FeniXX réédition numérique (Chronique sociale)
A partir d'une longue pratique du contrat social, l'auteur définit des repères pour la mise en place de trajectoires d'insertion du point de vue de la personne et de la société. Elle souhaite contribuer par des outils concrets à la réduction de la fracture sociale. « Copyright Electre »
78 astuces pratiques et accessibles pour transformer votre regard sur vous-même. Renforcer son estime de soi vous guide pas à pas vers une meilleure connaissance de votre valeur.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Et si l’État avait colonisé nos esprits bien plus que nos vies ? L’État dans nos têtes explore cette mutation silencieuse : de l’État-Nation à l’État Providence, puis à un État sécuritaire et adaptatif.
Douze mille suicides par an ! Un drame réputé inexplicable ? Les auteurs ne le croient pas. Patrick, Annie et quelques autres sont employés à des niveaux divers dans l'ingénierie, les transports, la gestion et l'administration. Ils avaient entre vingt-deux et quarante ans, quand ils se sont connus au Phénix, Centre d'Accueil ouvert à ceux qui veulent mourir. Leur rencontre a débouché sur une parole autonome mettant en cause le discours officiel de l'institution. Elle les a exclus. Ce paradoxe leur a donné à réfléchir. Ils ont constitué un groupe de travail dont ce livre est la première expression. Leur expérience, leur vécu analytique, l'équivoque succès des recettes de mort de « Suicide, mode d'emploi » et la mode galopante de l'euthanasie, les a convaincus que le désir d'en finir n'était pas aussi spontané qu'on pouvait le croire. En fait, la perversion de l'institution ne serait qu'apparente. Les mécanismes sociaux attribuant à certains un rôle de bouc émissaire, leur inculqueraient un comportement suicidaire qui les contraindrait à se tuer lorsque l'étau se resserre. Le prétendu suicide serait donc l'assassinat de ceux qu'on peut appeler des objecteurs de culture, comme il y a des objecteurs de conscience, et pour les mêmes raisons. Cela expliquerait le vide du discours social sur ce thème et l'échec de toutes les politiques de prévention. C'est ce qu'expliquent les auteurs de Parole de (bouc) suicidaires : Cette vie passée à la sauver... Ils veulent vivre... Ils sont vivants... sauf Lili qui n'a pas pu résister.
L’amour, la parole, le bonheur : trois piliers pour repenser nos relations. Vivre un amour humain interroge notre quête d’épanouissement affectif à la lumière des sciences humaines.
Le libéralisme n’est pas une idéologie monolithique : c’est un mouvement aux multiples visages, des Lumières à Thatcher.
Mères en détresse, naufrages d'enfants : approche psychanalytique des autismes et psychoses précoces
Les psychoses précoces, dont les autismes, posent de douloureuses questions au coeur et à la raison. La psychanalyse, surtout à partir de Mélanie Klein, et plus récemment avec Bruno Bettelheim, mais aussi grâce à l'École anglaise (Segal, Meltzer, Tustin) et française (Aulagnier, Chiland, Diatkine, Lebovici, Soule) éclaire d'un nouveau jour cette énigme. La première partie de l'ouvrage décrit la thérapie d'enfants autistiques : Youri, Baptiste, et psychotiques : Noël, Louis et Roger. Dans la deuxième partie, l'auteur part du modèle théorique que Piera Aulagnier propose dans « La violence de l'interprétation » et qui analyse notamment le rôle fondamental de la mère dans la construction de la psyché infantile. Il agence ensuite les innombrables pièces d'un puzzle fournies par douze années de thérapies d'enfants psychotiques. Il raconte comment un nourrisson dont la mère vit à l'occasion de sa naissance une détresse immense, peut s'organiser et s'installer dans un univers de préhistoire ; ce sont les autismes confusionnels ou obsessionnels. Il décrit comment une mère qui ne parvient pas à rompre la fusion initiale - et normale - avec son nourrisson fait vivre à celui-ci une perpétuelle excitation masochiste. Ce sont les psychoses primaires sadomasochistes. Il analyse enfin les effets sur l'enfant d'une angoisse parentale à propos du sexe. L'enfant ne parvient pas à accéder au langage et au statut de « sujet ». Ce sont les psychoses préverbales. Sans pouvoir espérer de résultats spectaculaires, une psychothérapie psychanalytique de groupe permet à de tels enfants de se mettre en scène une vie plus heureuse.
