Manitoba Les Belles Lettres
Dans son roman Le Guépard, Lampedusa raconte l'histoire d'un aristocrate sicilien du XIXe siècle qui assiste inquiet aux révolutions en marche. Lors d'une discussion avec son neveu, il lui dit « Si tu veux que les choses restent comme avant, alors il va falloir tout changer ». Avec la transformation digitale, nous sommes dans une situation comparable. Si nous voulons qu'un dirigeant puisse continuer à entreprendre, si nous voulons qu'un médecin continue à pouvoir soigner, si nous voulons qu'un professeur continue son métier d'enseignant, si nous voulons que les magistrats continuent à garantir un État de droit, eh bien alors il va falloir tout changer ! L'enjeu ne consiste pas à « numériser » ces métiers essentiels, mais plutôt à les réinventer dans un monde devenu numérique. La transformation digitale est un impératif, et cette Petite philosophie propose aux responsables une méthode pour la piloter et se réinventer dans ce nouveau monde.
La France, État-nation, est hantée par la peur que la reconnaissance de la diversité ne remette en cause son unité nationale. Les particularités individuelles peuvent s'exprimer librement dans la sphère privée, mais paraissent ne pas avoir leur place dans l'espace public comme l'ont révélé les affaires du burkini, de la burqa ou le refus de reconnaître à la langue corse un statut officiel. Pourtant les différences linguistiques, culturelles et religieuses ne sont pas nécessairement un facteur de fragilisation. Dans certains pays, au premier rang desquels le Canada, elles sont même promues au rang de symbole national. Leur préservation est devenue le ciment de la cohésion du pays. « Unis par la diversité », ils affichent avec fierté leurs différences comme un étendard et un témoignage de leur capacité à vivre ensemble dans un respect mutuel.
Ce livre est une brève histoire du travail. Du néolithique à l'algorithme, Bernard Abate y analyse les révolutions qui ont transformé le quotidien de l'humanité. Il interroge particulièrement l'impact du numérique sur le travail humain. Enseignement contre-intuitif : ces nouvelles technologies ne se substituent pas à l'intelligence humaine. Elles pourraient au contraire remettre l'humain au centre du jeu. La technique avait progressivement séparé le travailleur de l'intelligence de son travail. La révolution numérique, elle, est ambivalente. En un sens, elle concentre toujours plus de connaissances et de pouvoir d'organisation du travail entre les mains de ces nouveaux maîtres que sont les systèmes d'intelligence artificielle et les plates-formes numériques. À l'inverse, en rendant plus accessible à tous le capital technique, elle permet à chacun de se réapproprier l'intelligence de la production et elle facilite la coopération entre individus autonomes et interconnectés. Assiste-t-on à une lutte à l'issue de laquelle le modèle décentralisé et collaboratif l'emportera sur le précédent, centralisé et hiérarchique ? À une coexistence durable ? À une fusion vers quelque chose de différent ? Et, déjà, un nouvel enjeu majeur apparaît : cette nouvelle façon de travailler va-t-elle permettre à l'homme de se réconcilier avec la nature ? En éclairant le présent du numérique par l'histoire du travail et de la technique, ce livre propose des réponses aux questions actuelles.
« L'invasion du légume a un goût douteux, celui que nous croyions oublié de la raison normative, de la modélisation et de l'ordre sain. La régression narcissique dans laquelle se complaît l'époque a sans doute à voir avec ce trouble jeu. Le légume, nous le repoussions naguère au bord de notre assiette avec une moue d'enfant rebelle. Il garnit, aujourd'hui, les podiums médiatiques, les murs lézardés de nos cités, les vastes plateaux du divertissement de masse, les mornes allées de nos jardins à la française... A-t-on noté comme, depuis la plus haute Antiquité, la connerie est éprise de symétrie ? » « Faust pas mort, Apocalypse suit. » « Enfin, bref, comme nous l'a enseigné Pierre Desproges, les détestations les plus arbitraires sont toujours les meilleures, et comme le prophétisait déjà Nabokov, autre humoriste à ses heures : "Le bruit terrassera le monde", avant d'ajouter, lucide : "Courage, fuyons !" » « Entre nous : si l'on vous donnait le choix, vous préféreriez avoir un futur ou un avenir ? Vous contenter de récolter les fruits blets d'une invincible fatalité ou vous bâtir un avenir comme on édifie une cathédrale ou une vie ? On sait déjà que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était. Désormais, on saura que le futur n'a aucun avenir. »
