La Table ronde (réédition numérique FeniXX)
Et si votre meilleure amie était une baleine ? C'est ce qui arrive ici à Justine et M. Blanchard, sous le Directoire. Elle, cétacé de 20 mètres et 80 tonnes, mystérieusement surgie dans l'estuaire du Havre. Lui, pionnier des montgolfières (son poids n'est pas précisé). Le 17 vendémiaire de l'an VIII, la rencontre a lieu : Roméo Blanchard et Justine ne se quitteront plus, jusqu'à la mort de la belle nageuse. Histoire vraie (eh oui !), fantaisie gargantuesque, parabole à tiroirs, Odyssée délirante ; ce stupéfiant roman n'est ni zoophile ni lubrique. En fait, c'est un chant d'amour cosmique : la baleine est ici mythe et mère, comme la vache sacrée des hindous.
Qu'est-ce qui fait courir Zohair - Don Juan de vingt ans, que Lancelot, son père d'élection, nomme tantôt "petit archer", tantôt "petit pirate", tantôt "petit prophète" ? Aucune femme ne lui résiste, à Casablanca comme ailleurs. Mais alors pourquoi entretenir avec sa jeune soeur des relations qui semblent faire fi des dernières pudeurs ? C'est que, sous l'épiderme de l'héroïque petit ivrogne, se cache un coeur d'or : Samira, naguère, a été séquestrée et violée. Patiemment, il s'efforce de lui rendre le goût des caresses élémentaires, c'est-à-dire de la vie, en s'interdisant toute espèce de jouissance. De même il se sacrifiera pour rendre à sa mère et ses frères une partie de la fortune aliénée par son vrai père dans le giron d'une maîtresse dont lui-même, Zohair, deviendra l'amant, c'est-à-dire le rival insoupçonné de son père. De même encore, il affrontera l'émeute à travers Casablanca en flammes, afin de transporter dans une charrette délabrée, jusqu'au sanctuaire de Sidi Abderrahmane, sur l'Océan, sa mère mourante. Ce qui permettra à celle-ci de survivre. Ce "petit pirate", finalement, se double d'un "petit prophète" : peut-être sa vraie dimension est-elle celle d'un mystique conduit par la vision de l'Étoile au bout du chemin. Dans ce roman, Jean-Pierre Millecam poursuit, à travers un Maroc des profondeurs, jamais touristique, mais prodigieux dans sa chaleur quotidienne, la Quête amorcée ailleurs dans le passé de Lancelot - double légendaire de l'auteur.
1940-1945 : découvrez comment le maréchal Pétain, surnommé le Vieux Renard, a secrètement préparé le retour de la France dans la guerre.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'action de ce roman se passe, pour la plus grande partie, à Rennes, dans des milieux de petite bourgeoisie, marquée par le catholicisme. On aurait tort cependant de n'y voir qu'une excellente étude des moeurs provinciales, car son héros, Robert Flech, représente un type d'homme fort courant dans la France d'aujourd'hui : le chrétien, partagé entre ses obligations professionnelles et les exigences de sa foi. Qu'il soit difficile, et parfois héroïque (et peut-être chimérique) de vivre selon les principes du christianisme, et de ne pas se contenter d'être un chrétien du dimanche, on n'a pas attendu Tonnerres de Dieu pour le savoir. Mais Yves-Marie Rudel a apporté à son récit, une honnêteté scrupuleuse et une objectivité sans défaut : il nous rend sensible, sans tricherie, la crise de Robert Flech en qui les chrétiens reconnaîtront un des leurs et dont les agnostiques respecteront la sincérité.
