FeniXX réédition numérique (Éditions du Gerfaut)
En plein cœur de l’hiver russe, deux ennemis jurés, un officier allemand et un soldat soviétique, se retrouvent face à face dans un no man’s land glacé. Une trêve improbable s’esquisse, mais la guerre, elle, n’oublie personne.
1943, front de l’Est. Au cœur de la plus grande bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale, Tribunal de guerre plonge le lecteur dans un dilemme moral déchirant : quand la discipline militaire se heurte à l’humanité des soldats.
Mais quel est donc ce gibier qui envoûte les chasseurs ? Quel est donc cet oiseau qui fascine les écrivains et les peintres de la chasse ? Il s'agit, vous l'aurez deviné, de la bécasse des bois. Didier de la Marnierre, un jour a croisé cet oiseau-gibier. Et depuis, il le traque, le lève, le suit du fusil mais aussi du regard. Histoire vécue ou rêves, légendes ou récits de chasse, peu importe, l'auteur propose ici dix contes qui contribuent au mythe bécassier. Vous voyagerez dans le temps et l'espace, que ce soit en Bretagne ou en Picardie, en Bourgogne ou en Palestine, avec toujours un point commun : la Dame des bois. Lisez-les un à un, savourez chacun de ces contes dans lesquels se mêlent humour, nostalgie, fantastique, histoire et bien sûr chasse. En refermant ce recueil de jolis textes, une chose est évidente : que vous soyez enfant ou adulte, chasseur ou non chasseur, vous aurez également succombé au charme de la bécasse.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Les doigts ensanglantés étaient crispés sur les intestins, pareils à de longs serpents bleuâtres. Et toute cette masse sanguinolente, poisseuse, que les mains comprimaient à grand-peine dans un geste instinctif, semblait vivre d'une vie à part et vouloir s'échapper du ventre de l'homme. Et Kurt regardait avidement cette horreur, cette chose sans nom, et il se disait : « Cela peut m'arriver aussi à moi. Demain, tout à l'heure ou dans une minute. Je serais touché exactement comme l'est cet homme en ce moment et, comme lui, j'essayerais d'empêcher ces choses nauséabondes de fuir de mon corps. Je n'ignorerais pas que j'ai été touché à mort et, malgré tout, je me raccrocherais à la vie, de toutes mes forces ! Des ventres ouverts, des corps sans tête, sans bras, sans jambes ! C'est donc cela la guerre ? »
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Le Japonais était installé à califourchon sur une branche, le dos appuyé au gros tronc de l'arbre. L'homme restait entièrement caché derrière le mur de verdure qui le dissimulait aux yeux de ses ennemis. Devant lui, les feuilles qui tissaient un canevas d'ombre et de lumière, le rendaient invisible. Un sourire tordit la bouche du sergent. Il fallait que le Japonais tombe vivant. Jimmy, Fred et Harold s'étaient retrouvés dans un sale guet-apens au moment où la patrouille quittait Chinswin. Trois braves gars qu'il avait dû abandonner sur la terre pourrie, sans même pouvoir leur creuser une tombe décente. Le corps du Japonais dégringola au milieu du fracas que produisaient les branches en se cassant. Il gisait sur le sol, tenant à deux mains sa jambe, sur laquelle le sang ruisselait. Il ne cilla même pas lorsque Maloney s'approcha de lui. L'un des hommes dégaina son long couteau de commando...
