FeniXX réédition numérique (Les Éditions ouvrières)
1940, Guyane française. Derrière les barreaux du bagne, des milliers d’hommes survivent dans l’ombre d’un système implacable. Là, c’est le bagne ! plonge le lecteur au cœur de cet enfer colonial, où la dignité se bat contre la barbarie.
Nous sommes en 1882. Amélie a 12 ans et travaille comme ouvrière dans la porcelaine, à Limoges, en Haute Vienne. Elle est émailleuse. Dans sa famille, on est porcelainier de père en fils et de... mère en fille ! Pour Amélie, la vie à l'usine est un peu monotone. Mais cela ne dure pas : un nouveau contremaître arrive de Paris, des pièces de porcelaine disparaissent... Découvrez la vie d'une petite ouvrière de la porcelaine. Amélie parviendra-t-elle à démasquer le voleur de l'usine ? Retrouvera-t-elle le cadeau d'Adrienne ? Une histoire vraie, suivie d'un dossier sur le travail et la vie des ouvrières de la porcelaine au XIXe siècle.
Ce livre démontre que le démantèlement actuel du service public de l'audiovisuel est entamé depuis de nombreuses années et en particulier depuis l'éclatement de l'O.R.T.F. en 1974. Cadres à la Société française de production et à l'Institut national de l'audiovisuel, les auteurs connaissent bien l'histoire de la radio et de la télévision. Et grande est leur colère quand ils constatent avec quels moyens financiers et humains leur entreprise fonctionne depuis ses origines et comment les gestionnaires, les marchands et les gouvernements successifs ont petit à petit organisé son asservissement et son démantèlement. Preuves, anecdotes et chiffres à l'appui, « Le Gâchis Audiovisuel » rassemble, sans aucune concession au fatalisme ambiant, les éléments indispensables à la compréhension du débat actuel autour du service public de la radio-télévision.
Antoine se réveilla en sursaut. Son oncle et sa tante dormaient. Il décida de sortir en pleine nuit pour retrouver le paquet volé. Il savait que c'était dangereux, mais il fallait tenter le tout pour le tout. Il se glissa sans faire de bruit hors des couvertures, puis il attrapa sa casquette et ses galoches. Sur la pointe des pieds, il passa près du couple endormi, il retenait son souffle. Il ne fallait pas être surpris. Très vite, il traversa la pièce et en un éclair il ouvrit la porte. Elle grinça, il crut qu'il avait réveillé tout le monde. Mais il n'entendit pas un bruit. C'é
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Inviter l'humanité à devenir plus, à « plus être » et se consacrer à l'y aider devient l'un des impératifs les plus exigeants pour la conscience chrétienne. Trop pris par l'obligation de répondre à des appels venant de tous les points du monde et de former des jeunes à la présence aimante et efficace au sein des populations déprimées, Louis-Joseph Lebret renonce à faire une refonte complète de ce petit livre mais vous en propose ici la troisième édition : « Puisse cette nouvelle édition redonner courage aux militants qui se sentent comme écrasés par l'immensité de leur tâche. » »
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Michel Clare est né le 21 février 1927 à Sceaux. Études secondaires, bachelier. Résistance et séjour au Maquis de Lorris à dix-sept ans. Puis sport pour guérir des déceptions d'après la Libération : athlétisme, champion de France du 800 mètres en 1949. De nombreuses fois international. Entre à l'Equipe en 1953 où il occupe les fonctions de grand reporter et spécialiste du ski. Auteur d'un livre sur le Ski (La table ronde). Lauréat de l'Académie des Sports pour une enquête sur les universités américaines et du concours du meilleur article du journalisme sportif. A couvert tous les Jeux olympiques d'hiver et d'été de cette dernière décennie. Collabore, de façon épisodique, à Esprit.