« Depuis 40 ans... » : la formule fait florès depuis décembre 2018 et le mouvement des Gilets jaunes, jusqu'au président de la République Emmanuel Macron évoquant « quarante années de malaise qui resurgissent ». Le dérapage de la France est connu : désindustrialisation, envol d'un chômage de masse, explosion des déficits, des charges fiscales et sociales, un tournant symbolisé par un budget public toujours déficitaire depuis 1974, quand survient le premier choc pétrolier. Un tournant majeur a en effet eu lieu durant cette année charnière et celles qui l'ont suivie avec l'essoufflement de la croissance dans le monde occidental et, de façon inverse, l'entrée de plusieurs pays du « Tiers-Monde » dans un processus d'émergence et d'industrialisation accéléré. Déficit structurel des échanges, manque de compétitivité de l'industrie nationale... la France est l'un des pays qui se sont adaptés le plus mal à cette nouvelle donne mondiale. Une faiblesse structurelle qui, au-delà du rattrapage des Trente Glorieuses (et de ses illusions) remonte à 1945 et au poids de l'État-providence placé essentiellement sur les entreprises. Au fil des décennies, aucun gouvernement français de droite ou de gauche ne remettra en cause un système soumettant les producteurs nationaux à une véritable taxe douanière à l'envers. Ce handicap est devenu chronique quand la Communauté économique européenne s'est plongée, à partir des années 1970, dans l'océan du libre-échange mondial. Écrit par deux historiens réputés de l'économie et des entreprises, Le Virage manqué dresse le constat clinique du décrochage de la France au cours de la décennie 1974-1984 en analysant ses causes structurelles et son déroulement, sans oublier la responsabilité des gouvernements et des élites nationales choisissant - le gouvernement de Raymond Barre excepté - de faire peser sur l'industrie plutôt que sur les ménages le poids de la contrainte extérieure grandissante de l'économie ouverte et de la mondialisation qui va s'étendre à l'ensemble du globe dans les années 1980-1990.
Pierre Bellon, fondateur de Sodexo, incarne une des plus belles réussites entrepreneuriales françaises. Pour la première fois, à 89 ans, il accepte de livrer ses combats et ses convictions. Sa parole est utile car elle est atypique, révolutionnaire, aux antipodes des discours tenus habituellement par les grands patrons du CAC 40. Ce livre s'adresse à tous ceux qui pensent, comme lui, que l'histoire n'est jamais écrite à l'avance. Et que la meilleure façon d'avancer c'est d'entreprendre. Pierre Bellon livre sa vision de l'entreprise, parle de sa raison d'être, de ses valeurs et de ses principes de management. Il fustige la technocratie. Il dénonce les dérives du capitalisme. Il plaide pour l'intra-entrepreneur. « Avant d'être grand, il faut être petit. C'est là toute ma philosophie. La réussite est un long cheminement ».
Pierre Bellon, the founder of Sodexo, is the embodiment of one of France's finest entrepreneurial successes. At 89 years of age, he has agreed for the first time to relate the story of his battles and his convictions. His words are worth heeding because they are original, revolutionary, and the antithesis of those we usually hear from major business leaders with companies in the CAC 40. This book is addressed to all those who think, like him, that history is never written in advance. And that the best way of advancing, of progressing, is through enterprise. Pierre Bellon shares with us his vision of the company, speaks about his raison d'être, his values and his principles of management. He excoriates technocracy. He denounces the deviancies and excesses of capitalism. He makes the case for the intra-entrepreneur. "Before you can grow, you have to begin small. That's my philosophy in a nutshell. It's a long road to success".
La globalisation est-elle une catastrophe ? est-elle une chance ? Il n'y a pas de réponses à ces questions. Il existe, en revanche, une certitude : la globalisation est devenue inéluctable, depuis l'effondrement du prix des transports terrestres, maritimes et aériens. En une trentaine d'années, l'Asie a changé de visage et il en sera sans doute de même pour l'Afrique au cours des décennies à venir. La seule question devient donc celle-ci : comment gérer cette inéluctable globalisation ? L'Occident avait mis plus de trois cents ans à mettre au point un modèle qu'il croyait sans rival jusqu'au moment où la Chine a mis au point son nouveau système de gouvernement en moins de trente ans. Les deux systèmes peuvent-ils coexister ? L'un d'entre eux sera-t-il appelé à exercer sa suprématie ? Comment gérerons-nous le choc géographique ? Notre époque n'aura-t-elle été qu'une parenthèse enchantée ? Le but de cet ouvrage est de donner quelques idées sur la manière dont fonctionne le modèle chinois et de comprendre les difficultés de son interaction dans un monde qui n'a pas été créé à son image. Et il apportera à ses lecteurs les clefs indispensables pour comprendre, au-delà des clichés, les négociations entre la Chine et les USA.
