, à la détermination admirable, de ce peuple cambodgien si attachant.
L'Esprit Saint est à l'oeuvre dans l'histoire de Jésus et de l'Église. Son action est le fil conducteur de l'ensemble des écrits de saint Luc : l'Évangile, suivi des Actes des Apôtres. Mais cette action de l'Esprit ne tient pas d'un programme qui serait à réaliser. Au contraire, Luc laisse entendre que l'homme ne peut maîtriser totalement son histoire, que l'objectivité scientifique n'est pas de mise devant la transcendance de Dieu et que c'est la question du sens qui est en jeu : celle d'entrer avec confiance dans le Royaume de Dieu. Avec clarté, Michel Farin s'attache à montrer la liberté de l'Esprit Saint - et la liberté de notre réponse- dans cette lecture méditative de l'oeuvre de saint Luc, qui fut le premier interprète du travail de l'Esprit depuis la naissance de Jésus jusqu'à sa Résurrection, puis dans la propagation de la Foi.
« La rigidité et la mollesse sont des défauts ; ils s'opposent l'un à l'autre et trahissent les maladies de l'âme. La rigueur et la souplesse sont des qualités ; elles vont de pair et révèlent une liberté en bonne santé ». Avec des mots précis et dans une concision étonnante, Edouard O'Neill pointe l'essentiel avec toute l'acuité du regard et de l'oreille, avec la bienveillance et le soutien de l'accompagnateur qu'il est de nombreuses personnes depuis longtemps. Les petits détails sont importants, car ils révèlent ce qui se joue d'important au plus profond de chacun. Et la finesse du vocabulaire employé par Edouard O'Neill permet de saisir les nuances des différentes situations. Pas des nuances intellectuelles ou exégétiques, mais des précisions qui conduisent à des ajustements d'attitudes, lesquelles au fil des jours vous changent une vie, avec les remises en cause concrètes auxquelles elles vous conduisent. Pas de grand ou gros mot, mais des éclairages qui balisent une ligne de crête sur laquelle se tenir pour mener de façon pratique une vie à la suite du Christ. Pas à la force du poignet, mais en mettant en oeuvre avec tout son coeur liberté, mémoire, intelligence et volonté. Tout en légèreté, mais sans planer.
Nombreux sont les chrétiens, vivant déjà une vie spirituelle personnelle, qui souhaitent trouver davantage Dieu dans leur vie quotidienne. Certes dans l'ordre spirituel, Dieu seul est le maître. Il s'agit donc de libérer une démarche qui permettra de mieux lire les mouvements de l'Esprit avec des découvertes personnelles à faire. L'objectif de ce petit livre est d'aider les accompagnateurs à proposer quelques repères sur lesquels pourra s'appuyer un cheminement plus lucide et plus ferme. Il peut aussi aider ceux qui, ayant dépassé le stade des premiers pas, sont habités par le désir d'une plus grande intelligence de leur expérience. Les trois premiers chapitres nous disent comment Dieu précède et rejoint l'homme dans sa quête spirituelle ; les trois suivants donnent quelques clés pour relire nos vies, les ajuster au désir de Dieu et préparer l'avenir à la lumière de la Parole et de l'Esprit. Le parcours est clair, pédagogique et nourrissant : clair par une structure identique pour chaque chapitre, qui facilite la lecture ; pédagogique par la progression du cheminement ; nourrissant par le choix des textes cités, dignes de figurer dans une anthologie de la spiritualité. Ils s'inscrivent autant dans l'histoire de la tradition que dans le monde contemporain.