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L'auteur de « Arrête ton char, Ben-Hur ! », après avoir écrit l'épopée des truands méditerranéens, retrouve cette fois ses héros habituels dans le cadre du port d'Anvers. Et c'est l'histoire de filles trop crédules qui pour avoir voulu vivre un beau rêve, le voient s'achever dans les petits bars du Pont-des-Bouchers, le quartier des maisons de joie. Ange Bastiani démonte implacablement et avec une précision d'anatomiste tout le mécanisme de ce honteux trafic. Femmes demi-nues dans leurs oripeaux de fête galante, guettant le client derrière leurs vitrines ; femmes traquées, damnées, enchaînées dans l'enfer du vice, en proie à l'alcool et à la drogue, et dérivant lentement, inexorablement jusqu'aux frontières de la folie. La moindre tentative pour échapper à leur sort c'est l'amende, les coups, la cravache et le rasoir qui trace sur leur peau de bêtes à plaisir, la croix d'infamie. Un livre qui est un document humain et un témoignage d'une parfaite authenticité, écrit dans une langue vigoureuse, dure, cruelle. La vérité vue sous un jour le plus cru, dans l'éclairage au néon des estaminets interlopes, cependant que les mitraillettes crachent la mort et que s'échangent insultes, jurons et malédictions dans tous les argots de la terre.
On évalue à vingt-six milliards de dollars (plus de dix mille milliards de francs : le double du budget de la France) le tribut que la « Murder Incorporated » - l'association internationale de gangsters, émanation de la « Mafia », d'origine italienne, et véritable État dans l'État - prélève annuellement sur la richesse américaine. Sous l'égide du « Tribunal Kangourou » - jury et machine infernale du « gangland » - on torture (surtout les femmes), on saigne, on grille, on assomme. On tue avec des piolets, des poinçons à glace ; on noie, on brûle, on mitraille, on habille avec des pardessus en ciment armé. Le « Syndicat de malfaiteurs », qui groupe toutes les formes du crime et contrôle les « rackets » les plus divers allants du chantage à la prostitution, de la drogue aux sports, des jeux de hasard à la mainmise sur les syndicats ouvriers, ne se maintient que grâce à la corruption, à l'intimidation, et, surtout, à la terreur scientifique. Mais... un atroce malaise éclate au sein de cette conférence permanente interbandits. Fuites, morts inexplicables, exécutions non autorisées, disparitions incompréhensibles, se multiplient à l'envi. Une effroyable panique s'empare des « caïds » de la pègre : il faut à tout prix, découvrir l'identité du « Justicier Mystérieux », cauchemar de la hiérarchie. Robert Tescher connaît à fond les États-Unis et parle couramment l'italien et l'anglais. Il était particulièrement qualifié pour recueillir le palpitant témoignage de Sante Planetta, dit « L'Avocat ». Ce dernier, dans une fresque saisissante, quoique non dénuée d'humour, qui est, en même temps, un poignant reportage, raconte la vie passionnante ainsi que les circonstances troubles de l'assassinat d'Al « Boum-Boum » Anastasia (le Numéro Un). Président de l'Organisation la plus effarante du monde. Il dévoile le dessous des cartes et révèle le mot de l'énigme. Une histoire à faire dresser les cheveux sur la tête. Et à ne pas mettre entre toutes les mains.
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Du plus humble au plus majestueux, du levraut peureux au grand sanglier arrogant, chacun des animaux de nos forêts vit en combattant perpétuel. Dans les marais perdus ou les bois silencieux, ces acteurs luttent, chaque jour, pour s'imposer, pour survivre. La chasse, la vénerie, est le fil conducteur de ces dix nouvelles. Elles ont toutes la saveur de nos territoires, elles sont un hymne à la vie sauvage. Les portraits d'animaux, de chiens de meute, d'hommes et de femmes de la chasse et de la forêt, traduisent avec force et sincérité la passion de l'auteur pour ces héros et leur environnement. Jamais il ne se lasse devant l'oeuvre de la nature, devant sa puissance admise, devant la fragilité extrême. Celle-ci n'est pas enjolivée, idéalisée, ni artificielle. Au contraire, la nature apparaît telle qu'elle est ; impitoyable et authentique. Écoutez ces récits, foulez ces sous-bois, observez ces animaux fugitifs, approchez ces forestiers et ces veneurs. Soyez attentifs et humbles. Alors, cet univers fabuleux vous livrera, peut-être, quelques-uns de ses secrets. Vous saurez pourquoi la nature est si belle, si cruelle...