Le monde est en train de changer. Radicalement. C'est l'effet de l'accélération de l'histoire, phénomène conjugué avec le processus de mondialisation. Ce ne sera pas la fin du monde, mais justement la fin d'un monde, du monde où nous vivons, façonné pendant des siècles par la civilisation occidentale. Depuis quelque temps, cette civilisation-phare donne des signes de fatigue. Par rapport aux autres régions du monde, elle rétrécit comme peau de chagrin ; sa part dans la population de la planète et dans l'économie mondiale ne cesse de décliner. Plus grave encore, il n'y a plus de grand projet pour l'avenir. Pendant des siècles l'Occident a été motivé et stimulé par la ferveur religieuse dans un premier temps, et ensuite par les véritables religions sécularisées affirmées à l'époque moderne : la démocratie, la nation, le progrès... Que reste-t-il de ces grandes croyances ? Et où va l'Occident ? Où va le monde ? Personne ne connaît la réponse à ces questions. On ne peut qu'imaginer des scénarios inévitablement multiples et contradictoires. C'est ce que cet ouvrage, fresque planétaire de ce que pourrait être notre futur, propose au lecteur.
L'opinion a toujours été un enjeu politique. Elle est devenue un enjeu économique majeur : le succès ou l'échec d'un projet, d'un produit, d'une marque se joue bien au-delà du seul marché. Les priorités de la société font aujourd'hui pression sur les intérêts des marchés : le citoyen prend le pas sur le consommateur après une période où l'on a craint la marchandisation du monde. La tertiarisation de l'économie, avec le poids croissant de la valeur des marques et de la réputation dans la valeur des entreprises, combinée avec l'explosion de l'internet comme réseau de communication et de commerce, donnent à cette opinion publique une force qui va continuer de s'accroître. Mais qui est « l'opinion » ? Comment fonctionnent ses ressorts ? Quelles évolutions attendre dans les années qui viennent ? Pour les décideurs, il est essentiel de saisir ces tendances et comprendre ces mécanismes de l'opinion. Au moyen d'exemples concrets et en mobilisant de nombreuses sources internationales, Jean-Pierre Beaudoin met en lumière dans ce livre les grandes tendances qui, depuis la fin de l'après-guerre et à l'horizon du milieu du XXIe siècle, structurent les « pouvoirs de l'opinion ». Il apporte aux décideurs tant publics que privés bien des clefs leur permettant d'éviter des crises à répétition.
Avec l'élection présidentielle de 2017, la France a vécu un énième psychodrame dont elle a le secret.France des riches contre France des pauvres, France des villes contre France des champs, France de l'Ouest contre France de l'Est... Alors que tout semble indiquer que notre pays est multi-fracturé, que signifie aujourd'hui « être français » ? Nous leur avons posé la question : à bien des égards, les réponses de nos compatriotes vont à l'encontre des idées reçues. Et si, au-delà des clivages indépassables, il demeurait un socle commun puissant ? Et si les Français, traumatisés par la panne des imaginaires du futur, malmenés par la mondialisation et les évolutions technologiques, suspicieux envers leurs élites et leur démocratie, étaient en fait un peuple bien plus soudé que prévu autour de quelques valeurs qu'il suffirait de réactiver ? Pas si simple, bien sûr. Mais faisable, pour peu qu'on arrête d'écouter les éternelles complaintes des pessimistes. Et qu'on les écoute eux, ces Français, qui aiment jouer à se faire peur, mais possèdent un instinct de survie insoupçonné. Attachés à leur modèle social, hédonistes, ils sont à la fois fébriles et prêts pour traverser le XXIe siècle, ensemble. C'est, à notre grande surprise, ce que nous avons découvert au terme de cette enquête inédite sur l'avenir de notre identité.
Dans les dix prochaines années, 600 000 entreprises vont être à céder, et des milliers d'emplois à saisir. Et si l'un des candidats à la reprise, c'était vous ? Le repreneuriat s'adresse à tout le monde. Peu importe le parcours, seuls le talent et la motivation comptent. Je pense en particulier à tous ceux pour qui les grandes autoroutes balisées du système classique sont fermées : enfants d'immigrés, jeunes déscolarisés, seniors, chômeurs de longue durée, femmes au foyer, femmes voilées, etc. Il faut regarder la réalité en face : les discriminations existent et existeront toujours. Alors je vous propose une solution radicale : arrêtez de passer des entretiens d'embauche, et mettez-vous à votre compte. Rien n'est jamais écrit d'avance, vous pouvez reprendre le contrôle de votre vie ! Pour tous ceux qui se sont perdus en route sur le chemin du travail, je propose un itinéraire bis qui vaut le détour, un véritable projet de vie enthousiasmant. Vous embarquez sur la route avec moi ?