L'éducation devient une nécessité vitale pour tous dans un monde en pleine mutation. Cette éducation doit permettre à chacun d'ouvrir ses fenêtres sur le monde pour mieux comprendre les problèmes auxquels l'humanité est affrontée aujourd'hui. Plusieurs séjours en Amérique du Sud ont permis à l'auteur d'ouvrir les yeux sur l'importance de l'éducation à l'échelle planétaire. Ce livre pourrait aussi bien s'intituler : Les bienfaits de l'éducation pour tous. On y trouvera les grands moments d'une conquête qui n'est pas encore terminée : celle du droit de tous et de toutes à une formation suffisante. Et cette formation suffisante n'est pas aujourd'hui seulement nécessaire, elle est de plus en plus longue et permanente. Une conviction simple anime tout l'ouvrage : à savoir qu'éducation et développement - le développement des personnes et des peuples - sont liés, pour le pire et le meilleur. On parie ici pour le meilleur. Le regard du lecteur, surtout, se sentira attiré par l'avenir. À quel monde devons-nous nous préparer et préparer nos enfants ? Que pouvons-nous faire pour vaincre la faim, diffuser la santé, construire la paix ?
Face à la mort en institution, comment accompagner avec humanité ? Aider à mieux vivre la mort offre des pistes concrètes pour les soignants, les familles et chacun d’entre nous.
Le « chômage d'exclusion » n'est pas une conséquence inéluctable de la nature des choses... ni le résultat de mécanismes supposés immuables. C'est un choix de société qui pose un véritable problème de justice. L'auteur réfute l'idée qu'il y a du chômage parce qu'il n'y a plus assez de travail. Le travail utile et nécessaire ne manquera jamais. Des centaines de milliers de personnes en France et des centaines de millions dans le monde ont besoin de tout et constituent des gisements de travail à faire. Ce n'est pas le travail qui manque... c'est le travail solvable. Or notre société est riche ! On peut donc trouver des solutions. D'autre part, l'auteur constate que le travail, symbole fondamental d'appartenance à une société et de participation à sa vie, reste plus que jamais nécessaire à la dignité de l'homme. Enfin, il analyse et critique cette tendance de notre société à exclure tous ceux qui ne parviennent pas à se hisser au « top niveau ». Comment faire autrement ? Tant sur le plan économique que sur le plan social, le chômage est un véritable gâchis qui prive l'économie et la vie en société de toute la valeur ajoutée que produiraient les chômeurs s'ils retrouvaient des revenus corrects et une sécurité d'emploi. L'auteur propose un nouveau statut pour les chômeurs de longue durée : une sorte de garantie de l'emploi. C'est un système de compensation qui maintient le revenu minimum (SMIC) perçu par le salarié mais qui module le coût du travail à la charge de l'employeur, en fonction : - de la solvabilité différentielle de l'activité considérée et - de la richesse réelle du pays qui permet à l'État de financer le travail à la place du chômage.
Le Maghreb occupe régulièrement l'actualité pour des questions politiques, économiques, sociales ou religieuses. Situés au carrefour du Monde arabe, de l'Europe et de l'Afrique, les trois pays du Maghreb, l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, ne connaissent pas des crises d'une même acuité. Chacun dispose de spécificités liées à son histoire, sa géographie, sa culture... Toutefois, ces pays sont affrontés à des aspects communs : accroissement démographique, dépendance alimentaire, crise économique, islamisme... questions qui ne sont pas indépendantes les unes des autres. Ce livre se situe dans une perspective historique. Les phénomènes que l'on observe aujourd'hui ne se comprennent souvent qu'à la lumière d'événements qui ont secoué ces pays au cours des siècles, et notamment des deux derniers marqués par la colonisation puis les difficultés de la décolonisation. Abordant les problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels, cet ouvrage permet de mieux appréhender la situation que vivent ces trois pays et les responsabilités de l'Europe. Il présente aussi des perspectives d'avenir pour cette région du monde.
