FeniXX réédition numérique (Cêtre)
Août 1944, Franche-Comté. Les chars américains et français s’affrontent aux Panzer allemands dans des batailles décisives pour la Libération.
Entre Franche-Comté et Alpes suisses, Des rives du Doubs aux Dents du Midi vous guide à travers 65 itinéraires de randonnée, du Jura aux Préalpes.
Un château comtois, trois destins hors du commun : de la Renaissance à Hollywood, ce roman tisse une fresque audacieuse où l’amour d’un lieu unit des vies à travers les siècles.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
À l'intention de nos très nombreux amis, qui connaissent - aussi bien et mieux que nous - l'histoire de la Franche-Comté, il paraît nécessaire de préciser la nature de notre propos en écrivant ce livre. Si nous avons eu le souci constant d'éviter tout contre-sens historique, et de demeurer fidèle à une méthode pratiquée depuis longtemps, sur le plan professionnel, cet ouvrage n'est pourtant qu'un récit romancé, et non pas une publication de caractère scientifique. Nous avons donc essayé de faire revivre la Conquête de 1674 à travers des personnages et des événements traités, les uns et les autres, avec une grande liberté, mais dans une vraisemblance qui respecte profondément l'histoire de notre province.
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L'Europe se refond, la France se décentralise, notre quotidien se mondialise. Et les régions ? Vont-elles s'uniformiser, s'affronter, s'assembler en faisant valoir leur singularité ? Petite région industrielle méconnue au bataillon européen, que devient la Franche-Comté ? Quelles seront les couleurs de son avenir ? La grisaille d'une médiocrité généralisée ? Les éclairs glacés de secteurs de pointe illuminant un désert vert, depuis les rives du Doubs et de la Savoureuse ? À moins que des efforts conjugués ne refaçonnent un tissu régional moderne, aux couleurs chaudes, riche de solidarités économiques et humaines.
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Dans le terrible XVIe siècle, au cours duquel la Franche-Comté allait perdre - dans un bain de sang - les libertés et franchises, que lui valait son appartenance à l'héritage bourguignon des Habsbourg, deux destins se forgent aux deux extrémités de l'Europe. Marie, la petite paysanne comtoise, vivante incarnation des vertus de sa race, pousse - libre et fière - dans le Haut-Pays glacé. Klaus, le jeune paysan silésien, pris dans la tourmente de la guerre de Trente Ans, se retrouve soudard "suédois" dans les troupes du duc de Saxe-Weimar, bourreau de la Comté. Klaus et Marie se rencontrent. L'amour l'emportera-t-il sur la haine ? La mort triomphera-t-elle de l'amour ? Deux être se croisent dans l'apocalypse, pendant que - ensevelissant, sous son manteau silencieux, les passions des hommes - la neige, qui purifie tout, pare d'innocence la Comté meurtrie. Ce livre est un chant d'amour à la Franche-Comté, en même temps qu'un cri de révolte qui, trois siècles après l'inique annexion, montre au lecteur que certaines plaies ne se referment jamais !
Qui dit chemin, dit commerce. C'est pourquoi on trouvera ici, non seulement une étude de la voirie d'autrefois dans la région de Salins, mais aussi d'abondants renseignements au sujet des méthodes commerciales des sauneries et, surtout, de la plus importante d'entre elles. Ces méthodes étaient à la fois archaïques et modernes : archaïques dans la Comté de Bourgogne, marché tout proche, protégé, divisé en compartiments ; modernes dans les contrées limitrophes et, avant tout, en Helvétie. La grande saunerie sut conquérir là un important marché, et parvint à le conserver longtemps, malgré la concurrence... Itinéraires obligatoires ou facultatifs, acheminement et répartition du sel, contrebande, font aussi l'objet d'une étude minutieuse dans cet ouvrage.
