FeniXX réédition numérique (Éditions de l'Est)
Mai 1940, Lorraine. Florentin, jeune instituteur devenu soldat, découvre l’absurdité d’une guerre qui n’en finit pas de commencer.
1650, Meurthe-et-Moselle. Mélaine survit aux ravages de la guerre de Trente Ans, entre loups, pillards et superstitions. Quand un soldat suédois blessé croise sa route, l’espoir renaît — mais l’hiver sera le plus cruel de tous.
Découvrez les surnoms et moqueries qui ont façonné l’identité de 1300 communes de Lorraine et du Bassigny : une plongée savoureuse dans l’histoire locale, entre anecdotes légendaires et querelles de clochers.
Sa mère voulait l'appeler Jean Bénigne, du nom d'un saint bourguignon. Ce sera finalement Philippe. Philippe Duley même. Comme beaucoup, il a fait les Frères, ensuite. Classique. C'est là qu'il a rencontré saint Nicolas, entre un prix de maintien et un accessit de moralité. Inévitable. Après, il a fait journaliste, en Lorraine aussi. Il s'est mis un beau jour aux livres, à l'écriture qui reste (« Nancy » et « Les Fontaines Lorraines » aux Éditions de l'Est). Normal. Aujourd'hui, la trentaine bien trempée, Philippe Duley exerce son métier à Paris, dans un grand quotidien national. Logique. Il se souvient alors de son enfance, de saint Nicolas. C'est plus qu'une émotion, plus qu'une tradition. C'est l'appartenance à quelque chose. Ancré profond, profond.
Des odeurs puissantes, des bouffées d'air frais s'échappent de ce roman. L'écriture magique de Raymond Vuillemin fait jaillir des pages des personnages aux contours aussi nets que les statues des saints de l'église du village comtois de la vallée de la Loue, où se déroule l'action. Gugu, le grand Dado, le migrateur, la grande Charlotte, le p'tit Zig : c'est la galerie des portraits de ces gosses de 1940, au caractère bien trempé. Lorsque les occupants, les "doryphores", s'installent au pays, ils font avec. Mais, en chacun d'eux, sommeille un Gavroche de province. Frondeurs, rebelles, teigneux, ils en font voir de belles aux Allemands. L'autorité du curé, le Sauget, se brise sur l'espièglerie et l'imagination de ces garnements inconscients du risque. Ils roulent les doryphores dans la farine. Dans le dos du père Badet, de la mère Taroute et de l'Antoinette, ils jouent des tours pendables aux Verts-de-gris. L'esprit de Résistance germe doucement en eux. En 1944, ils ont un peu de poil au menton et un coeur en tricolore. Finis les jeux ! Ils courent vers les Maquis, peut-être vers la mort... Mais c'est déjà une autre histoire ! Gérard Sébille
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage de couarails, chroniques, souvenirs, est paru pour la première fois en 1939. Pour cette réédition, s'est reconstitué, dans la fidélité du souvenir, le fameux tandem Fernand Rousselot-Jean Scherbeck (dont le présent éditeur vient de proposer une nouvelle version luxueuse en deux tomes de "Nos gens"). L'illustre artiste nancéien Jean Scherbeck, accompagne en effet l'inoubliable texte de son ami d'autrefois de quatre gravures originales.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pays des frontières, les Marches de la Meuse s'ouvrent résolument au tourisme entre ses grands voisins, Verdun et la Belgique, le pays de Longuyon et les Ardennes. Au nord du département vert, Philippe Voluer, conservateur du Musée de la Bière de Stenay, exprime tout son attachement à ce pays, dont il connaît - mieux que quiconque - les itinéraires historiques et humains.