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Demain il faudra sans doute inventer et mettre en place d'autres formes, d'autres institutions... et comment pourrait-il en être autrement alors que dans tous les domaines nous vivons une évolution accélérée. S'il est une chose à laquelle il faut croire profondément, c'est qu'il est vain de chercher à opposer réforme et révolution. Car l'action engage des hommes, les amène à se former, à se valoriser, à devenir responsables - et à rechercher sans cesse les moyens de faire avancer les solutions nécessaires. Les réformes et les révolutions ne feront quelque chose d'efficace, de solide, de constructif que s'il se trouve de tels hommes en nombre suffisant, et en compétence et en valeur suffisantes. L'ambition de cet ouvrage n'est donc pas de prendre rang parmi les plans, projets et programmes traitant de la meilleure organisation possible des entreprises et de la Société. Mais simplement d'être une clé et un mode d'emploi pratique et à la portée de tous les travailleurs, y compris de la base.
Roger-H. GUERRAND a dirigé, de 1949 à 1954, le "Manoir de Boncourt", première maison de vacances ouverte aux étudiants par le C.O.P.A.R., service social de l'Université de Paris. Il termine actuellement à l'École des Hautes Etudes, sous la direction de Paul-Henry Chombart de Lauwe, une thèse sur les origines du logement social.
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Le désarroi de tant de chrétiens doit pouvoir être lu comme participation à la souffrance actuelle du monde dont on veut bien nous dire qu'elle est douleur d'accouchement. Le monde qui meurt accouchera d'un monde nouveau si l'homme qui souffre aujourd'hui le veut bien. Dans cet effort, le chrétien saura-t-il retrouver sa propre vocation ? Saura-t-il redire, dans un monde qui change, le « Oui » à Celui dont il croit qu'il a vaincu toute mort ? L'heure n'est plus de chercher la meilleure manière de dire ce « Oui ». Ce qu'il faut, c'est, tout simplement, le dire.
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Si je présente ces personnages de la Bible : Abraham, Moïse, Jacob, David, Elie, c'est tout simplement parce que je les ai rencontrés. Je n'ai pas eu besoin d'aller à Ur des Chaldéens ou sur les bords de la mer Rouge, il m'a suffi de rester là où le Seigneur me plaçait, de regarder autour de moi et d'écouter. Et j'ai vu. J'ai vu Abraham et Moïse, mais aussi et surtout le même Dieu à l'oeuvre dans la vie de Jacques et Monique, d'André et Jacqueline, comme dans la vie d'Abraham et de Moïse. Je me suis vite rendu compte aussi que les manières d'agir de Dieu, il y a des milliers d'années et maintenant, étaient les mêmes : la Promesse, l'Alliance, autant d'espérances quotidiennes que vivent les humains, en dialogue continuel avec Dieu, sans qu'ils le sachent d'ailleurs la plupart du temps. « Nous ne savions pas que c'était ça la Bible ! » Chaque fois que j'ai eu l'occasion de la révéler ainsi à travers la vie de tel ou telle, c'était le même étonnement et le même contentement de se découvrir vivant des situations analogues à ces hommes de la Bible. L'histoire sainte n'était plus alors des « histoires » qu'on apprenait au catéchisme, mais une histoire d'aujourd'hui, mon histoire...
« J'ai désiré le désir !... » Cette parole est de Jésus-Christ. Dans l'évangile de Luc, elle ouvre le récit de l'institution de l'Eucharistie. L'Eucharistie est de l'ordre du désir. Est-ce à des résonances de l'ordre du désir que sont éveillés les hommes et les femmes, même baptisés et pratiquants, lorsqu'ils entendent prononcer les mots Messe, Communion, Eucharistie ?... Sont-ils nombreux à faire le lien entre la Messe, la Communion, l'Eucharistie et l'élan du désir qui les soulève dans leur vie ?... Ce livre a été conçu et rédigé pour aider le lecteur à retrouver le lien entre l'Eucharistie et la vie. Parce qu'elle est simultanément TABLE, PAROLE et ASSEMBLÉE, l'Eucharistie interpelle les humains sur les trois plans de leur existence que sont l'économie, la culture et le politique. En chacun de ces trois domaines, l'Eucharistie est à la fois initiation et viatique : elle éveille les humains à leur vrai désir et elle leur donne des forces pour la route par où ce vrai désir doit s'accomplir. « Désirer de désir » est donc un livre où il est question de l'Eucharistie dans son rapport à la vie des hommes. Parler ainsi de l'Eucharistie fait voir bien mieux que la source dernière de l'Eucharistie est en Dieu.
