FeniXX réédition numérique (Éditions du Temps)
Cet ouvrage traite de la douleur morale au coeur des théories et des pratiques les plus quotidiennes de la médecine, de la psychiatrie et de la psychanalyse. La douleur morale est une expression de la langue commune qui traduit un état d'âme. C'est aussi un concept issu en droite ligne de la psychiatrie classique depuis les leçons cliniques de J. Séglas sur la mélancolie, leçons qui se voient ici rééditées. Et c'est enfin un signifiant évoquant une expérience vécue dont la complexité structurale est peut-être trop souvent masquée par l'univocité de la notion contemporaine de dépression. Il s'avère en fait porteur de dimensions très diverses, que nous interrogeons, et qui témoignent d'autant de modalités de rencontre du réel. Ce livre s'adresse aux médecins, aux psychologues, aux psychiatres et aux psychanalystes, mais aussi à toutes les personnes exposées à entendre les mots singuliers qui ponctuent la douleur de ceux qui en sont affectés. Leur art ne va pas sans une éthique originale qui lui donne forme et limite et comme il n'y a pas d'éthique qui n'ait pour tâche, même impossible, de se transmettre, cet ouvrage s'adresse aussi, bien entendu, aux étudiants de ces différentes disciplines.
Cet ouvrage est le produit du colloque international sur « La République fédérale d'Allemagne et la construction de l'Europe (1949-1963) » qui a réuni quelques-uns des chercheurs les plus représentatifs d'Allemagne et de France, historiens, juristes, politologues et germanistes. Le symposium a permis un échange de vues critique sur l'état actuel de la recherche à propos de l'intégration européenne de la RFA pendant l'ère Adenauer. Les difficultés initiales et la progression de ce processus font l'objet de prises de position diverses qui s'éclairent les unes les autres. Elles sont centrées sur les problèmes résultant de la division de l'Allemagne et de l'Europe, la question de la sécurité, la politique des partis, la personnalité de Konrad Adenauer et ses relations avec ses interlocuteurs et partenaires majeurs, ainsi que certains aspects économiques et juridiques comme l'économie sociale de marche et la Loi fondamentale. Il aura été l'occasion d'une mise au point scientifique sur la recherche la plus récente en ces domaines en Allemagne et en France.
Entre 1918 et 1989, la démocratie s’est forgée dans l’épreuve : des combats pour la liberté aux défis des totalitarismes, cet ouvrage collectif éclaire les institutions, les idées et les pratiques qui ont façonné les États-Unis et l’Europe.
En tant qu'objet scientifique, la pauvreté pose un problème particulier : celui de l'évolution des concepts, des outils méthodologiques qui sont utilisés pour la comprendre, ou, dans le cas des politiques, pour en parler. Manifestation éclatante de l'inégalité et de la domination sociale, expérience physiquement et psychologiquement destructrice, elle occupe une place stratégique dans la façon dont une société se regarde. Constitué de contributions rédigées par des spécialistes de politique sociale, en Grande-Bretagne et en France, cet ouvrage précise le sens des mots et permet au lecteur de parfaire sa connaissance de la pauvreté en Grande-Bretagne.
Cette collection s'adresse aux candidats des concours du CAPES et de l'Agrégation d'allemand. Chaque volume propose, à travers une dizaine d'articles de fond (rédigés en allemand ou en français), de nombreuses pistes de réflexion permettant d'aller plus loin dans la lecture d'une oeuvre ou l'étude d'un thème. Une communis opinio voudrait que Heine soit un auteur facile. La réalité est bien différente. Ses oeuvres, à l'exception d'une partie des poèmes lyriques, ne récompensent les efforts du lecteur que si celui-ci est très averti. Il y a de multiples raisons à cela, dont la principale est la multiplicité des références de détail de toute nature, spécialement historiques, qu'il faut absolument posséder. Les Reisebilder et, dans une certaine mesure, les poèmes de la Nordsee que Heine y avait primitivement associés, appartiennent à cette catégorie d'oeuvres littéraires « loin des genres et en dehors des rubriques » - en un mot inclassables - dont Maurice Blanchot a naguère fait l'éloge. Cet ouvrage rassemble des études consacrées aux principaux aspects des Tableaux de voyage : diversité et unité des sept récits, principes de composition, fonction des descriptions de la nature, procédés satiriques, arrière-plans historiques, enfin les vues de Heine sur l'histoire et sur la naissance du monde moderne. Aux poèmes de la Mer du Nord sont consacrés trois articles, dont le dernier constitue un modèle d'explication de texte.
