Perspectives internationales
Et si la relation franco-algérienne pouvait se réinventer grâce à l’Europe ? L’Europe et la question algérienne explore comment l’Union européenne a tenté, entre 1992 et 1998.
1974 : le choc pétrolier et la Charte du Nouvel Ordre économique international promettent un monde plus juste. Pourtant, dix ans plus tard, le Tiers Monde éclate, l’OPEP perd son influence, et les illusions s’effondrent.
Face à la crise migratoire, 15 millions de réfugiés dans le monde et seulement 152 000 en France : comment concilier devoir humanitaire et souveraineté nationale ?
Décryptez les rouages complexes de la guerre du Liban à travers une analyse rigoureuse et inédite. Histoire de la guerre du Liban de Jean Sarkis offre une plongée chronologique, thématique et critique dans un conflit qui a marqué le XXe siècle.
La violation du droit international et du principe d'interdiction du recours à la force armée par l'Irak, qui est perçu à l'extérieur comme une puissance belliqueuse, menaçante et au comportement imprévisible, a donné lieu à une série de mesures coercitives. Le Conseil de sécurité a fait application du Chapitre VII de la Charte des Nations unies pour sanctionner l'agression de l'Irak contre le Koweït en décrétant un embargo sans précédent dans l'histoire de l'Organisation. Les sanctions ont incontestablement eu des répercussions néfastes sur la situation humanitaire en Irak. L'état nutritionnel de la population est alarmant : l'interruption des importations de nourriture a provoqué une pénurie généralisée. Des émeutes de faim se déclarent dans tout le pays. La crise de l'approvisionnement alimentaire est conjuguée à une situation sanitaire aiguë. L'adoption de la résolution 986 du Conseil de sécurité en avril 1995 constitue à cet égard une dérogation au régime des sanctions, car l'un de ses objectifs est de corriger certains des effets désastreux des dispositions adoptées et mises en oeuvre à l'issue du conflit du Golfe. Il va sans dire que les effets de cet embargo ont réduit tout un peuple à une situation si dramatique dans les domaines alimentaire et sanitaire que le souci humanitaire pris en considération dans les résolutions du Conseil de sécurité apparaît dérisoire. Le présent ouvrage dresse un tableau de la situation humanitaire en Irak. Il s'attache à analyser la résolution 986 et en retrace l'actualité, de sa mise en oeuvre jusqu'à aujourd'hui. Il s'interroge enfin sur le véritable débat qui entoure l'épineuse question de la réforme du régime des sanctions.
La sécurité collective a connu quatre grandes révolutions depuis la fin de la guerre froide : le retour au directoire des Grands, la nouvelle alliance entre l'ONU et les structures régionales, telles que l'OTAN, les avancées de l'ingérence humanitaire, la transformation des opérations de maintien de la paix (de la simple interposition des forces à l'imposition de la paix, à la recherche d'un règlement). Pourtant, le moment semble venu de s'interroger sur l'adaptation de la stratégie des Nations Unies au nouveau contexte international. Comment éviter l'enlisement du maintien de la paix, sur le fâcheux exemple yougoslave ? Charles Zorgbibe avance dix propositions concrètes - de la résurrection du Comité d'État-major de l'ONU à l'élargissement du Conseil de Sécurité, de la clarification du mandat de l'ONU aux forces de maintien de la paix à l'établissement de coalitions interétatiques (sur le modèle des conflits de Corée et du Golfe), du dialogue avec la nouvelle Russie sur l'étranger proche à la création d'une force interafricaine, etc. Des propositions qui trouvent leur origine dans un rapport demandé par le ministre de la Défense à l'auteur...
L'Asie continentale, le Heartland ou pivot mondial des premiers géopoliticiens, enfin réalisé au cours des années 50, de Berlin à Pékin, n'aura pas dominé le monde. Dès les années 60, la rupture nationaliste et idéologique entre l'U.R.S.S. et la Chine, aura brisé le plus grand des empires bâtis depuis l'éphémère expansion mongole. Les années 90 marquèrent la seconde phase de la cassure du pivot, le démantèlement de l'Asie musulmane soviétique, et le début d'ébranlement de l'Asie centrale chinoise. Depuis les années 70, cependant, l'Asie insulaire avait effectué un immense bond économique et culturel, se répandant en tache d'huile du Japon vers l'ouest et le sud, quatre dragons et Asie du Sud-Est, telle l'inaccessible sphère de coprospérité. L'archipel dynamique assimile presqu'îles et îles, puis attire dans son système le littoral d'une Chine communiste en ouverture à demi contrôlée, et une Inde jusqu'ici paralysée par les luttes ethniques et religieuses. Au sud-est et au sud-ouest, le monde musulman tremble de toutes ses nations, de l'Afghanistan au Kurdistan, pour les Indo-Européens, de l'Irak à la Palestine pour les Arabes, chaque État étant en proie à des secousses internes, ethniques ou religieuses, et à des conflits tièdes ou chauds avec ses voisins. Guerres israélo-arabe, libanaise et iranienne, et coalition anti-irakienne, ponctuent fortement les différentes étapes du réveil islamique. Or, la dynamique islamiste, avec ses volets intégristes et fondamentalistes, appuyée par la logistique financière pétrolière, pénètre en force dans les États musulmans de la CEI et s'enfonce loin vers le Turkestan chinois, ou encore au coeur du monde indien et en Insulinde jusqu'aux Philippines. Enfin, à l'ouest, elle reconquiert une Turquie plus émancipée et freinée dans son élan européen. L'Asie massive, des Russie, Chine et Inde, se voit écartelée par les tenailles du marché mondial, à l'est et à l'ouest, et par celles de l'islam et des héritiers lointains des vieux empires perse et turc, au sud-ouest. Un jeu d'ébranlement interne s'accélère par l'écartèlement externe, au sein même du plus vaste des continents de la planète.