Au pays de Descartes, la fiscalité tient du grand bazar. Elle est unique en son genre - quel autre pays au monde dispose de deux impôts sur le revenu ? - opaque et incompréhensible. Dans l'opinion, le sentiment prévaut d'un système à bout de souffle, injuste et hypocrite. Un sentiment qui correspond largement à la réalité : comment défendre une fiscalité parfois spoliatrice, mais laissant libre cours à des stratégies d'optimisation, permettant aux plus riches de s'exonérer d'une bonne partie de leur contribution ? D'où une défiance inégalée des Français à l'égard de l'impôt, une révolte fiscale larvée et une perte de sens civique. Peut-on retrouver la confiance perdue dans ce système ? Les candidats à l'élection présidentielle n'en empruntent pas le chemin, qui se contentent de multiplier des promesses de baisses d'impôts illusoires. Ces allégements fiscaux tous azimuts ne sont pas finançables, dans un contexte de croissance durablement faible. Simplifier, clarifier, rendre le système enfin lisible et donc moins susceptible de manipulations : voilà le moyen de redonner confiance aux citoyens, voilà comment les convaincre qu'ils ne sont pas les seuls à jouer le jeu du civisme fiscal, tandis que leur voisin s'arrange toujours pour payer moins.
Et si notre obsession pour la sécurité nous rendait plus vulnérables ? Danger et précaution explore ce paradoxe contemporain où la quête de protection absolue engendre de nouveaux risques.
La communication, la fameuse « com », est accusée d'être superficielle, manipulatrice et de polluer notre espace sonore et visuel. Dès qu'une chose est perçue comme manquant de fond, voire fausse, il est même d'usage de dire « C'est que d'la com'! ». Elle serait fautive en nous manipulant. Coupable la com' ? Qu'en est-il vraiment ? Ce livre a une ambition : permettre à la communication - enfin - de s'expliquer. Et pour cela, il fallait la mettre en examen. Ce livre est donc un procès. Car la communication est partout : dans la politique, les entreprises, le marketing, les associations, sans oublier la communication interpersonnelle (dans le couple, avec ses amis, au travail). Et puisque l'on ne parle d'elle que pour la vilipender, un professionnel nous propose une mise au point. Avec lucidité et sans concession. Condamner ou acquitter la communication ? Ce sera au lecteur d'être juré.
« Deng Xiaoping a répété que la Chine devait apprendre de Singapour. Nous l'avons fait, nous le faisons aujourd'hui et nous le ferons demain. » Par cette déclaration, l'actuel président de la Chine Xi Jinping montre que connaître Singapour, c'est comprendre l'empire du Milieu. L'efficacité exceptionnelle de cette île-État, pays sous-développé il y a 40 ans, désormais placé au premier rang dans tous les domaines - niveau de vie, plein-emploi, performance du système éducatif, etc. - est principalement l'oeuvre du père-fondateur de la nation singapourienne : Lee Kuan Yew. À la fois homme d'action et penseur, Lee Kuan Yew a bâti ce succès en mettant en oeuvre des principes simples : o la méritocratie, avec le recrutement des meilleurs ; o la discipline sociale et une lutte impitoyable contre la corruption ; o une laïcité souple, avec une gestion spécifique de la communauté musulmane pour éviter les influences extérieures du fondamentalisme. Lee Kuan Yew est à l'origine de la modernisation du modèle millénaire chinois : il a été le premier à considérer le confucianisme comme un atout plutôt que comme un frein au développement. Et la méritocratie au service de l'excellence étatique s'inscrit dans la tradition mandarinale de l'Empire du Milieu. Ce livre est à la fois une biographie et un essai. De chaque étape de la vie du dirigeant se dégage un thème dominant : ses origines chinoises et la dynamique de l'immigré, son entrée en politique et son combat pour un « socialisme qui marche », l'intégration à la Malaisie et la lutte contre le communautarisme, le développement économique et l'impératif de la discipline, la défense de sa culture d'origine et la refondation du confucianisme.
Et si la clé du dynamisme économique résidait dans notre rapport culturel à l’entrepreneur ? Plaidoyer pour l’entrepreneur propose une vision audacieuse : redonner à l’entrepreneur sa place centrale pour réinventer notre avenir collectif.
