FeniXX réédition numérique (Lavauzelle)
1940-1945 : découvrez le rôle méconnu de l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), cette force clandestine qui a marqué la Libération. Le colonel Augustin de Dainville, acteur et témoin privilégié, en révèle les rouages et les combats.
Le Sud-Viêt Nam était fort d'une armée d'un million d'hommes, dotée d'un matériel de guerre sophistiqué et aidée par un corps expéditionnaire américain de plus de 500 000 soldats aguerris, commandés par de prestigieux chefs militaires, ayant à leur disposition une puissante flotte aérienne et marine, plus que nécessaire pour une petite guerre régionale. Et pourtant il fut conquis par le Nord-Viêt Nam, et la puissante Armée américaine tenue en échec par une armée de faméliques petits soldats fanatiques. Logiquement, les armées sud-vietnamienne et américaine ne devaient pas perdre la guerre, et le Viêt Nam devrait rester divisé en deux États comme l'Allemagne et la Corée, au lieu de devenir État unique : la République Socialiste du Viêt Nam. Mais pourquoi les Américains ont abandonné leur allié, abandon amenant l'effondrement du Sud-Viêt Nam ? Les lecteurs le sauront par le récit véridique que raconte, dans ce livre, un témoin direct des évènements du Sud-Viêt Nam, l'auteur étant une personnalité importante de la République du Viêt Nam, ayant vécu l'imbroglio politique de son pays pendant cette période de son histoire.
Si de nombreux livres ont traité du renseignement en France, aucun jusqu'à ce jour ne s'est attaché à une présentation complète des services civils et militaires spécialisés dans le contre-espionnage (DST, RG, DGSE et DPSD) à travers leur histoire, leurs différentes missions et moyens. Sur le plan juridique, l'évolution des services de contre-espionnage depuis un siècle a été accompagnée par l'affirmation de la notion de secret de la défense nationale et, plus récemment, de celle des « intérêts fondamentaux de la nation ». Ce processus en plusieurs étapes s'est heurté à une difficulté majeure : comment définir le secret de défense et donc donner à l'État un fondement juridique solide pour sa propre sécurité ? Comment concilier les prérogatives indispensables des services de sécurité avec les exigences d'une société démocratique ? Aujourd'hui, alors que les méthodes clandestines et la compétition pour le contrôle de l'information (cryptographie, interception des communications...) ont pris une importance croissante, la notion de contre-espionnage paraît devoir céder la place à un concept beaucoup plus large : celui de sécurité nationale qui couvre non seulement la lutte contre les activités de puissances étrangères mais également contre les nouvelles menaces organisées (terrorismes, trafics, proliférations...).
Parti marxiste dont les objectifs sont l'indépendance, la réunification et l'édification d'un état socialiste, le Viêt Minh entame la lutte contre la France en décembre 1946 en faisant appel à l'action psychologique, le terrorisme, la guérilla généralisée et la mise sur pied de grandes unités. Face à un adversaire résolu, le flou des objectifs et l'insuffisance des moyens caractérisent l'action des Français. Forces statiques, groupes mobiles, grandes opérations, actions antiguérilla, mise sur pied de maquis, utilisation intensive des parachutistes, de l'aviation et création d'une armée vietnamienne ne réussissent pas à empêcher le « pourrissement » alors que les solutions politiques échouent pareillement. La lutte contre les Français se double d'une terrible guerre civile entre Vietnamiens, en même temps qu'elle constitue comme en Corée - un front de la guerre froide. Au mois de juillet 1954, la conférence de Genève - précédée de la chute du camp retranché de Diên Biên Phu - met fin au conflit. Basée sur de nombreux documents - dont certains inédits - et faisant appel à une importante bibliographie, cette étude est une synthèse de l'action menée par le Vit Minh en Indochine, principalement de 1945 à 1954, sur un triple plan.