Le thème de l'accueil des migrants se fait de plus en plus pressant au coeur de l'actualité depuis quelques années et malheureusement, dans un monde où les conflits, les guerres et la misère continuent de sévir, le sujet est loin de pouvoir se refermer. La question est délicate, car elle dérange notre conscience, mais aussi l'identité nationale, les privilèges économiques comme le bien-être des pays accueillants. Même parmi les Catholiques, des voix s'élèvent pour limiter l'engagement chrétien dans l'accueil de l'étranger : le pape François « n'en fait-il pas trop » ? Benoît XVI n'était-il pas à juste titre plus prudent en la matière ? Geneviève Médevielle répondre souhaite dans ce livre à ces deux questions essentielles : au sein d'une communauté qui partage la même foi et la même spiritualité, que dire des manières plurielles d'envisager le positionnement éthique à l'égard de l'accueil du migrant ? Et quelle cohérence François, qui n'a de cesse de rappeler et pratiquer l'impératif de l'Evangile (« J'étais un étranger et vous m'avez recueilli », Mt 25, 35) présente-t-il avec le discours de l'Eglise en matière d'immigration ? Son analyse tient en trois temps : quelles peuvent être les raisons de ces désaccords entre chrétiens ? Le salut offert par Dieu à tous ne se fonde-t-il pas sur la mémoire biblique de la migration ? Enfin la marque propre du pape François dans ce domaine est-elle si singulière ? L'auteur complète son propos par des critères de discernement pour que le lecteur lui-même parvienne à se situer face au questionnement des migrants. Gageons qu'il se laissera toucher et déplacer, aussi bien par l'exposé éclairant de Geneviève Médevielle que par le témoignage en prologue de Maurice Joyeux, s.j., écrit depuis l'île de Lesbos, plaque tournante des migrations actuelles en Méditerranée.
Les Exercices Spirituels, initiés par Saint Ignace de Loyola, sont généralement pratiqués lors d'une retraite, à l'écart du cadre de vie habituel. Le Jésuite allemand Christian Herwartz a eu l'intuition originale qu'ils pouvaient également se vivre au coeur du monde, et en particulier, dans les rues de nos villes, pour peu que l'on tienne son regard et son esprit disponibles pour recevoir les signes de la présence de Dieu. Il arrive alors que, tel Moïse au Buisson ardent, le retraitant découvre dans ces artères urbaines une Terre Sainte inattendue. C'est cette expérience que retrace cet ouvrage polyphonique. Christian Herwartz et Yves Stoesel exposent les fondements, la méthode et donnent des indications pratiques pour que le lecteur, sans participer à une session, puisse s'entraîner à vivre quelque chose de la démarche. Leur voix est rejointe par celles de pèlerins de la rue, en France, en Allemagne, au Brésil..., qui témoignent de la fécondité des Exercices Spirituels dans la rue.
Nous sommes soumis inéluctablement au temps qui passe, sans que nous ayons prise sur son écoulement. Qui n'a jamais dit : « Comme le temps passe vite... », ou encore : « Si j'avais du temps... » ? Et paradoxalement, le temps objectif, mesuré par les aiguilles de la montre, est ressenti différemment par chacun d'entre nous. Ignace de Loyola a subi lui aussi la contrainte du temps. Dans un XVIe siècle de grandes mutations, il s'est passionné pour le temps présent, participant en cela à la recherche de sa génération pour faire fructifier l'instant vécu. Mais sa perspective est celle de l'accueil et non de la possession : chaque moment est don de Dieu. Les pages et les exercices que propose Denis Delobre dans cet ouvrage invitent à se mettre à l'écoute des conseils de Saint Ignace, afin de découvrir notre propre façon de gérer notre temps, cette denrée rare, et d'apprendre à le recevoir. Ils nous seront profitables si nous osons les aborder en vérité.
Dans ce livre, Jacques Fédry nous invite à nous convertir à la suite d'Ignace. Après avoir défini le concept de conversion, il part à la recherche des caractéristiques de la conversion d'Ignace pour nous inviter à suivre le chemin d'Ignace dans la décision de tourner notre coeur vers Dieu. C'est par l'exercice de notre liberté que nous pourrons rejoindre notre désir profond, découvrir le sens profond de l'existence, la louange de Dieu. C'est en regardant en face la jalousie qui nous habite, en passant du « Pourquoi pas moi ? » au « Pourquoi moi ? » que nous vivrons pour toujours dans la joie de Dieu. C'est en nous libérant du souci de notre image que nous ouvrirons la route de notre coeur à Dieu. Et alors, nous pourrons entrer dans la prière que Jacques Fédry décortique pour nous aider à y prendre goût avant de nous proposer de prier devant deux oeuvres d'art.