Depuis les rizières d'Indochine, jusqu'aux usines du Pays-Haut, des "soldats perdus" d'Algérie aux sidérurgistes lorrains, d'expériences vécues en confidences, Jacques Delivré, confronté pendant sa carrière médicale à des situations souvent tragiques : guerres, bouleversements socio-économiques, témoigne ici de l'importance de l'équilibre psycho-affectif de l'homme. Perte de confiance en soi, anxiété, troubles psycho-somatiques... autant de signaux qu'il convient de ne pas négliger. Pourtant, pas de remède miracle ! Mais une bonne prévention, qui passe par le respect d'une hygiène de vie, et par une réelle motivation de l'individu. Car vivre, conclut l'auteur, ce n'est pas seulement se conserver, c'est aussi et surtout se réaliser.
Les confidences y ont coulé à flots, lors de couarails faussement improvisés ; les troupeaux y ont puisé le réconfort ; les artistes-sculpteurs y ont déversé leur imagination débordante... Durant des siècles, au fil des décennies, lavoirs et fontaines ont témoigné de la vie communautaire qui coule, paisiblement. Aujourd'hui, ces monuments transformés en bacs à fleurs, ces colonnes d'un autre âge, ces tuyaux aux cicatrices multiples, paraissent laisser le temps s'échapper goutte-à-goutte... Pour mieux préserver ces témoins omniprésents en Meuse, il convient de les connaître davantage. Dans ce premier tome de la collection Meuse, créée par le Conseil général, l'Association connaissance de la Meuse et éditions de l'Est, Marc Lechien, Guy Navel et Bernard Parisse y contribuent.
Léon Delarbre a donné à Belfort une école d'art, un musée d'art et d'histoire digne de ce nom, et a formé des générations de jeunes Belfortains. Il laisse une oeuvre variée (dessins-caricatures-peintures à l'huile), dont les reproductions illustrent cet ouvrage. Il prend rang également parmi les historiens de l'Holocauste, car il a rapporté de l'enfer nazi (Auschwitz, Buchenwald, Dora, Bergen-Belsen) des dessins clandestins d'une force remarquable. Conservés au musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, ils sont reproduits dans ce livre.
20 juin 1940 : la défaite française, provisoire certes, n'en est pas moins réelle. Le lieutenant Florentin, dans son P.C. des Vosges, est cerné par les Allemands. Sa mission de combat terminée, au milieu de milliers d'autres, parmi les siens, il subit le retour vers le Rhin, encadré par des sentinelles ennemies. Après le classique transport en wagons à bestiaux, il découvre la rigueur du camp d'officiers prisonniers de guerre, mais aussi la volonté de poursuivre les études interrompues par le conflit et, surtout, la flamme intérieure qui, jamais, ne vacille dans le coeur de ses compagnons. Cet amour de la Patrie permet de s'opposer aux manoeuvres sournoises et avilissantes de l'ennemi car, dans le silence trompeur du camp, la guerre continue, mais l'officier français sait, qu'un jour, il triomphera de son provisoire vainqueur, ce gardien au destin inexorablement scellé.
La géographie et l'histoire ont fait de Clermont l'une de ces villes frontières sans cesse disputées entre leurs puissants voisins. Riche en évènements, son histoire est révélatrice de la vie de ses habitants. « Copyright Electre »
Les textes des conférences prononcées à Nancy tout au long de l'année 1989 par les membres de l'Association pour la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Jeanne et Jocelyn semblent faits pour vieillir ensemble. Mais Jo, l'artiste gai, farfelu, père de Jocelyn, entre dans leur vie comme un ouragan et bouleverse leurs habitudes. Grâce à lui ou à cause de lui, Jeanne quitte son univers clos et protégé au prix de souffrances et de passions. Le destin la comble et la malmène. Qu'importe ! Elle devient une autre femme ; elle vit, enfin. Le destin bouleversant d'une femme, Jeanne, qui se découvre un jour en rupture... d'elle-même, d'une image trop lisse et trop parfaite. 4 L'histoire de son exil, de ses rencontres à la fois drôles et dramatiques - la comtesse de Broska, tellement étrange ; Jo le peintre, excentrique, mais fidèle. Trahisons, coups de coeur et cette question comme un leitmotiv : Jeanne parviendra-t-elle à se trouver, à briser la face glacée du miroir ? Et à quel prix ? Un roman captivant qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.