Héritier des fameux Groupements d'Infanterie de l'Air, créé en 1943 en Afrique du Nord, le 1er Régiment de chasseurs parachutistes est l'unité de tradition des troupes aéroportées françaises. Georges Fleury a tenu à reconstituer son histoire en trois volumes. Après les combats de la Libération et la guerre d'Indochine, traités dans les deux premiers volumes de cette fresque passionnante, voici la guerre d'Algérie. Le 1er R.C.P., dont le magnifique 2/1 R.C.P. du commandant Bréchignac a été décimé à Dien Bien Phu, survit en Algérie sous la forme de deux bataillons autonomes lorsqu'éclatent, en octobre 1954, les premiers lancés par les nationalistes algériens. Les 1/1 R.C.P. du chef de bataillon Dangoumau et 3/1 R.C.P. du commandant Ducrue sont engagés, dès le 15 octobre 1954 dans les opérations de maintien de l'ordre dans la région de Souk-Arhas. Le 1er R.C.P. redevient un régiment en novembre 1955, sous les ordres du lieutenant-colonel Mayer, qui le mènera dans les combats de plus en plus violents au fils des mois. Les chasseurs parachutistes, encadrés par des officiers et des sous-officiers qui ont combattu en Indochine, opèrent sans répit dans le Constantinois, l'Algérois, la Kabylie et le Sud-Oranais. Ils sont menés à Chypre, en octobre 1956, après un dur entraînement à la guerre, mais ne sautent pas sur l'Égypte. Les jeunes appelés du contingent participent ensuite à la première bataille d'Alger et traquent les Katibas rebelles en Kabylie, par tous les temps, vivant comme les fellaghas, dans le manque de confort le plus absolu. Des hommes anciens d'Extrême-Orient, tombent à la tête des groupes et sections d'appelés, comme l'adjudant Sodoyer, dix fois cité au feu, qui meurt le 6 décembre 1957 d'une balle en plein coeur. Les chasseurs sont galvanisés par les exemples de leurs chefs, ils se hissent au niveau des meilleures troupes aéroportées, sans éclats inutiles, dans la plus pure tradition de leurs anciens. Le 1er R.C.P. est à nouveau à Alger le 13 mai et vit dans la fièvre les réalités de l'Algérie française consacrée à jamais par le retour aux affaires du Général de Gaulle. Le lieutenant-colonel Coustaux succède au colonel Mayer au commandement de l'unité qui a adopté le béret rouge comme tous les autres parachutistes, excepté les Légionnaires avec qui elle travaille très souvent. Le régiment participe aux grandes opérations du plan Challe avec succès, vit avec passion les heures douloureuses des barricades en février 1960, sous le commandement du lieutenant-colonel Broizat, retourne dans le Constantinois, commandé cette fois par le lieutenant-colonel Plassard et participe activement à la destruction de katibas rebelle. Le putsch éclate, le 10er R.C.P. rejoint Alger qu'il ne quitte qu'au soir du 25 avril, derrière la Légion. Les combats reprennent dans l'est algérien pour les compagnies du régiment maintenant commandé par le lieutenant-colonel Genestout. Les chasseurs parachutistes sont ramenés en métropole en juillet 1961. À travers l'histoire sans concession du 1er R.C.P. en Afrique du Nord, c'est toute la guerre d'Algérie que l'on revit, avec des détails si précis qu'on a l'impression « d'y être ». Le 1er R.C.P. participe, en 1983, à des opérations de paix au Liban, l'immeuble « Drakkar », qui abritait la 3e compagnie du capitaine Thomas, saute le 23 octobre et toute la France se resserre autour du régiment doyen de l'Arme parachutiste.
Les deux dernières décennies ont été marquées par une modification profonde de la sphère dans laquelle opèrent les services de renseignement. Bien que la France ait parfois tardé à prendre le virage de la modernité faute de moyens financiers ou de volonté politique, l'appareil de renseignement français n'en aborde pas moins le XXIe siècle en présentant une physionomie qu'on ne lui connaissait pas auparavant. Au point que les consommateurs médiatiques que nous sommes tous éprouvent parfois de la difficulté à s'y retrouver dans ce qui est devenu une terra incognita des temps modernes. Création de la Direction du Renseignement Militaire, implication croissante dans les systèmes d'imagerie spatiale, émergence du renseignement économique ainsi qu'évolution des rôles dévolus au Secrétariat Général de la Défense Nationale et à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure ne sont en effet que quelques exemples des transformations de la « communauté française du renseignement ». Alors, au sein de quelles structures et avec quels moyens les hommes et les femmes qui renseignent décideurs politiques et généraux abordent-ils le siècle prochain ? Plongée profonde au sein de ce que la France a de plus secret...