Qu'il le veuille ou non, qu'il le sache ou non, tout homme est devenu aujourd'hui un citoyen du monde. Un monde sans frontières, traversé par les ondes, les pollutions, mais aussi les idées et les mouvements sociaux. Notre vie quotidienne est conditionnée par les événements les plus lointains. Et notre comportement ici influence l'existence des hommes là-bas... Nous ne pouvons plus nous désintéresser de ce qui se passe aux antipodes aussi bien qu'à nos portes. Pour maîtriser notre destin particulier, il nous faut désormais comprendre le monde entier. Cette compréhension devient, hélas ! de plus en plus difficile. L'actualité va si vite qu'à peine formulées, les conjectures des hommes politiques et des experts se trouvent démenties. Après quarante ans de guerre froide, l'après-guerre s'achève. Les blocs se désagrègent ; le soleil de la croissance se lève en Extrême-Orient ; la Maison européenne se reconstruit ; la démocratie s'étend à l'est de l'Europe... Des forces nouvelles surgissent et s'affirment : économiques et financières, mais aussi sociales. Les minorités, l'écologie, le religieux entrent en politique. Simultanément, de nouveaux défis nous sont lancés : déséquilibres démographiques, sous-développement, menaces sur l'environnement, éclatement de l'État-nation... Nous sommes entrés dans un monde complexe, instable et imprévisible. Porteur de craintes, mais aussi d'espoirs. Ce livre voudrait jalonner ce nouveau paysage international, y planter des repères, en dessiner, les contours, en esquisser les grandes lignes. Pour que tout homme puisse s'y reconnaître, il faut une boussole pour ce nouveau monde. C'est l'ambitieux et modeste dessein de l'auteur. Au moment où les peuples à t'Est de l'Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine reprennent leur destin en mains, il souhaite apporter aux lecteurs un guide sur ce chemin d'un monde de nouveaux citoyens. Ce livre s'inscrit dans le projet général de cette collection : mieux comprendre, pour mieux agir.
Technologie, économie, société : comment concilier progrès industriel et équité sociale ? Les Mutations techniques et industrielles de Jean Coute décrypte les enjeux majeurs de la modernisation.
Le Lycée Professionnel permet à des élèves d'acquérir une formation technique courte. Dans les faits, il accueille des jeunes qui souhaitent sortir au plus vite du système scolaire. Ces jeunes sont souvent reconnus mal dans leur peau d'élèves, passifs ou refusant ce qui leur est proposé. Après quelques années d'enseignement, l'auteur est insatisfait des relations établies avec ses élèves et de leurs résultats. Il en est de même de sa place dans l'institution. Il décide de remédier à cette situation. Par l'Analyse Transactionnelle, il prend conscience des origines de ses propres difficultés et des possibilités de les dépasser. Son développement personnel s'ouvre alors sur le développement de ses élèves et sur des situations de réussite. À partir de la présentation des concepts de base de l'Analyse Transactionnelle, Bernard Riban propose la mise en place d'applications au domaine éducatif, perspectives de changement et de développement pour les élèves. Ses pratiques vécues au Lycée Professionnel visent à personnaliser les relations pédagogiques. Elles donnent un sens nouveau à la relation éducative.