Décryptez Les liaisons dangereuses comme jamais : Béatrice Didier révèle comment Laclos joue avec les codes du roman libertin et épistolaire, entre pastiche et ironie mordante.
Cette collection s'adresse aux candidats des concours de l'Agrégation d'anglais. Chaque volume propose, à travers une dizaine d'articles de fond (rédigés en anglais ou en français), de nombreuses pistes de réflexion permettant d'aller plus loin dans la lecture d'une oeuvre ou l'étude d'un thème. Les articles qui composent ce volume, consacré au poème héroïque vieil anglais Beowulf, mettent en évidence toute la richesse symbolique de l'oeuvre. Car ce « miroir de prince » profondément ancré dans son univers nordique du haut Moyen Âge nous donne aussi des leçons universelles sur les valeurs humaines et la lutte contre les forces du Mal. Les différentes contributions de cet ouvrage présentent diverses interprétations de l'oeuvre et de ses personnages : Beowulf est bien plus que la narration de combats merveilleux, c'est une méditation sur la condition du héros (guerrier ou roi), de l'ennemi (exclu, étranger ou monstre diabolique), et de l'homme en général.
Cette anthologie de textes et de documents, regroupés en cinq parties, constitue les sources permettant d'aborder les relations entre musulmans et Latins tant sur le plan politique et économique, que religieux et culturel. Le nombre et la richesse des textes proposés, tirés notamment de documents moins connus comme les Chroniques italiennes, traduites ici pour la première fois, devraient contribuer à une meilleure compréhension des relations entre l'Orient et l'Occident du Xe au milieu du XIIIe siècle.
Entre La comedia, La vida es sueño et l'auto sacramental, El gran teatro del mundo, les rôles sont interprétés par les mêmes types d'acteurs (jeunes premiers, barbons, figures comiques) ; la matière, une dans sa diversité (théologique, ontologique, morale, méta-théâtrale, etc.), est profane pour la comedia, sacrée et eucharistique pour l'auto ; le langage dramatique et poétique, reconnaissable de l'une à l'autre ; les conceptos également mis en oeuvre et les agudezas identiquement « composées » ; la musique et la peinture s'y laissent percevoir dans l'harmonie poétique et les procédés de la evidentia ; les techniques de l'illusion théâtrale, enfin, y structurent la dramaturgie. Seules s'opposent les conditions de représentation, la finalité des pièces et l'importance accordée à la perspective divertissante ou à la nécessité d'édification, bien que chacune des deux oeuvres donne prise et à l'une et à l'autre. Les études proposées dans ce volume rendent compte de ces caractéristiques et trouvent leur originalité dans le poids accordé aux éléments qu'elles privilégient.
De Baudelaire à nos jours, cet essai éclairant retrace l’évolution des grands courants poétiques modernes et offre une méthodologie complète pour analyser les textes.
Cette collection s'adresse aux candidats des concours du CAPES et de l'Agrégation d'espagnol. Chaque volume propose, à travers une dizaine d'articles de fond, de nombreuses pistes de réflexion permettant d'aller plus loin dans la lecture d'une oeuvre ou l'étude d'un thème. 1898 est une date clef, une date mythique liée à la représentation dramatique du « Désastre » qui a profondément marqué la mémoire collective des Espagnols. Más se perdió en Cuba... La conscience nationale est ébranlée, l'Espagne devient un « problème », son passé et son avenir constituent un enjeu idéologique. Dans un climat d'effervescence culturelle s'engagent des débats passionnés, où de jeunes intellectuels entreprennent notamment l'examen de conscience de la nation. Avant même 1898, Miguel de Unamuno et Ángel Ganivet dialoguent sur L'essence de l'Espagne et son avenir.