Ou la gloire à la pointe des sabres. La Révolution et le premier Empire personnifient une des époques les plus riches en courage, en faits héroïques, en actes généreux. L'histoire de ces hommes qui furent des héros. « Copyright Electre »
Une lettre déchirée, « le bordereau », ramassée en 1894 à l'ambassade d'Allemagne à Paris, a fait condamner pour trahison, sans autre preuve qu'une ressemblance d'écritures, le capitaine Dreyfus de l'état-major de l'armée, déclenchant des torrents de passions antijuives, politicardes et antireligieuses. Plus tard, une autre lettre de même origine a fait soupçonner plutôt le commandant Esterhazy. Ce dernier a été acquitté ; mais le doute avait été jeté sur cette affaire et, après 5 ans de détention en Guyane, Dreyfus était libéré. En 1906, la Cour de Cassation l'a disculpé, attribuant « le bordereau » à Esterhazy, et les historiens sont longtemps restés accrochés à cette thèse malgré les énigmes qu'elle comportait ; finalement, cette thèse elle-même s'est révélée inacceptable. Une explication toute nouvelle, sans traître et sans énigme, a provoqué, depuis dix ans, d'étonnantes révélations qui, toutes, la confortent. Le moment paraît venu de faire le point.
Oublié depuis la fin de la 2e Guerre Mondiale, le Réseau Saint-Jacques est le premier en date des Réseaux de renseignements de la France Libre. Il est aussi le Réseau où trois femmes furent condamnées à mort et celui qui comporte maintenant trente Légion d'Honneur. Pour reconstituer le Réseau Saint-Jacques, l'auteur a orienté ses recherches, en 1983, dans deux directions : - l'étude du premier livre des Mémoires du Colonel Rémy, - le contact avec les familles du Réseau, afin de revivre ce que fut l'action interne du Réseau. Il a rencontré le Colonel Rémy de 1982 à 1984 et le Colonel Fourcaud, régulièrement depuis 1985, tous deux étant compagnons et amis de Saint-Jacques. Un tel témoignage de reconnaissance nationale a été réalisé afin que notre patrimoine moral soit conservé et enrichi : Saint-Jacques, le Chef du Réseau, est l'une des plus hautes figures de la 2e Guerre Mondiale.
La France Libre, c'était des hommes et des femmes venus de tous les coins du monde au secours d'un pays en danger dont la défaite aurait signifié la perte de ces quelques biens sans lesquels on ne peut vivre : liberté, dignité, espoir... Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés acteurs de « l'épopée Leclerc ». Comment vit-on une épopée de l'intérieur ? Ces récits et témoignages le disent. Légers et tragiques, ils ont la diversité de leurs multiples auteurs. Mais tous reflètent la même foi dans la valeur de leur cause et sa victoire finale, dans le chef « pur et fort », exigeant et rassurant, dont la rencontre reste pour beaucoup l'événement majeur de leur vie.
Le 17 septembre 1950, Norbert Héry, lieutenant de Légion en Indochine, est porté tué au combat de Dong-Khé. Son nom sera gravé dans le marbre de l'Hôtel de ville de Rennes parmi les morts de la Guerre d'Indochine. Près de cinquante ans après, son nom est toujours là ; Norbert Héry, aussi, parfaitement en vie. Il a pourtant bien effectué un séjour dans l'au-delà durant quatre ans, de septembre 1950 à septembre 1954 : l'au-delà viêtminh du Camp n° 1 des « officiers prisonniers français... ». 1 446 jours parmi les morts-vivants, 1 446 jours d'une vie quotidienne à l'état sauvage, dans un camp itinérant sans autres barbelés que la nature hostile du Tonkin. Norbert Héry retrace par touches successives cette vie quotidienne où l'humour côtoie la mort, où l'astuce combat la faim, où les séances de rééducation oscillent entre le grotesque et le tragique, où les « Tu-Binh » (prisonniers) font face à leur destin. Voici la vérité vécue au Camp n° 1. Engagé volontaire à 18 ans, Norbert Héry entre à Saint-Cyr Coëtquidan en 1946. Sous-lieutenant de Légion en 1948, il embarque pour l'Indochine en décembre. Après un an passé au Cambodge et dans le Delta, il rejoint le 3e Étranger sur la frontière chinoise. en février 1950. Le 7 septembre, sa compagnie arrive au poste de Dong-Khé. Le 16 au matin, les 250 hommes de la garnison sont attaqués par 15 000 Viêt Minhs. À l'aube du 18, la citadelle tombe : il n'y a plus que des morts et des blessés. Norbert Héry fait partie des blessés. Ils sont emmenés en captivité, les officiers au Camp n° 1 (21 % succomberont), les sous-officiers et hommes de troupe dans divers mouroirs de la jungle (mortalité supérieure à 90 %). Pour le rescapé Norbert Héry, ce sera ensuite la Guerre d'Algérie à la tête d'une compagnie portée du 2e Étranger. Mais « l'Armée le quitte » en 1962 et il se reconvertit, pour 20 années, dans l'industrie.