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ce livre porte sur les relations entre parents et enfants. Un parmi d'autres. Le point de vue de l'auteur est pourtant particulier. Un point de vue acharné à mettre au clair tout ce qui est impliqué dans le fait d'aimer un enfant, d'aimer ses enfants. Ce qui est au coeur de l'ouvrage, page après page, est une certitude : il faut aimer ses enfants. Mais c'est aussi une question : comment, aujourd'hui, les aimer en vérité ? Dans notre culture et dans notre vie personnelle, l'enfant est devenu, pour beaucoup, le bien affectif le plus précieux qui soit. C'est sa chance. C'est aussi son risque. Aimer n'est pas, en effet, une évidence première. C'est une oeuvre à accomplir. Quel prix faut-il payer pour bien aimer ses enfants ? L'amour est une nébuleuse, dont l'auteur cherche à discerner quelques contours. Et d'abord les contours imaginaires : tout parent rêve son enfant, comme tout enfant rêve ses parents. Aimer n'est-il pas passer du rêve à la réalité ? La réalité, c'est l'éducation, l'argent, l'autorité : comment aimer et éduquer tout à la fois ? Comment aimer à travers les rapports d'argent, et ce qu'ils signifient symboliquement ? Comment maîtriser la violence qui, toujours, risque de renaître entre ceux qui s'aiment ? Au terme de l'ouvrage, le maître mot est celui d'échange : aimer c'est donner, recevoir, rendre. Difficiles et exigeants échanges de la vie quotidienne à travers le corps, la sexualité, les objets, la parole, pour vivre ensemble. Cet ouvrage n'est pas une somme de recettes. Il interroge, propose des chemins de réflexion, suscite des attitudes avec les enfants. Il est tout à fait adapté pour des recherches collectives, et pour une interrogation personnelle. Il permet de réfléchir sur les questions de la vie de tous les jours posées par les enfants : la vie affective et sexuelle, l'autonomie et la socialisation, l'argent de poche, l'autorité, le dialogue, l'éducation. Cet ouvrage n'est pas un ouvrage froid. Sans être passionnel, il est passionné. Peut-il en être autrement, quand l'amour des enfants est une question et une passion pour l'auteur lui-même ? Peut-être l'auteur a-t-il seulement cherché à mettre un peu de raison dans cette passion qui le travaille. Le lecteur est invité à faire de même, chacun à sa manière.
Que peut-on attendre de l'école ? Quelle est sa responsabilité dans la réussite des enfants et des jeunes qui lui sont confiés ? L'objectif de cet ouvrage est de dire l'essentiel : apprendre c'est apprendre à vivre en relation avec les autres. Partant de là, l'auteur montre que la réussite scolaire est déterminée par le projet de réussir sa vie plus que de réussir dans la vie. Il rappelle que ce projet renvoie chaque établissement scolaire à la question de son projet éducatif c'est-à-dire à la question de la conception de l'Homme qu'il entend former. Ligne après ligne se dégage une cohérence d'ensemble : l'établissement est une véritable communauté éducative où les actions de toutes ses composantes se déroulent en concertation et contribuent ainsi à la réussite de chacun. La lecture attentive de ce livre permettra aux parents, aux enseignants, aux chefs d'établissement, aux élèves, aux cadres éducatifs, aux membres du personnel administratif et social... de mieux saisir leur rôle et les enjeux de leur participation active et responsable dans les processus de formation des enfants et des jeunes. De même les responsables des collectivités publiques y puiseront matière à nourrir leur réflexion afin de prendre les décisions qui s'imposent en vertu du projet de société qu'ils contribuent à réaliser par leurs choix politiques.