L'homme artificiel d'origine scientifique est aujourd'hui le thème d'innombrables fictions. Mais comment appréhender les textes qui, au siècle dernier, lui ont servi de matrices ? De quelle manière Le Marchand de sable, Frankenstein et L'Ève future s'intègrent-ils dans la littérature de leur temps et dans l'histoire littéraire ? Quels sens, quelles spécificités présentent-ils ? Telles sont les questions abordées ici, dans une perspective largement comparatiste.
Le texte des Complaintes est si riche en jeux de mots, en créations verbales, en jongleries, mais aussi en allusions de toute sorte, qu'il a semblé indispensable d'établir un Dictionnaire pour l'étude des Complaintes, conçu comme un instrument de travail, et mieux encore, un mode de découverte. Laforgue utilisait le Littré, mais il dépasse ce qu'on serait tenté d'appeler de la « Littérature ». Un dossier de textes complète l'ouvrage, permettant une approche des Complaintes par l'intertextualité et proposant une ouverture comparatiste. Pierre Brunel a réuni dans un précédent volume, Lectures d'une oeuvre : Les Complaintes, des études critiques avec une équipe de spécialistes du poète. Il a cherché à établir dans ce Dictionnaire une continuité avec ces Lectures, et a fait appel, pour l'ouverture sur « Laforgue et T.S. Eliot », à un jeune chercheur anglais, Paul Leitch.
Cette collection s'adresse non seulement aux étudiants préparant l'Agrégation de Lettres, mais aussi aux enseignants, aux chercheurs et plus généralement à tous ceux qui souhaitent aller plus loin dans la lecture d'une oeuvre ou l'étude d'un thème. En tenant compte des états successifs d'un recueil jamais parfaitement abouti, Pierre Brunel a cherché à lui trouver un sens moins négatif qu'on ne le dit d'ordinaire. Les Poésies de Stéphane Mallarmé ne s'enferment pas dans des plis. Elles veulent, d'une certaine manière, faire échec au Néant.
Corinne est un texte qui se mérite. Longtemps marginalisé par l'institution littéraire, il « avance masqué ». Loin du simple roman d'amour, centré par une femme auteur sur une héroïne, il sécrète ses propres codes dans une élaboration générique problématique. Roman du renouveau, dans toutes les valences possibles. Le romanesque y épouse l'Histoire, explorant les voies ouvertes de la libre création, poétique et politique. Entre ces deux champs, une coextensivité absolue, qui ne se laisse pas aisément décrypter par un lecteur innocent.
À la croisée du romantisme, du réalisme et du modernisme, « Death Comes for the Archbishop » est un roman inclassable car, sur le plan tant esthétique que thématique, il était en avance sur son temps. Les articles qui composent ce recueil se sont attachés à en démontrer la richesse et l'originalité. Couvrant un large champ d'approches critiques, ils présentent néanmoins des points de convergences qui permettent de mieux saisir les traits saillants de cette oeuvre complexe.
Sur la scène du théâtre de Molière, parlent des rêves : rêves individuels et sociaux mais toujours excessifs ou trop idéalistes, en conséquence impossibles, frustrés et ridicules. Le théâtre qui libère ces désirs représente le conflit de l'imaginaire avec la force de résistance du réel dont l'imperfection même a provoqué la passion d'être autre. Les trois comédies étudiées, Le Misanthrope, George Dandin et Le Bourgeois Gentilhomme, sont traversées par cette anthropologie du désir ; elles sont trois regards complémentaires, un triptyque qui, de trois angles différents, met en scène les mêmes codes sociaux et le même élan des désirs les perturbant et ainsi les éclairant tout à fait. Ces pièces font de la mondanité réglée par la cour du roi un horizon magique, une zone d'illusion qui fascine les hommes à ce point aliénés par leurs envies qu'ils sont devenus d'excellents personnages de théâtre. Les comédies du Misanthrope, de George Dandin et du Bourgeois Gentilhomme sont lues dans cet essai pour la rencontre qu'elles théâtralisent entre l'extrême lucidité de la représentation sociale et la poésie des désirs la plus résolument humaine.