Plus d'un millénaire sépare Clovis de Louis-Philippe. Enorme laps de temps, durant lequel la France s'est peu à peu façonnée sous cinq dynasties successives. « Copyright Electre »
De 911 à 1204, la Normandie fut façonnée par des ducs aussi légendaires que Guillaume le Conquérant. Ce livre retrace l’épopée de ces souverains vikings devenus seigneurs, entre conquêtes, trahisons et héritages.
On peut raisonnablement estimer que la bataille de la Marne, livrée du 6 au 10 septembre 1914, reste l'un des événements décisifs de l'histoire européenne. Les débuts de la Première Guerre Mondiale avaient confirmé ce que les opinions publiques redoutaient ou espéraient, c'est-à-dire la marche irrésistible de l'Allemagne impériale vers la puissance suprême. Malgré tous les sacrifices consentis depuis la défaite de 1870-1871, la France découvrait une vérité propre à la démoraliser : la préparation de son armée en vue de la guerre future, pourtant jugée inéluctable, avait été insuffisante. Par contraste, les hommes, le matériel et la stratégie de l'ennemi donnaient l'image d'une mécanique parfaitement rodée. Or, une évolution, semble-t-il, irrésistible est brutalement contrecarrée par une bataille de Titans : de chaque côté, plus d'un million d'hommes vont s'affronter sur un front de plusieurs centaines de kilomètres pendant quatre jours. Contre toute attente, la victoire revient aux Franco-Britanniques : le sang-froid des chefs et l'énergie des combattants auront infligé, une fois de plus, un démenti au fameux « sens de l'Histoire »
Ces pages, en dehors de toute polémique, sont le rappel d'événements datant de 30 ans, au cours desquels des soldats français, engagés dans une guerre incomprise ont malgré tout accepté de se battre jusqu'au bout pour une cause qui ne les concernait même plus. « Copyright Electre »
Depuis la chute de l'Empire russe, aucun ouvrage n'est venu, soit sur le plan de l'histoire pure, soit sur celui de l'iconographie, renseigner le public sur cette glorieuse garde impériale. « Copyright Electre »
Lorsqu'en 1990 Saddam Hussein envahit le Koweït, les nations occidentales se lancent dans le conflit avec un appareil de renseignement directement hérité de la guerre froide. Et là, stupeur : « Desert Shield » puis « Desert Storm » mettent l'accent sur des déficiences difficilement acceptables. Endormis par un face-à-face intellectuellement confortable, les services balbutient, s'essaient à jouer un jeu dont ils découvrent les règles en cours de partie. En l'absence d'une infrastructure dédiée, les rapports ne passent pas ou passent mal. Les Scud décollent sans être repérés et les espions sont incapables de pénétrer les cercles du pouvoir à Bagdad. Mieux : les satellites américains dont la précision est financée à coups de milliards de dollars se révèlent partiellement inadaptés à la reconstitution du dispositif irakien. Parallèlement, la coalition doit apprendre non seulement à partager ses informations avec les ennemis d'hier mais aussi à assurer l'homogénéité d'une armada au sein de laquelle les tensions ne manquent pas. Et ce n'est pas tout. Déjà, Milosevic pointe le bout de sa botte tandis que des menaces jusqu'alors sous-estimées atteignent une gravité préoccupante. Les FARC colombiennes financent leurs campagnes sanglantes avec l'argent de la drogue, les maffias s'organisent et se jouent des frontières. Le divin et la crédulité sont exploités d'une manière plus intensive : les sectes atteignent une taille critique et l'internationale islamique essaime sa haine. Les services de renseignement doivent en outre apprendre à exploiter de nouveaux outils vulgarisés par un progrès technologique à l'accélération vertigineuse. Internet, les médias, l'espace, deviennent des champs de bataille où s'exerce un pouvoir exorbitant celui de la connaissance mais aussi de la manipulation. Partis d'une posture sclérosée de guerre froide, comment les « services » ont-ils évolué ? À l'aune du conflit kosovare, l'adaptation de leurs méthodes, de leurs outils et de leurs structures a-t-elle été une réussite ? Quel chemin leur reste-t-il à parcourir pour pouvoir prétendre à l'efficacité ? Ce livre tente d'apporter une réponse à toutes ces questions d'une brûlante actualité.
