Marie-France Desjeux
Marie-France Desjeux
PS comme Post scriptum PS comme Les consonnes du mot P(oé)S(ie) PS comme Poésie Seghers" Connue, méconnue et inconnue " : la formule de Madeleine Ambrière résume à elle seule le destin littéraire paradoxal de Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859). Encensée par ses pairs pour son lyrisme et son inventivité formelle - Balzac salue sa sensibilité et Verlaine l'érige en " poète maudit " -, elle est pourtant progressivement marginalisée, reléguées aux anthologies scolaires, avant d'être oubliée.En 1955, alors que ses recueils sont introuvables, Pierre Seghers, en précurseur, publie une sélection de ses poèmes dans la collection " Poètes d'aujourd'hui ".Romances a paru en 1819 et clôt le premier recueil de Marceline Desbordes-Valmore, Élégies, Marie et Romances. Celui-ci, dont le caractère novateur a été éclipsé par les Méditations poétiques de Lamartine, marque l'avènement de la poésie romantique en France. La légèreté badine avec laquelle la poétesse exalte et déplore le sentiment amoureux, sans sacrifier à la rigueur de sa versification, traduit la fraîcheur de la jeunesse, en contraste avec l'image de la femme éplorée passée à la postérité.
Faites donc ce petit test : prenez le temps de tranquillement lire ce livre... Sans aller surfer sur Internet. Vous n'y parvenez pas ? C'est que Nick Carr a raison : Internet a déjà modifié votre cerveau !C'est bien sûr à une révolution technique et informationnelle que nous assistons avec Internet. Mais c'est surtout à une révolution dans notre cerveau ! Vous aviez l'habitude de lire tranquillement et de façon linéaire un livre sur lequel vous portiez toute votre attention. Cela pouvait durer des heures pendant lesquelles vous, lecteurs, vous immergiez dans le monde singulier d'un auteur, en y mettant toute la concentration que vous désiriez. Regardez maintenant ce qui se passe quand vous vous connectez à Internet. Vous zappez de page en page par des liens qui vous promènent ici et là, et pendant ce temps vous êtes aussi bombardés de messages, parfois d'alertes vous informant qu'un mail vient de vous arriver ou qu'une nouvelle récente vient de mettre un blog ou un site Web (sur un flux RSS) à jour... Que se passe-t-il alors dans notre esprit ? En quoi cet environnement électronique change-t-il notre état mental, voire notre comportement social ? Ne serons-nous bientôt plus capables de nous concentrer plus de quelques minutes sur un texte ? N'allons-nous pas nous contenter de picorer ici et là quelques bribes (de textes, de vidéos, de messages audio) ? Notre cerveau, incroyablement plastique, s'adapte très vite aux nouvelles technologies et à leurs nouvelles tentations... Quels sont les avantages et les inconvénients de ces changements pour notre esprit ? Nicholas Carr pose ici une question fondamentale : quel monde nouveau l'Homo sapiens vient-il de se forger et y résistera-t-il ? Dans un détour historique passionnant, il nous rappelle que l'homme s'est constamment créé de nouvelles façons de penser. D'abord en inventant l'écriture (Sumer, les hiéroglyphes égyptiens..., et le passage de la culture orale à l'écrit) puis en faisant évoluer la lecture (devenue silencieuse après des siècles où elle se fit à voix haute). L'imprimerie lui a fait accomplir un saut nouveau dans l'accès à la connaissance. Et jusqu'à très récemment, la capacité à se concentrer dans la lecture, pour tout apprentissage, a été au coeur de notre mode d'éducation. Que va-t-il se passer maintenant que des professeurs d'université - même en littérature - ne parviennent plus à faire lire leurs étudiants (Guerre et Paix, À la recherche du temps perdu... c'est bien trop long). Internet va-t-il nous rendre bêtes, comme le laissent entendre certaines études scientifiques ? Comment les générations futures vont-elles penser ?
Notre histoire à la lumière des big data. Imaginez un robot capable de parcourir tous les rayons de toutes les bibliothèques du monde, d'en lire tous les livres, et de se souvenir de chaque lettre, de chaque mot et de chaque phrase. Imaginez maintenant que ce robot à l'âme de silicone et à la mémoire numérique surpuissante soit capable, à partir de ses lectures, de révéler des aspects demeurés jusqu'alors cachés de l'histoire de notre civilisation. Cet outil révolutionnaire existe. Dû à deux génies de l'informatique, Erez Aiden et Jean-Baptiste Michel, il bouleverse déjà notre histoire culturelle. À quelle vitesse la technologie se répand-elle, et à quel rythme la grammaire évolue-t-elle ? Parlons-nous autant de Dieu aujourd'hui qu'en 1800 ? À quel âge les célébrités accèdent-elles à la notoriété ? Peut-on prédire l'avenir de l'humanité ? Voilà quelques-unes des questions, parmi tant d'autres, auxquelles Erez Aiden et Jean-Baptiste Michel se proposent de répondre ici sous forme de graphiques surprenants qui donnent autant à rêver qu'à réfléchir.
