FeniXX réédition numérique (L'Incertain)
Une atmosphère à la Wim Wenders, à la fois lourde et étrangement légère, décrite avec minutie, pèse sur ces dix nouvelles. Sur fond de paysages omniprésents, des narrateurs antihéros nous y font partager leurs fragments de vie aux destins minuscules. Souvenirs d'après-adolescence, escales vagabondes, dérives sentimentales ou littéraires, prisons et hôpitaux psychiatriques, tous ces rites inhumains ne trouvent exutoire que dans un certain exotisme, décadent et forcément panaméen. Né en 1950, Emmanuel Loi vit et travaille à Marseille. Sociologue, écrivain, scénariste, homme de théâtre à l'écoute de son temps, il est une figure active de la vie culturelle marseillaise, où il collabore à divers journaux et manifestations. Il a déjà publié sept ouvrages.
Une histoire d'amour qui n'en est pas une, une sombre intrigue familiale, des personnages qui mentent en quête du meilleur des mondes, la Tour Eiffel et ses boulons, une langue aussi explosive que les engins manipulés par les protagonistes, ce roman a tout pour surprendre, et pour séduire. Monique Wahlen est née à Paris en 1964, de parents originaires d'Oran. Elle a pour métier la publicité, pour passion le sport (de haut niveau), et pour le reste l'écriture. Tour Eiffel est son premier roman. Le second est déjà prêt, le troisième sur le feu...
Dans ce récit envoûtant aux frontières du fantastique, Daniel Pasquereau vous entraîne avec une sournoise poésie, dans la quête désespérée et lyrique d'un être cassé, oscillant entre le mal de soi et le désir d'approcher, de tâter enfin la tendresse. Le croche-pied est pour la fin : la bascule dans le vide.
« Subitement j'ai eu honte d'être chasseur. J'avais mal dans le bas du ventre, une sorte de douleur érotique, comme le voyeur qui découvre soudain dans l'étreinte de ceux qu'il épie la tendresse qui lui manque et qui l'exclut ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le reflet de 20 ans de pratique, où le lecteur découvrira les secrets d'une démarche analytique qui respecte l'individu et le conduit vers le mieux-être. « Copyright Electre »
Un petit roman épistolaire où deux amoureux échangent leurs paroles osées. « Copyright Electre »
Un soir à New York, Sarkis, mi-rebelle, mi-marginal, découvre la House-Music. C'est la révélation : « Les noirs, majoritaires, dansaient d'une manière inédite, mais que Sarkis comprit instantanément. Cela venait des couilles. La rapidité, l'énergie avant tout. Chacun se découvrait des réserves inattendues, se demandait qui avait pu les paralyser aussi longtemps. Après la House, tout paraissait d'une lenteur insupportable. » Dès lors, entre Londres, Paris et Florence, la désespérance de Sarkis trouve un nouvel exutoire, une nouvelle façon de se dissoudre dans « la puissance productrice du présent. » Écrit dans une langue imagée pleine de fougue et de hargne, Génital est le premier récit d'un jeune auteur suisse à suivre de très près.
Récit énigmatique s'il en est, où le pire est toujours à craindre, on ne quitte pas sans dommage le petit monde angoissant de l'hostoculteur. Quel est cet homme foncièrement paisible, tout droit sorti des couloirs de son hôpital, et qui n'a d'yeux que pour l'alignement coloré de ses géraniums ? Un médecin qui se considère définitivement à l'abri des scandales, certes, mais encore ? Pourquoi, entre séance de jardinage et découverte de macchabées, ses explications paraissent-elles à ce point alambiquées ? Faut-il n'y voir qu'un simple tic de langage ?
