Nouvelle Bibliothèque Scientifique
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Marc Augé poursuit ici l'exploration d'un univers païen, auquel il s'est intéressé à plusieurs reprises et dont l'Afrique lui paraît offrir quelques illustrations remarquables. "Comment peut-on adorer le bois et la pierre ?" se demandaient les missionnaires chrétiens et quelques ethnologues. Tout l'objet de ce livre vise à proposer une réponse à cette question un peu angoissée. L'auteur montre que l'univers animiste est une fascinante pensée de la relation. A l'interrogation ci-dessus, les prêtres des dieux du Bénin répondent qu'entre la matière et la vie, entre hommes et dieux, ou morts et vivants, il n'y a pas plus solution de continuité qu'entre le même et l'autre. Legba, par exemple, dieu personnel par excellence, est plus que tous les autres imprégné d'humanité. C'est dans le rapport aux autres, qui passe par les dieux, que s'éprouve la singularité de chaque destin et le rapport de soi à soi. Telle est la problématique de ce livre. Mais c'est de la manière la plus concrète que Marc Augé nous révèle que la religion africaine est également une philosophie aux profondes questions et aux subtiles réponses, que nous ne devrions pas trouver absolument étrangères à nos propres capacités symboliques.
Qu’est-ce qui fait d’un livre un best-seller ? Ces livres que vous avez aimés décrypte le phénomène au Québec et ailleurs, en analysant les mécanismes de succès, les palmarès et les œuvres marquantes qui ont façonné notre culture écrite.
La paix de Versailles... ses décisions commandent tout l'entre-deux-guerres... Ont-elles été mûries, pesées, "programmées" ? L'histoire nous montre qu'elles ont été, au contraire, négociées difficilement, dans la confusion, au jour le jour. Les réactions de l'opinion publique ? Comment les mesurer sinon essentiellement à travers la presse de l'époque, multiple, souvent véhémente, la plupart du temps impuissante. Car si la presse est un "pouvoir", elle se trouve confrontée, quotidiennement, avec les autres pouvoirs, le Parlement, le Gouvernement, accessoirement le Président de la République, l'État-Major (derrière le Maréchal Foch), le pouvoir économique. La presse, et singulièrement la presse quotidienne, est ainsi à la fois le reflet d'une opinion qui cherche à tâtons vérité et sécurité, mais aussi le creuset où viennent se mesurer et s'affronter les différents pouvoirs, tout au long des négociations. Que l'opinion publique, à travers la presse, ait été informée, plus ou moins. de l'élaboration de la paix, c'est un fait ; qu'elle n'ait pas eu les moyens de définir et d'imposer une certaine conception de la paix, c'est un autre fait. Mais cette impuissance n'est-elle pas, d'une manière générale, la caractéristique commune des mentalités françaises de l'entre-deux-guerres ?
Quelle place pour la littérature face à l’explosion scolaire et à l’influence des médias ? Littérature et jeunesse d’aujourd’hui analyse le décalage entre les programmes scolaires et les attentes des jeunes.
Décryptez la pensée révolutionnaire de Quine à travers une analyse rigoureuse et accessible. Quine en perspective propose une plongée au cœur des débats qui ont redéfini la philosophie analytique, entre logique, ontologie et critique des dogmes.
Claire, étudiante fauchée, se laisse tenter par une annonce alléchante : 500 euros la demi-journée pour tourner des films SM sur la Côte d’Azur. Entre tentation et interdits, ce roman érotique explore les limites du désir et de la soumission.