L'importance de l'océan Indien pour les Occidentaux est apparue plus nettement à la suite des crises pétrolières de 1973, puis de 1979. Trois aspects du problème sont mis en évidence : Dans l'océan Indien, le monde libre est ainsi confronté à un nouveau défi : maintenir la liberté de communication et d'approvisionnement et, pour cela, rechercher de nouvelles formules de concertation et de coopération.
Cette série d'analyses sur l'état du monde est significative de la philosophie qui sous-tend les cours de l'auteur au Collège de France. Elle embrasse les États et les peuples dans la communauté qu'ils forment contre leur gré. Dès lors, les épreuves que vivent nombre d'entre eux, ne sont que les manifestations locales de tensions mondiales. Beyrouth, la guerre du Golfe, le terrorisme, la menace de guerre des étoiles, les disparités de développement, les incessantes injures faites à l'homme, les fanatismes religieux, les antagonismes culturels, autant de témoignages du désordre de la terre que l'on ne peut considérer isolément. Ils sont les signes ajoutés d'un même mal, la tragédie de la cité terrestre. La proximité nouvelle des nations dans l'enclos planétaire, multiplie entre elles les causes de conflits en même temps qu'elle leur interdit de s'ignorer. Le passage du monde des cités à la cité du monde, loin de réaliser les rêves de l'utopie, se vit dans la tragédie. Quelle est la signification de ce huis clos tragique : l'éternel conflit ou la recherche chaotique d'une cité habitable ?
Les Nations Unies ont exercé, depuis leur création, une grande influence sur l'évolution des relations internationales. Sans la Charte et les déclarations solennelles de l'Assemblée générale, sans les instruments juridiques établis sous leur égide, sans les organisations du système de l'ONU chargées de leur promotion ou de leur mise en oeuvre, la politique internationale serait totalement privée de repères, livrée encore davantage qu'elle ne l'est aux contraintes de la force, à l'arbitraire des puissants. Or, les Nations Unies, certaines de leurs institutions spécialisées, telle l'Unesco, traversent aujourd'hui une crise grave, dépassant largement les problèmes de budget et de gestion administrative, ou même de politisation abusive. Pierre de Senarclens se propose dans cet essai d'expliquer les raisons de cette dérive, analysant ses fondements idéologiques, politiques et institutionnels. Il examine aussi les voies d'une éventuelle réforme.
Malgré le coup porté par les États-Unis en 1986, la Libye du colonel Kadhafi reste active dans le monde arabo-musulman et sur ses marges, particulièrement africaines. Trois facteurs expliquent la place occupée et le rôle joué par la Jamahiriya : la détermination de son Guide, champion de l'arabisme et de l'islamisme modernistes ; les moyens que lui assure la rente pétrolière ; la situation de la Libye au carrefour du Maghreb et du Machreq, là d'où partent les voies les plus courtes vers l'Afrique centrale. L'actualité a privilégié l'homme et les pétro-dollars, occultant ainsi le rapport du projet à son support : un espace géopolitique inscrit dans le temps. Cet essai voudrait rappeler comment, depuis 1835, la province ottomane de Tripoli du ponant devenue Libye italienne (1911), puis royaume indépendant de Libye (1951) et enfin république (1969), a exercé une triple fonction. Elle a couvert le coeur du Dar ul-Islam, servi de support à l'entreprise de libération du Maghreb, assuré une base de rayonnement religieux, économique et politique, vers les bassins du Niger, du Tchad et du Nil. Au profit de quoi et de qui ? Si l'on excepte la domination italienne, elle-même placée sous le signe justificatif de la défense de l'Islam, les pouvoirs successifs ont voulu faire de la Libye à la fois un bastion défensif et une marche de reconquête, face aux impérialismes français, italien, britannique, américain... Une volonté politique, sous-tendue par le ressourcement de l'Islam, la renaissance de l'arabité, l'arabisme militant qui caractérisent les XIXe et XXe siècles.
