Max du Veuzit
"Vous oseriez ? Vous me résisteriez ?..." Dans un luxueux hôtel particulier, Monique Somesnil et Jack Saint-Angel sont dressés face à face. La jeune institutrice l'affronte : non ! Elle ne s'emploiera pas à vaincre l'aversion instinctive de sa petite élève, Maë, la soeur de Jack, pour Yvonne, la future Mme Saint-Angel Une intrigante percée à jour par l'enfant. D'ordinaire, nul ne s'avise de contrecarrer Jack. Dominé par la fureur, il reporte sur l'institutrice la colère que Maë a provoquée. Courageuse, sensible et fière, Monique se reproche de n'avoir pu mieux défendre l'enfant confiée à ses soins. C'est aussi l'effondrement de rêves informulés... Elle décide de quitter la maison des Saint-Angel. Mais pourquoi Jack a-t-il conservé sur lui une breloque : le coeur d'ivoire perdu par Monique, lors de sa première visite ?
« Jamais je ne me marierai ! » proclame le jeune et séduisant comte Lucien de Parrois. La vie rêvée, pour ce farouche célibataire, ce sont les plaisirs de la capitale, l'oisiveté, les folles passions sans lendemain ! Sa tante, la marquise de Versin, s'en inquiète. Comment mettre fin à une telle dissipation ? Et si Lucien allait à Dinard, chez les cousins Kervec ? Ils ont quatre filles en âge de trouver un mari. La cinquième, Yvette, ne compte pas. Elle vient d'avoir dix-sept ans. Par jeu, par défi, Lucien accepte. Le voici en Bretagne, entouré de cousines plus ravissantes les unes que les autres. Tout irait bien sans cette peste d'Yvette. Un vrai cauchemar, cette gamine... Ses moqueries, ses inventions diaboliques ne cessent d'exaspérer Lucien. Rude leçon pour un homme qui s'estimait irrésistible ! À l'annonce de son départ, deux jolis yeux s'emplissent pourtant de larmes inattendues. L'amour aurait-il le dernier mot ?
Ce prestigieux aviateur si grand, si blond, si charmeur... Se peut-il qu'après le terrible accident dont il a été victime, on ne le désigne plus que par ce surnom : « L'automate » ? D'un automate, Jehan de Saumarte a maintenant la raideur, la marche saccadée. Il ne parle jamais. Sur son visage ravagé, on ne lit aucune émotion. Pourtant, la jolie Sabine se sent pleine de compassion lorsque son destin croise celui de « l'automate ». La vie l'a malmenée, elle aussi, mais différemment. Orpheline sans fortune, elle a été confiée à une vieille tante, dure et autoritaire. Jehan est soignée par sa soeur, qui se lie d'amitié avec Sabine. Celle-ci, chaque jour, s'applique à distraire l'infirme, espérant l'impossible miracle. Elle finit même par réussir à communiquer avec lui... Une ultime chance se présente : une opération, qu'accepte le jeune homme. Son issu bouleversera Sabine dans un sens qu'elle n'imaginait guère... En lui révélant le fond de son coeur, peut-être ? Un nouveau venu la courtise...
« Un précepteur auprès de moi, à Castel-Pic, ce manoir isolé de Dylvanie où nous vivons en sauvages, quel bouleversement ! » À dix-huit ans, on rêve d'une autre compagnie que celle d'une grand-mère autoritaire. Le coeur battant, Diane de Kermoc attend l'inconnu. Il arrive. Il la regarde avec dédain. Elle ne songe plus qu'à lui... Qui est-il, cet étrange et trop séduisant précepteur ? Malgré ses grands airs, il semble se cacher. Est-ce un terroriste, un proscrit ? Le pays traverse une période troublée... Diane est trop curieuse. On l'éloigne. On l'envoie à Paris où son innocente beauté fait des ravages. Un jour, dans un salon, elle aperçoit avec stupeur une miniature encadrée de saphirs qui représente... son précepteur ! Décidée à percer le mystère, la jeune fille retourne à Castel-Pic Celui qu'elle aime a fui, emportant son secret. Pour Diane, une fiévreuse attente commence...