« ... Il y a chez vous - en commun avec vos amis routiers - un côté enfant de la balle, grand cirque, gens du voyage, etc. Vous êtes gai, fraternel et généreux. Et c'est une grande chance pour ceux qui vous écoutent, tant il est vrai que le plus court chemin d'un être à un autre est le coeur. Vos centaines de correspondants, tous les soirs vous les imaginez comme ils sont. Ils conduisent leurs bahuts - comme ils disent - à travers l'Europe, à travers le monde et à travers la nuit. Car il fait nuit quand vous prenez la parole sur R.T.L. pour conduire, vous aussi, votre émission qui est la plus longue qu'ait jamais connue notre station : elle dure 3 heures 30. Ce sont de grands gosses solitaires qui font du bruit et disent des gros mots comme on chante en traversant une forêt la nuit venue. Soudain ils vous entendent et voilà que leur cabine s'éclaire ! Ils ont cessé d'être seuls ! « Votre émission est une dramatique. Toutes les émissions de radio et de télé devraient être des dramatiques. J'ai bien compris que tous les messages sont codés sur l'antenne de R.T.L. entre 20 h 30 et minuit chaque soir. Les routiers crient du fond de l'Andalousie ou de l'entré
Sous les flots se joue une lutte acharnée pour la survie, où des millions de vies s’éteignent chaque jour dans l’indifférence.
Terence Vulmea, pirate irlandais aussi impitoyable que charismatique, écume les Caraïbes à la tête du Rapier. Entre trahisons, trésors maudits et vengeances sanglantes, ses aventures mêlent frénésie de l’or et code d’honneur sombre.
Dans un monde où l'idéalisme se heurte à la réalité, La Garde de Gérard Mourgue explore les destins croisés de Luc, architecte visionnaire, de Louis Aljustrel, ancien officier en quête de sens, et de Béatrice, à la recherche d’un amour absolu.
Et si notre alimentation quotidienne nous empoisonnait sans que nous le sachions ? La Terre chauve dresse un constat alarmant : pollution des sols, eau rare, aliments toxiques. Un appel urgent à ouvrir les yeux sur ce que nous mangeons vraiment.
Dans les hautes terres provençales, Louis Castellet, jeune homme orgueilleux et ambitieux, se bat pour imposer son destin et dominer le Vallas.
Paris, années 1960. Marie-Madeleine, jeune femme élégante et cultivée, accepte un contrat aussi mystérieux qu’audacieux : accompagner des hommes d’affaires en échange d’une rémunération fixe, sans jamais révéler la nature de son emploi.
Toulon, 1982. Après 23 ans à la mairie, Maurice Arreckx livre ses réflexions sans concession sur la gestion urbaine, la sécurité, l’immigration et la jeunesse.
Plongez dans les années folles à travers les yeux de Jean Tranchant, figure secrète mais majeure de la chanson française.
Derrière le mythe Apollinaire se cache un homme aux multiples facettes. Grâce à des archives inédites et des témoignages de proches, ce livre lève le voile sur sa vie secrète, ses amours, ses doutes et ses créations.
L'opération de la mémoire, lorsqu'elle se conjugue avec l'évocation des voix naturelles, fait surgir hors du passé des îlots de rêveries - mais qui semblent arrachés à l'intemporel bien plus qu'à la course du temps. Il convient, alors, de mettre le langage à l'épreuve : comment fixer l'odeur de l'herbe mouillée, donner à voir le dessin d'une corolle, traduire les caprices d'une rivière ? Mais l'enfance est une contrée dont on s'éloigne. Tout narrateur découvre ses Amériques, et se dégrade au fil des aventures et du quotidien. Les mots sont-ils capables de tout dire ? Non, certes ! Ni le silence, ni la mort... Un cri parti des origines et qui ne cesse de se faire entendre souligne cette énigme qu'est, à chaque homme, l'homme même. Peut-être la littérature n'a-t-elle point d'autre sujet ! H. J.