Bien des chrétiens désirent préparer ou prolonger l'écoute de la Parole de Dieu entendue lors d'une messe dominicale ou d'une fête religieuse. Méditer l'homélie ou lire un commentaire biblique est nourrissant pour la foi. Mais sentir la Parole prendre Vie au plus intime de soi-même n'est possible que dans le dialogue confiant avec le Seigneur. Et pourtant, beaucoup se trouvent encore bien démunis pour prier à partir des textes de l'Écriture Sainte. Ignace de Loyola a expérimenté une façon de procéder qui porte beaucoup de fruit et que Jean-Claude Sailly reprend dans cet ouvrage. Il offre au lecteur, pour chaque dimanche et fête de l'année liturgique, des pistes pour prier sur les textes du jour, relire sa vie et l'offrir à Dieu. Comme dans son précédent livre consacré à l'année liturgique B, les indications de l'auteur sont simples mais essentielles, faciles à mettre en oeuvre mais engageantes. Les portes d'entrée qu'il propose laissent toute la place à l'oeuvre de l'Esprit Saint, qui « intercède pour nous par des gémissements inexprimables » (Romains 8, 26). Cette invitation à la prière est à suivre à son propre rythme, avec « un coeur large et généreux » désireux de se laisser transformer par l'amour du Seigneur. Un livre indispensable pour vous accompagner au long de l'année liturgique.
C'est l'appel du pape François, dans sa Lettre au peuple de Dieu du 20 août 2018, qui a suscité le présent ouvrage : « Il est impossible d'imaginer une conversion de l'agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. » Que nous soyons bien à l'aise dans nos paroisses ou que nous ayons « mal à l'Église » à la suite des révélations ou d'un vécu d'agressions sexuelles et d'abus de conscience, que les prescriptions du magistère nous semblent dépassées, ou encore que nous prenions nos distances face à une institution trop misogyne et cléricale, si nous sommes chrétiens, nous formons ce peuple de Dieu, l'Église, corps du Christ. Avant de défendre, critiquer ou combattre, il convient de contempler, à la manière d'Ignace de Loyola, l'histoire de l'Église et son rapport au monde contemporain. Comme notre humanité, comme nous-mêmes, elle est constituée de lumières, mais aussi d'ombres que seule la miséricorde du Père peut éclairer. Depuis des siècles, au souffle de l'Esprit, elle tâche d'annoncer la Bonne Nouvelle et de répondre à l'appel à la sainteté voulue par Dieu. Notre vocation de baptisés s'exprime dans des charismes et des missions variés, dans des ministères institués et dans le service du frère. Des perspectives s'ouvrent aujourd'hui, vers plus de fraternité et moins d'entre-soi. Loin d'être un traité d'ecclésiologie, ce livre propose un itinéraire spirituel à qui souhaite mettre au clair sa relation personnelle avec l'Église. Le parcours relève d'abord d'une démarche personnelle qui pourra ensuite s'insérer dans une démarche communautaire, en petits groupes, par exemple dans nos lieux de foi. À la fin de chacune des cinq étapes qui le composent, méditations priantes et lectures complémentaires sont proposées.