Êtes-vous conscient qu'en ce moment même vous ratez l'essentiel de ce qui se passe autour de vous, là, sous votre nez ? Pour vous en convaincre et redécouvrir la magie du monde, il suffit d'appliquer la méthode proposée par Alexandra Horowitz : arpenter le pavé - celui de New York en l'occurrence - en compagnie d'un spécialiste d'un domaine particulier, et voir à travers ses yeux des facettes inédites du quotidien. Partagez ainsi l'affût de ce spécialiste de la biodiversité, pour croiser les ratons laveurs et les coyotes (!) qui ont envahi la ville. Avec ce géologue, observez les traces des dernières glaciations dans les schistes de Central Park. Suivez les premiers pas du fils de l'auteure et repérez ces formes et ces couleurs que nous avons cessé de voir. Partez à la reconquête de vos sens guidés par cet aveugle, ce médecin, cet acousticien, etc. À la façon d'un Jean Claude Ameisen, Alexandra Horowitz profite de ces balades buissonnières pour décortiquer les mécanismes de la perception et de l'attention - celle qui nous fait si souvent défaut - en exploitant des expériences troublantes de psychologie et les derniers résultats des neurosciences. Poète, savante et aventurière urbaine, elle confirme son statut d'écrivain à suivre attentivement.
Êtes-vous conscient qu'en ce moment même vous ratez l'essentiel de ce qui se passe autour de vous, là, sous votre nez ? Pour vous en convaincre et redécouvrir la magie du monde, il suffit d'appliquer la méthode proposée par Alexandra Horowitz : arpenter le pavé - celui de New York en l'occurrence - en compagnie d'un spécialiste d'un domaine particulier, et voir à travers ses yeux des facettes inédites du quotidien. Partagez ainsi l'affût de ce spécialiste de la biodiversité, pour croiser les ratons laveurs et les coyotes (!) qui ont envahi la ville. Avec ce géologue, observez les traces des dernières glaciations dans les schistes de Central Park. Suivez les premiers pas du fils de l'auteure et repérez ces formes et ces couleurs que nous avons cessé de voir. Partez à la reconquête de vos sens guidés par cet aveugle, ce médecin, cet acousticien, etc. À la façon d'un Jean Claude Ameisen, Alexandra Horowitz profite de ces balades buissonnières pour décortiquer les mécanismes de la perception et de l'attention - celle qui nous fait si souvent défaut - en exploitant des expériences troublantes de psychologie et les derniers résultats des neurosciences. Poète, savante et aventurière urbaine, elle confirme son statut d'écrivain à suivre attentivement.
D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Pour répondre à ces questions, Edward O. Wilson nous conduit à travers le labyrinthe de l'évolution depuis le dernier ancêtre commun des chimpanzés et des humains il y a six millions d'années jusqu'à l'homme moderne, fruit d'une sélection naturelle par coévolution génétique et culturelle dans deux directions souvent opposées : l'individu et le groupe. Toujours tiraillés entre les impératifs personnels et ceux du groupe, nous sommes irrémédiablement à la fois égoïstes et altruistes, capables du meilleur comme du pire. Même nos croyances religieuses, nos comportements sociaux, nos relations interindividuelles, notre morale seraient des processus évolutifs en partie commandés par la sélection de groupe. Et c'est leur rôle dans la survie et la reproduction de nos ancêtres qui expliquerait leur prééminence dans les sociétés actuelles. Une synthèse très accessible des dernières connaissances en neurosciences, en psychologie cognitive et en biologie de l'évolution qui jette une lumière inattendue sur l'évolution de l'homme et l'origine de sa culture.
D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Pour répondre à ces questions, Edward O. Wilson nous conduit à travers le labyrinthe de l'évolution depuis le dernier ancêtre commun des chimpanzés et des humains il y a six millions d'années jusqu'à l'homme moderne, fruit d'une sélection naturelle par coévolution génétique et culturelle dans deux directions souvent opposées : l'individu et le groupe. Toujours tiraillés entre les impératifs personnels et ceux du groupe, nous sommes irrémédiablement à la fois égoïstes et altruistes, capables du meilleur comme du pire. Même nos croyances religieuses, nos comportements sociaux, nos relations interindividuelles, notre morale seraient des processus évolutifs en partie commandés par la sélection de groupe. Et c'est leur rôle dans la survie et la reproduction de nos ancêtres qui expliquerait leur prééminence dans les sociétés actuelles. Une synthèse très accessible des dernières connaissances en neurosciences, en psychologie cognitive et en biologie de l'évolution qui jette une lumière inattendue sur l'évolution de l'homme et l'origine de sa culture.