Simple et pourtant fabuleuse, telle fut la destinée de Sidney Bechet. Son histoire, telle que la relate fidèlement ce livre, ressemble assez - du moins en son début - à celle des grands musiciens noirs de la Nouvelle-Orléans, qui donnèrent à l'aube de ce siècle la première impulsion à la grande aventure musicale appelée jazz. De sa jeunesse bercée au rythme des orchestres de rue, de sa vocation précoce et irrésistible, de ses premières rencontres avec les maîtres de l'époque, de cette vie louisianaise âpre mais aussi joyeuse et colorée, Sidney Bechet gardait mille souvenirs pittoresques qu'il a su évoquer pour nous, et qui sont consignés ici. Les Parisiens lui firent en 1925 un accueil chaleureux, quand il fut présenté avec Joséphine Baker dans la Revue Nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Beaucoup de lecteurs se souviendront de leur jeunesse au récit de ce spectacle, dont le succès fut sans doute pour Sidney une invitation à choisir la France comme seconde patrie. Ce prince du jazz, à la fin de la deuxième guerre mondiale, était un musicien estimé. La gloire pourtant, ne lui avait pas encore souri comme à Louis Armstrong ; certes, Sidney avait une classe comparable à celle du Roi du Jazz, mais il fallut qu'il se fixe en France pour qu'on assiste à son accession à la popularité. Sans altérer la tradition musicale de l'art négro-américain, Bechet réussit à conquérir un immense public, qui fut sensible au discours volubile et envoûtant de son saxophone soprano. Le miracle accompli par Sidney, ce "Tzigane du jazz" comme l'a nommé Frank Ténot, c'est d'avoir rendue accessible à des gens de tous âges, de toutes conditions, la vraie langue du jazz réputée (à tort) compréhensible pour les seuls amateurs avertis. Un Français comme les autres, aimant jouer avec son fils, soigner son jardin et cuisiner pour ses amis, tel fut Bechet au crépuscule de sa vie, et tel le dépeint cet ouvrage. Ambassadeur chargé d'années et pourtant infatigable, il quittait son pavillon de banlieue pour aller enregistrer son millionième disque ou pour aller jouer dans les plus petites villes de notre pays. Lorsqu'il est mort le 14 Mai 1959, chacun de nous a perdu un ami simple et attachant, à la mémoire duquel ce livre est un hommage. Tous ceux qui ont aimé Sidney Bechet, homme de grand coeur et artiste brillant, trouveront dans ces lignes qui retracent la passionnante histoire de sa carrière, le reflet de son sourire malicieux et fascinant.
Entre Provence et Île Saint-Louis, Tu aimeras explore la complexité des sentiments à travers les deux grands amours de Gilles Mandelieu.
Dans un village maudit où plane une malédiction séculaire, Jean revient après quinze ans d’absence pour sauver Blandine, l’héroïne invisible de cette énigme littéraire.
Les réfugiés du Kivu affluaient dans la petite ville de Kissenyi préservée de la mutinerie par la symbolique frontière du Ruanda Urundi. Dans un bar de la ville nous étions une demi-douzaine d'hommes, armés de vieux fusils et décidés à vendre chèrement notre peau pour préserver nos femmes, nos enfants et notre honneur. Un jeune garçon à l'allure sportive, le visage marqué par un collier de barbe noire, poussa la porte et nous lança un jovial « salut les gars ! ». J'eus de la peine à reconnaître en ce barbu poussiéreux, Paul Ribeaud que j'avais rencontré à Bukavu en 1951, il y avait neuf ans déjà. Dans ADIEU CONGO Paul Ribeaud apporte tout ce qu'il a vu pendant ces tragiques semaines. Il lui était impossible de faire rentrer dans ce livre tout ce qui s'est déroulé au Congo et dans les coulisses de l'O.N.U., impossible de reproduire les centaines de déclarations de politiciens africains irresponsables, impossible encore de tout raconter sur un pays grand comme l'Europe Occidentale. Mais il a écrit l'essentiel. Le lecteur y verra se dérouler le film du naufrage congolais. La nationalité française de l'auteur lui a peut-être permis de réussir là où un Belge aurait échoué : observer d'un oeil impartial les principaux acteurs belges et congolais de cette tragédie. Envoyé de Paris Match et seul reporter de la presse mondiale à avoir parcouru l'ensemble du Congo dès le début de la mutinerie de la Force Publique, Paul Ribeaud risqua plus d'une fois sa vie pour nous rapporter ce récit et ces photographies. Au nom de mes compatriotes belges du Congo, je lui dis bravo et merci ! J. Hurner.
De Gênes aux rings de boxe, Crochet au cœur raconte le combat acharné de Michel Siracusa pour sauver la vue de son père. Entre misère, prison et espoir, ce récit brut et poignant prouve qu’un homme peut transformer sa rage en victoire.