« Les patrons réfléchissent- ils? » « Y a t- il une pensée collective de l'entreprise française - et si oui, laquelle ? » Si l'économie et l'organisation des sociétés françaises, le monde patronal et son représentant privilégié, le MEDEF, sont des sujets bien connus, celui de la pensée entrepreneuriale et des grands thèmes qui la structurent dans la durée l'est beaucoup moins. Le principal lieu de réflexion collectif de l'entreprise française est sans nul doute l'Institut de l'entreprise, créé en 1975 dans le sillage de renouveau de l'entreprise française provoqué notamment par Mai 1968, rejoint à partir des années 2000 par plusieurs clubs de réflexion et autres think tanks . Cercles de réflexion, boite à idées, lieux de sociabilité tout court, ils structurent tout autant une philosophie de l'entreprise qu'un champ de réflexion et d'action collectif, ils forgent une intelligence de l'entreprise au sens fort du terme. Dont les thèmes clés restent étonnamment stables au fil des ans : faire dialoguer entreprise et société ; réfléchir à un meilleur rôle de l'homme dans l'entreprise ; appuyer la mondialisation nécessaire des sociétés françaises ; améliorer l'efficacité de l'État providence dans une perspective résolument libérale. Celle d'un libéralisme tempéré à la française, à mi-chemin entre les capitalismes Anglo-Saxon et allemand, conjuguant solidarité et réforme du rôle de notre État.
Et si les passionnés étaient les salariés modèles de demain ?
Clin d'oeil au célèbre livre de George Orwell publié en 1948 dénonçant le communisme stalinien, La Nouvelle ferme des animaux propose une satire de notre système politique et du désastre économique auquel il nous mène.
Big Data, showrooming, uberisation... L'humanité connaît, de nos jours, une de ses périodes les plus intenses en matière de créativité lexicale. Tous les mois, toutes les semaines pour ceux qui y prêtent attention, des termes étranges apparaissent pour illustrer les ruptures apportées par la révolution digitale. Et, il faut bien l'admettre, on a beau apprendre consciencieusement ces nouveaux barbarismes, potasser les exemples à suivre, guetter la sortie des nouvelles technologies et observer les changements à l'oeuvre sous nos yeux, globalement, on n'y comprend plus rien... Alors, plutôt que de réchauffer, comme tous les autres, les bonnes pratiques issues des champions américains - celles-là mêmes qu'on nous propose d'adopter et qui, une fois copiées seront déjà dépassées par une autre -, plutôt que de crier au génie ou hurler de terreur à chaque fois qu'Apple, Google ou Amazon sort un nouveau service, Laurent Moisson a choisi d'analyser les changements de notre temps sous l'angle saugrenu de l'Histoire. Point trop de cas pratiques et d'exemples qui se périment, cet ouvrage est là pour rappeler comment, jadis, de grands hommes ou de grandes civilisations ont réagi fasse aux ruptures de leur temps. Car, au bout du compte, l'équilibre économique de nos nations sera-t-il autant bouleversé à l'issue de l'ère numérique qu'après la découverte de l'Amérique, l'invention du métier à tisser, du moteur à explosion, du chemin de fer ou de l'électricité ? Ces nouveaux conquérants implacables que sont les géants du Web ou du digital (Google, Facebook, Apple, Samsung...) sont-ils plus terribles que les hordes venues des steppes déferlant sur les vieux royaumes sédentaires engourdis par des règles rigides et séculaires ? Peut-être, peut-être pas. En tout cas, les leçons fournies par nos anciens sont souvent bien plus éclairantes que le flot continu d'anglicismes qui nous submerge jour après jour. L'auteur vous invite à les méditer pour comprendre, et agir.
En matière de stratégie, il n'existe pas d'approche unique : la meilleure dépend du contexte dans lequel évolue votre entreprise. Choisir la bonne approche n'a jamais été aussi important, pour deux raisons. D'abord le nombre d'approches possibles a été multiplié par dix au cours des 40 dernières années. Ensuite, l'environnement dans lesquels les dirigeants doivent définir et exécuter leur stratégie est devenu de plus en plus complexe. Aujourd'hui, opérer les mauvais choix stratégiques est souvent fatal. A contrario, mettre en place la bonne approche peut permettre de développer rapidement son avantage concurrentiel. Alors, comment choisir et exécuter la bonne approche ? Tel est le propos de cet ouvrage. Développé par trois experts mondiaux en stratégie du Boston Consulting Group, M. Reeves, K. Haanæs et J. Sinha, Quelle stratégie pour votre stratégie offre un guide pratique pour vous aider à adapter votre approche stratégique à votre environnement et à l'exécuter de manière efficace, à combiner différentes approches pour les acteurs qui opèrent dans des environnements multiples et à orienter votre organisation vers les meilleurs choix. Les auteurs détaillent cinq grandes approches en matière de stratégie, parmi lesquelles les dirigeants devront choisir en fonction de leur environnement : l'approche classique (je peux prédire mon environnement, mais je ne peux pas l'influencer) l'approche adaptative (je ne peux pas prédire et je ne peux pas influencer) l'approche visionnaire (je peux prédire et je peux influencer) l'approche active (je ne peux pas prédire, mais je peux influencer) l'approche régénérative (ma survie est à risque et mes ressources sont extrêmement contraintes). Ils précisent les conditions dans lesquelles chacune peut être déployée. Ils expliquent également comment éviter les pièges courants. Chaque approche est illustrée par des cas concrets issus d'entretiens avec de grands dirigeants évoluant dans des secteurs d'activité variés.