Aujourd'hui, Copenhague. Objectifs : refondre le protocole de Kyoto, l'élargir à tous les pays de la planète. Trouver un accord global d'aide aux populations les plus vulnérables et un accord sur la réduction des gaz à effet de serre pour les pays industrialisés et émergents - États-Unis et Chine compris. La recherche nous a révélé l'immense complexité de la machine climatique et la difficulté à prédire son évolution. Quelle sera l'élévation du niveau de la mer en 2100? la pression sur les milieux littoraux? l'étendue de la désertification? l'évolution des glaciers? Impossible de le quantifier. En revanche, il est démontré que nos émissions de gaz à effet de serre sont responsables du changement climatique; que celui-ci est d'ores et déjà irré
D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Pour répondre à ces questions, Edward O. Wilson nous conduit à travers le labyrinthe de l'évolution depuis le dernier ancêtre commun des chimpanzés et des humains il y a six millions d'années jusqu'à l'homme moderne, fruit d'une sélection naturelle par coévolution génétique et culturelle dans deux directions souvent opposées : l'individu et le groupe. Toujours tiraillés entre les impératifs personnels et ceux du groupe, nous sommes irrémédiablement à la fois égoïstes et altruistes, capables du meilleur comme du pire. Même nos croyances religieuses, nos comportements sociaux, nos relations interindividuelles, notre morale seraient des processus évolutifs en partie commandés par la sélection de groupe. Et c'est leur rôle dans la survie et la reproduction de nos ancêtres qui expliquerait leur prééminence dans les sociétés actuelles. Une synthèse très accessible des dernières connaissances en neurosciences, en psychologie cognitive et en biologie de l'évolution qui jette une lumière inattendue sur l'évolution de l'homme et l'origine de sa culture.
D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Pour répondre à ces questions, Edward O. Wilson nous conduit à travers le labyrinthe de l'évolution depuis le dernier ancêtre commun des chimpanzés et des humains il y a six millions d'années jusqu'à l'homme moderne, fruit d'une sélection naturelle par coévolution génétique et culturelle dans deux directions souvent opposées : l'individu et le groupe. Toujours tiraillés entre les impératifs personnels et ceux du groupe, nous sommes irrémédiablement à la fois égoïstes et altruistes, capables du meilleur comme du pire. Même nos croyances religieuses, nos comportements sociaux, nos relations interindividuelles, notre morale seraient des processus évolutifs en partie commandés par la sélection de groupe. Et c'est leur rôle dans la survie et la reproduction de nos ancêtres qui expliquerait leur prééminence dans les sociétés actuelles. Une synthèse très accessible des dernières connaissances en neurosciences, en psychologie cognitive et en biologie de l'évolution qui jette une lumière inattendue sur l'évolution de l'homme et l'origine de sa culture.
Chocs pétroliers, accidents nucléaires, crise climatique, déforestation et désertification : l'actualité ne cesse de mettre en évidence le rôle crucial de l'énergie dans le devenir du monde. Or l'histoire est un puissant moyen d'explorer ces crises en les replaçant dans la longue durée des sociétés humaines. S'il est vrai que le feu de bois des systèmes énergétiques anciens diffère techniquement du « feu » nucléaire, les moyens de convertir l'énergie brute en énergie utile aux hommes ont toujours rencontré des limites physiques (épuisement des ressources, saturation des sites hydrauliques par les moulins...), sociales (bois pour les riches, charbon pour les pauvres, comme dans l'Angleterre du XVIIIe siècle), économiques et géopolitiques (énergie rare dans les pays du Sud, essence à volonté à la pompe et électricité presse-bouton dans les pays sur-développés). Les défis énergétiques ne datent pas d'hier, mais ils mettent aujourd'hui en question, pour la première fois, la survie de la planète. Partout les systèmes énergétiques approchent de situations critiques, entraînant avec eux la dramatique accélération du réchauffement climatique. Les sociétés humaines auront-elles le temps d'entreprendre le changement qu'impose le chaos annoncé ? Création Studio Flammarion Graphisme et photo : Atelier Michel Bouvet © Flammarion Craig McPherson, New York, February, Night (détail), 1989, huile sur toile, 287 x 1082 mm, Collection of The American Express Company