Proust a travaillé toute sa vie : très tôt ses écrits n'ont pas craint de s'aventurer, pour ce fils de la haute bourgeoisie parisienne, dans les régions obscures de l'innommable, mettant en place une véritable poétique de l'interdit nourrie des trois blessures intimes : l'homosexualité, l'héritage juif à l'époque d'une France en partie réactionnaire et violemment antisémite, et un sentiment permanent de culpabilité vis-à-vis d'une mère profanée dans l'exercice même de cette écriture de la souffrance. Avec Sodome, Proust écrit le plus romanesque des volumes d'À la recherche du temps perdu ; avec Gomorrhe, il invente le livre le plus mystérieux, le plus indéchiffrable, celui qui nous oblige à remettre en cause le titre même et le sujet de Sodome et Gomorrhe.
Mettre en scène la guerre sur l'étroit plateau d'un théâtre est une gageure, et pourtant le théâtre n'a jamais cessé de résonner du fracas de la guerre, à toutes les époques. La guerre est notamment le sujet de la première tragédie qui ait été conservée, Les Perses d'Eschyle, comme de la dernière pièce de Jean Genet, Les Paravents - en passant par Henry IV de ce Shakespeare que Victor Hugo baptisait du nom d'« Eschyle II ». Comment ce défi de la guerre a-t-il été relevé dans ces pièces ? Quel rapport le théâtre de la guerre entretient-il avec le genre tragique ? Quelle est l'implication idéologique du théâtre de la guerre ? Quels problèmes dramaturgiques soulève la représentation de la guerre au théâtre ? Telles sont les questions abordées ici, dans la perspective d'une synthèse comparatiste.
Aujourd'hui la nature de la littérature est devenue incertaine. Depuis un siècle son domaine s'est rétréci, amputé tour à tour par la philosophie, l'histoire, la psychologie, etc. Que lui reste-t-il ? Le style, dira-t-on. Et pourtant, quoi qu'en dise la linguistique, la littérature ne se réduit pas à la forme. Elle vaut d'abord par son sens. Elle a toujours été et elle continue d'être, dans ses oeuvres majeures, le véhicule des grandes idées. C'est en l'envisageant sous cet angle qu'il importe de la redéfinir. Dans un parcours méthodique, l'auteur traite des genres littéraires traditionnels, décrit les grands courants de pensée dans lesquels s'inscrit la littérature et décrypte l'oeuvre des plus grands auteurs.
Cette collection s'adresse aux candidats aux concours externes et internes du CAPES et de l'Agrégation d'histoire et de géographie. OEuvre collective, chaque volume propose des articles spécialisés selon les recherches des auteurs et complète les cours dispensés dans les universités. Ces ouvrages sont également destinés aux enseignants et à toute personne que l'histoire intéresse. La guerre faisait partie du quotidien des Grecs et, en ce sens, elle occupait une place majeure dans la société, débordant largement sur d'autres domaines (religion, économie, citoyenneté...). Ce sont toutes ces interactions, au-delà des modes de combat, qu'une étude sur la guerre doit mettre en valeur, et que l'on trouvera dans cet ouvrage.
Cette collection s'adresse non seulement aux étudiants préparant le CAPES et l'Agrégation d'anglais mais aussi aux enseignants, aux chercheurs et plus généralement à tous ceux qui souhaitent aller plus loin dans la lecture d'une oeuvre ou l'étude d'un thème. Chaque volume s'attache à proposer, à travers une dizaine d'articles de fond (rédigés en anglais ou en français), des compléments aux cours dispensés dans les universités ainsi que de nombreuses pistes de réflexion.
« La Ville et les Chiens », de l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, publié en 1963, est incontestablement l'un des chefs-d'oeuvre de l'histoire de la littérature latino-américaine et l'un des textes emblématiques du « Boom » des années soixante. Vision décharnée de la vie liméenne, le roman a suscité, dès sa publication, des polémiques et des scandales. Violence des rapports humains, techniques narratives envoûtantes, structure emboîtée... La critique n'a pas cessé de se pencher sur cet ensemble de sujets qui constituent le point de départ d'un des projets littéraires les plus fascinants de ce siècle.