L'originalité de ce livre est dans l'Espérance qui l'éclaire. La perspective habituelle du discours adressé aux personnes du troisième âge est de les inviter à « rester jeunes » ! Celui-ci les invite à le devenir. Ce n'est pas un livre de psychologie, de sociologie, d'anthropologie. Ce ne sont pas des méditations ou des conseils. Simplement des témoignages venus des quatre coins du monde, sur une certaine façon de vivre. Ils nous disent, chacun à leur manière : « Ne marchez pas à reculons. La vie n'est pas tournée vers le passé, mais vers l'Avenir. » Pour finir, cela intéresse tout le monde. Vers le troisième âge, sauf accident, tout le monde y va. Il s'agit seulement de savoir si on y va en regardant en arrière ou en regardant en avant !
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Joseph Bouchaud, depuis quinze ans, comme Supérieur général puis Délégué international des Fils de la Charité, a sillonné le monde. Les jeunes qu'il connaît et dont il nous parle sont français, espagnols, portugais, mexicains, cubains, brésiliens, chiliens, canadiens, nord-américains, africains... Comme ses livres précédents (Les pauvres m'ont évangélisé, Les chrétiens du premier amour, El fuego), Inventeurs de l'avenir n'est pas né dans un bureau, mais dans la rencontre permanente de jeunes du monde entier. Ce livre est une invitation au dialogue et sera certainement une occasion de dialogue, pour les jeunes entre eux et pour des jeunes avec des adultes, sur les faits qu'il raconte, sur les questions qu'il pose, et sur les chemins qu'il ouvre.
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Croiser des étrangers, c'est courant. Partager leur vie l'est peut-être moins. Echanger avec eux son amitié, devenir leur frère, n'est-ce pas un rêve impossible ? Consentir à se laisser transformer par eux est un déracinement de toutes les sécurités, et cela nous provoque à reconnaître que nous ne sommes pas seuls, chez nous. L'auteur affirme qu'il n'est plus le même grâce à ces « sans-voix » qui vivent malgré tout « dans le pays de la liberté ».
Un témoignage bouleversant mais hautement tonique. Annie Baury, le soir de son mariage, est victime d'un grave accident de voiture. Son mari est indemne mais elle reste paralysée. C'est alors le long face à face avec le malheur, l'effort désespéré d'un couple pour sauver l'amour commun. C'est l'échec de cet effort malgré l'aide puissante de la famille et des amis. Puis vient la sérénité, le dépassement, la volonté de vivre. « J'ai reporté cet amour devenu impossible sur toutes les créatures qui peuplent mon univers de handicapés. »
1943 : Les Allemands mobilisés partent sur les champs de bataille de Russie. Il faut les remplacer dans les usines. C'est la création du « Service du Travail Obligatoire (S.T.O.), auquel sont astreints des milliers de jeunes gens français. Peu réussissent à échapper à cette contrainte inique en se camouflant. En Allemagne, des jocistes et des scouts prirent en main l'animation de « groupes d'amitiés », des sports et des loisirs dans les camps des travailleurs. Aidés par les aumôniers clandestins et des séminaristes requis pour le S.T.O., ils organisèrent l'Action Catholique, interdite et pourchassée par les nazis. C'est cette action - qui a conduit certains jusqu'au martyr - qui est relatée dans cet ouvrage.
Juin 1991. Les députés d'Afrique du Sud ont aboli la « loi sur la classification de la population » qui étiquetait dès la naissance les Sud-Africains en fonction de la couleur de leur peau. Est-ce la fin de l'apartheid ? La population noire n'a toujours pas le droit de vote. Depuis deux ans, en particulier avec la libération de Nelson Mandela et la reconnaissance de l'A.N.C., l'Afrique du Sud a retrouvé le devant de la scène. Mais l'évolution en cours ne peut faire oublier ce qu'a vécu et vit encore le peuple. Voici la vie quotidienne de la population noire dans les « homelands » d'Afrique du Sud. Un peuple qui a été privé de tous ses droits : droit de vote, droit de circulation, droit de posséder la terre. Jean-Marie Dumortier se situe à la charnière historique que connait l'Afrique du Sud, passant de l'Apartheid violent à une libéralisation lourde d'incertitudes. Il nous livre un témoignage unique sur des situations où la violence, paradoxalement, laisse place à l'humour.