Aujourd'hui, la loi du marché s'impose à l'humanité tout entière : mondialisation des échanges commerciaux, domination des puissances financières, spéculation sur les produits nécessaires à la vie comme l'eau, tout doit s'acheter et se vendre. Même l'homme devient une marchandise, à l'heure des « progrès » scientifiques et biologiques. La pensée humaine est déstabilisée par cette évolution rapide et les convictions éthiques s'effritent. Assouvir ses envies personnelles devient un droit. Dans ce contexte, que reste-t-il de la gratuité ? Que devient la réalité du frère au sein d'un monde désincarné ? Comment retrouver le sens ? À ce questionnement vital, la Bible apporte des réponses, en particulier dans la lettre aux Hébreux et l'Apocalypse. L'Écriture oppose l'esprit de louange, qui n'a pas de prix, aux déviances totalitaires soufflées par le dragon du mal. C'est ce que démontre avec finesse et efficacité Michel Farin, par une exégèse renouvelée de textes dont l'actualité ne cesse d'étonner. Il nous conduit à comprendre la signification véritable du sacrifice de louange vécu par Jésus pour que justement, nous puissions devenir ce que nous sommes : des tout-petits aimés chacun par Dieu en toute gratuité.
La vie communautaire et une nécessité pour les croyants. Comme le dit l'adage : « Un chrétien isolé est un chrétien en danger. » C'est bien pourquoi, dès les débuts du christianisme, de petites communautés de foi avaient vu le jour. Encore maintenant l'appartenance à un groupe d'échanges paroissial ou à une équipe locale de mouvement d'Église vient souvent compléter la fréquentation de la messe dominicale. Toutes ces cellules d'Église ont en commun, malgré leur diversité, d'être des lieux fraternels de partage d'une parole autour de la foi commune. Faire vivre ces petites communautés de foi ne va pas forcément de soi : qui dit groupe dit aussi besoin d'organisation et expérience de fragile fraternité. Cet ouvrage souhaite répondre à ce défi. Il propose une sorte de guide pratique pour le fonctionnement heureux de tout groupe chrétien. Les fiches qui le composent sont inspirées des manières de faire éprouvées de la Communauté de Vie chrétienne. Elles ne cherchent pas à imposer une spiritualité particulière, mais visent simplement à partager une méthodologie qui peut guider l'animation de toutes sortes de groupes d'Église. Cet outil aidera tous les membres du groupe à se maintenir dans une disponibilité intérieure féconde et vigilante, pour rester dociles à l'Esprit Saint qui nous rejoint dans nos vies personnelles.
Voir le Christ vivant en toute lueur d'humanité ? Voir, chez un homme, une femme, un enfant, quelque chose de la lumière divine qui l'habite ? Voir que le Christ, ressuscité pour toujours, est actif pour toujours chez les humains ? Cela n'a rien de spontané... Mais ce regard peut être donné au coeur qui, avec foi, le demande : « Fais-moi devenir guetteur d'humanité. » On peut si tristement passer près de l'autre sans voir sa beauté...
« On ne peut servir Dieu et l'argent ». « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ». « Rendez à César ce qui est à César ». Ces versets de l'Évangile nous sont connus. Peut-être trop d'ailleurs, si bien que nous n'y prêtons plus attention... Quel rapport entretenons-nous vraiment avec l'argent ? Acceptons-nous de regarder lucidement nos attitudes face à nos possessions ? Nos biens ne constituent-ils pas un obstacle sur notre chemin à la suite du Christ ? Ne sommes-nous pas possédés par nos richesses ? Parmi les quatre évangélistes, saint Luc en particulier se montre sensible à la question de la richesse et de ses dérives. A partir de son expérience d'animation d'ateliers bibliques, Bernard Pommereuil scrute le troisième évangile et invite le lecteur à y découvrir un véritable appel à changer nos coeurs, en proposant que l'argent devienne, paradoxalement, un lieu pour notre conversion. Le parcours qu'il propose comprend quatre étapes : le point de départ est le désir de suivre Jésus. Il devient alors nécessaire de poser des choix de vie essentiels et de ne pas être dupes de nos contradictions internes, pour enfin cheminer vers la gratuité totale. Afin d'ancrer notre réflexion dans le concret, l'auteur nous interpelle au moyen de questions pertinentes au fil des textes commentés.