Aujourd'hui, les nouveaux venus sont prompts à dégainer. On dirait qu'ils n'ont pas de temps à perdre, refusent de traîner et vous envoient la chevrotine au visage. Ils écrivent court, le temps d'une respiration, mais l'important est de viser juste. C'est un peu agaçant pour les gens qui font des romans. Quoi qu'il en soit, l'avenir est de leur côté, forcément, surtout lorsque le talent s'en mêle. Et s'il arrive qu'au talent vienne s'ajouter le regard, la sincérité et l'énergie, on ne sait pas jusqu'où cela peut aller. On rencontre souvent ces ingrédients, à la lecture du Maillot à pois du meilleur grimpeur. Parfois, ils se trouvent réunis en quelques lignes. Je suis toujours étonné et heureux qu'un jeune écrivain réussisse une mayonnaise du premier coup. Philippe Djian
La vie comme une illusion. Entre gloire et désenchantement. Héros mythique, Jim Morrison (1943-1971), chanteur et parolier des Doors, continue de fasciner des générations d'auditeurs et de lecteurs. Pourquoi ? Ce récit ne prétend pas répondre à l'énigme. Il utilise la fiction et le syndrome du dédoublement de personnalité pour approcher au plus près le mystère. Mais qui parle ? Jim Morrison ? Un malade de légende ? Chaque lecteur, chaque auditeur, dans la caisse de résonance de sa mémoire ? Peu importe. Seul le chant nous emporte et nous fait vaciller parmi la musique des mots. Mythe : récit fabuleux, souvent d'origine populaire, qui met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine.
Un jour ou une nuit d'octobre 1984, à Bolinas, Californie, Richard Brautigan se tuait d'une balle de 44 Magnum. Né en 1935, le plus bizarre des écrivains américains n'avait pas l'intention d'avoir cinquante ans. Dans son presque demi-siècle de vie, il avait tout connu, à commencer par le malheur, qu'il avait fréquenté très tôt, comme une petite fiancée. Et puis la gloire, fulgurante, avec un petit livre intitulé La pêche à la truite en Amérique. Enfin, l'alcoolisme et la solitude, avec, au bout, le silence étonnant. Disciple en mélancolie, Thierry Séchan a voulu parler d'un poète américain qui fut le digne fils d'Henry David Thoreau et de Mark Twain. Deux ans durant, le temps d'un livre laconique et amoureux, l'auteur a vécu avec le fantôme de Richard Brautigan, lisant et relisant son oeuvre. Sur les traces de celui qu'on surnomma the last of the Beats, il a traversé plusieurs fois l'océan à la poursuite du vent, et puis il a franchi la rivière Brautigan. En fin de course, il a sauvé quelques feuillets d'amour fou, d'une sincérité absolue.
À la frontière du néoréalisme et de la science-fiction, Acid run plonge le lecteur dans un univers sombre où des solitaires, prêts à tout pour défendre leur liberté, défient les limites de la violence.
Et si le blue-jean était bien plus qu’un simple vêtement ? Éloge du blue-jean revisite avec humour et tendresse l’histoire de ce symbole intemporel, entre nostalgie et anecdotes savoureuses.
Pourquoi Maupassant, adulé du public, reste-t-il ignoré des élites littéraires ? Une enquête passionnante sur la cabale intellectuelle qui a relégué l’un des plus grands écrivains français hors du Panthéon des Lettres.
Paris, 1957 : un adolescent de banlieue croise la route de Jack Kerouac, icône torturée de la Beat Generation.
De ablution à zouave, voici le tour du monde de la sottise, par un jeune auteur aux tempes grisonnantes, humoriste et poète à ses heures. Résultat : des vertes et des bien dures pour tout le monde et, en particulier, pour ceux qui vont vêtus d'uniforme, les femmes au volant et les Énarques de tous poils. Sont aussi épinglés : les idées toutes faites, les expressions convenues, et autres travers peu comestibles de notre société. Mais si l'auteur a la dent dure, il a aussi le regard tendre, et il sait avant tout rire de lui-même. Associé à l'illustrateur Pascal, dont les vignettes faussement naïves viennent ponctuer l'ouvrage, son venin est des plus roboratifs. Il est donc hautement recommandé de laisser en permanence ces bêtises à portée de main, et d'en suçoter à tout bout de champ quelques berlingots, histoire de réveiller le sot qui sommeille en chacun de nous. Car, ainsi que le disait William Blake : "Si le sot persistait dans sa sottise, il deviendrait sage."