Pourquoi un recueil d'études sur l'histoire du renseignement ? Cette publication répond à un souci prioritaire du Centre d'étude d'histoire de la Défense. L'histoire du renseignement reste un domaine encore largement inexploré dans le monde universitaire français alors que, chez les Anglo-Saxons, l'étude de celui-ci est déjà bien engagée. Il convient en effet d'étudier le renseignement avec les méthodes et les outils de l'historien. Le but de cet ouvrage est donc de contribuer à dynamiser l'histoire du renseignement en France, et de démythifier le renseignement afin de rendre cette activité de l'État moins extraordinaire et, sinon plus transparente, du moins plus visible. Du renseignement dans le haut Moyen Âge occidental aux services américains aujourd'hui, en passant par le renseignement sous Napoléon, l'histoire de l'organisation du contre-espionnage français entre 1871 et 1945, le renseignement soviétique au cours de la Seconde Guerre mondiale et la lutte contre le FLN en Algérie... les 16 textes présentés ici explorent soit des périodes reculées, soit des thèmes centraux du plus vieux métier du monde...
L'étude de l'Histoire, à travers les siècles, conduit inéluctablement au rappel des conflits, des combats et des guerres qui l'ont jalonnée. Les différences « séquences » soulignent également les facteurs de l'échec ou du succès : le nombre, la valeur de la troupe, la qualité des cadres, mais aussi « l'importance du Commandement ». À cet égard, la France fut à plusieurs reprises, exemplaire et prémonitoire ! Qu'en est-il aujourd'hui ? Qu'en sera-t-il demain ? Telle est la question que se pose le Général Callet... Après une carrière mouvementée qui lui permit de rencontrer des chefs « exceptionnels », l'auteur se penche sur ce facteur du « Commandement » où l'homme demeure l'élément essentiel... « Du lumineux Passé recueille tout vestige ». Loin des théories, se rapprochant des cas concrets, pour y trouver des exemples, le Général Callet donne à cet aspect de la vie, le relief qui convient et dont la connaissance peut aider et stimuler tous ceux qui, ce soir ou demain, auront « l'Honneur de Commander », c'est-à-dire dirigeront, entraîneront, stimuleront des hommes, pour atteindre le but qu'ils s'assignent. Reprenant une phrase de Montherland : « Transposer dans la Paix les vertus de la Guerre », l'auteur essaye, en s'adressant surtout à la jeunesse, de lui donner, non des conseils abstraits, mais des exemples vécus, des modèles concrets, dont chacun, quel que soit le secteur de son action, peut profiter et tirer parti. Après avoir lu ce texte et réfléchi sur ses différentes « aventures », à chacun de nous de jouer, et de gagner.
Forment la jonction entre la puissance de feu de la canonnerie d'avant-guerre et la missilerie des temps modernes « Copyright Electre »
Deux photographes de l'aéronautique navale ont voulu, à partir de leurs propres photographies, témoigner de ce qu'ils ont vu de la guerre d'Algérie. Cet ouvrage constitue la synthèse de 7 années d'opérations effectuées par les hélicoptères et les commandos-marine en Algérie.
Cet ouvrage retrace l'étonnante aventure technique des grandes marines de la seconde moitié du XIXe siècle. Après l'expérience des guerres de Crimée et de Sécession les navires de combat se convertissent à la vapeur et adoptent le blindage pour se protéger des effets dévastateurs des projectiles explosifs. À partir de LA GLOIRE et du MONITOR le vaisseau de ligne disparaît et s'efface devant le cuirassé. Les frégates cèdent la place aux croiseurs. L'apparition de nouvelles armes comme l'éperon jette le trouble dans les idées tactiques. Cette mutation trouve son aboutissement au début du XXe siècle au lendemain des conflits d'Extrême-Orient avec le DREADNOUGHT le croiseur de bataille, le destroyer, tandis que l'aéronef et le sous-marin sortent de l'enfance et remettent déjà en cause certains principes tactiques et stratégiques.