Depuis le tournant du siècle, citoyens et responsables sont confrontés à la multiplication des défis majeurs sur toutes les lignes de front : des dislocations géopolitiques ont bouleversé nos cartes de référence, un état de dérèglement économique et de mutation culturelle s'est durablement installé, des épidémies au potentiel gravissime ont déferlé à l'échelle intercontinentale, le désordre climatique commence à présenter la note... Le risque est de voir l'émotion anxiogène bloquer toute réflexion, conduire au découragement et à l'abandon, exacerber la nostalgie d'un ordre ancien qui n'est plus. L'auteur du présent ouvrage ne fuit pas la réalité de ces formidables mégachocs et il sait que l'on ne résout pas des problèmes inédits avec d'anciens remèdes. En un mot, une prise de distance sereine, rationnelle mais nourrie d'expérience personnelle et cosmopolite, est nécessaire. C'est ce que propose ce journal de bord qui, au fil des pages, appelle à ce que l'auteur nomme un dépassement : un dépassement de nos craintes pour forger, en profondeur, de nouvelles visions, aptitudes et grammaires d'action.
Les scientifiques font-ils de bons entrepreneurs ? Les bonnes technologies font-elles des produits pérennes ? Les start-up issues de la recherche publique sont-elles mieux accompagnées et moins fragiles ? Plus d'une cinquantaine de chercheurs-entrepreneurs, investisseurs, économistes, formateurs, accompagnateurs de la création d'entreprises témoignent dans ces pages, livrant du conseil, des anecdotes et... de l'enthousiasme ! En 1984, Hewlett-Packard commercialisait la première imprimante laser. Philips et Sony sortaient le CD-ROM. Steve Jobs présentait l'Apple Macintosh au public. Le monde numérique était encore un horizon lointain. En 1984, Inria, institut public de recherche en sciences du numérique, se lançait dans une expérience audacieuse : la création de start-up issues des travaux de ses équipes. Ces premiers chercheurs-entrepreneurs ont essuyé les plâtres et préparé le terrain à leurs successeurs, chercheurs-startupers du troisième millénaire. En 30 ans, plus de 120 start-up technologiques ont été créées dans le logiciel ou la robotique, mais aussi, dans la santé, la finance, l'audiovisuel, l'énergie, les transports. En analysant les destins variés de ces sociétés sorties des mêmes centres de recherche, nous avons souhaité en révéler les traits communs, faire tomber quelques préjugés et interroger les conditions des succès technologiques ou économiques. Culture entrepreneuriale, inspiration internationale, approche industrielle, financement, aide au développement, accompagnement stratégique : de quoi sont faites les belles histoires ?
De septembre 2013 à juillet 2014, quatre chroniqueurs réguliers se sont succédé à l'antenne de Radio Classique pour offrir aux Français des idées originales parfois décapantes et souvent iconoclastes à l'heure du petit-déjeuner. Présentées chaque matin par le journaliste Nicolas Pierron comme un « regard critique d'un intellectuel sur nos sociétés, leurs réussites et leurs travers, » les chroniques ont porté sur des thèmes très variés allant de l'administration et la fonction publique à la famille, la société, les libertés publiques, en passant par l'entreprise, la fiscalité, l'Europe, etc. Toutes ces idées ont été sélectionnées avec la rédaction de Radio Classique pour capter l'attention des auditeurs, avec des sujets originaux ou en revisitant des sujets traditionnels sous un angle neuf. Elles n'ont pas vocation à proposer un ensemble de réformes cohérentes et définitives, mais à inciter à la réflexion. Choisies parmi plusieurs centaines d'entre elles, les chroniques rassemblées dans cet ouvrage ont un objectif clair : faire des propositions de réformes plausibles et offrir des solutions à une société malade de ses institutions. Car les chroniqueurs ont ceci de commun d'oeuvrer à dégager des solutions favorables à la prospérité de tous. Au sein d'instituts ou de think-tank, ils recherchent les moyens de rendre à la France un visage souriant.