Indépendante en 1956, la Tunisie s'est trouvée obligée de poursuivre sa décolonisation, sans faillir à la solidarité due à l'Algérie combattante. La bataille de Bizerte, encore objet de controverses, s'inscrit dans l'histoire comme le symbole dramatique de l'incompréhension persistante entre deux grands nationalistes, Habib Bourguiba et Charles de Gaulle. Mais, dès l'origine, a affleuré le dilemme fondamental : comment un petit État, moyennement doué par la nature, peut-il assurer sa sécurité sans compromettre son développement ? Confrontée aux tendances hégémoniques s'exprimant dans la région, la Tunisie a exploité subtilement toutes les ressources offertes par la diplomatie, les États-Unis et la France déployant leur garantie tutélaire en cas de crise aiguë. Le pays a ainsi repoussé jusqu'aux années 80 un effort financier conséquent, visant à doter son armée d'un minimum de moyens modernes. La politique constante a été de compenser la modestie des équipements par la solide formation des hommes. Écrit à partir d'interviews et d'archives, cet ouvrage, le premier en son genre, fait la synthèse des réponses originales que la Tunisie a imaginées, afin de garder entière sa souveraineté dans un contexte régional tendu.
Je suggère un glissement de paradigme en ce sens qu'il me semble que, de plus en plus, l'Union soviétique devrait apparaître comme une simple pièce, une pièce certes première, primordiale, centrale, motrice, mais une pièce d'un système qui compte beaucoup d'autres pièces, à savoir le système communiste mondial. Un système qui, en lui-même, n'est pas exclusivement territorial et bien moins encore purement étatique. Mais un système qui se déploie dans une pluralité de champs : le champ théorique, le champ stratégique, le champ politique et le champ institutionnel. Ce glissement de paradigme ne surgit pas de manière arbitraire, il est lié, au contraire, à une mutation objective du phénomène sous examen qui, au cours des soixante années écoulées, s'est considérablement transformé, développé, sophistiqué. Mais ce changement de paradigme n'est pas seulement nécessaire, il est avantageux. Il permet de distinguer, à l'intérieur du système communiste mondial, trois sous-systèmes : le sous-système des partis, le sous-système des partis-États, le sous-système des alliances...
Les débats surgis du référendum sur le traité de Maastricht ont remis en cause nos assurances. La Communauté européenne semblait aller vers un double affaiblissement de l'état-nation : transferts de souveraineté aux autorités européennes, atteintes au pouvoir étatique par le régionalisme et les Eurocités. Les faits démentent les doctrines : les états-nations ne sont pas des astres morts. Avec l'effondrement du communisme, les nations de l'autre Europe se révoltent, souvent dans la violence, contre les États qui les ont de force intégrées. Ce grand chambardement vient frapper aux portes de l'Ouest. L'Europe communautaire doit-elle juger les nationalismes de l'Est ? Comment doit-elle approfondir ses propres structures pour accueillir les peuples de l'autre Europe ? Deux Europes semblent se faire face : au coeur des solutions utiles, la question de l'état-nation.
Sur les continents comme sur les océans, autour des nations, des régions ou des sociétés, s'affrontent des puissances qui interviennent de moins en moins directement par leurs armées mais par des flux. Servis par des réseaux de communication de plus en plus perfectionnés, ces courants propagent le collectivisme impérial soviétique, l'éthique libérale et des religions dynamiques. Mais aussi des transferts financiers et technologiques animés par le marché mondial. La réciprocité des armes stratégiques a fixé les règles du jeu, étroites militairement, mais très ouvertes aux invasions pacifiques. Chaque camp recèle des faiblesses mises à profit par l'autre. Les failles culturelles et sociales du monde libéral sont exploitées et celles d'un tiers monde, plus taillé que bâti, en font un enjeu. Les retards technologiques et les goulets de production du bloc socialiste lui imposent souplesse et même accueil envers les marchandises et les capitaux de l'économie de marché. Et les idéologies reprennent des territoires tout entiers, dont les ressources avaient été investies par les capitaux et gérées de l'extérieur. La crise économique qui a suivi les Trente glorieuses n'a pas freiné les percées du marché mais elle a sélectionné les foyers les plus dynamiques, en Asie notamment. Elle a surtout paralysé un quart monde dont les masses, affamées et en croissance explosive, franchissent les frontières des pays où coulent le lait et le miel ; des frontières que le marché financier a sautées, en proie au vertige du risque.