« Je tendis la main à Jean. Il hésita, puis brusquement la saisit et la couvrit de baisers, Je fus oppressée. Mes yeux lui demandèrent grâce. Je me sentais lâche au moment du départ. - Suzanne, je ne veux pas que vous me quittiez, dit-il ardemment. Que nous importe le monde entier, pourvu que nous soyons l'un à l'autre ? Partons, la terre est vaste ! - Et votre femme ? Et votre petite fille ? » Mariée contre son gré à Pierre Latour, un homme riche mais autoritaire et jaloux, Suzanne ne peut oublier Jean Ménard, son premier, son merveilleux, son unique amour. Désespéré, Jean s'est marié, lui aussi. Le passé continue pourtant à les obséder l'un et l'autre. De plus, Suzanne est brutalisée par son mari à qui elle ne donne qu'un corps sans âme. Les deux amoureux de naguère finissent par se rencontrer à l'insu de tous. Suzanne résistera-t-elle à la tentation de s'enfuir avec Jean pour construire ailleurs leur bonheur ?
- C'est ça, que vous avez osé me faire épouser ? Cette fille est un vrai cauchemar ! Un épouvantail ! Dans l'instant qui suit leur mariage, quand le comte Philippe d'Armons découvre sous son voile blanc Myette Darteuil, la riche héritière que sa mère a trouvée pour les sauver de la ruine, il est horrifié... Horrifié au point de s'enfuir le plus loin possible de l'abominable et chétive créature qui porte à présent son nom. Délaissée, humiliée, Myette apprend à vivre seule, avec courage et ténacité. En quelques mois s'opère une complète métamorphose, un épanouissement inespéré. La voilà devenue « la ravissante petite comtesse ». Lorsqu'un hasard remet en présence les époux, Philippe reste stupéfait devant l'éblouissante jeune femme. La sienne, en somme... Mais le coeur de Myette, si bafoué, si dédaigné, oubliera-t-il jamais sa souffrance ? Peut-être même bat-il pour un autre ? Elle a envisagé un divorce...
« Vous ferez le plus extraordinaire mariage, en dehors des usages ! » a prédit une gitane à Geneva, la demoiselle de compagnie de Suzannah Murphy, une très riche Américaine. À New York, Suzannah décide brusquement de se marier le même jour que l'une de ses amies. La fête se déroule une nuit, dans un palace. Parmi les invités se trouve Geoffroy Seymour, un lord anglais qui est habitué à s'amuser follement. Au dîner, tous les convives abusent des vins généreux. Tous perdent plus ou moins la tête... Presque à son insu, Geneva est devenue, à l'aube, l'épouse du séduisant Lord Seymour que, la veille encore, elle ignorait. Le réveil sera brutal... « Annulons cette stupide aventure » ordonne Geoffroy le lendemain, sans aucun ménagement. Déjà éprise, Geneva refuse. Mais la petite Française n'a d'autre arme que sa fraîche beauté, son coeur plein d'amour, sa sincé
Les ruines d'un château brûlé, dans une forêt bretonne : un décor grandiose, un peu sinistre... Elles envoûtent Marc, jeune peintre en vacances, qui ne croît guère à leur malédiction. Dans le bourg voisin où il prend pension, l'artiste rencontre - aux fêtes d'un "Pardon" - une fille ravissante qui l'intrigue beaucoup. Elle est si différente des autres villageoises, cette blonde Marie-Claire. De pure souche bretonne, pourtant... Farouche et distante, elle consent néanmoins à poser pour un tableau que Marc appelle "L'enfant des ruines"... Mais dès qu'il veut parler d'amour, il se voit durement éconduit. Et puis, un jour, Marie-Claire disparaît, quitte soudain le pays. Désespéré, follement épris, Marc se jure de la retrouver. D'éclaircir le mystère qui la lie aux ruines, il le sent...
Après la mort du comte de Borel, sa femme et sa fille Solange ont dû quitter - voici quinze ans - le magnifique domaine de la Châtaigneraie. Un grave désaccord avait séparé, à l'époque, les parents de la petite fille. Sa mère en reste meurtrie... James Spinder, un acquéreur assez mystérieux, est à présent le maître du château. Solange réussit un jour à s'introduire à la Châtaigneraie, y glane des souvenirs... M. Spinder accueille avec bienveillance la jeune fille. Il va jusqu'à lui remettre un carnet intime de son père. Une sorte de confession... Solange y découvre qu'un hôte de M. Spinder, le séduisant Maurice de Rouvalois, est le dernier qui ait vu, vivant, le comte de Borel. Pourquoi Maurice cachait-il cette rencontre à Solange, très éprise de lui ? Aurait-il fait une promesse au comte de Borel ? Désorientée, amoureuse, malheureuse mais résolue, Solange doute de la mort de son père et se jure de savoir toute la vérité...
