Sup - Le Sociologue
Une tentative neuve pour définir une sociologie dynamiste est proposée : saisir une société comme une totalité étayée sur des tensions multiples, dont la résolution exprime le devenir social. Le changement, la transition constituent alors la normalité sociale. Cependant, interviennent des processus variés de régulation (en particulier, politiques et idéologiques) qui vont contraindre la résultante libre de dynamismes socio-économiques et faire cristalliser des réseaux de relations en « structures ». A la fois acteurs et auteurs du changement, les agents sociaux sont les membres actifs d'une « Histoire double », riche en problèmes ouverts. La construction de modèles dynamistes termine cet essai, effort d'articulation et de synthèse entre des courants spécialisés.
Découvrez la première étude d'ensemble sur l'anthropologie britannique, un ouvrage de référence qui a marqué son époque.
Et si la rumeur n’était qu’un miroir de nos peurs et de nos croyances ? Les rumeurs de Michel-Louis Rouquette explore ce phénomène social fascinant, révélant comment l’information non contrôlée façonne nos angoisses et nos comportements.
Le phénomène publicitaire déborde la seule problématique de la consommation des objets et de la reproduction des besoins pour devenir une modalité de l'échange social. Plus que la répétition des images et des slogans, plus que la fascination compulsive pour un « monde des objets », le langage publicitaire pénètre tous les modes du langage quotidien. Les intonations, les structures visuelles, les tournures linguistiques sont reprises dans les rapports sociaux mais elles deviennent surtout productrices de l'échange et permettent une mise en scène sociale articulée sur les mêmes modèles culturels. La publicité sur les loisirs, sur l'habitat crée une représentation de l'espace réductrice de toute l'ambivalence propre à l'appréhension du corps dans le milieu environnant : la division, le découpage le plus rationalisé coïncident avec la représentation de l'infini, de l'ailleurs ou de l'espace sans limites. Plus que le langage de l'apparence généralisée, le langage publicitaire développe, essentiellement dans sa forme, un rythme obsessionnel de la pratique sociale. Les mots, les images, les sons devenant des choses - ou des représentations de choses - le langage publicitaire pourrait presque se comparer à une activité mentale dominante. Dès lors, le « consommateur », personnage fictif, n'est plus un récepteur harcelé de messages, il n'est que l'alibi d'un langage sans sujet qui s'accomplit dans une véritable compulsion symbolique de l'échange. Le choix du bien de consommation et l'objet de l'échange n'ont plus d'importance : la conscience d'un achat bien déterminé ferait échouer le processus consommatoire. Ainsi le phénomène publicitaire tend-il à simuler l'enjeu d'un désir absolu, dépassant les limites d'une « société de consommation » encore dominée par le culte de l'objet.
Et si les machines parlaient aux hommes par des codes ? Codes et machines décrypte comment l’industrie moderne s’appuie sur des systèmes de signes pour automatiser la production et transformer le travail humain.
Un ouvrage de la célèbre collection "Le Sociologue" qui s'attache ici à mettre en mouvement les notions apparemment figées et disjointes qui habitent les études démographiques. Ce sont les liens et les interactions entre toutes les données sociales des populations que les auteurs ont cherché à dégager dans les pages de cet ouvrage, choisissant pour cela d'isoler certains aspects les plus à même de sensibiliser le lecteur le moins introduit aux questions évoquées.
Le design n'est pas un style qui se jouerait sur le mode de différenciations successives même s'il doit se définir face au style et articuler avec lui la rupture majeure qu'il doit annoncer : c'est d'ailleurs là son ambiguïté première. Ainsi à une question générale venue du monde de la production, le design n'offre pas une réponse particulière dont le champ d'application serait restreint, mais une réponse générale qui affecte toutes les instances de la société. Il fixe les traits d'une nouvelle stratégie sociale dont les normes sont fortement coercitives.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Qui réussit, qui échoue à l'Université et quel est le devenir des exclus ? Pour obtenir des éléments de réponse à ces questions, une population qui groupait au départ 6 919 étudiants a été suivie pendant neuf ans. Les faits établis mettent en évidence que le diplôme est fonction de la naissance. L'analyse des processus en jeu montre précisément que : les rapports de dominance économiques et idéologiques - qui définissent l'identité historique des classes sociales et des catégories de sexe - constituent le principe explicatif des disparités dans le devenir scolaire et social des individus. Cette analyse conduit à s'interroger sur la validité d'études scientifiques qui, en dépit des apparences, réfèrent à un donné absolu les inégalités sociales face au savoir, qu'elles les rapportent à des différences d'aptitudes intellectuelles ou à des différences linguistiques et culturelles. En réalité, comme le révèle une étude historico-critique, l'appropriation, par une minorité, d'un savoir devenu élément de pouvoir est fruit de rapports sociaux transitoires et non expression d'un ordre des choses, d'une fatalité.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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