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Tout enfant porte en lui la mystérieuse expérience de l'humanité. C'est un potentiel de vie qui cherche à prendre ses dimensions : bourgeon qui veut éclore, battement d'ailes qui prépare l'envol. Ces flashes sont une invitation à prêter l'oreille à quelques paroles échappées au silence et à ouvrir les yeux sur des visages d'enfants sans bonheur : « fleurs blessées, oiseaux tombés du nid ». Les maisons spécialisées de nos campagnes et de nos cités sont peuplées de ces « enfants de l'oubli ». Mais un germe de vie et une quête timide de tendresse les habitent encore. Ils attendent un regard de tendresse et une main ouverte à l'amitié. « Si l'oiseau reprenait son vol. » Ce livre apporte l'espérance à tous ceux qui tendent les mains pour aider le printemps à devenir l'été.
« Sophie ma fille » un livre tout simple, discret malgré certaines pages véhémentes, un livre très émouvant tout en restant très tonique. La maman de Sophie dédie ces pages plus spécialement aux parents d'enfants inadaptés afin de les aider à accepter le handicap de leurs enfants, à les aimer tels qu'ils sont et surtout à essayer de créer autour d'eux un univers de bonheur. Quant aux lecteurs de « Sophie ma fille », apparemment moins concernés, mais ce n'est qu'une apparence, ils puiseront dans ce témoignage une espérance nouvelle en la vie qui toujours commande.
« Pendant les quelques instants qui suivirent la mort de René une certitude était entrée en moi. Lorsque je suis restée seule en face de son corps, soudain, ma crainte, ma vieille crainte de la mort disparut. A présent j'étais convaincue que le corps seul mourait, qu'il ne nous était donné que pour un temps limité. L'âme, la sienne était vivante, elle était encore toute proche, je le sentais. Ma foi s'exaltait ! Tout était vrai ! Je savais enfin ! Désormais je ne serais jamais seule, nous serons ensemble partout, la mort ne nous sépara pas. »
J'en connaissais ce qu'un confrère m'en avait dit, en 1971, à l'issue d'un conflit à Usinor qui suivait de quelques mois les « municipales ». Il avait été frappé par l'intervention du nouveau maire au cours d'un meeting, impressionné par le feu de son discours. Lui, l'ouvrier, le délégué, il avait parlé de la ville, de la dignité et de la santé des hommes, des conditions de vie tronçonnées en « 3 × 8 », du combat à mener pour que la cité ne soit pas l'usine et que la vie ne ressemble pas à une prison. « Ce type, c'est quelqu'un... Il a dit ce qu'il fallait dire, ce que ne disent jamais les représentants syndicaux pendant une grève. » C'est seulement ensuite que j'ai compris que s'il avait été élu par les travailleurs de Grande-Synthe, c'est qu'il était l'un d'eux. Et qu'il savait exprimer ce qu'ils subissent sans mot dire. Cinq ans après ce meeting, un jury national animé par la revue Vie publique le désignait « meilleur maire de l'année ». Ce n'était pas un hasard pour nous qui le côtoyons presque tous les jours. Nous faisions cependant dans le même temps la découverte naïve que l'on ne connaît rien, ou si peu, des hommes avec lesquels on vit et travaille. Rien de leur passé, de ce qui les a forgés ; rien de ce à quoi ils croient, de ce qui fait qu'à un moment donné ils décident, refusent, s'engagent. Rien de René Carême... Nous voulions savoir. Mais aussi, faire savoir. C'est la raison de ce livre, transcription d'une série de conversations au cours desquelles il se raconte.