Reflets et racines
Mai 1940, Lorraine. Florentin, jeune instituteur devenu soldat, découvre l’absurdité d’une guerre qui n’en finit pas de commencer.
La vie d'un petit chtimi, frère de Bibi Fricotin, qui a échappé à la mine pour se faire un prénom à l'image de sa vie, de sa gouaille, de sa musique. Et, par-delà ses aventures et mésaventures, un témoignage savoureux sur les bals populaires des années trente à nos jours.
Découvrez les surnoms et moqueries qui ont façonné l’identité de 1300 communes de Lorraine et du Bassigny : une plongée savoureuse dans l’histoire locale, entre anecdotes légendaires et querelles de clochers.
Des odeurs puissantes, des bouffées d'air frais s'échappent de ce roman. L'écriture magique de Raymond Vuillemin fait jaillir des pages des personnages aux contours aussi nets que les statues des saints de l'église du village comtois de la vallée de la Loue, où se déroule l'action. Gugu, le grand Dado, le migrateur, la grande Charlotte, le p'tit Zig : c'est la galerie des portraits de ces gosses de 1940, au caractère bien trempé. Lorsque les occupants, les "doryphores", s'installent au pays, ils font avec. Mais, en chacun d'eux, sommeille un Gavroche de province. Frondeurs, rebelles, teigneux, ils en font voir de belles aux Allemands. L'autorité du curé, le Sauget, se brise sur l'espièglerie et l'imagination de ces garnements inconscients du risque. Ils roulent les doryphores dans la farine. Dans le dos du père Badet, de la mère Taroute et de l'Antoinette, ils jouent des tours pendables aux Verts-de-gris. L'esprit de Résistance germe doucement en eux. En 1944, ils ont un peu de poil au menton et un coeur en tricolore. Finis les jeux ! Ils courent vers les Maquis, peut-être vers la mort... Mais c'est déjà une autre histoire ! Gérard Sébille
Cet ouvrage de couarails, chroniques, souvenirs, est paru pour la première fois en 1939. Pour cette réédition, s'est reconstitué, dans la fidélité du souvenir, le fameux tandem Fernand Rousselot-Jean Scherbeck (dont le présent éditeur vient de proposer une nouvelle version luxueuse en deux tomes de "Nos gens"). L'illustre artiste nancéien Jean Scherbeck, accompagne en effet l'inoubliable texte de son ami d'autrefois de quatre gravures originales.
20 juin 1940 : la défaite française, provisoire certes, n'en est pas moins réelle. Le lieutenant Florentin, dans son P.C. des Vosges, est cerné par les Allemands. Sa mission de combat terminée, au milieu de milliers d'autres, parmi les siens, il subit le retour vers le Rhin, encadré par des sentinelles ennemies. Après le classique transport en wagons à bestiaux, il découvre la rigueur du camp d'officiers prisonniers de guerre, mais aussi la volonté de poursuivre les études interrompues par le conflit et, surtout, la flamme intérieure qui, jamais, ne vacille dans le coeur de ses compagnons. Cet amour de la Patrie permet de s'opposer aux manoeuvres sournoises et avilissantes de l'ennemi car, dans le silence trompeur du camp, la guerre continue, mais l'officier français sait, qu'un jour, il triomphera de son provisoire vainqueur, ce gardien au destin inexorablement scellé.
Les textes des conférences prononcées à Nancy tout au long de l'année 1989 par les membres de l'Association pour la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. « Copyright Electre »
Jeanne et Jocelyn semblent faits pour vieillir ensemble. Mais Jo, l'artiste gai, farfelu, père de Jocelyn, entre dans leur vie comme un ouragan et bouleverse leurs habitudes. Grâce à lui ou à cause de lui, Jeanne quitte son univers clos et protégé au prix de souffrances et de passions. Le destin la comble et la malmène. Qu'importe ! Elle devient une autre femme ; elle vit, enfin. Le destin bouleversant d'une femme, Jeanne, qui se découvre un jour en rupture... d'elle-même, d'une image trop lisse et trop parfaite. 4 L'histoire de son exil, de ses rencontres à la fois drôles et dramatiques - la comtesse de Broska, tellement étrange ; Jo le peintre, excentrique, mais fidèle. Trahisons, coups de coeur et cette question comme un leitmotiv : Jeanne parviendra-t-elle à se trouver, à briser la face glacée du miroir ? Et à quel prix ? Un roman captivant qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.