Biotechnologie, la signification de ce mot est encore mystérieuse pour beaucoup. Et pourtant la grande aventure a commencé il y a plusieurs millénaires lorsque les hommes se sont mis à faire de la bière, du fromage ou du pain. Ils utilisaient sans le savoir les prodigieuses capacités du monde invisible, le monde des microbes. L'aventure s'est poursuivie à la fin du XIXe siècle. Louis Pasteur est à l'origine du formidable essor de la biologie industrielle : les antibiotiques, les vitamines et bien d'autres substances produites par les microbes ont transformé la vie des hommes. Aujourd'hui, la biotechnologie connaît un spectaculaire regain d'intérêt. Les progrès accélérés de la biologie ouvrent des voies nouvelles inconcevables jusque-là : en 1978, pour la première fois, un microbe ayant subi une "manipulation génétique" s'est mis à produire une hormone du cerveau. L'homme a désormais accès aux commandes des mécanismes de la vie. C'est un nouveau pouvoir, inquiétant pour les uns, facteur de progrès pour les autres. Certains n'ont pas manqué d'évoquer "le meilleur des mondes", imaginant des monstres maléfiques s'échappant des laboratoires. La réalité, plus prosaïque, n'en représente pas moins un champ d'applications dont il est encore difficile de mesurer toute l'étendue : l'agriculture, la santé, la chimie, l'énergie, la pollution, sont les secteurs les plus concernés. Et, bien que ses potentialités soient loin d'être toutes explorées, la biotechnologie constitue déjà l'enjeu d'une âpre compétition internationale. Ce livre s'adresse à un très large public. Il s'efforce de mettre en lumière les questions que beaucoup se posent sur les progrès de la biologie et son impact sur notre vie personnelle et sociale. Une place importante est faite aux explications scientifiques afin de permettre à chacun de démêler, dans ce qu'il lit ou entend, la part de la science et celle de la science-fiction.
Le changement ne serait-il qu'un thème à la mode ? Et le discours sur la crise culturelle le remède à nos inquiétudes ? A la fois actrice et produit du changement, la culture est, au coeur de la crise actuelle, le point de convergence de nos interrogations. Qu'il s'agisse de la famille, des problèmes de santé, d'environnement, de morale ou de tout autre problème social. Ce livre, destiné en priorité aux étudiants de sciences humaines, s'adresse à tous ceux qui se sentent concernés ou préoccupés par le changement culturel, plus particulièrement par la crise des valeurs, dans un monde secoué par des événements dont le caractère spectaculaire risque parfois de masquer les enjeux de transformations plus profondes. L'ouvrage est constitué de sept chapitres qui se répartissent en trois volets. o Le premier consacré aux problèmes généraux du changement : - Conscience et idéologies du changement - Une conception nouvelle de la culture - Les visages du changement o Le second illustre le changement social et la dynamique culturelle à partir de trois observatoires : - Le grand remue-ménage de la famille - Le mirage de la santé - La fête, indicateur de rupture o Le troisième volet insiste sur les rapports de l'identité culturelle et du changement social et souligne l'interrogation sur les réponses qu'appelle ce monde nouveau. Plus de 400 références correspondent au désir d'inciter à la lecture des divers travaux et publications pour nourrir notre réflexion personnelle.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ce livre n'a pas la prétention d'apporter une solution toute faite au conflit algérien. L'auteur refuse les facilités des « il n'y a qu'à » et les simplismes de l'esprit partisan. Il veut simplement expliquer le conflit en le replaçant dans son contexte géographique, historique, sociologique et psychologique, de manière à faciliter le travail de ceux qui, d'un côté ou de l'autre de la barricade, recherchent loyalement une solution équitable et possible. De cette solution, il indique les éléments principaux et l'esprit qui doit l'animer. Chrétien et Français, il cherche cet esprit dans l'idéal chrétien du Christ et dans la tradition française de liberté. Il parle en homme libre - sans prétendre représenter ni un parti, ni même quelque groupe que ce soit. Mais sa liberté fait la force de son témoignage.