Chocs pétroliers, accidents nucléaires, crise climatique, déforestation et désertification : l'actualité ne cesse de mettre en évidence le rôle crucial de l'énergie dans le devenir du monde. Or l'histoire est un puissant moyen d'explorer ces crises en les replaçant dans la longue durée des sociétés humaines. S'il est vrai que le feu de bois des systèmes énergétiques anciens diffère techniquement du « feu » nucléaire, les moyens de convertir l'énergie brute en énergie utile aux hommes ont toujours rencontré des limites physiques (épuisement des ressources, saturation des sites hydrauliques par les moulins...), sociales (bois pour les riches, charbon pour les pauvres, comme dans l'Angleterre du XVIIIe siècle), économiques et géopolitiques (énergie rare dans les pays du Sud, essence à volonté à la pompe et électricité presse-bouton dans les pays sur-développés). Les défis énergétiques ne datent pas d'hier, mais ils mettent aujourd'hui en question, pour la première fois, la survie de la planète. Partout les systèmes énergétiques approchent de situations critiques, entraînant avec eux la dramatique accélération du réchauffement climatique. Les sociétés humaines auront-elles le temps d'entreprendre le changement qu'impose le chaos annoncé ? Création Studio Flammarion Graphisme et photo : Atelier Michel Bouvet © Flammarion Craig McPherson, New York, February, Night (détail), 1989, huile sur toile, 287 x 1082 mm, Collection of The American Express Company
Orientation spatiale, empathie, émotions, dépression, jouissance, agressivité, influences hormonales... Depuis plusieurs années s'accumulent les études pointant des différences entre cerveau d'homme et cerveau de femme. D'un côté, des neuroscientifiques pur(e)s et dur(e)s qui n'hésitent pas à parler de sexe du cerveau, fruit d'un déterminisme biologique. De l'autre, celles et ceux qui cantonnent les différences cérébrales entre homme et femme au domaine de la reproduction sexuée. Dans un style volontiers décapant, Jean-François Bouvet ne se prive pas de renvoyer dos à dos ces deux positions extrêmes. En croisant les dernières données de la neurobiologie, il montre que la question n'est plus tant de savoir si les cerveaux masculin et féminin diffèrent - ils diffèrent ! - que de savoir à quel degré.
Orientation spatiale, empathie, émotions, dépression, jouissance, agressivité, influences hormonales... Depuis plusieurs années s'accumulent les études pointant des différences entre cerveau d'homme et cerveau de femme. D'un côté, des neuroscientifiques pur(e)s et dur(e)s qui n'hésitent pas à parler de sexe du cerveau, fruit d'un déterminisme biologique. De l'autre, celles et ceux qui cantonnent les différences cérébrales entre homme et femme au domaine de la reproduction sexuée. Dans un style volontiers décapant, Jean-François Bouvet ne se prive pas de renvoyer dos à dos ces deux positions extrêmes. En croisant les dernières données de la neurobiologie, il montre que la question n'est plus tant de savoir si les cerveaux masculin et féminin diffèrent - ils diffèrent ! - que de savoir à quel degré.
Parmi toutes les espèces de fourmis, il en est une qui, durant des centaines de millions d'années, a connu un extraordinaire succès évolutif : les fourmis coupeuses de feuilles, à l'origine des premières « sociétés agricoles », et ce bien avant l'homme de l'époque néolithique. S'appuyant sur une très riche iconographie et sur les études les plus récentes, ce livre décrit l'éclosion et le développement de leur exceptionnelle civilisation instinctuelle : communication, coopération, division du travail, mutualisme, défense, solidarité, hiérarchie, sacrifice, hygiène... Ces fourmis d'Amérique tropicale, dont les colonies jouent un rôle fondamental dans l'écologie des forêts, des savanes et des prairies, sont le plus remarquable de tous les superorganismes jamais découverts. Des vols nuptiaux au décès de la reine, du travail de ses millions de descendantes à la culture de leur champignon nourricier, du chef-d'oeuvre architectural de leur nid au million de neurones de leur cerveau formidablement structuré, tout chez ces fourmis champignonnistes provoque l'émerveillement.
Parmi toutes les espèces de fourmis, il en est une qui, durant des centaines de millions d'années, a connu un extraordinaire succès évolutif : les fourmis coupeuses de feuilles, à l'origine des premières « sociétés agricoles », et ce bien avant l'homme de l'époque néolithique. S'appuyant sur une très riche iconographie et sur les études les plus récentes, ce livre décrit l'éclosion et le développement de leur exceptionnelle civilisation instinctuelle : communication, coopération, division du travail, mutualisme, défense, solidarité, hiérarchie, sacrifice, hygiène... Ces fourmis d'Amérique tropicale, dont les colonies jouent un rôle fondamental dans l'écologie des forêts, des savanes et des prairies, sont le plus remarquable de tous les superorganismes jamais découverts. Des vols nuptiaux au décès de la reine, du travail de ses millions de descendantes à la culture de leur champignon nourricier, du chef-d'oeuvre architectural de leur nid au million de neurones de leur cerveau formidablement structuré, tout chez ces fourmis champignonnistes provoque l'émerveillement.