Puisque nous évoquons des tensions, soulignons, au fil du rasoir, celle qui, peut-être trop évidente, se trouve au coeur de la publication de Short Cuts et qui par conséquent, informe les écrits qui suivent ; « Short Cuts : Selected Stories » est un recueil et n'en est pas un. Les neuf nouvelles et le poème, soumis à notre analyse, sont extraits (arrachés) à d'autres ouvrages. Si Carver ne cessait de remanier sa production, de sorte qu'il n'est pas rare de trouver des versions différentes et autrement regroupées de ses oeuvres dans des recueils successifs, tel n'est toutefois pas le cas avec ce volume. Regroupement et titre sont ici le seul fait d'Altman qui, responsable éditorial pour l'occasion, nous donne ainsi à voir la substance première de son film de plus de trois heures : Short Cuts : les Américains. Il faut donc lire, au lieu de (ou plutôt en même temps que) « Short Cuts : Selected Stories » by Raymond Carver, « Short Cuts : Stories Selected » by Robert Altman.
« La terre et les paysans en France et en Grande-Bretagne de 1600 à 1800 » est l'oeuvre d'historiens ruralistes, professeurs et chercheurs, français et britanniques. Respectant strictement le libellé du sujet, cet ouvrage souhaite exposer aux candidats au CAPES et à l'Agrégation d'histoire et de géographie, auxquels ce thème n'est peut-être pas toujours très familier, les problématiques actuelles qui remettent en question la vision traditionnelle des sociétés rurales françaises et britanniques. À l'aide d'exemples régionaux il décrit une agriculture qui, en France et en Grande-Bretagne, est loin d'être uniforme dans l'espace et dans le temps. Il répond surtout à
Cette collection s'adresse aux candidats des concours du CAPES et de l'Agrégation d'espagnol. Chaque volume propose, à travers une dizaine d'articles de fond, de nombreuses pistes de réflexion permettant d'aller plus loin dans la lecture d'une oeuvre ou l'étude d'un thème. Les études rassemblées dans ce volume ne correspondent ni à un manuel, ni à une juxtaposition d'études érudites. À partir d'approches différentes et complémentaires (institutions, économie, société, idées, croyances, littérature et art) les auteurs tentent de répondre à une série de questions sur la nature et le fonctionnement de la Monarchie Catholique de Philippe II ainsi que sur la perception qu'en avaient les contemporains. Quelle place tenait l'Espagne dans cette construction multinationale ? L'Espagne était-elle vraiment catholique et à quel prix chercha-t-elle à le devenir ?
Ce livre s'adresse à tout candidat au CAPE et à tout enseignant du premier degré désireux d'approfondir les notions de base dans le domaine de la didactique du français. L'axe de réflexion sera la lecture, envisagée comme compétence transversale, abordée dans tous ses aspects littéraires - concernant autant le candidat devant l'épreuve que l'enfant qui entre dans le monde de l'écrit. En tenant compte des apports les plus récents de la recherche universitaire et des pratiques de terrain innovantes, les auteurs s'efforcent, à partir d'exemples concrets, de montrer la part du lecteur - quel qu'il soit - dans la construction du sens. Cet ouvrage présente chaque fois que nécessaire, des analyses de manuels, d'épreuves de concours, de textes théoriques, de productions d'enfants, en ciblant l'approche méthodologique dans la perspective du CAPE.
Monarchies française et espagnole du milieu du XVIe siècle à 1714 réunit la plupart des meilleurs spécialistes de l'histoire de la France et de l'Espagne modernes. Cet ouvrage renouvelle l'historiographie de la période sur plusieurs points, n'exclut pas le débat et met en valeur les transformations qui aboutissent à la création d'États nationaux. L'insistance sur tous les aspects de la monarchie espagnole, dont l'histoire est souvent peu connue des étudiants, permet la comparaison qui est au centre de la question. Ce volume offre un atout important pour le succès des candidats au CAPES et à l'agrégation d'histoire ou de géographie. Par l'indication précise des sources de l'histoire des deux pays, il ne peut qu'inciter les nouveaux enseignants, en leur facilitant la tâche, à se consacrer aussi à la recherche.