La restitution totale du Sinaï par Israël à l'Égypte, en avril 1982, intervenue suivant les termes des accords de Camp David de septembre 1978 et les engagements contenus dans le traité de paix égypto-israélien de mars 1979, marque une étape significative dans la recherche de la paix au Proche-Orient. La guerre d'octobre 1973 avait en partie effacé les humiliations des Arabes. Ayant rendu à ceux-ci, et aux Égyptiens d'abord, l'honneur, en mettant en question la suprématie militaire israélienne, Anouar al-Sadate pouvait dès lors songer à s'engager sur la voie de négociations directes, longtemps refusées, fondées sur des rapports nouveaux entre les belligérants. Ce fut le but de son voyage mémorable, effectué à Jérusalem en novembre 1977, aussitôt suivi d'une concertation israélo-égyptienne soutenue par les États-Unis. Philippe Rondot trace les différentes étapes de ce processus de paix qui, entre octobre 1973 et avril 1982, a profondément modifié le visage du Proche-Orient en y introduisant de nouvelles données tant sur le plan des évolutions internes des États de la région, que sur celui des rapports interarabes ou arabo-israéliens et dans le domaine des relations entre les Grands. Cet essai devrait permettre de mieux mesurer le chemin accompli depuis 1973, dans la recherche d'une solution à un drame proche-oriental aux multiples facettes - en prenant en considération le droit de chacun à l'existence et à la sécurité - et les obstacles qui restent encore à franchir avant de parvenir à l'établissement d'une paix juste et durable.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pays en partie francophone, la Belgique a déjà partagé la destinée de la France. Pourtant, elle y est moins bien connue qu'aux États-Unis et en Angleterre. Le contraste entre l'abondance de la littérature scientifique anglo-saxonne, et la rareté des travaux publiés sur ce sujet par des chercheurs français est tout à fait frappant. Le présent ouvrage comble donc une lacune, autant qu'il ambitionne de saisir le divorce belge dans toute sa complexité. La Belgique est, généralement, connue à l'étranger par les dysfonctionnements de son système politique et l'âpreté des conflits communautaires. Pourtant, l'adaptation progressive au changement d'une constitution de l'époque de Louis-Philippe, montre que l'absence de parti majoritaire et d'alternance, n'implique pas l'impuissance, et que les conflits communautaires ne conduisent pas, nécessairement, à l'implosion de l'État. La Belgique représente, tout au contraire, un exemple de démocratie de concordance.
Peut-on analyser le fonctionnement d'une diaspora quand celle-ci n'est pas achevée ? Les Palestieniens sont, au mieux, une diaspora en devenir, une diaspora potentielle au sein de laquelle se trouvent des individus qui s'entichent encore de leurs souvenirs, et d'autres qui ont pu échapper à leur passe. La naissance d'une entité publique, foyer central où sera satisfaite leur aspiration à l'autodétermination, implique de porter un regard nouveau sur des communautés installées depuis cinquante ans dans une psychologie du provisoire. L'État en gestation n'est qu'un réduit national, accordé à un peuple en guise de réparation territoriale. Cet avatar du projet initial enterre plus de mythes qu'il ne satisfait d'exigences. [...] Un peuple peut-il s'épanouir sans territoire, dans un espace transnational ? L'histoire d'autres diasporas le suggère, mais l'horizon régional dans lequel la diaspora palestinienne est appelée à se constituer, est verrouillé. Il ne dégage aucun espace où les individus auraient droit à une vie de citoyens qui serait davantage fonction de leur contribution à la société que de leur appartenance religieuse, tribal ou clanique. Résolument tourné vers l'avenir, ce livre fait fi de nombre de tabous et réhabilite la nécessité pour les peuples du Moyen-Orient de regarder leur présent en face pour mettre en terme au détournement de leurs espérances.
Changeante, l'actualité se porte tantôt sur l'Afrique, tantôt sur le Moyen-Orient, mais on continue à se battre en Amérique latine. Une fatalité veut que le continent latino-américain ait toujours connu la violence : elle a été particulièrement rude au cours de ces quarante dernières années car, aux causes permanentes de caractère structurel, est venue s'ajouter une cause conjoncturelle, la guerre froide entre l'Est et l'Ouest. Que ce soit dans les guérillas qui se sont développées au nom de la libération des pauvres et des opprimés, ou dans la lutte antisubversive au nom de la sécurité nationale et de la défense du continent, les guerres intestines ont, depuis la fin du second conflit mondial, causé plusieurs centaines de milliers de morts. Après quarante ans de souffrances, le peuple est las et les combattants incapables de l'emporter l'un sur l'autre, d'autant plus que la fin de la guerre froide contribue à l'apaisement. Mais il reste quelques foyers de lutte, dont on ne voit pas bien la fin prochaine. Et l'on ignore si, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les luttes armées des pauvres ne vont pas reprendre un jour ou l'autre.