Le projet actuel d'un « choc de simplification » témoigne d'une prise de conscience des effets délétères de la complexité inutile engendrée par les pouvoirs publics. Le Président G. Pompidou, avait été encore plus incisif : « cessez d'emmerder les Français », aurait-il dit à ses ministres trop enclins à multiplier lois et décrets. Pourtant la complication ne cesse de croître : pour une réglementation supprimée ou allégée, deux sont créées ou renforcées ; le pouvoir semble inévitablement sécréter de la complication. Pourquoi cela ? Est-ce une fatalité ? Labyrinthe apporte des réponses à ces questions qui ont pour enjeu notre qualité de vie, notre compétitivité et notre liberté. La lecture de Labyrinthe permet de prendre connaissance d'une quantité de dérives politiques ou commerciales qui génèrent de véritables casse-têtes. Elle permet surtout de comprendre pourquoi ces dérives se produisent, et comment il serait possible de les éviter, d'entreprendre plutôt de grandes réformes simplificatrices. Labyrinthe apporte un regard neuf sur le fonctionnement de nos pouvoirs publics et le comportement d'entreprises ou de particuliers qui nous compliquent la vie. Dans le mythe grec, Thésée est sorti vainqueur du labyrinthe, symbole de la dictature appuyée sur la complication, et a doté Athènes de la première législation démocratique. À nous autres descendants de l'humanisme hellène, il n'est pas interdit de suivre la voie qu'il a tracée.
"Ce livre est avant tout un recueil de témoignages et de suggestions basées sur l'expérience. La parole est donnée à une trentaine de femmes évoluant dans de très grandes entreprises et organisations (Accor, SNCF, Accenture, L'Oréal, La Poste, Coca-Cola, TF1 publicité, Thales, etc.), mais aussi à quelques dirigeantes de PME (Kalidea, Pinceaux Léonard, J.-C. Lattès éditions,) dont le parcours est tout aussi riche et inspirant. Afin de situer le sujet dans une perspective historique récente pour comprendre en quoi l'héritage culturel détermine nos comportements et nos décisions d'aujourd'hui, le livre fait un bref rappel du rapport des femmes au travail au XXe siècle. Il leur permet ainsi de prendre conscience de certains archétypes qui structurent encore notre société, pour mieux s'en affranchir. À travers le témoignage des dirigeantes interviewées, l'ouvrage dresse le profil des nouveaux « role-models » et propose une série de conseils aux jeunes femmes dont l'ambition ne s'arrête pas au middle management ... Il s'adresse aussi aux chefs d'entreprises et à leurs DRH auxquels il fournit quelques clés pour les aider à instaurer une plus grande mixité, à tous niveaux hiérarchiques, y compris dans leurs états-majors."
"« Les Cent Jours, cela se termine mal, non ? » Facétieux, Christophe de Margerie, PDG de Total, n'en a pas moins raison : c'est bien à Sainte- Hélène que s'est achevé le retour manqué de Napoléon ! « Les Cent Jours des dirigeants » a un objectif très pratique: celui d'aider les dirigeants d'entreprise à réussir leurs premiers mois et à faire le moins d'erreurs possible. Il permettra aussi aux cadres et aux étudiants de percer le mystère qui entoure cette période. Ce livre repose sur une longue enquête réalisée auprès de plus de quarante dirigeants (PDG, directeurs généraux) et sur l'expérience de consultants de ses auteurs qui travaillent, au quotidien, avec les directions générales des entreprises. Il permet de bien appréhender ces mois cruciaux sur le plan professionnel, mais aussi personnel. Il revient sur les pièges multiples qui parsèment cette période. Il offre aussi une mise en perspective avec des témoignages de grands patrons (Denis Hennequin, Franck Riboud, Xavier Fontanet, Pascale Sourisse, etc.), mais aussi des éclairages sur les Cent Jours dans des domaines variés comme la politique, le sport, l'armée, l'église ou encore l'université. Entre urgence et volonté de se donner du temps, les Cent Jours sont une matrice qui conditionne la réussite ou l'échec à venir. La première des erreurs est de ne pas en avoir conscience."