Les Espagnols ont-ils une façon à eux de « pratiquer l'amour » ? « Leur amour est toujours un amour furieux » écrivait la comtesse d'Aulnoy. C'était en 1679. En est-il toujours ainsi en 1964 ? Trente ans de vie espagnole permettent à l'auteur de répondre à la question. Il le fait d'une manière qui ne doit rien à personne, si ce n'est aux Espagnols eux-mêmes. Aucun des poncifs dont nous vivons en France depuis trois siècles, à ce propos, n'est de la sorte épargné : ni le fameux donjuanisme, ni la célèbre jalousie, ni l'éternel honneur. Le « premier mâle du monde » est revu et corrigé à la lumière d'un long commerce. La façon dont il garantit son front de certains affronts est décrite dans une « physiologie du mariage », différente, et pour cause, d'un précédent célèbre. L'auteur n'hésite pas davantage au seuil des maisons closes de Barcelone. Mais s'il importait de « démystifier » certaines légendes, il s'agissait aussi de laisser intact ce qui l'est resté. Dans quelle mesure, néanmoins, l'ultime vierge d'Europe l'est-elle encore, en dépit d'une coquetterie prodigieuse - ou peut-être grâce à elle ? C'est ce que révèlent ces pages, écrites dans un style divertissant, où passe le reflet de certains peintres - Vélasquez, Goya, même Dali - et où s'ébat un esprit clairvoyant, évocateur et caustique, qui n'est pas insensible à l'ironie ni à la poésie, mais qui toujours leur préfère la vérité.
Y a-t-il encore une République des Lettres ? ou plutôt, n'y a-t-il plus qu'un marché de la littérature ? Une foire pittoresque à visiter avec ses petits et grands bazars, sa brocante, sa publicité, ses fraudes, ses concurrences plus ou moins loyales ? On trouvera peut-être qu'il était nécessaire de peindre, non sans humour, les rapports entre amateurs et professionnels, nègres et négriers, chers-maîtres et disciples, aînés et cadets, contemporains et postérité, producteurs et consommateurs. Cette suite de chroniques, dont nul ne contestera l'érudition et la compétence, détruira peut-être de nobles légendes et de pieux préjugés. Mais elle aidera à voir plus clair dans l'histoire réelle des lettres... et de la société moderne.
1925-1962 : une époque, des hommes, un idéal. Messieurs les Ex retrace l’odyssée d’une génération d’officiers français, de la Grande Guerre à la décolonisation, unis par une même devise : l’honneur avant tout.
Entre Bangkok et les interrogations existentielles, En dedans explore la frontière ténue entre création et folie.
Découvrez la figure énigmatique de Saint-Just à travers le regard de Claude-Joseph Gignoux, économiste et homme politique.
Ce livre constitue une synthèse survolant les siècles, de Ramsès II à Ferhat Abbas, replaçant ainsi dans leur perspective les événements du passé jusqu'à ceux de l'actualité la plus brûlante. Après avoir été façonnée par les Phéniciens, les Grecs, les Romains, la Méditerranée est devenue le berceau de la civilisation chrétienne. Ce n'est pas par hasard que le Christ est né sur ses rives, au carrefour des trois continents qui ont peuplé le reste de la planète. C'est en grande partie par la mer que l'Évangile s'est répandu. Au début du VIIe siècle, tous les États entourant la Méditerranée étaient chrétiens. A cet ensemble harmonieux, une civilisation extra-méditerranéenne, l'Islam, a porté un coup dont les conséquences ne sont pas épuisées. Successivement, les Arabes pendant sept siècles, les Turcs pendant cinq autres ont essayé de conquérir et de dominer les rives de la « mer Intérieure ». L'occident s'est trouvé en état de légitime défense. Aujourd'hui, l'expansion musulmane s'exprime par la voie des nationalismes arabes que nous-mêmes avons suscités. « L'Histoire de la Méditerranée » nous fait assister aux péripéties politiques et stratégiques de cette lutte dramatique, jusqu'aux ébranlements les plus récents du Proche Orient et du Maghreb.
À chaque anniversaire, Dorval reçoit une lettre du Vaucluse. Mais, cette année-là, la boîte est vide. Dorval prend la route, direction : Bédarrides. Soudain, le Vaucluse ne sent plus la lavande, mais la poudre. De fanatiques assassinent les milliardaires du Luberon. Il n'y a pas de fumée sans femme éventuellement fatale... Dorval va l'apprendre à ses dépens. Ce printemps-là, ciel du Luberon est trop bleu pour être innocent. Il s'annonce même meurtrier, entre Carpentras, Avignon, Valréas et Cavaillon.