Les Complaintes, premier recueil publié par Jules Laforgue en 1885, constituent un recueil d'une remarquable cohérence, où une évolution est toutefois sensible de l'admirateur de Paul Bourget, du poète « philo », au bouddhiste dilettante, au Pierrot douloureux. Les auteurs de ce livre ont cherché à situer l'oeuvre, à en dégager les grands thèmes, à sonder avec Laforgue les possibilités du langage : d'où le passage naturel des Études à quatre Explications de texte, moins par souci didactique que pour aller à l'essentiel d'un poète déconcertant, difficile et exigeant.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
C'est un guide tout-à-fait exceptionnel et d'une formule nouvelle, chaque chapitre étant illustré par un dessin original ; il permet au visiteur, dès son entrée dans le célèbre « Désert », de suivre pas à pas, à la fois dans l'espace et à travers le temps, le destin pathétique et exemplaire de Port-Royal des Champs. Non seulement il fallait le talent d'un artiste - ou d'un écrivain - pour faire revivre la mélancolie romantique de ces prés, de ces bois et de ces eaux mortes ; plus encore, il fallait une longue familiarité avec ce vallon d'Île-de-France et ces présences immatérielles. Seule, Christiane Rogelet était en mesure de donner - aux amis et aux « pèlerins » de plus en plus nombreux - ce guide irremplaçable du Port-Royal des Champs d'aujourd'hui. Fondé au XIIIe siècle, près de la vallée de Chevreuse, le monastère cistercien reprit, après les troubles et l'effervescence de la Renaissance et de la Réforme, un éclat exceptionnel au XVIIe siècle, grâce à deux jeunes soeurs abbesses, Angélique et Agnès Arnauld. C'est alors que de violentes accusations de « jansénisme » furent portées par l'envie contre le monastère, qui faisait l'admiration de l'Europe et des papes eux-mêmes. Un scandaleux procès en Sorbonne condamna Antoine Arnauld, sans même l'avoir entendu. Pascal, à son tour, condamna les Jésuites, en publiant ses lettres « Provinciales ». Mais les attaques se succédèrent : Bulles, interdits, signatures extorquées, destruction, exils. Le roi septuagénaire prit peur et, en 1709, après une nouvelle Bulle du Pape, fit disperser les dernières Religieuses. Il ne restera pierre sur pierre... Mais ces lieux, chargés de souvenirs, s'animent d'une vie nouvelle dans cette campagne qui, aux abords de Paris, conserve le privilège de sa simplicité et de son charme.
Cette collection s'adresse aux candidats des concours externes et internes du CAPES et de l'Agrégation d'Histoire et Géographie. Présentant les aspects essentiels d'une question du programme, chaque volume peut être le point de départ de l'étude de ce thème, et l'instrument de la révision générale avant les différentes épreuves. Il est aussi proposé des articles spécialisés, qui complètent les cours dispensés dans les universités. Ces ouvrages sont également destinés aux enseignants, et à toute personne que l'Histoire et la Géographie intéressent. Le christianisme du début du VIIe au milieu du XIe siècle dégage les grandes lignes de l'évolution, au cours des premiers siècles du Moyen Âge, d'une civilisation dont le christianisme forme le principal support. Les modalités d'expression de cette religion prennent, dans une homogénéité dogmatique et spirituelle indiscutable, des colorations diversifiées, accentuées par les débats théologiques et les particularismes culturels, qui distinguent les grands sièges patriarcaux : Rome, Constantinople, Alexandrie, Jérusalem, Antioche. Au cours du VIIe siècle, le christianisme affronte sa première grande épreuve face à un islam conquérant. Dans le même temps, les deux grands pôles de la chrétienté, Rome et Byzance, affirment leur prépondérance ou leur spécificité. Longtemps entravé par un environnement hérétique, le pontificat émerge progressivement. Du VIIe au XIe siècle, l'organisation paroissiale se précise, les réseaux monastiques s'élaborent. L'évangélisation progressive élargit l'espace chrétien qui, au milieu du XIe siècle, s'étend de la Pologne à la Castille, de l'Irlande à la Nubie, du Rhin à l'Euphrate.