La famille, dans ses multiples facettes, fait l'objet d'une attention toute particulière de la part de l'Église. La publication d'Amoris Laetitia et le récent synode sur la famille en témoignent. Dans ce sillage, la spiritualité d'Ignace de Loyola apporte une contribution à la fois contemplative et concrète, en ce qu'elle est attentive, depuis sa fondation, au mystère de l'Incarnation. Comment bien vivre en famille ? L'objectif de ce livre est de prendre appui sur la spiritualité ignatienne pour aider à faire grandir les relations familiales et les membres de la famille spirituellement et humainement. Les intuitions de saint Ignace, appliquées à la vie de famille, se révèlent extrêmement fécondes : que ce soit dans la prière, l'écoute, la relecture de vie ou l'aide au discernement pour la prise de décision. Cet ouvrage se fonde sur l'expérience vécue par de nombreuses familles au cours de haltes spirituelles ignatiennes. Il n'est pas un manuel de savoir-vivre, ni un catéchisme sur la famille, mais il propose des exercices à pratiquer en famille ou personnellement, permettant au lecteur de prendre conscience des enjeux spirituels inhérents à la vie familiale, pour elle-même et pour le service de nos frères et soeurs du monde.
S'accorder au dessein de Dieu. Voilà bien l'objectif affiché par saint Ignace de Loyola dans ses Exercices spirituels. Ce livret offre à « celui qui donne » les Exercices les moyens d'accompagner le parcours et l'expérience de « celui qui les reçoit ». En complément du parcours spirituel proposé sur les quatre semaines, saint Ignace a ajouté toute une série de règles variées, destinées à aider le retraitant et son accompagnateur dans le discernement à effectuer. Elles concernent aussi bien la manière de reconnaître les divers mouvements spirituels intérieurs, les « motions » selon le vocabulaire ignatien, que le rapport à la nourriture, la façon de donner l'aumône ou encore l'appartenance à l'Église, s'ancrant dans le concret de la vie. Après avoir explicité les différentes motions, Jean-Marie Carrière se livre à une analyse fine et exhaustive de l'ensemble des règles prônées par saint Ignace, articulées de manière précise aux Exercices. Au fil de cette étude se dégage la nécessité de « sortir de soi », autrement dit de se libérer de ses « attachements désordonnés », pour construire son humanité dans une vie d'union à Dieu. Si chaque lecteur peut se laisser instruire par l'expérience de saint Ignace et les éclaircissements détaillés de l'auteur, les accompagnateurs spirituels tireront tout particulièrement profit de cet ouvrage dans leur mission de « conduire toujours plus vers Dieu, en qui nous pouvons atteindre la vraie liberté » (Evangelii gaudium n° 170).
« Sommes-nous capables de nous lier pour la vie ? » L'auteur relève ici un défi, celui de répondre à cette question provocante, étonnante, de la durée dans le couple. Elle constitue en effet une provocation pour notre humanité, confrontée aux valeurs du monde moderne qui véhicule des images du bonheur souvent incompatibles avec l'engagement sur un long terme. Il montre comment un lien durable et heureux est envisageable. Un lien où s'entrecroisent comme en torsade un vouloir, un art, et un don. Il va plus loin en soulignant que « cette torsade suppose l'ouverture du couple à une vie plus grande, celle d'un Tiers, celle du Tout-Autre qui est aussi le Tout-Proche, vie qui se révélera elle-même, dans un troisième temps comme relationnelle, ternaire, trinitaire. » « La traversée de l'impossible » est suivi de deux textes également consacrés au couple : « Le spirituel est lui-même charnel » et « Porter du fruit ».