Pasteur, qui est un des plus grands savants du monde, est aussi le plus illustre des Comtois. De son vivant, il a connu tous les honneurs, sauf un qui lui a été refusé par ses compatriotes : celui d'être sénateur. Pendant une longue période de sa vie, Pasteur a, en effet, rêvé d'être sénateur. Pour comprendre ce désir du savant, il faut connaître ses origines comtoises, son penchant pour la célébrité, ses opinions politiques, ses relations avec ses « maîtres » et, notamment, J.-B. Dumas qui était sénateur et que Pasteur admirait. Le 27 juillet 1870, un décret impérial le nomme sénateur « pour services rendus à la science », mais la guerre avec l'Allemagne empêche la promulgation du décret, et Pasteur ne figurera pas sur la liste nominative des sénateurs. En eut-il des regrets ? Sans doute puisque, le 30 janvier 1876, il sera candidat dans le jura aux élections sénatoriales et, après une campagne passionnée, il sera battu. C'est cet aspect mal connu de la vie de Pasteur, que raconte Robert Bichet, auquel le conservateur du musée de l'Institut Pasteur écrit : « Vos recherches apportent un éclairage original sur un aspect de la vie de Pasteur que ses biographes ont un peu négligé. » Et, dans sa préface, Alain Poher, Président du Sénat, écrit : « Mon cher ami, merci de nous avoir offert ce dossier étonnant. » Ce dossier intéressera sans doute les nombreux « amis de Pasteur », les scientifiques, les médecins, et aussi les élus, notamment les sénateurs et les délégués sénatoriaux.
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Les automobilistes, les musardeurs, et les gens qui marchent à vive allure, ou courent tout au long du quai vers quelque rendez-vous, dans une poursuite imaginaire (on ne sait qui est le poursuivi et le poursuivant : au flanc clair de l'eau, la mort échevelée ?). Les quais sont utiles. Comme de mainte chose de l'industrie humaine ou de la création naturelle, comme de tous les lieux de passage (non seulement au sens de mouvement dans le temps et l'espace : seuil d'une découverte, d'une initiation), l'usage des quais, en éludant l'attention à leur réalité affranchie d'emploi et de destination, en efface la vue et, plus encore, le recul réflexif. Et, scrutant plus avant la grande barge bleu-azur, la berge pierreuse, la forme des quais est-elle détachable de son exercice, de sa fonction, de sa jouissance, de son sens ? À l'écart de tout dogme, on peut se demander si le fait qu'ils servent, leur donne aussi ce caractère esthétique, voire spirituel par le détour de l'allure, médiocre dans notre regard.
L'écriture, ce n'est pas l'exécution d'un projet, c'est une tentative hasardeuse pour rencontrer des faits qui sortent un peu de l'ordinaire. Le conte, c'est aussi une façon d'aller au hasard, et de parler de ce qu'on rencontre, et de se faire des réflexions en passant. Un conte, c'est une histoire qui n'est pas préméditée.
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Le 22 septembre 1992, la République française aura 200 ans. Or, ce n'est qu'en 1880 que le 14 juillet est fête nationale et que la Marseillaise devient, enfin, l'hymne officiel de la République française. Ces premières décisions, en juin 1879, de la République troisième du nom, enfin triomphante des diverses tentatives de restaurations monarchiques ou impériales, se traduisent à l'époque, à travers villes et campagnes, par l'inauguration - entre 1880 et 1914 - de quelque 440 monuments de la République dans toute la France. Au nord de la Loire, la zone de plus forte implantation des « Mariannes de la République » se situe en Franche-Comté. Modérée ou radicale, conservatrice ou révolutionnaire, celle-ci élève à la République une trentaine - pour le moins - de bustes et statues. Au-delà d'un inventaire de l'iconographie républicaine en Franche-Comté, c'est toute une période de l'Histoire comtoise, celle de la période ascendante de la IIIe République, que le lecteur est appelé à découvrir. Cette rencontre avec les Mariannes de Franche-Comté, est aussi un retour aux sources, dans tous les sens du terme, de la République moderne.
Le noir est une couleur, mais il n'en faut pas mettre partout. Ce recueil d'essais n'est point pessimiste, au contraire. Le monde - tel qu'on croit qu'il est à présent - déçoit ceux qui ont vécu le monde ancien, tel qu'on s'imagine maintenant qu'il était. On perd un peu la mémoire. La jeunesse, dans la réalité des jeunes et dans le coeur des vieux, on en parle amplement. Parcourant les âges de la vie, on en a fait des images que vous trouvez ici, visages de tous temps, bébés devenus adultes, vieillards. Tous ont leurs grâces et rayonnent humblement de la gloire de Dieu. Métiers abîmés par le progrès, et à grand peine renaissants dans un artisanat plus vivant qu'on ne croit. Paysans reniés par les pouvoirs qui subsistent dans la pauvreté. Racines du monde qu'il faut à toute force sauver. Honneur des Musées de folklore et de plein air, tradition populaire provisoirement à la mode, et déjà piégée par les plagiaires. On essaie une défense des chercheurs sérieux, mais il est tard. Église. Le mouvement profond du peuple de Dieu la renouvelle. Curés décimés, décriés, encore actifs plus qu'on ne croit. Personnes remarquables, inconnues ailleurs qu'au village. Cela fait une espèce de monde pas nul. Paris l'ignore, avec ses grands airs de folle de Chaillot ; le monde officiel ne le reconnaît pas, mais ce livre en témoigne, non sans violence. Quel commerce ! Mais aussi, quelle santé !