C'est dans une maison de la tour de l'Eglise à Sézanne que Roger Boyer, fils d'un sabotier et d'une marchande de légumes, vit le jour le 9 mars 1888. Il fit des études primaires et secondaires pour se consacrer à l'enseignement. Il débuta comme instituteur à l'école de garçons. Puis, après son service militaire effectué à Toul, il exerça au collège de Sézanne jusqu'en 1946, année qui marqua la fin d'une brillante carrière qui lui valut Les Palmes Académiques. En 1914, trois ans après son mariage, il fut mobilisé et affecté au 156e R.I. Il combattit successivement en Belgique, en Artois, en Lorraine et en Champagne lors des grandes batailles de 1915. Deux fois, blessé, M. Boyer fut nommé officier avant de partir pour l'armée d'Orient à Salonique. Sa conduite lui valut la croix de guerre et la rosette de chevalier de la Légion d'honneur. A son retour, il continua à se consacrer à l'enseignement. Parallèlement à ses activités professionnelles, il s'adonnait à de multiples occupations, notamment au sport et à la musique qu'il pratiquait dans les sociétés locales. Secrétaire du SAS, puis président de la Musique Municipale, son inlassable dévouement était apprécié de toute la population. Passionné de la vie locale, M. Boyer accepta des fonctions de correspondant de presse, d'abord à l'Eclaireur de l'Est depuis 1920, puis à l'Union jusqu'en 1970. Il consacra de nombreuses années au service de l'information avec un admirable souci de vérité et d'objectivité. Les multiples documents qu'il conservait, les anecdotes qu'il a vécues et notées ainsi que son étonnante érudition faisaient de lui, au-delà du chroniqueur apprécié, l'historien incontesté de notre ville.
En août 1944, les jeunes héros de « La Chasse aux doryphores », les gosses espiègles, chahuteurs, frondeurs qui tourmentaient l'occupant ont grandi. La barbe leur est venue au menton et aussi l'envie d'en découdre avec les « vert-de-gris ». Ils abandonnent en douce le village, leur terrain d'aventures, le théâtre de leur guéguerre de mioches pour le maquis, le vrai. Ils rêvent de reconduire les « Fritz » jusqu'au Rhin. Ils vont être servis. Ce ne sera pas une partie de rigolade. Gugu, après des jours dans les bois du côté du Jura, fera le coup de feu sur le Doubs, près de Dôle. Gazo, le Ramoneur, le Rouquin, sont ses compagnons de combat. La mort les frôle de près. Le Migrateur atterrit dans le maquis du Lomont. Avant d'aller à la bataille, il conte fleurette à Rosine, une fille du Doubs. Le beau roman d'amour est brutalement interrompu. Son groupe est appelé à Clerval. Il faut déloger les Allemands. Le lance-roquettes du Migrateur entre en action. Pas pour longtemps. Le jeune FFI reçoit une balle dans la cuisse et des éclats dans le corps. Autour de lui, les Résistants tombent. Deux balles percent la poitrine de Moustique, Poilu est brûlé par l'explosion d'une citerne d'essence. Le Têtu, le P'tit Zig, le Crépu s'engagent pour la durée de la guerre. Les enfants de l'Occupation deviennent les soldats de la Libération. Sans transition. Lorsque la paix revient, le petit groupe se retrouve à l'hôpital militaire, autour du Migrateur dont la jambe est vilainement amochée. Qui sont les vrais vainqueurs de la guerre ? Ces garçons qui n'ont pour richesse que leurs souvenirs ? Les planqués, les collabos, les profiteurs qui comptent leurs sous, ceux qu'ils appellent les « culs ». Autour d'eux, ils en connaissent au moins vingt... Raymond Vuillemin a utilisé pour son récit la savoureuse écriture de la « Chasse aux doryphores », les mots colorés de ces adolescents de la vallée de la Loue, le langage fleuri de la campagne. Il passe avec talent du cocasse au tragique, du rire aux larmes. Gérard Sébille
« Au Carrefour de l'Amour » le dernier roman d'Henriette Méline, pourrait - parodiant le titre d'une oeuvre célèbre de Constantin Weyer1 - s'intituler « Une Femme se penche sur son Passé ». Cette femme, Édith, décide un jour de tourner la page... et les talons, afin de tenter un nouveau départ. Mais peut-on, à mi-chemin du parcours, se délester aussi facilement de l'héritage du passé ? Henriette Méline essaie de répondre. Dans un style limpide, avec des mots simples, l'auteur nous entraîne dans les sentiers tour à tour tortueux et douloureux, émouvants et tendres, de l'Amour au pluriel. Drames et bonheurs sont vécus et décrits avec délicatesse, sincérité, chaleur. Une belle histoire dans la plus pure tradition romanesque.
