François Blais
François Blais
En 2098, un agent suédois travaillant pour l'Institut des sciences comportementales de la Parakaar est dépêché au Québec pour faire l'évaluation de la premika du très puissant Théodore Désilets, dont la fortune personnelle est évaluée à trente-six milliards de nouvelles roupies. En quelques déplacements ultrarapides, grâce à un réseau de transport planétaire performant, l'agent arrive à destination et rencontre Angèle, un modèle d'androïde doté d'une intelligence artificielle dont on craint qu'elle soit devenue « humaine ». Le protagoniste du roman est chargé d'évaluer les premikas produites par la compagnie Parakaar pour déterminer leur degré d'humanité. Il s'appuie pour ce faire sur une série de tests destinés à détecter et à protéger ces entités devenues trop intelligentes pour leur propre bien. Il doit, de façon non équivoque, évaluer qui est humain et qui ne l'est pas. Ce qu'il découvre, et ce qu'il met à nu, relève d'une réflexion fondamentale sur la nature profonde de l'existence.
Tess et Jude sont passés maîtres dans l'art du voyage virtuel. Un jour, l'idée de faire des Jack Kerouac d'eux-mêmes s'impose. Tess travaille au Subway, Jude est prestataire de l'aide sociale ; ils conviennent que rédiger le récit de leur expédition est l'unique moyen de la financer. Tess s'abreuve aux enseignements d'un gourou des lettres et tire les ficelles auprès d'un amoureux transi, auteur de romans abscons, afin d'obtenir une subvention du gouvernement. Le duo quittera-t-il enfin Grand-Mère à bord de sa Monte Carlo 2003 jaune pour sillonner les routes jusqu'à Bird-in-Hand, en Pennsylvanie ?
À la fois biographie, enquête, témoignage et autobiographie, Un livre sur Mélanie Cabay est une réflexion sur la mémoire et la violence faite aux femmes. Avec humilité et tendresse, François Blais revient sur les années qui se sont écoulées depuis la disparition de Mélanie Cabay, le 22 juin 1994. La nostalgie est ici teintée de douleur, voire de culpabilité. Ces jeunes femmes qui disparaissent, ces Mélanie, Kristina, Karine ou Rosiana, François Blais les ramène à notre mémoire, leur redonne vie quelques instants, le temps de se dire qu'elles auraient pu être ses sœurs, ses copines, ses professeures.
À onze ans, Philippe Châteauneuf, à l'instar de ses vingt-quatre camarades de la classe de cinquième année de Valérie Gauthier, a déjà assimilé un certain nombre de vérités concernant la vie en société. Ainsi, le premier prix du concours de costume d'Halloween est affaire de popularité davantage que d'originalité ; l'amitié est un absolu qui ne peut s'accommoder de la tiédeur ; le plaisir réside dans l'attente plus que dans la résolution, trop souvent décevante. Coralie, Joé, Marie-Élyse, Charles, Nicolas, Marie-Pier, Catherine et les autres rêvent de devenir joueur de centre pour les Canadiens, actuaire, écrivaine, concepteur de jeux vidéo, archéologue, médecin... Que reste-t-il de ces aspirations vingt ans plus tard ? François Blais compose une mosaïque à partir de fragments de vie, des fenêtres donnant accès à un personnage et à son environnement, à trois étapes cruciales : à la fin de l'enfance, à la fin de l'adolescence et à l'âge adulte. Microscosme de l'humanité, La classe de madame Valérie est le lieu de tous les désirs, de toutes les douleurs et de tous les espoirs.
Lui, c'est Mitia, elle : Arsène. Ils vivent de l'air du temps, qui serait moins cher en Mauricie qu'à Québec. Aussi fuient-ils au petit matin leur logement du quartier Saint-Roch en ayant pris soin de ne pas régler le loyer et d'avoir, la veille, fait la tournée des grands ducs. Là-bas, au bord du lac où ils croient avoir trouvé refuge et paix, Arsène découvre qu'un enfant mystérieusement disparu hanterait leur nouveau domicile, ce que réfute évidemment Mitia, congénitalement sceptique. Lire François Blais, c'est entrer dans un récit astucieux, plein de relances. C'est aussi se laisser emporter par une voix narrative débordante de vitalité, un peu narquoise par moments, grâce à ce qu'elle suggère de mauvaise foi et de malaise social derrière la désinvolture apparente des deux personnages centraux. On se sent totalement en Amérique, en littérature américaine.
Un narrateur anonyme entreprend la biographie d'une parfaite inconnue en espérant que, le jour où elle sera célèbre, quelqu'un se penchera sur ses modestes travaux. Ce projet n'est bien sûr qu'un prétexte pour permettre au jeune homme de se rapprocher de la jeune femme.
Pavel et Molie vivent la nuit, le premier en raison de son emploi, la seconde parce qu'elle est plutôt asociale. Ils habitent tous deux Grand-Mère, ont fait partie de la même cohorte de finissants du secondaire, ils louent les mêmes films d'horreur au même club vidéo et lisent le même exemplaire d'un roman de George Eliot, mais ne se croisent jamais. Les âmes soeurs, en effet, tombent rarement l'une sur l'autre au coin de la rue. D'ailleurs, qui croit à l'âme soeur de nos jours ?
Le lac Adélard a toujours eu la réputation d'être hanté. Certains prétendent y avoir aperçu une étrange fillette portant une cage d'oiseau. Élie ne sait pas trop s'il doit croire ces histoires. Lorsqu'il part explorer les alentours avec son amie Anna, il découvre un vieux journal qui va révéler de terribles secrets...
Le lac Adélard a toujours eu la réputation d'être hanté. Certains prétendent y avoir aperçu une étrange fillette portant une cage d'oiseau. Élie ne sait pas trop s'il doit croire ces histoires. Lorsqu'il part explorer les alentours avec son amie Anna, il découvre un vieux journal qui va révéler de terribles secrets...
Disparaître dans un village aussi petit que Saint-Sévère est hautement improbable. Pourtant, en cette journée de canicule, Joey Laforme est introuvable. Adrienne Ferron, 14 ans, est la seule à remarquer l'absence de sa petite voisine, dont les géniteurs d'ailleurs, ne gagneraient jamais le trophée de parents de l'année. Selon sa conception exclusive de l'amitié, Adrienne voit d'abord dans cette disparition un prétexte convaincant pour passer du temps avec son amie Léonie, venue spécialement de la ville afin de l'aider à y voir plus clair. Avec comme seuls indices le sac à dos de Joey et la réception d'étranges textos, les deux amies sont vite persuadées qu'il n'est pas seulement question d'une mauvaise blague : la petite est réellement en danger ! Le retour inattendu d'un ami d'enfance aux penchants cruels et l'intervention d'un chasseur de démons confirment leurs soupçons et transforment cette disparition en une enquête aux frontières du paranormal. Et dans ce monde de faux-semblants, jusqu'où Adrienne est-elle prête à aller pour sauver Joey ?
Winner of the 2016 Grand Prix littéraire Archambault Written with gritty humour in the form of a confession, Mama's Boy recounts the family drama of a young man who sets out in search of his mother after a childhood spent shuffling from one foster home to another. A bizarre character with a skewed view of the world, he leads the reader on a quest that is both tender and violent. A runaway bestseller among French readers, Mama's Boy is the first book in a trilogy that took Quebec by storm, winning the 2016 Grand Prix littéraire Archambault, and selling more than twenty thousand copies. Now, thanks to translator JC Sutcliffe, English readers will have the opportunity to absorb this darkly funny and disturbing novel from one of Quebec's shining literary stars.