Les éditions de L'instant même
En 2098, un agent suédois travaillant pour l'Institut des sciences comportementales de la Parakaar est dépêché au Québec pour faire l'évaluation de la premika du très puissant Théodore Désilets, dont la fortune personnelle est évaluée à trente-six milliards de nouvelles roupies. En quelques déplacements ultrarapides, grâce à un réseau de transport planétaire performant, l'agent arrive à destination et rencontre Angèle, un modèle d'androïde doté d'une intelligence artificielle dont on craint qu'elle soit devenue « humaine ». Le protagoniste du roman est chargé d'évaluer les premikas produites par la compagnie Parakaar pour déterminer leur degré d'humanité. Il s'appuie pour ce faire sur une série de tests destinés à détecter et à protéger ces entités devenues trop intelligentes pour leur propre bien. Il doit, de façon non équivoque, évaluer qui est humain et qui ne l'est pas. Ce qu'il découvre, et ce qu'il met à nu, relève d'une réflexion fondamentale sur la nature profonde de l'existence.
Incapable de se remettre à l'écriture après un premier succès d'estime, un écrivain montréalais tombe par hasard sur une petite annonce : des retraites pour auteurs en panne d'inspiration dans un sanatorium pour écrivains. L'homme hésite et finalement se résigne à s'inscrire à l'un de ces séjours dans un lieu secret, en pleine campagne québécoise. Il y fait la rencontre d'autrices et d'auteurs qui, comme lui, peinent à être productifs; sous des pseudonymes littéraires (on fait la connaissance de Daphné du Maurier, d'Edgar Allan Poe, de Lou Salomé, Sylvia Plath, etc.), les participants prennent part à des séances d'écriture, des jeux littéraires, des marches dans la nature, tout cela sans internet ni téléphones. Mais un épais et troublant mystère hante les murs du sanatorium ...
Et si le lecteur devenait le complice secret de l’auteur ? Les réinventions de David Dorais explore avec audace les frontières entre création et réception, mêlant nouvelles.
Loup-Antoine, 20 ans, se retrouve à la rue après que sa mère l’ait mis dehors. Entre dépendance, amitié toxique et exil en Gaspésie, ce roman queer brut et poétique raconte sa chute et sa lente reconstruction.
Et si notre corps n’était pas le problème, mais bien la façon dont on nous apprend à le voir ? Ma laideur n’influence personne d’Ariane Michaud déconstruit avec humour et autodérision les diktats de la beauté.
Professeur de philosophie, peintre et passionné de mythologie grecque, Alexandre Leboeuf accompagne régulièrement des groupes d'étudiants en Grèce. Inspiré par les paysages, les couleurs, les odeurs et les rythmes de ce pays de mers et de montagnes, il prend plaisir à raconter les mythes des anciens. Par une approche dynamique et respectueuse, cohérente avec l'oralité de l'aède, il redonne littéralement vie à un monde légendaire trop souvent oublié. Quelque part entre le ludisme du récit, l'effort philosophique et le travail philologique, son projet d'Antimanuel de mythologie grecque se veut une véritable occasion de voyager. Les récits, courts et vifs, sont à l'opposé des entrées sèches des dictionnaires de mythologie et rappellent, à juste titre, que le mythe est langage, qu'il est vivant, et qu'il permet encore aujourd'hui de comprendre le monde et de se l'approprier.
L'essai Le corps souillé, d'Éric Falardeau, s'intéresse à deux genres cinématographiques souvent méprisés (le gore et la pornographie) et plus particulièrement à ce qui les unit : l'exhibitionnisme spectaculaire des fluides corporels, qui exprime selon lui un rapport trouble, voire haineux, au corps. Leur exposition, fétichisée par le gros plan, agit comme un révélateur de la relation ambiguë que le sujet, le spectateur ou son double cinématographique (les personnages auxquels il s'identifie ou non), entretient avec son enveloppe charnelle. Le corps souillé aborde différents enjeux (anthropologiques, sociologiques et psychologiques) à travers l'analyse de la représentation des fluides corporels. Objets de dégoût et de fascination, ils sont l'expression d'une angoisse existentielle que le gore et la pornographie nous obligent insidieusement à confronter.
Tess et Jude sont passés maîtres dans l'art du voyage virtuel. Un jour, l'idée de faire des Jack Kerouac d'eux-mêmes s'impose. Tess travaille au Subway, Jude est prestataire de l'aide sociale ; ils conviennent que rédiger le récit de leur expédition est l'unique moyen de la financer. Tess s'abreuve aux enseignements d'un gourou des lettres et tire les ficelles auprès d'un amoureux transi, auteur de romans abscons, afin d'obtenir une subvention du gouvernement. Le duo quittera-t-il enfin Grand-Mère à bord de sa Monte Carlo 2003 jaune pour sillonner les routes jusqu'à Bird-in-Hand, en Pennsylvanie ?
