FeniXX réédition numérique (Presses universitaires Blaise Pascal)
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Dès l'origine la pratique hospitalière se réfère à une instance divine. Pourquoi se placer sous la férule des dieux ? Pourquoi lien social et religion ont-ils à voir ensemble ? Quels sont les mythes qui viennent illustrer et dire l'articulation de l'humain et du divin ? Telles sont quelques-unes des questions posées par ce livre qui s'intéresse au discours et aux représentations de l'hospitalité. « Copyright Electre »
De la Renaissance à la fin du XXe siècle, l'obsession de la conservation et de l'archive est restée la même, mais les modalités de la représentation ont changé. Ce recueil entend reformuler, préciser et discuter les principaux enjeux de la relation qu'entretient la création actuelle avec le passé métaphorisé par l'imaginaire archéologique. « Copyright Electre »
Étudier la place du château et son architecture en Auvergne ne constitue pas nécessairement un exercice classique. Depuis les premières mottes jusqu'aux maisons fortes de la fin du Moyen Âge, il convient non seulement d'enregistrer la diversité des solutions, mais aussi les inégales adaptations à leurs fonctions supposées défensives. Ainsi, dans le bailliage des Montagnes d'Auvergne le clan familial noble se rattache volontiers à l'aire culturelle méridionale fortement romanisée. De ce fait, la modeste tour seigneuriale apparaît très éloignée des forteresses du nord de la Loire. Son architecture, généralement inadaptée aux réalités d'un siège, se révèle par contre efficace dans le cas d'une guerre privée. L'enchâtellement est tout aussi relatif en Haute Auvergne à cause du fréquent éloignement du pôle paroissial vis-à-vis du pôle castral, et cela limite d'autant la protection réelle du château au regard des communautés paysannes. Enfin, les « progrès » de l'architecture dite militaire sont particulièrement discrets puisque les modifications enregistrées témoignent surtout de choix culturels et non d'efficacité. Le XIVe siècle illustrera cruellement cette inadaptation des châteaux face aux coups de main des routiers. Enfin, le XVe siècle verra surtout la construction ou reconstruction d'une multitude de maisons fortes.
Écrire la danse relève tout d'abord de la mimétique, de l'ekphrasis, de la description : il s'agit de saisir et de reproduire la nature spécifique d'un corps en mouvement, dans ses aspects extérieurs comme dans l'intimité d'un vécu original. La complexité est rehaussée par le fait de la multiple variété des formes de danse : danse populaire, danse de cour, ballet, bal, danse de couple. La description précise du mouvement des danseurs se heurte à des questions à la foi d'emplacement, d'espace, de temps, de rythme, d'enchaînement que la notation écrite peine à saisir. Les systèmes de notations qui permettraient de fixer sur le papier ces mouvements ont été nombreux, mais fort peu satisfont réellement ; ils ne sont la plupart du temps pertinents que pour une partie seulement de la danse qu'ils décomposent et sont peu aptes à rendre l'ensemble du phénomène. La trace écrite n'est que la stèle ou l'épitaphe d'un corps vivant ; elle ne produit que du mécanique, incapable de restituer pleinement la vie circonstancielle du corps dansant. Vouloir fixer sur le papier, à travers l'écriture, quelque chose qui se passe dans l'espace, dans le temps, dans et par le corps, les mouvements exprimant une projection expressive de l'intérieur vers l'extérieur, relève aussi d'une rêverie faite dans la distance, dévoilant l'écriture comme réminiscence ou volonté commémorative, acte de mémoire faisant retour pour une meilleure compréhension ou analyse, bref, exhibant dans la distance ce qui a été, l'écriture comme nostalgie, devant cette « tradition d'efforts singuliers et éphémères, qui disparaîtront sans laisser aucune trace, impalpable poussière de la plus périssable des architectures : la danse ». Mais l'écriture elle-même, dans ses métaphores et sa pratique, animée du mouvement comme ronde de la vie ou danse macabre, faisant place aussi bien au processus de civilisation qu'aux pulsions érotiques, s'exhibe également comme danse, mouvement dansant avec flexibilités, courbes, rythmes, vertiges, enchaînements, arabesques, graphé sautillante, serpentine, onomatopéique. Avec Nietzsche, Mallarmé, ou la chorégraphie derridienne, mais dans des sens différents, la danse est prise comme modèle d'une écriture, non pas dans l'imitation de son anecdote, mais de son essentiel mouvement.