Israël n'a cessé de relire son passé et c'est au coeur de cette relecture qu'est née son espérance messianique. Jésus a invité les disciples d'Emmaüs à relire avec lui sa vie et sa mort dans l'histoire d'Israël pour qu'elles y prennent sens et signification. C'est donc une longue tradition qui nous invite à trouver dans la lecture de la vie une voie de progrès spirituel. Aussi trouvera-t-on, dans cet ouvrage un ensemble de textes de spiritualité autour de la mémoire et de son rôle dans la rencontre du Dieu vivant. Il n'y a pas de vie chrétienne sans racines bibliques profondes. Dans la joie même et la ferveur de la rencontre, l'Esprit ramène au mémorial, comme à Emmaüs. Il n'y a pas non plus de progrès spirituel en dehors de la durée assumée, du passé relu et unifié dans l'accueil de l'avenir. Jésus dans sa mission sait d'où il vient et où il va. C'est dans cette conscience que son présent devient l'aujourd'hui du Père. À l'inverse, l'histoire et l'expérience nous offrent bien des exemples de générosités anarchiques qui peuvent prendre, ici ou là, les couleurs de l'Évangile, mais ne construisent pas le Royaume de Dieu. Pour bâtir sur le roc, il faut accepter de s'asseoir et prendre humblement conscience des forces et des faiblesses qui nous habitent en nous disposant à l'action de l'Esprit. C'est tout cet effort de lucidité spirituelle qui est évoqué dans ces pages pour y découvrir un chemin vers Dieu. Il passe par des méthodes : prière d'Alliance, révision de vie... Elles peuvent paraître austères et contraignantes ; à qui les assume avec persévérance et souplesse, elles se révéleront libératrices. Loin de nous refermer sur une épuisante recherche de perfection, elles nous ouvriront aux joies de l'action de grâces et de la louange.
Les enjeux écologiques font partie de notre vie et de nos choix quotidiens, tellement quotidiens que nous ne pensons pas qu'ils puissent être l'objet d'un discernement. Parce qu'elle est au coeur de nos rapports à l'autre, proche ou lointain, l'écologie est aussi en rapport avec notre foi. Le Pape François le martèle dans l'Encyclique Laudato Si', en nous appelant à prendre soin de notre « Maison commune », ce qui revient à prendre soin de nos frères : « Si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation au monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats. » (N° 11) La sauvegarde de la Création se fait oeuvre spirituelle et ce livre voudrait aider à en prendre conscience. Il propose au lecteur des réflexions sur l'état de la planète et sur notre responsabilité de chrétiens, mais aussi des exercices spirituels, nourris de la Parole de Dieu et de textes de prière, pour lui permettre de mieux contempler la Création et louer le Créateur, discerner sa part dans le péché écologique et agir pour répondre aux appels pressants de la Terre.
La parabole des invités aux noces, au chapitre 22 de l'évangile selon saint Matthieu, est bien mystérieuse : un roi qui invite pour les noces de son fils, mais qui fait périr ceux qui ne viennent pas dans l'incendie de leur ville ; qui veut remplir la salle de fête, mais qui jette dehors dans la nuit l'invité qui ne s'est pas mis sur son trente-et-un ! Qui est ce roi inconstant ? Fait-il bon être invité ? Bruno Régent nous éclaire sur cette énigme, en identifiant dans le contexte de la parabole et dans le texte lui-même des indices d'interprétation. Bien au-delà de la lecture allégorique classique (qui assimile le premier groupe d'invités au peuple juif et le second à l'Eglise) dont il remet en question la pertinence, il entraîne le lecteur sur des chemins inattendus : ce roi est-il vraiment violent ? Quel appel faut-il entendre ? Notre réponse est-elle libre ? Comment se montrer digne du roi ? Où se situe la joie de la fête dans ces noces ? Au lecteur alors d'entrer en itinérance, en quête du sens spirituel et missionnaire de cette parabole. Pour l'y aider, l'auteur propose des temps de réflexion et des pistes de prière à partir des Exercices spirituels de saint Ignace, ainsi que des idées d'animation de groupe, tandis que les dessins de Charles Henin l'invitent à se glisser dans la scène selon sa propre représentation. Un écho de la parabole dans l'évangile selon saint Luc et des extraits des commentaires des Pères de l'Eglise, présentés par Michel Fédou, s.j., complètent cet ouvrage.