"Les managers normaux ne sont pas toujours reconnus. Raillés comme le sont la plupart des figures d'autorité, ils passent souvent pour responsables de toutes les difficultés du travail. L'objet de ce livre est de faire droit à la reconnaissance à laquelle peuvent normalement aspirer les managers en partant évidemment du principe que cette profession, plutôt cette mission, n'est pas actuellement honorée. Premièrement, les organisations modernes attribuent leur efficacité aux structures, systèmes d'information, règles et procédures plutôt qu'aux managers réduits au rôle ingrat de gardiens des règles. Deuxièmement, la tradition complaisante de critique du manager, et de toutes les figures d'autorité, tend à dépersonnaliser la fonction comme s'il n'existait pas une personne derrière le rôle ou l'uniforme. Troisièmement, la société dans son ensemble fait de ces managers les boucs émissaires faciles de tous les maux, en faisant d'eux les premiers responsables de la souffrance, du stress ou de la non prise en compte de signes avant-coureurs du suicide. Quatrièmement, les managers eux-mêmes en viennent à mépriser leur propre rôle ou du moins à le fuir comme en témoigne la difficulté croissante pour certaines entreprises à pourvoir des postes de manager dont la paie et le statut ne suffisent plus à attirer des candidats. Les managers souffrent donc d'un manque de reconnaissance tant de l'importance de leur rôle que de leur action. Il est temps que justice leur soit rendue."
"Comment faire de l'entrée en retraite une nouvelle et belle étape de notre existence? Comment se préparer à renaître quand on n'est plus personne le jour de sa retraite? Comment faire de son entourage l'allié de la réussite? Comment se donner les moyens de ses ambitions? Les cent derniers jours de notre vie active sont essentiels pour mettre toutes les chances de notre côté! Cet ouvrage nous aide à recenser, en quelques pages, certaines étapes préparatoires d'une retraite bien construite, auxquelles on ne pense pas toujours. Loin de constituer un rappel des droits et devoirs du retraité, si bien fait dans de nombreuses publications, ce livre très pratique aborde de front de vraies questions que nous nous posons parfois trop tard, pour nous aider à y apporter nos propres réponses, celles qui nous aideront à bâtir le temps retrouvé et une retraite réussie!"
"Figure historique de la lutte antimafia, le juge Falcone, sauvagement assassiné par Cosa Nostra en 1992, est un héros des temps modernes. Dans une Italie en mal de repères moraux, il continue d'incarner, vingt ans après sa disparition, le combat pour l'Etat de droit et des valeurs de courage, d'abnégation, de lucidité face à une corruption érigée en système. Souvent incompris et parfois haï de son vivant, il est devenu dans la Péninsule, et spécifiquement sur son île natale de Sicile, une figure historique vénérée, presque mythique. Et pourtant, cet homme qui perça le premier les secrets de la mafia sicilienne et le paya de sa vie demeure un quasi inconnu en France. Exception faite d'un livre d'entretiens réalisé un an avant sa mort par la journaliste française Marcelle Padovani, aucun ouvrage en langue française ne lui a été consacré, aucune biographie de Falcone n'a été traduite de l'italien ou de l'anglais. Le livre de David Brunat vient combler ce manque en ressuscitant la figure du juge de façon particulièrement juste et originale. Au fil d'une méditation personnelle et engagée empreinte d'une poésie tendre et mélancolique, l'auteur de Titanic et d'Histoires de la Mafia rappelle l'importance pour les sociétés démocratiques de ne jamais déposer les armes face au crime organisé. Magistrat hors pair doté d'une intelligence aiguë et d'une volonté implacable, amoureux de la Sicile et de la vie, fin lettré et francophile, Giovanni Falcone fut à sa façon un guide, un éclaireur. Le présent ouvrage dessine le portrait d'un homme debout, d'un honnête homme fauché par les forces du mal mais qui continue à vivre dans la mémoire des hommes de bien."
"Lourdement déficitaire, obèse, inutilement compliqué, traditionaliste, ingérable, l'État providence est à bout de souffle. La pénible agonie de ce géant qui redistribue le tiers du PIB entraîne la stagnation et le chômage ; elle empêche tout retour à l'équilibre des finances publiques. L'acharnement thérapeutique ne fait qu'amplifier le sinistre : la destruction créatrice doit faire son oeuvre. Il nous faut innover hardiment, remplacer l'État providence par de vraies assurances sociales, efficaces, compatibles avec l'économie d'échange : quand un secteur aussi important est fermé à la modernisation, les conséquences sont terribles ! Il nous faut en particulier rompre avec le mensonge qui fait des cotisations vieillesse la cause juridique de nos droits à pension, car payer la retraite de nos aînés ne prépare en rien la nôtre : celle-ci dépend des enfants que nous mettons au monde et que nous éduquons. Le jour où l'enseignement et les prestations familiales ne seront plus financés par des impôts et cotisations qui ne rapportent rien à ceux qui les paient, mais par une prime d'assurance retraite, nous cesserons de crouler sous les prélèvements obligatoires sans contrepartie. Quand l'échange social - un échange non marchand, fortement solidaire - aura remplacé la redistribution sociale, une des conditions les plus importantes pour le retour de la croissance et du plein emploi sera enfin réalisée. "