Et si Au clair de la lune cachait bien plus qu’une simple comptine ? David Dorais explore cette chanson populaire comme un miroir de notre humanité, mêlant érudition et poésie.
François Blais, auteur culte de la littérature québécoise contemporaine, mérite enfin un livre entier dédié à son œuvre.
Dans un village de pêcheurs gaspésiens au début du XXe siècle, un plat de morue déclenche une révolte inoubliable. Donatienne, en refusant de cuisiner pour le chien des patrons, allume la mèche d’une prise de conscience collective.
Lili, marraine gothique et lumineuse, a marqué la vie de son filleul bien au-delà de sa disparition. Les éclats de ma marraine gothique est un hommage vibrant, où Pierre-Luc Gagné transforme la douleur en poésie et la mémoire en refuge.
Découvrez I bémol, un recueil de nouvelles où chaque texte résonne comme une note de musique, entre mélancolie et humour. Ces histoires du quotidien, ciselées avec justesse, révèlent la beauté cachée des existences ordinaires.
Une comédie dramatique où le rire se heurte au silence. Entre les éclats d'une fête pastel et les ombres d'un secret, Catherine Côté tisse une oeuvre vive, caustique et profondément humaine. Dans un salon de banlieue transformé en temple de la maternité, cinq femmes se retrouvent. L'autrice orchestre un jeu de vérités, de maladresses et de tendresse brutale où chaque réplique sonne juste, drôle ou cruelle. La pièce alterne entre la fête et la thérapie : deux scènes du soin, deux manières d'affronter la perte et le désir. Par sa langue nerveuse, son humour sans fard et sa lucidité sur les pressions contemporaines faites aux femmes, «Baby Shower» affirme la force d'un théâtre d'aujourd'hui... vif, lucide et traversé par un humour qui éclaire la douleur plutôt qu'il ne la masque.
Entre deuil et lumière, Le cœur atmosphérique explore l’intime et le collectif à travers une poésie à la fois précise et hallucinée.
Suivez les aventures du jeune Leonardo Da Vinci, propulsé dans notre époque grâce à sa machine à voyager dans le temps, et révisez l'italien sans effort.
Et si la frontière entre l’humain et l’animal n’était qu’une illusion ? Animalités rassemble des nouvelles québécoises contemporaines où métamorphoses, questionnements éthiques et satire sociale s’entremêlent.
Dans le quartier Limoilou, entre deux chutes de neige, six contes d’hiver révèlent la beauté cachée des vies ordinaires. Sophie Grenier-Héroux y croise des personnages cabossés, drôles et tendres, dont les failles éclairent notre propre humanité.
Charlevoix comme vous ne l’avez jamais lue : entre humour piquant et poésie du quotidien, De la neige rouge mêle récits tendres et caustiques, où chaque page respire l’âme ouvrière et l’identité d’un territoire.
Neige sur Abidjan est un récit scénique porté par la voix d'un fils en quête de son père. À la croisée du théâtre, du conte et de l'autofiction, ce texte interroge les héritages invisibles, les silences transmis et les territoires de la mémoire. Le texte brille par son intelligence dramaturgique, son humour discret et son regard sans concession sur les zones d'ombre de la filiation. Il propose une relecture sensible et poétique du parcours migratoire, de la séparation et de la reconstruction. L'oeuvre touche juste, parce qu'elle prend le risque de l'émotion vraie, sans jamais sombrer dans la complaisance.
Entre journal intime et recueil poétique, À la racine d’Alain Raimbault capture l’éphémère et transforme le quotidien en une méditation sur le temps.
Avec La Délivrance, Rosalie Cournoyer signe un texte à la fois drôle, tendre et percutant, porté par une langue orale d'une grande musicalité. Dans une grande maison de ferme figée au coeur du « triangle noir » du verglas de 1998, plusieurs générations de femmes se retrouvent, s'affrontent, s'apprivoisent. Ce huis clos familial explore avec finesse les transmissions conscientes et involontaires, les silences, les rancunes, mais aussi les élans d'amour maladroits et inavoués. L'écriture se distingue par son humour sans tabous, son sens du rythme et sa capacité à faire jaillir l'émotion là où on ne l'attend pas. Et si le texte ose la densité, il en tire une richesse dramatique rare. Créée en 2023 à Premier Acte et reprise à La Bordée en 2025, La Délivrance s'impose comme une pièce de théâtre à la fois profondément ancrée dans le territoire québécois et d'une portée universelle.