Avec ses manières de corps de garde - commandement, exécution, forcement, redressement, etc. - l'adjudant Fisc rêve de faire jouer les Français aux petits soldats. Et le fait est que, plus d'une fois, ses procédés nous laissent "bleus". En plus, comme il bafoue la loi sur le recrutement, en laissant l'abattement à la base au point mort quand les prix accélèrent, cela lui permet d'agrandir indûment chaque année son troupeau d'un flot de recrues indues. Cependant, vient un jour où les brimades, le dressage, les punitions, voire même les exactions, révoltent les plus dociles. Alors, des artisans investissent Grenoble, des vieillards défilent à Roanne, des voitures bloquent Lyon. Et la mutinerie que Pierre Poujade a ratée en 1955, peut-être d'autres, inconnus encore, sont-ils sur le point de la réussir. Car voici décidément posée la question de savoir si nous devons une obéissance passive à l'adjudant Fisc.
À notre époque, il est grand temps de détruire les préjugés haineux qui accablent l'univers clandestin des « Amours en marge ». L'hypocrisie d'une société enfermée dans son confort moral est cause de la souffrance d'êtres qui, la plupart du temps, ne sont pas responsables de leur anomalie. Se penchant sur de nombreux cas authentiques, l'auteur étudie l'homosexualité, tant chez l'homme que chez la femme, avec une lucidité et une honnêteté qui, loin de bafouer ces "maudits", leur laissent au contraire entrevoir la possibilité d'une réintégration sociale. Que peut faire la médecine ? Que peut faire la société ? L'auteur répond qu'entre Lesbos et Arcadie doit en tout cas passer la voie de la compréhension et de la charité.
Depuis dix ans, professionnellement, Philippe Bouvard hante les coulisses et la scène de la vie parisienne. Son bleu de travail, c'est le smoking. Ses horaires de « bureau » correspondent à la durée des galas, des générales et des premières. Lorsqu'il a un jour de repos, il passe la soirée chez lui avec cette frénésie que d'autres mettent à sortir de temps en temps pour rompre la monotonie des jours. Depuis dix ans aussi, Philippe Bouvard fait des « papiers parisiens ». C'est-à-dire qu'il distille dans les colonnes d'un grand quotidien du matin, Le Figaro, des propos badins, quelquefois venimeux, mais où le poison lui-même se doit d'être mousseux comme le champagne qui sert de doping obligatoire à toutes les manifestations du « gai Paris ». Parfois aussi, se dégageant du tourbillon mondain, changeant de département, il aborde à d'autres rivages et se trouve saisi par des inquiétudes qui, sans être métaphysiques, l'amènent à se poser des questions sur des problèmes autres que ceux engendrés par la chute d'un vaudeville ou la mort d'un vieux comédien. Il était fatal qu'un jour, il s'aperçoive qu'on ne peut pas tout dire dans un journal. Pendant un an donc, du 1er janvier 1961 au 31 décembre de la même année très exactement, il a noté chaque matin ses impressions de la veille. Ces Carnets mondains sont à base d'« indiscrétions subjectives ». On y trouvera ce que l'auteur n'a pas pu ou pas voulu dire le jour-même.
Le Grand Combat du XV de France, roman de pack et d'épée dédié à Lucien Mias et à ses conquérants, ne racontait pas seulement ce qui s'est passé entre Springboks et Français en Afrique du Sud en 1958. C'était aussi, première chronique du rugby en librairie, le livre de l'amitié, du courage, de l'espérance jamais découragée et d'une fierté qui montait très haut. Dix ans exactement ont passé : dix ans de rugby, de victoires et de défaites, avec ses héros disparus et ses amis perdus. "Les grandes équipes ne meurent jamais", aime répéter Denis Lalanne qui le tient de Wilson Whineray, le plus grand des capitaines néo-zélandais. Après La Mêlée Fantastique, La Peau des Springboks et, écrit en collaboration avec Henri Garcia, Quinze Coqs en colère, voici Ce bleu des maillots et des guerres qui dit ce qui s'est passé entre All Blacks et Français en Nouvelle-Zélande en 1968. Et bien d'autres choses encore car, si les grandes équipes ne meurent jamais, c'est évidemment qu'il leur arrive de renaître.