Le « Trait-de-feu » est le nom de la poutre maîtresse qui, dans les anciennes fermes, notamment celles du XVIe et du XVIIe, soutient l'essentiel de la haute cheminée. La poutre secondaire se nomme le retour du trait-de-feu. En général, une petite cache y est aménagée en plein bois, du côté du foyer. Habilement dissimulée, elle recéla, au fil du temps, d'abord des herbes de la Saint-Jean protectrices du feu, puis les onguents des « sorciers » poursuivis par l'Inquisition, parfois le briquet non estampillé et les allumettes de contrebande, ou encore les économies du ménage (la « goyotte ».) Ce nom de trait-de-feu est une adaptation relativement récente de l'ancien terme : le tréfeux, tel qu'on l'utilise encore en Bretagne et dans plusieurs contrées du centre de la France. Ainsi orthographié, il signifie les trois feux qui marquaient, il y a bien longtemps déjà, les fêtes du solstice d'hiver (Noël). Trois feux qui devaient brûler durant trois nuits d'orgie. Ces trois nuits sont à l'origine des trois messes basses instaurées par l'Église pour effacer la tradition païenne de l'inceste sacré, et dont Alphonse Daudet fit le délicieux conte que l'on sait. J'ai donc utilisé ce vocable à dessein, non pour faire « joli » mais parce que c'est sous le trait-de-feu que me fut transmis le meilleur de ce que je rapporte ici. J.-S.
Marie se croit heureuse. Elle aime Luc, Luc l'aime, et il aime son métier : architecte. Il construit un somptueux palais pour un milliardaire à Marrakech. Marie y rencontre Nadège. Nadège fascine Marie : c'est une call-girl. Peu à peu, Marie prend la place de Nadège... Délivrance ? Déchéance ? Plaisir ? Les femmes ont toujours payé cher leur audace... Mais aujourd'hui, elles se la font aussi payer.
Un conte pour enfants doublé d'un message d'espoir pour les myopathes et leurs familles. « Copyright Electre »
« Si vous voulez aller au bout de la réflexion sur mon métier, vous viendrez un matin avec moi en salle d'opération ». Revêtue du masque, des bottes et du pyjama stériles, Claudette Baudet a donc observé pendant cinq heures l'équipe du Dr Roger Piccioli, chirurgien nancéien, spécialiste des problèmes féminins. Cette matinée opératoire -photographiée par Marc Paygnard - c'était en effet, l'indispensable complément aux vingt entretiens préalables du chirurgien et de la journaliste. Résultat : un débat informatif et rigoureux qui révèle ici plus que le quotidien, les responsabilités, les contraintes, le parcours et les hobbies de l'un des 5 000 chirurgiens français. Car ce médecin de 52 ans a lui-même vécu l'expérience de la douleur à la suite d'un cruel accident de bateau subi à 33 ans. Comment a-t-il lutté pour retrouver la maîtrise de son art ? C'est aussi le beau message de ce clinicien à tous ceux qui souffrent.
Il était une fois un petit journal de Nancy, « L'Est Républicain ». Il coûtait cinq centimes et tirait à 2 000 exemplaires. Il a dévoré quatre concurrents locaux puis a conquis la France de l'Est, guerroyant avec succès pour s'imposer en Franche-Comté et en Lorraine et rayonner aujourd'hui de la frontière belge à la frontière suisse avec un tirage moyen de 300 000 exemplaires. Quotidien régional, « L'Est Républicain », a marqué le siècle de son empreinte, témoin ou acteur d'une longue histoire et d'une ouverture quotidienne. Des passions explosives de l'Affaire Dreyfus à la campagne à l'américaine de Jean-Jacques Servan-Schreiber, il reste à la pointe de l'actualité et se veut le reflet de son époque. Son premier roman-feuilleton, « La Vierge de la Moselle » rappelle un climat patriotique un peu rétro ; son premier directeur, Léon Goulette, provoque en duel Maurice Barrès. Le populaire Achille Liégois s'affirme comme l'animateur-vedette des fêtes et des compétitions sportives. En 1946, Sacha Simon, le premier, télégraphie de Nuremberg le suicide de Goering. Un « scoop » mondial retentissant. Dans les années 1950, les chroniques étincelantes de Georges Dirand passionnent les fidèles du Tour de France et du régional Gilbert Bauvin... De Léon Goulette à Gérard Lignac, l'histoire d'une entreprise mais aussi de toute une région se déroule avec ses contrastes, ses surprises, ses péripéties. Une équipe d'universitaires et de journalistes la raconte, et ausculte, radiographie, dévoile la technique et l'évolution du capital, la politique mondiale et le fait divers, les journalistes, les techniciens, les directeurs, les lecteurs, tout ce qui fait un journal. Aujourd'hui, « L'Est Républicain » est ainsi un quotidien dévoilé.
L'ensemble des textes, poésie et prose, retenus dans le cadre d'un concours de l'académie Metz-Nancy, ouvert aux collégiens, lycéens et étudiants. « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ensemble de textes, poésie et prose, retenus dans le cadre d'un concours de l'académie Metz-Nancy. « Copyright Electre »