Après le coup d'État du 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte instaure l'Empire, qu'il fera approuver par le plébiscite du 2 décembre 1852. À Longepierre, petit village de Saône-et-Loire, aux limites de la Côte-d'Or et du Jura, l'opinion se partage entre riches et pauvres, notables et petites gens, partisans de l'Empire et Républicains. Le drame éclate dans la nuit du 2 au 3 mars 1851. Le tocsin éveille les habitants. Le cri : « Au feu ! », particulièrement redouté dans les campagnes, résonne. Ce n'est que le premier incendie. Il y en aura beaucoup d'autres qui, en sept années, détruiront 70 des 114 habitations composant l'agglomération. Ces feux sont d'origine criminelle. Les notables désignent le coupable : leur ennemi politique, Pierre Vaux, un « rouge ». À travers cet homme, le pouvoir - utilisant une magistrature aux ordres - va tenter de jeter l'opprobe sur toute une famille professionnelle, celle des instituteurs, dont 20 000 vont payer cher leur dévouement à la République, et leur foi dans la liberté. Le village en flammes, est le récit véridique de la tragédie dont Longepierre et son maître d'école furent victimes. Il retrace la lutte opiniâtre de quelques hommes intègres, pour faire éclater la vérité et réhabiliter un homme exceptionnel qui, dans les plus grands malheurs, sut garder sa dignité. La justice finit par triompher, mais bien trop tard, et au prix de quelles souffrances ! Sur cette affaire qui passionna la France et suscita les passions, cet ouvrage apporte des documents inédits, accablants pour les autorités judiciaires de l'époque.
Belfort, arrière-pays roman adossé aux pays du Rhin, fut de tous temps lieu de passage des invasions venues de l'Est, porte ouverte ou fermée suivant les vicissitudes de l'Histoire. Longtemps bourgade collée à son rocher fortifié, la ville naît réellement à la fin du XIXe siècle avec l'implantation des usines. L'une d'elles, Alsthom, joue un rôle primordial dans la vie de la cité. L'auteur défend la thèse selon laquelle l'urbanisation, la vie culturelle, les comportements sociaux et politiques, sont des produits du rapport usine-cité, et constituent un système singulier : l'industrialisme belfortain. Ces rapports font aussi que Belfort, tout en n'étant plus alsacienne, ne s'est jamais identifiée complètement comme comtoise. Au seuil de cette ouverture européenne, dont on ne sait trop s'il faut en attendre une perte des identités, ou leur affirmation nouvelle, ce livre s'adresse aussi bien au Belfortain de souche, qu'à l'arrivant de fraîche date, ou au visiteur de passage. S'il n'échappe pas aux clichés, partant de ceux d'aujourd'hui, il prétend leur restituer une profondeur de champ rendant intelligible le mouvement de la vie de la ville, et de ceux qui la font.
Franc-Comtois de souche, et à présent retiré dans le Haut-Doubs, Jules Vuillemin a terminé sa carrière académique au mois d'octobre 1990. Il enseignait la philosophie au Collège de France. Mais il enseigna d'abord à Besançon, au Lycée Victor Hugo, où il avait été nommé professeur en octobre 1943. Jules Vuillemin figure déjà dans la « Bibliothèque comtoise », 1991, avec Trois histoires de guerre. Dettes se rattache à cette collection, qui comprend à ce jour sept volumes, et qui a pour double ambition d'arracher à l'oubli des écrits significatifs du patrimoine régional, et de faire connaître les auteurs comtois contemporains.
Au nord-ouest de Pontarlier, sur une dizaine de kilomètres, au contact d'un versant boisé, se trouvent trois villages : Sombacour, Bians, Goux-les-Usiers. Un peu plus de 5000 hectares, un climat rude, et quelque 2000 habitants aux débuts du XIXe siècle. Michel Malfroy, Bernard Olivier, et Joël Guiraud nous présentent le Val d'Usier dans tous ses aspects.