Devenir châtelaine... Le plus fou des rêves ! Quand la jolie Colette, simple employée de bureau, apprend un jour qu'elle a hérité d'un lointain parent du magnifique château de Grandlieu, en Normandie, elle ne peut s'empêcher de murmurer : « Me voilà châtelaine ! » Toutes les roses, hélas, ont des épines... La châtelaine a un cohéritier, François. Elle le découvre en découvrant le château. François est jeune, assez beau garçon, mais un peu inquiétant... si entreprenant que Colette se réfugie dans une auberge afin d'y réfléchir en paix. Ce magnifique château, il va sans doute falloir le vendre ? Un acquéreur éventuel, Pierre Chantenay, est descendu lui aussi dans l'auberge qui accueille Colette. Il lui parle, la trouble... Ses révélations inquiètent la récente châtelaine. Elle soupçonne une intrigue...
- Alain ! Tu es revenu... Enfin ! s'écria Wanda. - Que tu es belle ! murmura Alain avec émotion. Le jeune homme est un musicien célèbre. Il a beaucoup parcouru le monde avant ce retour. La ravissante Wanda n'a cessé de penser à lui depuis le jour où il lui a sauvé la vie, là-bas, dans cette Sylvanie dont elle était l'héritière du trône. Une révolution l'en a chassée... Mais oublie-t-on à jamais son pays natal ? Peu après leur mariage, en dépit du danger que court la jeune princesse, Alain et Wanda retournent en Sylvanie. Furieuse d'avoir été dédaignée par Alain, une cousine intrigante et jalouse, Gisèle, les y rejoint. Elle va trahir sans scrupule le secret de Wanda. Celle-ci disparaît... Affolé, Alain s'épuise en vaines recherches. La force de l'amour, qui a défié le temps, déjouera-t-elle les pièges des hommes ?
Château en Touraine, haras à Maisons-Laffitte, hôtel particulier, yacht, domaine sur la côte d'Azur, tel est le mirifique héritage que l'oncle Milex laisse à sa nièce Mary Stone... si elle épouse son cousin Harrison. C'est une clause du testament. Pour juger son « futur » sans être parée de l'auréole de la « riche héritière » Mary demande à son amie Maryse de se faire passer pour elle. Facile ! L'Américaine et la Française se ressemblent beaucoup. Dès la première rencontre Mary et Maryse d'une part, Daniel et son ami Gérard d'autre part vont tricher. Au cours de la visite en commun de « l'héritage » les quatre jeunes gens se livrent à une sorte de joute amoureuse où chacun use de subterfuges... qui se retourneront contre leurs auteurs. Par son étrange testament, l'oncle Milex voulait sans doute assurer le bonheur de ses héritiers. N'a-t-il pas trop brouillé les cartes ?
Jusqu'à ce soir fatal, le lieutenant d'aviation Rodolphe de Fragon n'avait jamais touché une carte de sa vie. Il s'est laissé entraîner. Il a joué. Il a perdu... Jamais il ne pourra rembourser cette dette d'honneur. Alors, le suicide ? Il se résigne à contracter un riche mariage avec Gilberte de la Saponaire. Elle a vingt ans, elle est belle, triste, hautaine. Son entourage, inexplicablement, semble vouloir hâter la cérémonie. Gilberte se refuse à son mari avec obstination. Stupéfait, il apprend qu'elle aurait dû épouser un certain M. de Placeraud, disparu dans un accident. Était-ce vraiment un accident ? Elle en parle avec tant de haine... La vérité éclate, brutale, surprenante. Blessé dans son orgueil, Rodolphe croit à un piège, à la duplicité de Gilberte. Il fuit son foyer. Pour toujours ? Certains regards ne trompent pas : ils étaient tous deux bien près de s'aimer...
Pour échapper à la misère, Mme Sambreron oblige sa fille Sylvane à contracter un étrange mariage : il s'agit d'épouser un moribond qui veut priver de son héritage un parent indigne. Très vite, Sylvane se retrouvera donc libre... et riche ! Le mariage a lieu. Mais la guerre de 1940 vient d'éclater. Mme Sambreron est tuée sous un bombardement. Sylvane, blessée, reste de longs mois inconsciente, à l'hôpital. Guérie, malgré d'innombrables recherches elle ne trouve pas trace de son mari. Désemparée, sans ressources, elle se réfugie dans la ferme de sa vieille nourrice. Un jour, les deux femmes hébergent un jeune pensionnaire aux activités mystérieuses, Charles Ramon. Froid et indifférent, l'inconnu, peu à peu, s'humanise. Puis c'est l'amour. Un amour impossible. Sylvane n'est-elle pas mariée ? Lui aussi, d'ailleurs, porte une alliance... Qui est Charles Ramon ?