FeniXX réédition numérique (Du Lérot)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Le tamis des jours rappelle qu'ils ne furent pas tous uniformes, que s'y égrénèrent des parcelles d'émoi. Les vouloir revivre ou la pavane des comparaisons. Avant. Depuis le verbe miroir.
Ce livre situe l'écriture de Céline dans ses deux premiers romans, par rapport au code du langage « populaire », tel qu'il peut être défini à travers les oeuvres de ses contemporains (Barbusse, Dabit, Peisson, Lemonnier, Thérive, Ramuz, Poulaille...). Il montre comment Céline utilise, certes, ce code, auquel il ne peut complètement échapper, mais fort peu et en l'adaptant. L'essentiel est ailleurs, dans la transposition du parlé dans l'écrit. L'accent est donc mis sur les procédés grâce auxquels, à travers le lexique, la morphosyntaxe, la syntaxe, l'énonciation, la narration, Céline a une certaine « façon de forcer les phrases à sortir légèrement de leur signification habituelle, de les sortir des gonds pour ainsi dire, les déplacer [...]. Mais, très légèrement ! Oh ! très légèrement ! » C'est une ambiguïté constante et présente à tous les niveaux qui fonde le style célinien.
Lire les manuscrits de Proust à la lettre, c'est le programme poursuivi par trois généticiens-linguistes, qui scrutent les brouillons de Proust jusque dans leurs ultimes retranchements. Le phénomène de l'écriture, avec ses interruptions et suspensions temporaires, s'y révèle comme secrètement lié au phénomène du souffle respiratoire, avec ses soupirs et intermittences. Au-delà de Proust, ces parcours génétiques poursuivent aussi une visée heuristique : initier le lecteur à une approche des manuscrits littéraires, qui prenne au sérieux la dynamique langagière et énonciative dont les manuscrits portent la trace.
Le producteur attentionné se doit de prévenir le lecteur. Car l'acheteur est un touriste. Il conduit d'une main, sifflote, le genou voisin pelote... Un seul panneau oublié par le baliseur et c'est le fossé, tragédie des congés. Le prière d'insérer est ce panneau, « gaffez le traître virelo », qui évite au chaland bien des désagréments. D'avoir mal balisé, que n'ai-je entendu à propos du tome premier ! ma pauvre Écume, jamais reposée sur les galets... Tout y est passé : « balbutiements », « écriveux en langes », « rebutant », « nausée »... De quoi forcer la prudence pour ce tome II. Et prendre un solide parrain, une mâle autorité. Grangidoigne le dit, qui ne se trompe jamais : « La critique, en se cachant derrière son objet, ne révèle jamais que celui qui l'exprime ». C'est profond, un rien obscur ; c'est la belle langue du ponte. Tricotons l'adage à notre portée : la critique renseigne sur celui qui l'écrit ; pas sur ceux dont elle parle. Voilà, je crois, sur ce fielleux recueil l'amateur rencardé.
Dans ce premier volume de sa monographie de Tusson, l'abbé Roger Ducouret évoque ce que pouvait être la vie des premiers habitants de la région, telle que permettent de la comprendre les nombreux vestiges préhistoriques, de la plus petite pointe de flèche, aux immenses dolmens et tumuli. L'époque gallo-romaine, riche également, puis la naissance de « la foi de nos pères », les invasions barbares et les aléas de la villa tucionencis, premier Tusson, sont décrits tour à tour, jusqu'à la fondation de Fontevrault, suivie de très peu de celle de l'abbaye de Tusson par Giraud de Salles. Autres figures importantes de l'histoire de Tusson : la reine et écrivain Marguerite de Navarre, qui y séjourna et, plus tard, au XVIIe siècle, Nicolas Pasquier, avocat polygraphe, qui nous permet de suivre un épisode judiciaire ayant opposé les dames de Tusson à l'abbaye-mère de Fontevrault. Nombreuses illustrations in et hors-texte.
« Un hiver à Souchez constitue une oeuvre à part, un petit chef-d'oeuvre. Barbusse et Dorgelès ont décrit le même secteur, dans ce même hiver 1915-1916, mais ni l'un ni l'autre n'était en Artois à cette saison. L'admirable tableau de Galtier-Boissière est la réalité que les deux romanciers ont agrémentée à leur fantaisie. La meilleure critique que l'on puisse faire du Feu - et de la dernière partie des Croix de bois - c'est de les confronter avec l'opuscule que Galtier a ajouté à son journal. Toutes les horreurs de l'infâme secteur, on les trouve décrites sobrement, d'un trait sûr, et l'accent de vérité de Galtier impressionne plus profondément les esprits avertis que les excès, les divagations, le sensationnalisme des romanciers. » (Jean Norton Cru, Témoins, p. 142).
Les amants du rempart, roman d'une ville sur ses rochers et de la mer, fait revivre le Saint-Malo de 1925, encore proche de son passé de cité corsaire. La vie du port, les oppositions sociales, le journalisme politique local, sont peints avec un réalisme brutal qui avait fait scandale à l'époque de la première édition.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.