Avril 1916 : au cours d'une reconnaissance de nuit, le sergent Vérines, chef de patrouille, s'effondre, la jambe droite fracturée par une balle. Il grimace de douleur mais n'abandonne pas son commandement et, appuyé sur ses deux camarades, il ramène ses hommes dans les lignes. Lentement, sa main droite monte vers sa tête, faisant ce salut militaire dans lequel se résume toute son existence. De sa main gauche, il montre aux soldats son coeur. L'officier allemand lève son sabre. Vérines est figé au garde-à-vous. Son cri part du fin fond de la poitrine : « Vive la France ! Qu'elle vive ». Un ordre rauque lui répond en écho : « Feuer ! » La rafale déchire l'air de l'automne. Entre ces deux dates, s'écoule toute une vie de droiture et d'honneur militaire. L'officier de Gendarmerie, devenu chef de bataillon de la prestigieuse Garde Républicaine, se lève parmi les tout premiers pour résister - au sens complet du terme - à l'envahisseur allemand. Il rejoint, dès le mois d'août 1940, la glorieuse phalange des hommes de Saint-Jacques, officiers refusant la défaite. Il va, en quelques mois qui fulgurent, constituer un réseau recruté essentiellement parmi ses hommes de la Garde et de la Gendarmerie, puis, après l'arrestation de nombre de ses compagnons, il prend le commandement du réseau Saint-Jacques. Avec lui, c'est toute l'Arme de la Gendarmerie qui prend part - trop méconnue - à la flamme de la Résistance. Mais Jean Vérines, c'est aussi l'incarnation de la France à la Réunion, territoire d'Outre-Mer où il sait se faire aimer et respecter par tous, y compris par ses adversaires et même par les anciens ennemis de la France, tel le chef marocain Abd El Krim. Au-delà de la carrière d'un soldat, ce livre fait revivre l'existence des Gendarmes du bout du monde et connaître le rôle de la Garde Républicaine dans le combat de l'ombre qui aboutira, en 1945, à la libération de la France. Guy Vérines : fils de Jean Vérines, le héros de ce livre, le colonel Guy Vérines a fait toute sa carrière dans l'arme coloniale, l'Infanterie de Marine, qu'il a intégré en 1947, à la sortie de Saint-Cyr. Il a été de nombreuses années en poste en Afrique noire, en Indochine et en Martinique et s'est particulièrement intéressé aux problèmes et aux populations de ces pays. Le colonel Vérines est chevalier de la Légion d'Honneur, Commandeur de l'Ordre national du Mérite, titulaire de la Croix de Guerre des T.O.E., de la Médaille de la Valeur Militaire et de la médaille de la Résistance.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Au travers des moments du quotidien, au travers des échanges humains, au travers des relations professionnelles, j'ai voulu découvrir quelle vie menaient, au coeur des quartiers, ces hommes dont la carrière, toute militaire qu'elle soit, est consacrée aux chevaux. Pendant près d'un an, j'ai aimé partager cette aventure unique que le Régiment de Cavalerie m'a autorisée à vivre, en me laissant le temps, les moyens et la liberté de saisir ce que je cherchais à comprendre. Chaque facette du fonctionnement des escadrons m'a été dévoilée : la formation des gardes, le débourrage des jeunes chevaux, l'apprentissage de l'équitation militaire, l'entraînement des sections sportives, la préparation des spectacles, l'organisation des écuries... Les photos de Béatrice Le Grand, retracent des scènes, des moments privilégiés d'intimité, de complicité, et offrent au public la face cachée d'une réalité mal connue. Tout ce qui fait l'art de vivre auprès des chevaux prend là une véritable dimension. « Chevaux soldats » au service de gendarmes, eux-mêmes au service de la France... Leur grandeur n'est pas seulement dans leur prestance mais bien dans cette harmonie de couples centaures où homme et monture vivent dans un équilibre où jamais l'un ne sert de faire-valoir à l'autre. Au-delà des images stéréotypées des services d'honneur, des prises d'escortes et des grands défilés, j'ai cherché l'âme de la Garde Républicaine !