Il n'y a pas de père sans mère. L'enfant est le troisième terme d'une relation. Il n'est pas issu de la mère seule et vient à la vie dans un monde d'êtres qui parlent. La paternité est étroitement dépendante du langage qui nous constitue (dimension symbolique). Cette fonction est nécessaire à l'épanouissement personnel et social de l'individu. Certains enfants qui ne parlent pas, repliés sur eux-mêmes, vivent dans l'absence de toute référence paternelle. La présence et la fonction du père intéressent de nombreux parents, éducateurs ou travailleurs sociaux. Qu'est-ce qu'un père ? insiste dans notre société et induit une autre question : qui est le père ? Ce n'est pas seulement le géniteur de l'enfant ou l'homme qui est présent auprès de la mère, mais celui qui se reconnaît et est reconnu père par la mère et par l'enfant. Différentes conditions d'accès à la paternité sont analysées ici. Elles éclaireront les hommes et les femmes concernés par la question. J. Clerget rend compte des différents moments qui organisent la vie d'un enfant dans son rapport à la fonction paternelle : grossesse et naissance, complexe d'oedipe et identifications, adolescence et imaginaire...
Le temps, singulier, présente de multiples facettes. Comme un diamant taillé, il donne à voir des réalités qui diffèrent pour chacun selon les circonstances de sa vie ou les points de vue adoptés, psychologiques, psychanalytiques, picturaux et autres... Sa saisie dans l'avancée en âge interroge individuellement et donne à comprendre sur soi, sur son évolution propre, sur la relation aux autres, entourage et environnement. Le temps, principe structurant et unificateur pour chaque personne peut, comme un mécanisme d'horlogerie, se dérégler par le fait d'événements traumatisants ou d'altérations physiologiques d'ordre pathologique. Il échappe alors à l'entendement, car il n'est plus contenu, ni retenu par la mémoire défaillante. L'analyse de ces phénomènes introduit des perspectives thérapeutiques nécessaires et donne à penser plus profondément sur le sens de l'existence et du vieillissement. La plupart des contributions, ici rassemblées, ont constitué la structure d'un colloque récent sur le thème « Temporalité et vieillissement », organisé dans le cadre de l'Université Lyon II. C'était alors marquer et officialiser l'enseignement et la recherche de la psychologie comme science originale, complémentaire, voire parfois éclairante pour la gérontologie et la gériatrie médicales. La première partie traite de la diversité du temps au cours des âges de la vie et de ses effets tels qu'ils ont pu apparaître entre autres à des peintres au cours de l'histoire. Ensuite, le vécu du temps est abordé selon les milieux de vie notamment dans l'espace institutionnel. Puis, différents auteurs de Genève, Lyon et Grenoble, expliquent en l'analysant les aspects de crise et de pathologie, notamment la démence sénile, si complexe et difficile à approcher dans sa réalité. Enfin, comment jouer et compter avec le temps pour favoriser une meilleure intégration personnelle des atteintes du vieillissement ? Plusieurs auteurs font part de leur expérience et de leur recherche.
Les idéologies ont des noms familiers : nationalisme, libéralisme, socialisme, communisme, fascisme... Des noms qui claquent comme des drapeaux... ou comme des injures. Elles font partie de l'air que l'on respire, du temps que nous vivons. Elles mobilisent les passions, canalisent les enthousiasmes ou excitent la haine ; elles collent si bien à la peau de ceux qui y adhèrent qu'elles sont leur conception du monde, leur manière d'être et d'agir. Vivre en homme et en citoyen conscient le temps des idéologies, vouloir participer activement à l'histoire que tisse l'action des hommes, exige de s'interroger une fois en profondeur sur la question des idéologies, de leur origine, de leur nature et de leurs fonctions dans la réalité sociale qu'elles contribuent à maintenir ou à transformer. Les idéologies font peur : presque toujours, le sang humain a été versé au nom et au cours des affrontements idéologiques ; notre siècle, hélas
Issu de l'expérience de l'auteur, ce livre témoigne des paroles entendues de la bouche des jeunes comme de celle de leurs parents ou éducateurs. La relation entre un adolescent et nous, comme toute relation interhumaine, n'est pas sans la parole qui donne corps à la rencontre. La parole émerge avec les mots, mais elle peut naître aussi de toute expression propre à traduire la vie de notre être et de notre coeur : bouderie, caprice, sourire, regard ou caresse par exemple. La crise chez l'adolescent s'accompagne de conflits caractérisant l'entrée dans l'espace socioculturel adulte. Elle consiste en une mise en cause des rapports à soi-même, aux autres et au monde. Sans vouloir prendre sa place, nous pouvons être avec un adolescent quand il se construit à travers peurs et rêveries, changements corporels et sociaux, amours et peines. La famille, le lycée, le travail sont des lieux privilégiés pour l'expression des tensions et des oppositions, des espoirs et des craintes. Ce livre parle des conditions de la rencontre dans laquelle naissent et se confirment l'identité et le devenir. Il s'adresse à tous ceux, adolescents, parents et professionnels qui cherchent à garder le contact.
