Georges Ribeill
Georges Ribeill
Une tentative neuve pour définir une sociologie dynamiste est proposée : saisir une société comme une totalité étayée sur des tensions multiples, dont la résolution exprime le devenir social. Le changement, la transition constituent alors la normalité sociale. Cependant, interviennent des processus variés de régulation (en particulier, politiques et idéologiques) qui vont contraindre la résultante libre de dynamismes socio-économiques et faire cristalliser des réseaux de relations en « structures ». A la fois acteurs et auteurs du changement, les agents sociaux sont les membres actifs d'une « Histoire double », riche en problèmes ouverts. La construction de modèles dynamistes termine cet essai, effort d'articulation et de synthèse entre des courants spécialisés.
Chaque grand chantier ferroviaire s'est voulu emblématique de la modernité, une aventure du progrès illustrée par les matériels, les technologies et les financements. La liaison entre Paris et Bordeaux s'inscrit dans cette démarche tout au long de son histoire depuis les années 1840 jusqu'aux débats actuels autour de la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV). Les soixante-quinze ans de l'électrification de la ligne (2013) et la perspective de l'ouverture de la LGV entre Tours et Bordeaux en 2017 donnent une actualité à cette liaison étudiée ici collectivement. Des historiens reconstituent dans ce livre les pulsations de la modernité, du xixe siècle à la révolution électrique de l'entre-deux-guerres et à l'apogée de la ligne classique, tandis que le chantier actuel est présenté et discuté par des ingénieurs et un historien de l'économie. Par étapes chronologiques, le livre évalue le rôle des décideurs animés par l'esprit d'entreprise et des conceptions d'aménagement du territoire. Il reconstitue les révolutions techniques à chaque fois nécessaires pour relancer la compétitivité de ce grand réseau.