Archétype des « Mayençais » - ces Lorrains et Alsaciens jetés, en 1793, dans l'enfer de la « Guerre de Vendée » le Nancéien Léopold Hugo apparaît, sous la plume de la plupart des historiens de la Révolution, comme un personnage énigmatique, voire ambigu, plein d'ombres et de mystères. Des légendes tenaces s'attachent à ses pas... Dans un récit haletant, où le souffle romanesque et épique accompagne l'extrême précision des faits - parfois oniriques, dans la manière hugolienne, mais toujours inscrits dans un rigoureux contexte historique - Gilbert Mercier reconstitue, pour la première fois dans son intégralité, le parcours révolutionnaire du futur père de Victor Hugo, confronté à ce qu'il faut bien comparer à un génocide. Chez ce jeune « Bleu », sanguin et hâbleur, mais aussi généreux et fraternel, la guerre et l'amour sont toujours associés. Domine ainsi, sa rencontre avec Sophie Trébuchet dans les landes du pays de Châteaubriant. Le récit se poursuit au milieu des folies parisiennes du Directoire et prend fin sur le Donon, montagne mythique des Vosges, neuf mois avant la naissance de Victor Hugo, à Besançon, le 26 février 1802. La suite de la vie de Léopold Hugo et de Sophie Trébuchet ne sera plus qu'un long déchirement. Mais peut - être n'étaient-ils faits, l'un et l'autre, que pour donner à la Révolution française un sens que le génie de Victor Hugo pouvait seul lui apporter.
En août 1944, les jeunes héros de « La Chasse aux doryphores », les gosses espiègles, chahuteurs, frondeurs qui tourmentaient l'occupant ont grandi. La barbe leur est venue au menton et aussi l'envie d'en découdre avec les « vert-de-gris ». Ils abandonnent en douce le village, leur terrain d'aventures, le théâtre de leur guéguerre de mioches pour le maquis, le vrai. Ils rêvent de reconduire les « Fritz » jusqu'au Rhin. Ils vont être servis. Ce ne sera pas une partie de rigolade. Gugu, après des jours dans les bois du côté du Jura, fera le coup de feu sur le Doubs, près de Dôle. Gazo, le Ramoneur, le Rouquin, sont ses compagnons de combat. La mort les frôle de près. Le Migrateur atterrit dans le maquis du Lomont. Avant d'aller à la bataille, il conte fleurette à Rosine, une fille du Doubs. Le beau roman d'amour est brutalement interrompu. Son groupe est appelé à Clerval. Il faut déloger les Allemands. Le lance-roquettes du Migrateur entre en action. Pas pour longtemps. Le jeune FFI reçoit une balle dans la cuisse et des éclats dans le corps. Autour de lui, les Résistants tombent. Deux balles percent la poitrine de Moustique, Poilu est brûlé par l'explosion d'une citerne d'essence. Le Têtu, le P'tit Zig, le Crépu s'engagent pour la durée de la guerre. Les enfants de l'Occupation deviennent les soldats de la Libération. Sans transition. Lorsque la paix revient, le petit groupe se retrouve à l'hôpital militaire, autour du Migrateur dont la jambe est vilainement amochée. Qui sont les vrais vainqueurs de la guerre ? Ces garçons qui n'ont pour richesse que leurs souvenirs ? Les planqués, les collabos, les profiteurs qui comptent leurs sous, ceux qu'ils appellent les « culs ». Autour d'eux, ils en connaissent au moins vingt... Raymond Vuillemin a utilisé pour son récit la savoureuse écriture de la « Chasse aux doryphores », les mots colorés de ces adolescents de la vallée de la Loue, le langage fleuri de la campagne. Il passe avec talent du cocasse au tragique, du rire aux larmes. Gérard Sébille
« Au Carrefour de l'Amour » le dernier roman d'Henriette Méline, pourrait - parodiant le titre d'une oeuvre célèbre de Constantin Weyer1 - s'intituler « Une Femme se penche sur son Passé ». Cette femme, Édith, décide un jour de tourner la page... et les talons, afin de tenter un nouveau départ. Mais peut-on, à mi-chemin du parcours, se délester aussi facilement de l'héritage du passé ? Henriette Méline essaie de répondre. Dans un style limpide, avec des mots simples, l'auteur nous entraîne dans les sentiers tour à tour tortueux et douloureux, émouvants et tendres, de l'Amour au pluriel. Drames et bonheurs sont vécus et décrits avec délicatesse, sincérité, chaleur. Une belle histoire dans la plus pure tradition romanesque.