Décentralisation dans un pays centralisé La décentralisation est sans doute la réforme, qui, à long terme, risque de modifier le plus le paysage politique, économique, social et culturel français. Encore faut-il qu'elle soit menée à son terme et que dans les divers domaines les pesanteurs, les forces traditionnelles, ne bloquent pas le processus engagé. Cet ouvrage présente le dossier complet des lois actuellement votées, ainsi que des textes qui les accompagnent : décrets et circulaires. À partir de là, on pourra saisir la modification des pouvoirs des acteurs locaux, les conséquences des transferts de compétences dans les divers domaines : urbanisme, éducation, formation professionnelle, santé et action sociale, etc. Mais, pour comprendre la mutation engagée, il faut connaître la situation antérieure, c'est-à-dire les divers mécanismes qui font de la France un pays centralisé : c'est l'objet de la première partie du livre. Cette situation antérieure ne peut être sans influence sur la façon dont les textes votés seront appliqués. La décentralisation se heurtera forcément à des obstacles que nous analysons dans la dernière partie ; elle ne pourra en triompher que dans la mesure où diverses forces sociales feront pression sur les nouveaux détenteurs des pouvoirs pour que le changement soit effectif et permette la participation du plus grand nombre.
La commune est une cellule de base de la société parce qu'elle est un lieu privilégié de communication, d'échanges, d'éducation, de responsabilités et d'exercice de la démocratie. Modifier les comportements en son sein est une condition indispensable à l'évolution d'un pays. L'expérience de vingt et une années d'action municipale menée dans une cité « banlieue » peut servir d'exemple. Cette expérience, René Carême a voulu la partager. La ville qu'il a administrée, Grande-Synthe à quelques kilomètres de Dunkerque, a souvent été distinguée au niveau national pour ses actions innovantes. Cette commune de 26 000 habitants bâtie au pied d'un complexe sidérurgique, a reçu une Marianne d'or pour sa télévision locale et obtenu quatre fois le Premier prix national des villes fleuries. Mais elle a également été précurseur dans de nombreux autres domaines. Ce livre s'adresse à tous.
L'économie sociale est à la mode. Tout le monde en parle, chacun s'y intéresse. De l'ouvrier menacé de chômage qui crée une SCOOP, à l'État qui développe une politique de l'économie sociale, en passant par les syndicats, tous en demandent, mais tous demandent-ils la même chose ? Ce monde foisonnant de l'économie sociale, dont les trois branches essentielles sont les Coopératives, les Associations et la Mutualité, est-il en mesure de proposer une logique différente de celle imposée par le système dominant (économie libérale plus économie administrée) ? Qu'est devenue, au cours de l'évolution, l'utopie des fondateurs du XIXe siècle ? Quel rôle peut jouer aujourd'hui cette nouvelle économie sociale alternative ? Autant de questions que pose cet ouvrage, au-delà d'une description nécessaire de ce que l'on appelle de plus en plus le Tiers-secteur. Le contexte de crise n'est pas non plus absent de notre réflexion. Et puisque l'économie sociale est aujourd'hui conviée à la lutte pour l'emploi, d'autres perspectives s'ouvrent à elle : la décentralisation, les solidarités à créer. Entre l'utopie fondatrice et la réalité quotidienne, quelles chances pour l'économie sociale ?