Un séjour au chalet de Gabrielle Roy devient, sous la plume de Danielle Dussault, une méditation poétique sur le silence, la mémoire et le fleuve.
Avec 34 B, Isabelle Hubert signe une pièce de théâtre percutante qui traverse les époques pour interroger la condition féminine, le pouvoir et la mémoire collective. Inspirée par des faits réels, l'autrice plonge dans l'histoire méconnue des ouvrières de la Dominion Corset, ces femmes qui, de 1897 à 1977, ont façonné l'industrie textile au prix de leur liberté et de leur corps. Par une écriture rythmée et incisive, la pièce fait dialoguer passé et présent, mettant en lumière des échos troublants entre les combats d'hier et ceux d'aujourd'hui. Les voix des ouvrières résonnent à travers un choeur vibrant, contrastant avec les revendications brûlantes d'une artiste contemporaine qui cherche, à sa manière, à réhabiliter leur mémoire. Avec une construction narrative fluide et immersive, 34 B se lit comme un roman et se vit comme un spectacle. Loin d'une simple reconstitution historique, la pièce propose une réflexion actuelle sur le corps des femmes, le travail et les luttes sociales, tout en offrant des personnages forts et une dramaturgie audacieuse. Un texte essentiel, engagé et accessible, qui captive autant qu'il interpelle.
Et si le féminin était la clé pour réenchanter notre rapport au monde ? Dans Autopsie du premier sexe, Chantale Proulx explore avec audace les archétypes du féminin à travers mythes, littérature et psychologie jungienne.
Découvrez Ils sont parmi nous, un recueil de nouvelles aussi drôles qu’irrévérencieuses, où Suzanne Myre mêle avec brio la folie humaine et la présence mystérieuse des chats. Une ode tendre et mordante à la vie quotidienne, à lire absolument !
Lorsqu'elle reçoit en héritage une oeuvre d'art, Blanche Gionet-Lavigne se lance dans une enquête sur un faussaire québécois qui a floué sa famille. Cette quête autour du tableau contrefait la mène à croiser plusieurs intervenants, dont l'ex-inspecteur de la Sûreté du Québec Alain Lacoursière, surnommé « le Columbo de l'art au Québec ». Toutefois, loin de se limiter à une enquête, la pièce se transforme peu à peu en une réflexion plus large sur la frontière entre le vrai et le faux, la fiction et le documentaire. Elle questionne également la nature même de la création artistique et théâtrale, en soulignant les impasses et les doutes inhérents à tout processus créatif. Dans un contexte où les enjeux de la création assistée par l'IA et les défis rencontrés par les artistes se multiplient, ce texte apparaît d'une grande pertinence. Blanche Gionet-Lavigne aborde ces sujets avec finesse, grâce à un texte habilement construit.
Entre érudition et humour mordant, Le six-pack de Narcisse de Guy Ménard explore les travers humains avec une ironie aussi fine que décalée.
Sept jours pour comprendre l'indicible : Nuits et jours avant la fin plonge au cœur de la dérive d’un homme ordinaire, Martin, dont la vie bascule dans la tragédie.
Douze voix, douze façons de fuir : ce collectif audacieux explore l’exil sous toutes ses formes, du déracinement géographique à la quête d’un ailleurs intime.
Et si la poésie pouvait transformer nos silences en chemins de lumière ? Je viens d’un long silence est un recueil où Sophie Bastien, inspirée par Breton et Éluard, explore la douleur.
Sur une scène dénudée, un couple discute avec amertume. L'homme et la femme confrontent leurs idées et leurs angoisses face aux changements climatiques, chacun exprimant à la fois son désespoir, sa volonté de contribuer à un monde meilleur et ses désillusions quant aux rôles joués par les institutions de pouvoir. Arrivent une pianiste et un poète, capables de jeter lumière et ombre sur ce portrait d'un monde en ébullition. Si les propos de Carton rouge sont lourds et témoignent de la profonde détresse que ressentent de nombreux citoyens d'ici et d'ailleurs, Sébastien Dodge parvient à faire de ces discours des envolées lyriques qui réjouissent par leur rythme et par leurs libertés. Ancré·e·s dans un quotidien banal, les personnages qui interviennent ne sont ni bons ni mauvais, expriment certes une colère vive, légitime et salutaire, mais sans jamais perdre de vue la réalité qui les entoure. Des poèmes de Mathieu Gosselin sont inclus dans le livre.