« Si vous voulez aller au bout de la réflexion sur mon métier, vous viendrez un matin avec moi en salle d'opération ». Revêtue du masque, des bottes et du pyjama stériles, Claudette Baudet a donc observé pendant cinq heures l'équipe du Dr Roger Piccioli, chirurgien nancéien, spécialiste des problèmes féminins. Cette matinée opératoire -photographiée par Marc Paygnard - c'était en effet, l'indispensable complément aux vingt entretiens préalables du chirurgien et de la journaliste. Résultat : un débat informatif et rigoureux qui révèle ici plus que le quotidien, les responsabilités, les contraintes, le parcours et les hobbies de l'un des 5 000 chirurgiens français. Car ce médecin de 52 ans a lui-même vécu l'expérience de la douleur à la suite d'un cruel accident de bateau subi à 33 ans. Comment a-t-il lutté pour retrouver la maîtrise de son art ? C'est aussi le beau message de ce clinicien à tous ceux qui souffrent.
Il était une fois un petit journal de Nancy, « L'Est Républicain ». Il coûtait cinq centimes et tirait à 2 000 exemplaires. Il a dévoré quatre concurrents locaux puis a conquis la France de l'Est, guerroyant avec succès pour s'imposer en Franche-Comté et en Lorraine et rayonner aujourd'hui de la frontière belge à la frontière suisse avec un tirage moyen de 300 000 exemplaires. Quotidien régional, « L'Est Républicain », a marqué le siècle de son empreinte, témoin ou acteur d'une longue histoire et d'une ouverture quotidienne. Des passions explosives de l'Affaire Dreyfus à la campagne à l'américaine de Jean-Jacques Servan-Schreiber, il reste à la pointe de l'actualité et se veut le reflet de son époque. Son premier roman-feuilleton, « La Vierge de la Moselle » rappelle un climat patriotique un peu rétro ; son premier directeur, Léon Goulette, provoque en duel Maurice Barrès. Le populaire Achille Liégois s'affirme comme l'animateur-vedette des fêtes et des compétitions sportives. En 1946, Sacha Simon, le premier, télégraphie de Nuremberg le suicide de Goering. Un « scoop » mondial retentissant. Dans les années 1950, les chroniques étincelantes de Georges Dirand passionnent les fidèles du Tour de France et du régional Gilbert Bauvin... De Léon Goulette à Gérard Lignac, l'histoire d'une entreprise mais aussi de toute une région se déroule avec ses contrastes, ses surprises, ses péripéties. Une équipe d'universitaires et de journalistes la raconte, et ausculte, radiographie, dévoile la technique et l'évolution du capital, la politique mondiale et le fait divers, les journalistes, les techniciens, les directeurs, les lecteurs, tout ce qui fait un journal. Aujourd'hui, « L'Est Républicain » est ainsi un quotidien dévoilé.
L'ensemble des textes, poésie et prose, retenus dans le cadre d'un concours de l'académie Metz-Nancy, ouvert aux collégiens, lycéens et étudiants. « Copyright Electre »
Diverses contributions à une réflexion sur le développement des ensembles urbains et sur son influence sur notre société. « Copyright Electre »